RETOUR ETATS-UNIS
le Godspeed
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(*) commentaire(s)
Ils remontèrent une rivière qu’ils nommèrent James et s’installèrent sur une île qu’ils baptisèrent Jamestown.
Parmi eux le Capitaine John Smith qui, plein de ressources quand les calamités fondirent sur ces tous premiers colonisateurs, devint le président de cette colonie masculine.
 
A proximité de leur campement, le long des rivières James et York, plusieurs villages indiens étaient aussi installés. Leur accueil vis à vis des Blancs fut pour le moins mitigé. Certains indiens hostiles les attaquèrent, leur volèrent leur nourriture les rendant ainsi tributaires des indigènes. Beaucoup tombèrent malades et moururent. La colonie était sur le point de s’éteindre quand John Smith lança sa devise “Qui ne travaillera pas ne mangera pas ». Le groupe lui obéit et commença à défricher, couper les arbres et à planter du maïs.
Pendant que la petite colonie prospérait, John Smith explorait la région pour trouver un passage vers le Pacifique.   C’est ainsi qu’il fut capturé  par Opchanacanough, le plus jeune frère de Powhatan chef de la tribu du même nom mais aussi de la Fédération regroupant plusieurs tribus.
 
Powhatan souhaita la bienvenue à John Smith en lui offrant une fête et l’accès à son village. Parmi d’autres personnes, Smith rencontra Meto Aka dite Pocahontas. Elle était alors âgée d’environ douze ans. Dans sa biographie Smith raconta ainsi l’événement : “J’ai été capturé par les Indiens qui m’amenèrent à leur chef Powhatan. J’ai été ligoté avec des cordes puis traîné sur le sol où ils se préparaient à me tuer avec des massues. A cet instant une petite fille indienne d’environ dix ans se rua vers moi, jeta ses bras autour de moi et supplia le chef d’épargner ma vie. La petite fille était Pocahontas, la fille du chef ».
Il y a toujours des doutes quant à la véracité des récits ultérieurs de Smith. Peut-être qu’il fut sauvé par Pocahontas comme il peut s’être mépris sur un rituel auquel il prit part involontairement.
En revanche il devint vraiment l’ami de la jeune indienne et de sa tribu. Très romancée, leur rencontre, devenue légendaire, fut surtout l’origine d’une amitié sincère. Grâce à ces bonnes relations, Smith put établir des cartes et surtout initier un commerce d’échange avec les Indiens. Pocahontas devint une visiteuse assidue de la petite colonie. Elle délivrait les messages émanant de son père et accompagnait les Indiens apportant de la nourriture et de la fourrure qu’ils échangeaient contre diverses babioles.
Malheureusement, grièvement blessé alors qu’il était en reconnaissance, Smith fut contraint de rentrer en Angleterre et l’on se garda bien de préciser à Pocahontas qu’il était toujours vivant.
 
Privée de son chef, la colonie souffrit de bien des infortunes. Les Indiens pillèrent le village. La nourriture se faisant rare, les colons commencèrent à mourir  de faim. Seulement soixante des cinq cents colons étaient encore vivants quand des bateaux d’approvisionnement arrivèrent enfin d’Angleterre.
Ce fut à ce moment qu’intervint Pocahontas, retenue comme otage par les colons mais qui, désappointée par les babioles que donnait son père pour l’échanger, décida de rester parmi les Blancs.
Avril 1607. Après quatre mois de navigation difficile le Susan Constant, le Godspeed et le Discovery, trois petits bateaux anglais jetaient l’ancre à l’embouchure de Chesapeake Bay en Virginie. Que des hommes à bord.
Venus coloniser ? A dire vrai, la motivation première de leur aventure était de trouver de l’or, de s’enrichir et de repartir. Leur histoire s’écrivit autrement. Ils furent les premiers colons du Nouveau Monde.
POCAHONTAS
A proximité de l'église St George de Gravesend (Angleterre)                    
Le Susan Constant
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par Marie-Christine Pénin
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