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Braine, ancienne terre chargée d’histoire au croisement d’une antique voie romaine, fut très tôt la résidence de plaisance des premiers rois mérovingiens et carolingiens. Une abbaye y fut fondée en 1130. D’abord occupée par des religieux et des religieuses de Prémontré, cette double communauté subsista peu de temps. Seuls les hommes y restèrent.
 
En 1152, par son mariage en troisièmes noces avec Agnès de Braine, ou de Baudement,  Robert,  fils de Louis VI le Gros,  devint le premier  comte de Dreux de la maison capétienne.
 
En, ou vers, 1180, le couple  fonda une nouvelle église, sous le vocable de Notre-Dame, en remplacement de l’ancienne dont l’ensemble des travaux se termina en 1216, c'est-à-dire bien après la mort des fondateurs. Leur fils aîné, Robert II, continua leur œuvre. Comme il ne pouvait être envisagé un tel lieu sans reliques exposées aux fidèles, on y déposa celles de  saint Yved conservées dans la collégiale du château de Braine depuis le 9ème siècle. Avec  le temps, les pèlerins substituèrent le nom de saint Yved à celui de Notre-Dame.  
 
En y faisant inhumer ses parents, dans  le respect de leurs vœux,  Robert II donna naissance  au
« cimetière », au « Saint-Denis » des comtes de Dreux. Dix sépultures royales y trouvèrent place sur lesquelles veillées par  des religieux de l’ordre de Prémontré.
 
Attestant la splendeur des arts du Moyen Âge, ces tombes faisaient l’admiration de tous les visiteurs. Malheureusement, en 1650, les Espagnols, rentrés en France sous la conduite de l’archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg, et auxquels s’était joint le traditionnel lot de pillards et de routiers, vinrent camper à proximité de l’abbatiale qu’ils ravagèrent.  Tout fut pillé. Les tombeaux ne furent pas épargnés, dont quelques uns en cuivre doré fort riche, furent totalement détruits et emportés.  Enfin, ils mirent le feu au bâtiment qui put heureusement être circonscrit.
 
Ce que les Espagnols avaient endommagé, mais aussi épargné, allait disparaître dans la tourmente révolutionnaire. L’église qui était devenue paroissiale, fut fermée et ses trésors emportés. Le 7 octobre 1792, le conseil général de la commune autorisa la vente des cuivres et fontes provenant des mausolées.
 
Un ou deux ans plus tard, un escadron de cavalerie fut installé dans l’église dont on enleva le dallage en même temps que le reste des pierres tombales épargnées par les Espagnols. Grâce à cette circonstance fortuite, les dépouilles, dont l’emplacement n’était plus indiqué, échappèrent à la profanation révolutionnaire. C'est tout du moins ce qui est avancé.
 
En 1828, la restauration de l’église put commencer. Sollicité pour le financement,  le gouvernement Charles X, soucieux de rendre au bâtiment son importance et sa splendeur passées  tout en honorant la mémoire des princes et princesses qui y reposaient, se montra généreux. D’autres allocations étaient prévues quand la révolution de Juillet 1830 vint non seulement suspendre les travaux durant deux ans mais, pour acquitter les dettes de l’ancienne administration de Charles X, l’architecte en titre fit démolir une partie de la nef, déjà effondrée pour une portion,  et le portail qui avaient fait l’admiration durant plusieurs siècles. Une fois cet architecte sacrilège remplacé, le bâtiment fut classé au titre des monuments historiques et sa restauration reprit  de façon conforme  à  son nouveau statut. Elle se termina en 1837 rendant alors l’église au culte.
 
Bien que marquée par les vicissitudes l’histoire, et ayant subi d’autres restaurations, elle témoigne encore des premiers âges du gothique. Entre autres, sur le portail sud, La descente aux Limbes, de nos jours au Musée de Soissons-église St Léger.
Privée de quatre travées, la nef à triple élévation s’unit au transept par une tour lanterne remarquable haute de 33 mètres.
© Wilfried Blankertz
15 novembre 2015
La descente aux Limbes Musée de Soissons
Une tour lanterne remarquable
© Hans Briaire
Merci à Stéphane Thomas pour cette photo
Y furent inhumés
► Robert Ier de Dreux (vers 1125 - 1188)
Dit « Robert le Grand »,  il participa avec son frère Louis VII,   à la deuxième croisade (1147)  et à l'échec du siège de Damas (1148). Brouillé avec son aîné,  avant la fin de la croisade, il revint en France, et fomenta une conspiration contre lui, en espérant  prendre le pouvoir. Mais, son action fut contrecarrée avec succès par l'abbé Suger de l'abbaye Saint-Denis qui assurait la régence du royaume en l'absence du roi.  Le complot se défit de lui-même quand Louis VII annonça son retour.
Comme n’importe quel cadet, son père, Louis VI,  ne lui avait rien laissé d’importance.  Depuis longtemps, Robert demandait en vain une dotation personnelle que deux mariages ne lui avaient pas apportée.   Une fois rentré dans la fidélité, en 1152, en même temps qu’il le mariait  à Agnès de Braine, ou de Baudement, une riche veuve à la tête de biens considérables,  Louis VII l’investit du comté de Dreux qu’il pouvait transmettre à ses héritiers avec la couronne comtale.
► Agnès de Braine (1310 – 1204)
 
Par son mariage avec Robert Ier de Dreux ses terres de Braine furent réunies à la couronne de France. De cette union naquit la souche princière des comtes de Dreux qui, au travers de ses différentes unions matrimoniales ou donations,  donna le jour à plusieurs branches et maisons illustres.
Femme encourageant les arts  et se  dévouant aux œuvres charitables, elle fit construire plusieurs bâtiments dont un hôpital.  S’occupant aussi à convertir les juifs, il se raconte qu’après un miracle, une jeune juive, n’ayant pu résister à une apparition de Jésus-Christ, demanda pardon à Dieu et reçut le baptême, entraînant dans cet exemple  nombreux de ses coreligionnaires.   Cette jeune juive aurait bien été  inhumée à St-Yved dans une tombe que l’on voyait autrefois entre celles d’Agnès et de son époux.
Quant à Agnès,  après avoir été embaumée  et déposée dans un cercueil de plomb, elle  fut « honnestement et honnorrablement ensepvely » à l’occasion de funérailles entourées d’une grande dévotion. Elle fut inhumée au milieu  du chœur de l’église « dessouz une tumbe de pierre eslevee ».
Ses ossements, découverts en 1826, placés en désordre laissent penser que la sépulture fut profanée par les Espagnols.
Col. Gaignières
► Robert II de Dreux (v. 1154 – 1218)
 
Fils aîné de Robert Ier de Dreux et d’Agnès de Braine, après un divorce, il épousa Yolande de Coucy qui, par sa mère, était la nièce de la reine Isabelle de Hainaut. Il accompagna en croisade Philippe Auguste, son oncle par alliance, et prit part au siège de Saint-Jean-d’Acre. Revenu en France, il combattit  les Anglais (1195-1198), puis mena des troupes à la Croisade des  Albigeois (1210) et participa  au siège de Termes. Il aide son frère Philippe, évêque de Beauvais, en lutte contre le comte de Boulogne et commanda l'aile gauche de l'armée Philippe Auguste lors de la bataille de Bouvines (1214).
Sa tombe, au milieu du chœur aux pieds de celle de sa mère, était en cuivre et bronze. Il représenté une fleur de lys dans la main, montrant son appartenance à la maison de France,
Col. Gaignières
Robert III, comte de Braine (1185 – 1234)
 
Fils de Robert II de Dreux, dit Gastebled (Gasteblé) pour avoir détruit  un champ de blé dans sa jeunesse,  en 1212, il combattit avec son frère, Pierre Mauclerc, et sous les ordres de Louis de France, fils de Philippe Auguste, contre les Anglais. Il défendit notamment la ville de Nantes mais fut fait prisonnier au cours d'une sortie. Après la bataille de Bouvines, en remerciement des services rendus par sa famille, Philippe Auguste l’échangea contre Guillaume Longue-Epée, comte de Salisbury.  Il participa à la guerre des Albigeois et assiégea Avignon (1226). Après la mort de Louis VIII, présent au sacre de Louis IX, il fut l'un des soutiens de la régente Blanche de Castille. En 1210, il avait épousé Aénor, dame de Saint-Valery-sur-Somme  (1192- 1250).
Ses fils, Robert et Pierre, qui embrassa l’état ecclésiastique, furent inhumés dans la nécropole sous une tombe plate en cuivre.
Sur sa tombe en pierre plate, sous ses pieds, fait plutôt rare, le nom de l’artiste qui exécuta son tombeau : Letarous me ficit.
Col. Gaignières
► Pierre de Dreux, dit Mauclerc, duc de Bretagne
 
► Robert de Dreux, seigneur de Beu († 1264)
 
Il épousa en premières noces Clémence de Châteaudun, auprès de laquelle il fut inhumé, et Ysabeau de Villebon dont il eut un fils, Robert de Dreux, seigneur de Beu, comte d’Aquilée, etc.
 
► Jean Ier, comte de Dreux (1215- 1248/1249)
 
Fils aîné de Robert III, auquel il succéda, armé chevalier par Saint-Louis, il suivit ce dernier au cours de plusieurs guerres, d’abord contre les Anglais en Poitou lors de la bataille de Taillebourg (1242), puis durant la septième croisade où il trouva la lors d’une escale à Chypre. Inhumé dans la cathédrale Sainte-Sophie de Nicosie, son tombeau fut détruit après que la vile ait été prise par les Turcs (1570) et transformée en mosquée. Seul son cœur parvint à Braine.
Ancienne cathédrale Sainte-Sophie de Nicosie. Panoramio
► Marie de Bourbon-Dampierre (1220-1274)
 
Fille d’Archambaud VIII de Bourbon-Dampierre, lointain ancêtre d’Henri IV, elle épousa Jean Ier, comte de Dreux. Veuve, elle s’occupa des intérêts de ses trois enfants  et remit le comté de Dreux à son fils aîné, Robert IV.  Tandis que son cœur était inhumé  en la collégiale Saint-Etienne de Dreux, son corps fut enseveli à Saint-Yved.
La base de son tombeau, richement émaillé de cuivre et doré avec profusion de rosettes,  était orné sur tout son pourtour de trente-six statuettes représentant divers rois et reines, et de plusieurs membres du lignage de Dreux ou de Bourbon. Bien qu’endommagé par les Espagnols en 1650, il en restait suffisamment pour que François Roger de Gaignières, mort en 1715, puisse en faire des dessins. Découverte et ouverte en 1826, sa tombe révéla la disparition totale du cercueil en plomb, mais des ossements placés dans leur ordre naturel.
Col. Gaignières
► Robert IV de Braine(v. 1241- 1282)
 
Fils et successeur de Jean Ier, et de Marie de Bourbon, il combattit avec Philippe III le Hardi, en 1272, lors d'une expédition au Languedoc et participa à la prise de Foix. Il avait épousé Béatrix de Montfort.
Il fut inhumé sous une tombe de cuivre élevée et émaillée avec une épitaphe latine rappelant la gravité de ses mœurs, sa grande justice et constance et son insigne piété.
 
Il eut cinq enfants qui atteignirent l’âge adulte :
-trois filles : dont Yolande qui fut reine d’Ecosse
- deux garçons : Jean II († 1309), dit le Bon, successeur de son père, qui  continua la maison de Dreux, mais pas celle de Braine ; et Robert de Dreux qui mourut sans enfants.
Leurs mariages et les partages séparèrent l’ensemble des seigneuries du comté de Braine. Ce fut donc bien avec  
Robert IV que se termina la postérité masculine de la maison de Braine qui avait duré plus de deux siècles.
Néanmoins, il ne fut pas le dernier à être inhumé à Saint-Yved.
 

Simon de Pierrepont, comte de Braine et de Roucy († 1392)
 
Descendant de Robert IV, souche de la maison de Roucy et de Braine,  personnage important de son temps, il fut l’un des seigneurs donné en otage  pour le paiement de la rançon du roi Jean II (1362) et l’un des ambassadeurs envoyé pour traiter la paix entre la France et l’Angleterre.
Il avait épousé Marie de Châtillon. Tous deux furent inhumés côte à côte à Saint-Yved. Leurs gisants en pierre dure reposaient sur une grande table en en marbre noir élevée sur des socles en pierre.
Col. Gaignières
► Hugues de Roucy († 1395) et Blanche de Coucy († 1410)
 
Fils de Simon de Pierrepont , il épousa Blanche de Coucy.
Inhumés côte à côte, le gisant de Blanche était remarquable par sa coiffure remplie de pierres précieuses.
Col. Gaignières
► Simon l’Insensé († 1402)
 
Fils de Simon de Pierrepont, comme son surnom l’indique, il était incapable de toutes conduites des affaires. Inhumé à côté de son neveu, Hugues de Braine, sous une pierre tombale commune.
 
Hugues de Braine († 1412)
 
Fils de Hugues de Roucy, il fut inhumé à côté de son oncle, Simon l’Insensé, sous une pierre plate en bronze sur laquelle étaient gravées, avec une infinie délicatesse, les deux effigies des défunts.   On y voyait aussi plusieurs écussons représentant l’appartenance à leurs différentes maisons dont la France, l’Artois, la Bretagne, etc.
Sépulture de Simon l'Insensé et d'Hugues de Braine. Col. Gaignières
► Marguerite de Roucy (?-?)
 
Fille d’Hugues de Roucy  et sœur de d’Hugues de Braine, elle avait épousé Thomas III de Saluces.  Un fils, mort au berceau, était inhumé avec elle.
Col. Gaignières
► Jean, comte de Roucy et de Braine († 1415)
 
Fils d’Hugues de Roucy, il trouva la mort lors de la bataille d’Azincourt. Sa femme, Elisabeth de Montagu, fit rapatrier le corps à Saint-Yved  où il fut inhumé auprès de ses parents.
Col. Gaignières
ABBAYE ROYALE SAINT-YVED DE BRAINE (Aisne)
Nécropole des comtes de Dreux
► Yolande Coucy († 1222)
 
Epouse de Robert II de Dreux, son tombeau de cuivre doré fut dévasté et enlevé par les Espagnols. Seule son épitaphe fut conservée.
► Guillemette de Sarrebruck (v.1495 – 1571)
Sœur d’Amé III, dont elle reçut le comté de Braine à sa mort, dame d'honneur d'Éléonore de Habsbourg, puis de Catherine de Médicis, et première dame d'honneur de Mary Stuart, elle épousa Robert III de La Marck, dont le coeur fut déposé à Braine.
Inhumée dans un tombeau de pierre fort élevé avec effigie et écussons sur lequel se lisait l’épitaphe suivante :
► Françoise de Brézé, comtesse de Maulevrier (v. 1515 – 1577)
► Robert Ier de Sarrebruck-Commercy († 1460)
 
Fils d'Amé Ier de Sarrebruck-Commercy,  il épousa Jeanne, fille unique  de Jean, comte de Roucy et de Braine.  D'un naturel guerrier, sa vie émaillée de combats avec ses voisins suscita de leur part la volonté commune d’en finir avec le personnage et ses domaines en 1434.  Vaincu après un siège de six mois, il fut condamné à payer une caution exorbitante  et à jurer de ne plus jamais causer le moindre dégâts dans les terres de Lorraine, de Bar, du Luxembourg, de Metz, etc.
Les troupes avaient à peine levé le siège qu’il repartait en guerre et ravageait la Lorraine. Après les représailles de René d’Anjou, il se tenait enfin tranquille quand il tomba entre les mains d’anciens ennemis de son père qui le remirent à René d’Anjou qui le garda prisonnier jusqu’en 1437. Après une paix de courte durée, l’occasion guerrière lui fut donnée de se venger des vexations de René d’Anjou qui en appela à Charles VII. Faisant semblant de se soumettre, Robert repartit en guerre avec l’aide de troupes de mercenaires, les écorcheurs et  ravagea ravager le pays Barrois. Après avoir fait la sourde oreille pour accepter de signer un traité en sa défaveur, il courba l’échine et s'employa au service de Charles VII qu’il accompagna aux sièges de Dieppe et de Montbéliard.
 
Amé II de Sarrebruck-Commercy (1435-1476)
 
Fils de Robert Ier de Sarrebruck-Commercy, il préféra résider à Braine plutôt qu’à Commercy où son père avait laissé de mauvais souvenirs. Il était  présent au sacre de Louis XI.
 
► Robert II de Sarrebruck-Commercy (†1504)
 
Fils d'Amé II de Sarrebruck-Commercy, mort à Paris son cœur y resta  tandis que son corps  été inhumé à Braine.
 
►Amé III de Sarrebruck-Commercy (1495 – 1525)
 
Fils de Robert II de Sarrebruck-Commercy, et petit-fils d’Amé II, il fut fait chevalier par François Ier lors de la bataille de Marignan et  mourut dix ans plus tard à Paris.
Son corps, embaumé puis déposé dans un cercueil de plomb et un de bois, fut mené en grand deuil au travers les rues de la capitale avant de prendre le chemin de Braine où il fut inhumé selon sa volonté à l’occasion de grandes cérémonies.
Son cœur et ses entrailles furent déposés en l’église du Petit-Saint-Antoine. Epoux de Renée de La Marche -petite-fille de Guillaume de la Marck, dit le sanglier des Ardennes-  il ne laissa pas de descendance. A sa mort, ses domaines furent partagés entre ses sœurs.
Outre les tombes de ces grands seigneurs, on comptait une quarantaine d’autres sépultures dont la plupart des pierres plates usées présentaient, déjà au 18ème siècle,  des inscriptions  effacées, ou quasi effacées.
 


Tous mes remerciements à l'Association « Les amis de l’Abbatiale Saint-Yved de Braine
Source principale :
- Monographie de l’ancienne abbaye royale Saint-Yved de Braine  par Stanislas Prioux  (1859)
- Lignage maison de Dreux : http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Dreux.pdf
(*) commentaire(s)
► Charles Robert de La Marck, duc de Bouillon (v. 1541 - 1622)
 
Fils de Robert IV de La Marck et de Françoise de Brézé,  capitaine des Cents Suisses de la garde du roi, blessé grièvement au siège de Rouen (1562), il combattit aussi à celui La Rochelle avec un courage héroïque et fut créé chevalier de plusieurs ordres. Inhumé à Braine, son cœur fut déposé aux Célestins de Paris.
 
Il semble être la dernière grande personnalité inhumée en l’église Saint-Yved de Braine.
Fille de  Louis de Brézé, sénéchal de Normandie, et de  Diane de Poitiers, elle avait épousé Robert IV de La Marck, duc de Bouillon, et maréchal de France, fils de Robert III de La Marche et de Guillemette de Sarrebruck. A la mort de son mari, et dans l’attente de la majorité de son fils aîné, elle exerça la régence à Sedan et se montra bonne administratrice.
Elle fut inhumée dans un magnifique tombeau en marbre et jaspe, orné de chérubins de bronze dans les coins et d’autres représentations du même métal. Son effigie en marbre la représentait avec le voile des cordelières. Une épitaphe en latin complétait l’ensemble
D’une nature turbulente et versatile, il ne fut jamais un conseiller écouté de son frère , mais resta un de ses soutiens de poids contre les entreprises du roi d’Angleterre Henry II dont il affronta régulièrement les troupes sur la frontière normande. Il est à l’origine du nom de la ville de Brie-Comte-Robert, ancien village qu’il fortifia et transforma en ville.
Etonnamment, les monographies les plus détaillées, reprenant les textes les plus précis sur les tombeaux des comtes de Dreux, n’évoquent ni la dépouille de Robert Ier de Dreux, fondateur de la lignée et de l’abbaye, ni sa sépulture.
En 1826, des fouilles permirent de mettre à jour quelques restes de deux cercueils en plomb contenant chacun quelques morceaux de crâne, des parties de mâchoires, des côtes, des parties de fémurs et autres ossements qui, bien que ne possédant aucune inscription, furent identifiés comme étant ceux de Robert II de Dreux et de ceux de son épouse, Yolande de Coucy.
Puis, grâce à la connaissance de son emplacement précis dans le chœur de l’église, la tombe sans inscription ni épitaphe d’Agnès de Braine, fondatrice de l’abbaye, fut trouvée à son tour.
On chercha ensuite la tombe de Marie de Bourbon, épouse de Jean Ier de Dreux, qui fut découverte.
 
Et depuis 1926, y-a-t-il eut de nouvelles fouilles pour trouver les autres sépultures ? Non.
Et qu'advint-il des ossements retrouvés ? Selon la seule source existante à ce sujet, émanant d’un conférencier en 1926,  ils seraient toujours dans leurs caveaux d'origine. Ce qui est fort probable,  même si je me garderais bien d’affirmer quoique cela soit.
 
Heureusement, grâce à la vaste collection des dessins de François Roger de Gaignières (1642-1715), incontournable en matière d’illustrations de sépulcres sous l’Ancien Régime, des représentations et des descriptions des tombes  nous sont parvenues.
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-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
Dernière mise à jour
au 28 mai 2017
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