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ÉGLISE SAINT-ROCH (Paris)
296, rue Saint-Honoré (1er arr.)
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Ancienne entrée rue Saint-Roch. © MCP
Inspiré de celui de Notre-Dame de Paris (église avec nef et chœur bordés de bas-côtés ouvrant sur des chapelles latérales et transept non saillant), son plan fut conçu par Jacques Le Mercier († 1654) auquel Le Vau succéda en reprenant la surveillance des travaux qui, malgré les donations, avançaient lentement. Faute de subsides, on décida de créer plus de chapelles que prévu dont la vente à des paroissiens, pour y être inhumés, permettait de continuer les travaux.
Interrompus entre 1660 et vers 1701, une loterie permit de les poursuivre. La chapelle de la Vierge fut érigée sur le plan de Jules Hardouin-Mansart et grâce à un don généreux du banquier John Law en 1719, on put enfin terminer la nef. La sculpture fut toute entière confiée à René Charpentier, élève de Girardon.
Tout était terminé en 1723. Restait à édifier la façade. Articulée par la superposition de colonnes doubles, elle fut dessinée par Robert de Cotte. Le portail donnant sur la rue Saint-Honoré fut le dernier élément mis en place seulement en 1740. Presque cent ans après le début de sa construction, l’église Saint-Roch était enfin achevée.
Plan Turgot
Insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV
Rouverte de 1797 à 1800 au culte théophilanthropique, elle fut définitivement rendue au culte catholique en 1801.
L’histoire de Saint-Roch reste aussi marquée par un évènement bien particulier. Le 7 janvier 1815 elle fut saccagée, aux cris de "mort aux prêtres", par 5 000 manifestants protestant contre le refus par l'Église d'enterrer chrétiennement la comédienne Françoise Raucourt.
 
L’extraordinaire richesse du décor avant la Révolution est due à la personnalité Jean-Baptiste Marduel, curé entre 1750 et 1770,  qui sut s'attirer le concours des principaux artistes de l'époque.
Et c’est à son neveu,  Claude Marduel, curé de Saint-Roch après la Révolution,  que revient d'avoir obtenu le retour dans l'église de plusieurs œuvres enlevées en 1794.  
 
Contrairement à de nombreuses églises ruinées après la Révolution, Saint-Roch se remit de ses vandalismes. Outre des tombeaux, elle s’enrichit à nouveau non seulement d'œuvres d'art provenant d’églises détruites mais, en 1850, la Ville de Paris commanda à plusieurs artistes une série de peintures pour les murs des chapelles latérales, faisant de l’édifice un musée de l'art religieux des 18ème et 19ème siècles.
A la même date, la Ville chargea Adolphe Roger du décor des voûtes du chœur et de la coupole du  transept.
 
Très à la mode au 18ème siècle, première église ayant adopté pour les cérémonies du culte ces pompes mondaines, elle accueille toujours régulièrement les obsèques de personnalités..
Les bras du transept dus à Boullée (1728-1799) donnent une illusion de profondeur.
- A gauche, la chapelle Saint-Denis et «La Prédication de saint Denis» de Joseph-Marie Vien (1767)
- A droite, chapelle Sainte-Geneviève et «Le Miracle des Ardents» de Gabriel-François Doyen (1767) © MCP
La voûte du chœur peinte par  Adolphe Roger. © MCP
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Au gré de la promenade
La chaire
L'abat-son, de style baroque, est l'œuvre de Simon Challe (18ème siècle). Les superbes cariatides, sculptées en bois, sont de Gabriel Rispal (1892-1970).
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Les grandes orgues
L'orgue de tribune, dont le buffet date de 1751,  est dû à François-Henri Lesclop et à Clicquot (1755). Les anges musiciens sont de Claude Fancin (1740).
Le déambulatoire expose de nombreux tableaux signés, entre autres, Eustache Le Sueur, Jean-Germain Drouais (1763-1788), Paolo Brusco (1742-1820), Jean Restout, etc.  
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La chapelle du Calvaire ou des Catéchismes.
Bâtie en 1754, à l'emplacement de l'ancien cimetière, d'après un dessin de Falconet, sa réalisation est due à Étienne-Louis Boullée. A sa construction, elle comprenait une nef et deux bas-côtés auxquels on rajouta, en 1850, une abside polygonale.
Sa décoration actuelle est une commande de la ville de Paris.
Le chœur est dédié à la Vierge et trois niches latérales abritent respectivement un Crucifiement de Du Seigneur, l'autel creusé dans un massif de rochers dominé par un Christ en croix de Michel Anguier et une Mise au tombeau de Deseine (1819). Elle a été restaurée en 2006.
Le groupe du Calvaire de Falconet  et le Christ en croix de Michel Anguier. © MCP
La mise en Croix de Jehan Du Seigneur (1818-1866). © MCP
L'ensevelissement de Deseine © MCP
Chapelle de la Communion
Située au dos de la chapelle de la Vierge, derrière la nativité, sa partie centrale est occupée par a une reproduction de l'Arche d'Alliance et deux chandeliers à sept branches, symboles inspirés du mobilier du Temple de Jérusalem.
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La coupole de Jean-Baptiste Pierre.© MCP
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La Nativité par Michel Anguier.© MCP
La Gloire divine par Falconet. © MCP
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HÉNAULT Charles-Jean-François Hénault d’Armorezan, dit le président (1685 – 1770)
Conseiller au Parlement (1705), puis président de la Première chambre des Enquêtes (1710) grâce à l’immense fortune familiale, le « président Hénault » menait une vie mondaine très active surtout après avoir démissionné de sa charge en 1731. Fréquentant différentes sociétés, il ouvrit son propre salon réunissant des participants férus de lettres et de politique. Ayant hérité de feue sa richissime épouse, Catherine Henriette Marie Lebas de Montargis (1695-1728), il composa de nombreuses chansons et des poèmes très appréciés dans les dîners et les salons qui lui valurent plusieurs prix.
Admis à l’Académie française (1723), il s’y montra disciple de Fontenelle, ami de Voltaire et adversaire de D’Alembert.
Savant et philosophe matérialiste d’origine allemande, à partir de 1751 il participa à l’Encyclopédie dont il rédigea des articles traitant de métallurgie, géologie, médecine, de minéralogie et de chimie. À partir de 1760, il commença à rédiger des ouvrages philosophiques clairement athées, matérialistes, fatalistes et anticléricaux qu’il publia souvent sous un nom d’emprunt afin d’éviter les ennuis avec le pouvoir. Il fut l’un des premiers auteurs athées sans concession à un déisme ou à un panthéisme.
Savant reconnu, il était membre, entre autres, des académies de Berlin, Mannheim et   Saint-Pétersbourg.
Salonnier renommé, il reçut plusieurs célébrités inhumées près de lui à Saint-Roch, mais aussi Marmontel, de nombreuses personnalités étrangères, etc. Lui qui fut un acteur du siècle des Lumières, mourut six mois avant la prise de la Bastille. Plus aucune trace de sa tombe.
 

LAINEZ Alexandre (1660 – 1710)
Connu pour quelques poésies agréables, il n'écrivait guère, mais disait ses vers dans les sociétés qu'il prisait. Est-ce que j'écris moi ? disait-il. Voltaire l'aurait jugé digne de figurer dans la liste des auteurs célèbres du règne de Louis XIV. Grand voyageur, (il avait parcouru l'Europe et une partie de l'Asie), grand mangeur, érudit et brillant causeur, il appréciait plus que tout le vin de Champagne (il avait fait fait ses études à Reims) qu'il vanta dans ses poésies. De même, il y évoquait le tire-bouchon, preuve que celui-ci existait au 17ème siècle. Plus aucune trace de sa tombe.
LA LIVE DE JULLY Louise Elisabeth († 1752)
Epouse du financier et  passionné d’art Ange -Laurent de La Live de Jully (1725-1779), elle était réputée pour avoir des mœurs plus que légères. Elle mourut foudroyée par la petite vérole.
Le médaillon visible de nos jours dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste provient de son monument funéraire détruit à la Révolution.
► LA MARCHE Philippe Claude de ( ?- ?)
Lieutenant général des armées du roi, son sarcophage de marbre était élevé sur un soubassement et chargé d’un trophée militaire. Au-dessus, sur une draperie surmontée d’une urne funéraire se lisait une épitaphe disparue comme le monument.
 
LE NÔTRE André
 
MABLY Gabriel Bonnot de (1709 – 1785)
© MCP
Frère du philosophe Condillac et philosophe lui-même, l’abbé de Mably, précurseur du socialisme utopique et de la Révolution, dénonçait le « despotisme légal» et fit une critique morale de la société d'Ancien Régime en exposant que l'inégalité des conditions et la propriété privée étaient la cause des maux de la société. Il voyait dans la propriété commune et l'égalité, moins un moyen d'atteindre le bonheur que celui d'atteindre la vertu. Dans la même veine, il critiquait également le système politique anglais qui, selon lui, subordonnait le pouvoir législatif au pouvoir exécutif. Plus aucune trace de sa tombe.
MAUPERTUIS Pierre Nicolas Moreau de
 
MAUPERTUIS René Moreau de (1664 -1746)
Père du précédent,le célèbre savant,  après avoir bourlingué dans les colonies, dès  ses dix-huit ans, René Moreau était déjà second du corsaire "La Catherine" . En 1694, il commanda "le Comte de Toulouse" doté de 40 canons et 290 hommes d'équipage ; en 1695, il commande successivement "Le Saint Guillaume" puis "le Diamant".   Capitaine de frégate,  après avoir désarmé, il devint propriétaire de pêcheries à Saint Jouan des Guérets et fut anobli en 1708.
Ce fut à l’occasion d’une de ses visites à Paris comme député du Commerce, désigné par la ville de Saint Malo, que son fils l’accompagna et découvrit Versailles au grand couvert du Roi. Il avait six ans…
 

MÉNAGER Nicolas (1658 - 1714)
Riche négociant mais aussi avocat au parlement de Rouen, il fut délégué par les négociants de cette ville au Conseil du commerce, réorganisé en 1700. Introduit auprès de Louis XIV, celui-ci lui confia plusieurs missions diplomatiques et commerciales en Espagne. Il y réussit si bien qu’il partit pour Londres (1711) puis signa la Paix d’Utrecht avec le maréchal d’Uxelles et l’abbé de Polignac. En tant que troisième plénipotentiaire, spécialiste des questions économiques, Ménager contribua également à détacher l’Angleterre de la coalition formée contre la France.
En reconnaissance de ses services rendus, le roi le fit chevalier de l’ordre de Saint-Michel et fit placer le buste du défunt sur sa tombe.
Son tombeau de marbre blanc et noir avec ornement de bronze, sculpté par Simon Mazière en 1715, se situait  contre le pilier de la croisée de la nef, du côté de la chaire.
Collection Gaignières. BnF
Chargé en août 1814 par Louis XVIII de négocier un nouveau concordat avec le Saint-Siège, il fut rappelé au printemps 1816. Nommé Pair de France puis archevêque de Besançon (1817), il ne prit officiellement possession de son siège que le 1er novembre 1819. Très souvent absent du diocèse, il mourut à Paris et fut inhumé dans la chapelle de la Vierge.
 
► RANGONI Fortunat (1681 – 1723)
Fils du marquis de Rangoni, comte de Spilimbert, grand chambellan, capitaine des gardes du corps du duc de Modène et gouverneur de Reggio, son tombeau, œuvre de Charpentier, situé dans la chapelle de la Vierge, se composait d’une vertu pleurante en bronze appuyée sur une colonne funéraire portant une épitaphe en latin.  
► RÉGNIER-DESMARAIS François-Séraphin (1632 – 1713)
Homme d’Eglise, diplomate, poète, traducteur et grammairien, en 1662, il accompagna le duc de Créquy, ambassadeur de Louis XIV, à Rome, où il était chargé d'étudier les relations entre les deux cours sur la question de la Corse. À ce propos, en 1707, il publia une Histoire des démêlés de la cour de France avec la cour de Rome, au sujet de l'affaire des Corses.
Elu membre de l'Académie française en 1670, il en devint le secrétaire perpétuel en 1683. Il participa à la rédaction et à l'édition du Dictionnaire de l'Académie et fit paraître indépendamment un Traité de la grammaire françoise (1705) qui tentait une synthèse des connaissances grammaticales du 17ème siècle mais n'innovait guère.
 
Par ailleurs, il a laissé des poèmes en français, en espagnol et en latin. Outre plusieurs ouvrages d'Anacréon, Homère et Cicéron, il traduisit en français la Pratique de la perfection chrestienne d'Alphonse Rodriguez.
A l'ombre de l'église, rue Saint-Roch, une maison fondée en 1638, soit avant la construction du nouvel édifice. © MCP
Longue de 125 mètres sur 35 de large, l’église Saint-Roch est l’une des plus vastes de Paris.
Du fait des années nécessaires à sa construction (1653-1740), les styles baroque et classique de l'édifice actuel s’y côtoient lui conférant un caractère qui participent à sa réputation.
 
En 1578, on érigea une église à l’emplacement de la chapelle des Cinq plaies du Christ,  datant de 1521. Une autre chapelle, Sainte-Suzanne, de la fin du 15ème siècle, lui servait d’annexe. Succursale de Saint-Germain-l’Auxerrois,  elle possédait son vicaire, ses fonts baptismaux et son cimetière se trouvait au nord.
Orientée, normalement (est-ouest), son entrée se situait sur l’actuelle rue Saint-Roch et était séparée de la rue Saint-Honoré   par l’Hôtel de Gaillon qu’acquirent les habitants du quartier en 1622.
Devenue trop petite, on la remplaça par un nouvel édifice dont la première pierre ne fut posée qu’en 1653 par Louis XIV et Anne d’Autriche.
Sources principales :
- Epitaphier du vieux Paris – Tome XI
- http://closdesvolontaires.blog.lemonde.fr/2010/12/28/lorigine-du-tire-bouchon/
- http://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Paris/Paris-Saint-Roch.htm
(*) commentaire(s)
Il publia alors des œuvres à caractère moral ou historique, et notamment son Abrégé chronologique de l’histoire de France jusqu’à la mort de Louis XIV qui connut une première édition en 1744 sans que son nom n'apparaisse.La formule  était  neuve et fut  très souvent imitée par la suite. Les éditions suivantes connurent  un immense succès furent  traduites dans de très nombreuses langues, y compris en chinois. L’ouvrage valut à l’auteur d’être élu, en 1755, comme membre honoraire de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Plus aucune trace de sa tombe.
 

HOLBACH Paul-Henri Thiry, baron d’ (1723 – 1789)
► NOAILLES Adrien-Maurice, duc de
 
PIRON Alexis
 
► PRESSAGNY Gabriel Cortois de (1745 – 1823)
Vicaire général de Langres, abbé commendataire de Saint-Jacques au diocèse de Béziers, prieur du Prieuré de Commagny à Moulins-Engilbert, il fut nommé évêque de Saint-Malo (1785) et sacré l’année suivante par les évêques de Langres, Dijon et Châlons. Le 14 octobre 1790, il se vit signifier la Constitution civile du clergé et la suppression de son évêché.. Refusant de prêter serment, il s’exila. Revenu en France après la signature du Concordat de 1801, il ne joua aucun rôle sous le Premier Empire. Il n’offrit sa démission au pape qu’en 1816, attitude typique des survivants de l’épiscopat d’Ancien Régime, ultra-royaliste et gallican.Plus aucune trace de sa tombe.
Les entrailles de
Antoine de Pluvinel inhumé aux Jacobins Saint-Honoré et celles de son petit-fils, François Marion, mort en 1632 à l’âge de six ans et enterré auprès de ses grands-parents.
© MCP
3 septembre 2013
Les chapelles latérales à l'identique forment, à droite comme à gauche de la nef, une superbe suite, marque de la volonté du curé Jean-Baptiste Marduel  .
Surnommé l’abbé Pertinax à cause de son amour pour la dispute, Voltaire a dit de lui : « Il a rendu de grands services à la langue, et est auteur de quelques poésies françaises et italiennes. Il fit passer une de ses pièces italiennes pour être de Pétrarque. Il n’eût pas fait passer ses vers français sous le nom d’un grand poète. » Plus aucune trace de sa tombe.
 
ROMMEFORT Charles Pandin de († 1683)
Capitaine au régiment de Mailly et chevalier de Saint-Louis.
 
► VILLE Antoine de (1596 – 1656)
Ingénieur militaire, il renforça plusieurs places françaises, dont Montreuil-sur-Mer, et défendit les places fortes de Picardie contre les Espagnols. Il participa au siège de Corbie de 1636 et à la reprise de la ville par les Français.
A la demande de la République de Venise, il fortifia Pula, un port d'Istrie (de nos jours en Croatie).
On lui attribue en outre une grande part dans la construction de la machine de Marly construite à Bougival, destinée à alimenter en eau les jardins du château de Marly et le parc de Versailles.
Correspondant de Galilée à la fin des années 1630, il a laissé plusieurs ouvrages estimés comme Les Fortifications (1628) qui  influença Vauban, un autre sur les gouverneurs de place (1639) et l’exposé d'un système de fortification comprenant 63 planches (1672). Plus aucune trace de sa tombe.
 

Mais aussi ...
 
Les cœurs de
 
► NOAILLES Antoine de (1504-1562)
Sa carrière commença en Espagne pour arranger le mariage de François Ier et dEléonore d’Autriche dont il signa le contrat de mariage final. Amiral de France lors de l'avènement d’Henri II, il fut le premier comte de Noailles.  Il se signala à la bataille de Cérisoles (1544),   remplit des missions en Ecosse, fut ambassadeur en Agleterre et négocia la trêve de Vaucelles en 1556. Nommé gouverneur Bordeaux en 1561, il mourut en début d'année suivante.  Il fut inhumé à Noailles.
Sa femme, Jeanne de Gontaut  (v. 1520 – 1586), dame d’honneur de Catherine de Médicis et d’Elisabeth d’Autriche, se chargea de déposer le coeur du défunt à Saint-Roch.
 
► VERGENNES Constantin Gravier comte de (1761 – 1832)
Inhumé au Père-lachaise, son cœur repose dans la chapelle du Calvaire.
Les chapelles
 
A l'origine, neuf chapelles étaient prévues alors qu'il en existe vingt-trois. L’explication de cette multiplication est simple.  Rappelez-vous, alors que la nef n’était pas terminée faute de subsides, on se mit à construire des chapelles  pour les vendre aux familles qui y auraient leur « cave » pour y enterrer leurs parents, eux-mêmes puis leurs descendants.
La plupart d’entre elles conserve de nos jours de superbes œuvres d’art tant en mobilier, tableaux, sculptures ou vitraux dont je ne saurai ici faire l’inventaire exhaustif,  mais que je peux qu’inviter à découvrir en même temps que toute l’église.
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La chapelle de la Vierge
Considérée comme un chef-d'œuvre architectural et artistique, mélangeant le baroque et le classique, elle fut dessinée par Jules Hardouin-Mansart et construite en 1709 sur des fonds recueillis par loterie. Elle prolonge le chœur vers le nord et comprend plusieurs éléments remarquables parmi lesquels :
- Une coupole représentant une Assomption, œuvre de Jean-Baptiste Pierre (1714 – 1789), restaurée en 1932.
- Une  Nativité en marbre dite du Val-de-Grâce, d'où elle provient,  signée Michel Anguier et souvent regardée comme l'un de ses chefs-d’œuvre. Elle est entourée de statues du 18ème siècle représentant saint Jérôme par Lambert-Sigisbert Adam (1700-1759)  et  sainte Barbe (auteur inconnu).
- Une Gloire divine de Falconet dont les rayons et nuages, parsemés de têtes d'angelots, descendent sur la Nativité.
Orientée nord-sud, contrairement à la première église, elle a la particularité de posséder, en prolongement de son chœur, trois chapelles qui furent ajouter successivement en 1709 (Chapelle de la Vierge), en 1717, (celle de l’Adoration) et en 1754 (celle du Calvaire). L’ensemble de tous ces travaux d’aménagement et de décoration ne se termina qu’en 1760.
 
Durant la Révolution, en 1791, la paroisse Saint-Roch fut maintenue mais l’église fut fermée en 1793. Témoin d’évènements de son temps, elle vit passer devant elle les charrettes chargées des condamnés à mort qui empruntaient la rue Saint-Honoré pour se rendre de la Conciergerie  à la guillotine, place de la Concorde.
Ce fut sur ses marches que se termina dans le sang l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV
(5 octobre 1795) que Bonaparte écrasa. Jusqu’à sa restauration en 2000, la façade conservait encore les traces d’impact des balles.
Les monuments funéraires amenés après la Révolution.
L’église possède cinq tombeaux provenant d’églises de proximité fermées à la Révolution puis démolies. Conservés au Musée des Monuments français, après la fermeture de ce dernier, ils furent remontés à Saint-Roch qui les réclama comme provenant d’anciens édifices de sa circonscription.
Il s’agit des mausolées ou d"éléments des tombeaux :  du/de
- Cardinal Dubois (provenant de la collégiale Saint-Honoré)
- Comte d’Harcourt (provenant du couvent des Feuillants)
- Maréchal François de Créquy (provenant des Jacobins de la rue Saint-Honoré)
- Charles de Créqui, frère du précédent (provenant des Capucines de la place Vendôme)
- Pierre Mignard (provenant des Jacobins de la rue Saint-Honoré)
 


Y furent inhumés
 
Comparé au nombre considérable de personnes inhumées à Saint-Roch, il ne reste que peu de témoignage de leur présence y compris celle de célébrités.
Préférant l’église au cimetière ou au charnier, beaucoup de paroissiens demandaient à être enterrés dans l’église avec ou sans épitaphe.
Dès 1613, le tarif était fixé à 9 livres ; 10 livres pour un notable, 4 livres 10 sols pour un enfant. Il fallait prévoir pour le fossoyeur 16 sols pour les grandes fosses et 8 sols pour les petites.
 
On enterra un peu partout dans la nouvelle église principalement dans les chapelles concédées aux familles qui en faisaient la demande.
Vers 1708, on fit une grande cave commune dans la chapelle de la Vierge  pour tous les paroissiens tandis qu’on réserva  la cave du chœur aux curés et membres du clergé. L’accès de cette cave existe toujours marqué par une dalle de marbre noir comportant  une inscription funéraire ainsi que divers attributs: têtes de morts, torches renversées, cassolettes fumantes, etc.
Un arrêt du Parlement du 18 décembre 1759 interdit à l’avenir de faire des fosses dans l’église.
Différentes caves furent alors pratiquées dans les voûtes « pour conserver la beauté et l’égalité du pavé de l’église ». A partir de cette date, aucune ouverture de fosses ne fut possible sous quelque prétexte que ce soit.
Outre les charniers existants, un ossuaire fut aménagé dans le soubassement du déambulatoire annulaire qui entourait la chapelle de la Vierge. Un ossuaire existe toujours sans que j’en sache la datation.
Le nombre de personnalités inhumé à Saint-Roch fut important et de belle qualité...
 
ANGUIER François
ANGUIER Michel
 
ASFELD, François Bidal d’
 
► BOULLOGNE Bon
 
BOURBON Marie-Anne de
 
CORNEILLE Pierre
 
DESHOULIÈRES Mme
 
DIDEROT Denis
 
DUGUAY-TROUIN René
 
ÉPÉE abbé de l’
 
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-Eglise St-Denis-de-la-Chartre (75) (disparue)
-Eglise St-Denis-du-Pas (75) (disparue)
-Eglise St-Eloi (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne-du-Mont (75)
-Eglise St-Eustache (75)
-Eglise St-Germain-l'Auxerrois (75)
-Eglise St-Germain-le-Vieux (75) (disparue)
-Eglise St-Gervais-St-Protais (75)
-Eglise St-Hippolyte (75) (disparue)
-Eglise St-Jacques-de-la-Boucherie (75)
- Eglise St-Jacques-du-Haut-Pas (75)
-Eglise St-Jean-en-Grève (75)
(disparue)
-Eglise St-Jean-le-Rond (75) (disparue)
-Eglise St-Julien-le-Pauvre (75)
-Eglise St-Landry (75) (disparue)
-Eglise St-Laurent (75)
-Eglise (cathédrale) St-Louis-des-Invalides (75)
-Eglise St-Louis-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise et cimetière (disparu) St-Louis-en-l'Île (75)
-Eglise St-Marcel (75) (disparue)
-Eglise St-Martial (75) (disparue)
-Eglise St-Médard (75)
-Eglise St-Merry (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Chardonnet (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-des-Champs (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-St-Louis (75)
(ancien couvent des Jésuites)
-Eglise St-Pierre-aux-Arcis (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-aux-Boeufs (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-de-Montmartre
-Eglise St-Roch (75)
-Eglise St-Sauveur (75) disparue
-Eglise St-Séverin (75)
-Eglise St-Sulpice (75)
-Eglise St-Symphorien et St-Luc (75) (disparue)
-Eglise St-Thomas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise Ste-Croix (75) (disparue)
-Eglise Ste-Geneviève-des-Ardents (75) (disparue)
-Eglise Ste-Marine (75) (disparue)
-Eglises et cimetières de l'île de la Cité (75) (disparus)
 
-Grottes vaticanes
 
-Mausolée d'Auguste à Rome
-Mausolée de Mausole à
Halicarnasse (Bodrum) Turquie (disparu)
-Mémorial du Mt-Valérien (92)
 

-Panthéon
-POMPES FUNÈBRES, AUTREFOIS et leurs métiers disparus
-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
Dernière mise à jour
au 28 mai 2017
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