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Rien que pour le plaisir…Dessinateur de décors pour carrousels, pompes funèbres, fêtes galantes et théâtre…
ÉGLISE SAINT-GERMAIN-L’AUXERROIS (Paris)
2, place du Louvre
Sauf indication contraire, toutes les photos sont de MCP
1834. BnF
Le porche extérieur, construit de 1431 à 1439, est le seul existant encore à Paris  avec celui de la Sainte-Chapelle.
Il servait à l’instruction des catéchumènes, aux pénitences publiques et même parfois, on y rendait justice. Selon la tradition, il donne entrée dans l’église par trois portes : la centrale réservée à Dieu et au roi ; celle de gauche (Evangile) aux femmes et celle de droite (Epître) aux hommes.
Il faut imaginer toutes les statues et sculptures du porche et du portail peintes et rehaussées d’or. L’œil profane ne le distingue sans doute pas, mais la plupart des statues datent (création ou restauration)  du 19ème siècle  
Egalement disparues, après 1838, deux chapelles : construite en 1608, celle de droite servait de charniers ; celle de gauche, de 1639, servit de baptistère à la paroisse.  
L’église actuelle
 
Bien vite la troisième église se révéla trop petite pour au moins une bonne raison : vers 1200, Philippe II Auguste avait fait entamer, sur le territoire de l’église, les travaux du château-fort du Louvre qui devint, par la suite, la nouvelle demeure royale. De nombreux artisans avaient installé leurs échoppes aux abords du château.
 
Paroisse royale
 
Après sa victoire de Bouvines (1214), Philippe Auguste rendit grâces à Dieu dans l’église et à son saint protecteur. De ce fait, date vraiment la vocation de paroisse royale de Saint-Germain-l’Auxerrois qui fut aussi collégiale jusqu'en 1744.
Ainsi la nouvelle église vit-elle le jour sur des plans plus vastes que la précédente.
Vers 1550
Les travaux d’agrandissement, d’embellissement et d’enrichissement datent du 14ème siècle où furent construits la nef et les premiers bas-côtés.
Le 15ème siècle marqua fortement son empreinte avec la construction du porche et des réparations dans le chœur. Par son clergé et sa position dans la hiérarchie religieuse de Paris, Saint-Germain l'Auxerrois fut alors l'établissement le plus prestigieux de la rive droite. Par l'ancienneté de sa fondation et son titre d'église collégiale, elle joua dans la ville le rôle fondamental de relais entre la cathédrale et d'autres églises de la capitale. Forte de son influence, on venait y chercher des appuis.
 
La Renaissance apporta sa contribution avec Pierre Lescot qui, en 1541, commença à élever un magnifique jubé sculpté par Jean Goujon. A la même époque, l’église s’enrichit de superbes vitraux dont certains sont encore visible dans les bras du transept.
Avec le temps, les conceptions artistiques changèrent et le 18ème siècle amena son lot de destructions et de mutilations.
Les vitraux de la nef furent remplacés par une verrière blanche. Avec l’agrandissement du portail son grand trumeau fut supprimé.
On retoucha à l’architecture du chœur pour faire disparaître « l’affreux gothique ». Le magnifique jubé de Pierre Lescot, peu tendance, disparut aussi dans la tourmente du nouveau goût. Le musée du Louvre en conserve quelques fragments. Le seul existant encore à Paris est en l'église Saint-Etienne-du-Mont.
La flèche et les quatre clochetons de la tour furent abattus et remplacés par une galerie à balustres, etc.
Fragment du jubé. Musée du Louvre
Vers 1650
Conséquences du sac de 1831, une grande partie de l’ornementation date du 19ème siècle. Néanmoins, il faut saluer le travail des artistes de l’époque qui ont su fondre leur travail dans l’histoire des lieux (peintures à l’antique dans certaines chapelles, etc.)  et lui rendre une âme qui séduit le visiteur, même le moins averti.
La nef
Elle comprend huit travées, est coupée par un transept et terminée par un sanctuaire de sept travées en hémicycle. Des bas-côtés la longent et entourent le chœur. Toute la distribution intérieure est formée par des piliers à colonnettes supportant des voûtes d’arêtes ogivales, ornées d’arcs-doubleaux et de nervures.
Parmi les œuvres à y admirer:
 
La chaire, dessinée par Le Brun et exécutée par Mercier en 1684, a subi quelques modifications depuis sa création. Admirable par la majesté de sa composition, elle était jadis la plus belle de Paris.
Le Christ
Magnifique ouvrage grandeur naturelle de Bouchardon, ce Christ en croix se trouvait autrefois en l'église Saint-Sulpice. Confié à un paroissien et badigeonnée de plâtre, il fut acquis par Saint-Germain-l’Auxerrois en 1841.
Le Banc-d’Œuvre royal
Œuvre de François II d’Orbay, d’après des dessins retouchés par Le Brun et Claude Perrault, sculpté par Mercier, les rois y prirent place depuis Louis XIV.
Triptyque fermant à deux ventaux de l’Ecole française (vers 1530) exposant l’histoire du Péché originel sur deux panneaux peints et de la Vierge en huit hauts-reliefs sculptés.
Deux bénitiers de marbre blanc avec tête de Chérubin refaits au 17ème siècle
Les grandes orgues
Fortement endommagées à la Révolution, elles furent remplacées par les actuelles qui, construites en 1771 par Cliquot, étaient destinées à la Sainte-Chapelle. Le buffet est du 17ème siècle.
Au gré de la promenade, on remarquera aussi:
 
La grille du chœur, en fer forgé, signée Pierre Dumiez,  fut posée en 1767. Placée à la Bibliothèque nationale à la Révolution, elle fut sauvée de la destruction et reprit sa place en 1812.
Chapelle N-D-de-la-Bonne-Garde (6)
La seule chapelle comportant des ex-voto qui vont en débordant sur la chapelle voisine. Vitrail de Quantin (1845) représentant saint Louis.
La « Vierge à l’oiseau », statue polychrome en bois du 15ème siècle provenant de l’hôpital de Bienne près de Troyes. De la main, l’Enfant tend un grain de raisin à un oiseau posé sur le bras de la Vierge.
Bénitier à trois faces en marbre blanc (1844) dans le transept sud.
Malheureusement, à cause de la luminosité intense, impossible d'obtenir une photo correcte des deux splendides verrières du 15ème siècle de part et d'autre de la rosace.
Une étonnante tradition
En 1914 est venue l’idée d’une messe des Cendres pour les artistes qui vont mourir.
Pierre Regnault, fondateur de l’Union catholique des Beaux-Arts (C.D.B.A.), invita ses membres à une messe en mémoire des membres défunts. Adolphe Willette, qui répond à l’invitation, lui aurait alors dit :  "Je voudrais une messe pour ceux qui vont mourir, c'est-à-dire pour nous les vivants. Je voudrais que nous allions dans une vieille église de Paris, dans une église historique, par exemple à Saint-Germain l'Auxerrois, que nous y allions le mercredi des Cendres et que tous ensemble nous recevions les cendres".  Willette mourut en 1926. La messe des Cendres pour les artistes à Saint-Germain l'Auxerrois,  avec la lecture de sa prière pour ceux qui vont mourir, eut lieu pour la première fois quelques jours après son décès.  
Toutes les corporations ont eu leur messe à un moment donné. Ce qui est curieux, c’est que la messe des artistes reste en lien avec la messe des Cendres. On peut donner au moins trois raisons, qui sont celles que le Père Janvier, premier aumônier de l’Union catholique des Beaux-Arts (C.D.B.A.), avait dégagé : 1) avertissement aux artistes glorieux, 2) encouragement aux moins chanceux et 3) rappel à tous, et spécialement à ceux qui vont mourir dans l'année, de la grande vanité des ambitions et des gloires qui passent.
Chapelle de la Compassion (4)
Magnifique retable flamand, d'un auteur
inconnu, du  15ème/16ème siècle.
Chapelle du Calvaire ou du Tombeau (12)
Chapelle des Saints-Patrons (11)
A gauche, Charles de Rostaing. A droite, Tristan de Rostaing en costume de chevalier de l'ordre du Saint-Esprit. Cet ensemble fut commandé, en 1659, à Philippe de  Buyster  (1595 - 1688). Transporté  au Musée des Monuments français à la Révolution et bien mutilé, en 1824, le marquis de Rostaing fit replacer le monument dans l'église pour honorer la mémoire de ces ancêtres.
Cette chapelle reçut de nombreuses sépultures. Entre autres, on y creusa un caveau pour inhumer les personnes  n'ayant pas de sépulture particulière mais ayant obtenu le droit d'être enterrées dans l'église. Lors de travaux, en 1840, des cercueils furent retrouvés sans qu'on puisse déchiffrer les plaques.
En 1647, la chapelle N-D-de-la-Bonne-Garde (6) avait été concédée pour cent ans à la famille de Rostaing qui y fit ériger un mausolée cénotaphe en mémoire de Tristan de Rostaing (1513-1591), inhumé à Vaux-Appenil, gouverneur de Fontainebleau, conseiller du roi, grand-maître et réformateur général des Eaux et Forêts de France et premier gentilhomme de la Cour sous Henri II, François II et Charles IX.
Ce qui reste de ce mausolée se trouve dorévanant dans cette chapelle avec le cénotaphe de son fils, Charles de Rostaing (1573 - 1660), inhumé au couvent des Feuillants de la rue Saint-Honoré où la famille possédait un caveau.
Fondée en 1505 par Jehan Tronson, riche marchand drapier,  de nombreux membres de cette famille y furent inhumés. A cause de son riche fondateur, elle fut le siège de la confrérie des drapiers qui y tinrent leurs réunions corporatives et y firent céléber leurs messes et leurs fêtes.
Peinte, cirée et décorée à l'antique par Louis-Auguste Couder (1844), ses vitraux, signés par Thévenet (1840), sont inspirés de  ceux de la Sainte-Chapelle.
L'autel de style Louis XVI, en pierre de Conflans, de 1840, un Christ gisant sans qu'on puisse en définir précisément l'origine: reste d'un ensemble de l'Ecole française du 16ème siècle et repris par Fouginet au 19ème siècle ?
Lors du sac de 1831, les sépultures de son caveau furent odieusement profanées.
Chapelle anciennement du Saint-Sacrement (13)
Toute cette chapelle fut refaite en 1841, entre autres par Henry de Triqueti (1803 - 1874) pour les sculptures et Lassus pour les dessins, Joseph Guichard et Alphonse Ferranti. Les vitrauxde Thévent datent de 1859.
Piéta grandeur nature sculptée par Bonnardel (1859). Photo Mbzt
Chapelle anciennement  Saint-Pierre et Saint-Paul  (14)
Chapelle de la Vierge  (18, 19, 20 et 21)
Autrefois, il existait quatre chapelles, de nos jours réunies en une chapelle unique séparée de l’église par une clôture.
Si l’on regarde le plan, la chapelle « 18 » correspondait à l’ancienne chapelle paroissiale aménagée à la fin du 15ème siècle ou au début du 16ème.
La chapelle « 19 », qui porta le nom Saint-Jacques-le-Majeur, date de la fin du 15ème siècle.
La chapelle « 20 » porta celui des « Trépassés » car elle fut le siège d’une confrérie de pieux paroissiens qui se faisaient une obligation d’enterrer les morts, de réciter l’Office en commun, d’assister aux funérailles, de faire célébrer des messes et de distribuer les aumônes.
La chapelle « 21 »existait déjà dès la fin de la première moitié du 16ème siècle.
Grosso-modo, datant toutes de la même période, leur unification ne présente pas d’anachronisme architectural. Aujourd’hui, cet ensemble forme une unité dont la décoration date, là encore, du 19ème siècle, encore faut-il le savoir tant elle nous transporte en d’autres temps.
Toutes reçurent un grand nombre de sépultures.
Je ne peux que vous inviter à franchir le seuil de cette église afin de vous tremper dans son jus et de découvrir tout ce dont je n'ai pas parlé...il reste beaucoup à voir.
 

LES SÉPULTURES
Stalles de 1847
Depuis l’époque mérovingienne, elle posséda un petit cimetière sur son côté sud ; la rue des Prêtres-Saint-Germain-l’Auxerrois passe sur son emplacement ainsi que le montrèrent les ossements qui furent trouvés en 1913, à 0, 70 m. de profondeur, sous son trottoir à l’angle de l’église.
 
Son charnier se trouvait sous les combles de la petite chapelle extérieure bâtie, en 1608, sur le côté droit du porche et démolie en 1838. Fort réduit, ce cimetière eut d’autant moins d’activité que le terrain du cimetière des Innocents appartenait en très grande partie au chapitre de l’église et, qu’en fait, ce fut surtout ce cimetière qui fut celui de la paroisse.
Lorsqu’il ferma en 1780, les corps des paroissiens furent dirigés sur le cimetière Saint-Nicolas-des-Champs jusqu’au 17 mars 1781, puis sur celui de Bonne-Nouvelle jusqu’au 18 décembre de la même année et enfin sur celui des Porcherons.
Fait moins connu, un autre terrain, rarement  indiqué sur les plans, et situé à proximité de celui des Porcherons, servit aussi de cimetière à la paroisse sans qu’il m’ait été possible, pour l’instant, de trouver des informations le concernant.
 
Le charnier recueillant les ossements des personnes inhumées dans l’église se trouvait dans les petits combles pointus situés sur le côté nord de celle-ci. Ils furent regroupés dans un seul de ces combles dont les baies ont été murées.
Il n’existe plus d’accès aux caveaux dorénavant vides.
C’est ainsi qu’au lieu de descendre dans des cryptes que je vous emmène découvrir pour les sépulcres d’autres édifices, l’aventure s’est pour une fois écrite sur les toits. C’est cette extraordinaire promenade , une fois de plus hors du temps, que je vous propose de partager, même si on s'éloigne un peu de nos sépultures...
 
Sur les toits de Saint-Germain-l'Auxerrois
 
Grimpant un escalier séculaire en colimaçon, franchissant des portes basses et étroites, tout à coup un  spectacle à vous couper le souffle vous laisse béat d’admiration : Paris s’étale à vos pieds.  Prenant de plus en plus de hauteur, l’amie qui m’accompagne, Marie Beleyme, va palier à mon vertige en montant encore pour prendre de superbes photos
Plusieurs petits combles, clos d’une porte en bois avec un orifice, se suivent sans qu’aucun ne laisse percer son mystère. Trop sombre. Enfin un, fermé par un grillage, permet de visualiser l’intérieur de ces petits charniers contenant les restes de résidents des lieux. Rencontre émouvante comme toujours.
Le Louvre et, à droite, la tour de la mairie du 1er arr.
Photo Marie Beleyme
Eglise Saint-Eustache. Photo Marie Beleyme
Le Louvre et la Tour Eiffel. Photo Marie Beleyme
Le Sacré-Coeur. Photo Marie Beleyme
Photo: Marie Beleyme
La Seine, le Pont-Neuf,...Photo Marie-Beleyme
Mais revenons à notre église...
 
Gardiennes des lieux, les gargouilles nous suivent de leur regard froid de pierre.
Pour la plupart du 15ème siècle, celles du côté nord furent refaites sous Louis XV, certaines sont encore plus récentes.
Un passage mène à une galerie intérieure au niveau de la rosace nord offrant une vue magnifique sur celle du transept sud.
Suivant l’étroit dédale de « coursives », la découverte du vieux navire se poursuit par sa charpente que traverse, en son milieu et dans toute sa longueur, un pont en planches suspendu au-dessus des chapelles aux dômes plâtreux. Comme à l’arrière d’un décor de théâtre, cordages et poulies dévoilent toute une machinerie très ancienne permettant de régler la hauteur des lustres des chapelles. Et à propos de mécanisme, un autre, bien plus extraordinaire reste à découvrir.
Comme une vague ondulante, les chapelles s'alignent
Un nouvel escalier mène encore plus haut. Quelques pas dehors et l’on entre dans la tour où se trouve le mécanisme de l’horloge réglant les sonneries de la grosse cloche « Marie », datant de 1527, que l’on peut atteindre par une échelle. Des dizaines de mètres plus bas, le clocher s’appuie sur les parties les plus anciennes encore existantes de l’église, celles du 12ème siècle.
Protégé ...
le mécanisme de la grosse "Marie"...
Les cloches de Saint-Germain-l’Auxerrois sont entrées dans l’histoire pour avoir sonné, sans que le clergé puisse s’en douter, le début du massacre de la Saint-Barthélemy dans la nuit du 23 au 24 août 1572.
Les meneurs avaient convenu, comme signal du commencement de la tragédie, le moment où les cloches sonneraient pour inviter le « bon peuple » à se joindre aux chanoines chantant les matines de la fête de la saint Barthélemy, apôtre. Pour diverses raisons, les matines et les laudes se chantaient alors à minuit.
En 1572, il ne restait plus que trois cloches : la grosse « Marie » et deux plus petites « Germain » et
« Vincent » qui sonnèrent dans la fameuse nuit . « Germain » et « Vincent » furent fondues en canon en 1793. Seule subsiste « Marie ».
Vers "Marie"...Photo Marie Beleyme
"Marie"...Photo Marie Beleyme
► ALIGRE Etienne I d’
► ALIGRE Etienne II d’
► ALIGRE Etienne-François d’
 
► BAILLEUL Nicolas de (1586 – 1652)
Issu d’une vieille famille de Normandie, une des premières à préférer les emplois de robe à ceux des armes, Nicolas fut chargé par Louis XIII de nombreuses missions importantes. Il le représenta aux Etats de Bretagne et à la Cour de Savoie de 1615 à 1620, fut lieutenant civil à Paris, prévôt des marchands (1622) et travailla à l’assainissement et à l’embellissement de la capitale par l’érection de fontaines et de monuments publics. Surintendant des Finances en 1643, il le resta jusqu’en 1648.
► BAILLY Nicolas (1659 – 1736) Peintre et gardien des tableaux du roi
► BAILLY Jacques (1629 – 1679)
Peintre de fleurs, fruits et ornements et aussi sur étoffes, il avait le secret de peindre sur les marbres avec un produit si actif que,  si l’on sciait ce marbre dans le sens de la longueur, on obtenait plusieurs images de la peinture primitive. Il fut reçu à l’Académie en 1663. Egalement miniaturiste et graveur, peintre du Roi, il était l’arrière-grand-père de Jean Sylvain Bailly, premier maire de Paris et guillotiné à la Révolution.
Portrait de Nicolas Deucher par Bailly
► BALLIN Claude (1615 – 1678) Orfèvre réputé, d'autres membres de sa famille, également orfèvres, y furent inhumés.
► BELLIÈVRE Claude Pomponne I de (1529 – 1607) (chapelle St-Vincent et Paul) (7)
BELLIÈVRE Nicolas de (1583 - 1650)
Fils du précédent, il fut conseiller au Parlement de Paris, Procureur général, Président à mortier du Parlement de Paris et doyen du Conseil d’Etat.
 
►  BELLIÈVRE Pomponne II de (1606 - 1657)
Petit-fils de Pomponne I, il fut Premier président au parlement de Paris.
► BERAIN Louis (1637 - 1711)
BOUCHER François
 
► BOULLE André Charles
 
CARNAVALET François de (1519/1520 – 1571)
Epitaphe à St Germain-l'Auxerrois
Sépulture du cœur. Photo Topic Topos: auteur ?
CAYLUS Claude de Tubières de Grimoard de Pestels de Lévis, comte de (1692 – 1765)
Abandonnant une prometteuse carrière militaire, pour se consacrer à l’étude des arts et devint « archéologue », antiquaire, homme de lettres et graveur français. Il fut l’un des premiers à considérer l’archéologie comme une science et avait rassemblé une importante collection d'antiques qu'il légua à sa mort au Cabinet des Médailles, l'actuel département des Monnaies, Médailles et Antiques de la Bibliothèque nationale de France. Reçu à l’Académie de peinture et de sculpture dès 1731 et à l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1742, il fut un grand protecteur des artistes.
Il possédait une urne antique porphyre dans laquellle, dit-on,  il souhaitait être inhumé. La très petite  taille du "sarcophage" empêcha la réalisation de son voeu. L'urne dite de "Caylus" est conservée au Louvre.
Le nom de cette illustre famille de Bretagne était Kernevenoy avant que l’altération de la prononciation ne le transforme en Carnavalet. Excellent cavalier et doué pour le dressage, Henri II l’avait nommé écuyer du roi. Gouverneur du duc d'Anjou, chevalier de l'ordre du roi, puis gouverneur du Bourbonnais et du Forez. Il mourut dans son appartement au Louvre. Rien de si extraordinaire pour que son nom passe à la postérité. Et pourtant c’est le cas.
Ayant émis le désir d’acquérir d'acquérir l'hôtel que le président des Ligneris s'était fait construire par Pierre Lescot et Jean Goujon, sa veuve réalisa son vœu en 1578. Et depuis, l’hôtel Carnavalet, situé dans le Marais, est connu dans le monde entier pour sa beauté mais aussi comme musée d’histoire de Paris (entre autres la Révolution), ses collections, ses expositions d’art, etc.
Son cœur fut inhumé en l'église Saint-Blaise-et-Sainte-Vierge de Noyen-sur-Seine (Seine-et-Marne)
DACIER André (1651 – 1722)
Philologue et traducteur et bibliothécaire du Roi, il fut élu à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettre et à l’Académie française en 1695 dont il fut nommé secrétaire perpétuel en 1713. Protestant, il se convertit au catholicisme peu avant la révocation de l’Edit de Nantes.
DACIER Anne (1647 – 1720)
Fille du philologue et helléniste Tanneguy Le Fèvre et veuve, elle épousa André Dacier. A leur mariage, on disait que c’était là le mariage du grec et du latin. Egalant son père et son époux, elle fut avec ce dernier, du monde des savants qui travaillèrent aux éditions « ad usum delphini » (à l’usage du dauphin), éditions des auteurs latins entreprises par ordre de Louis XIV pour l'usage de son fils. Protestante elle se convertit, comme son mari au catholicisme.
DESJARDINS Martin Van  Den Bogaërt, dit (1640 – 1694)
Sculpteur hollandais, il fut l'auteur de la première statue équestre de Louis XIV sur la place des Victoires à Paris.
 
DESPORTES Alexandre-François (1661 – 1743)
Peintre d’animaux, de natures mortes, des chasses et de la meute royales, Desportes suivait le roi lors de ses chasses. Tenu en grande estime par Louis XIV et Louis XV lui commandèrent le portait de leurs chiens favoris.
Cerf aux abois (1729)
DODART Denis (1634 – 1707)
Médecin du roi et de Louis-Armand de Bourbon, il fut docteur-régent de la faculté de Médecine, membre de l’Académie des Sciences en1673.
DUBOIS Jacques (1478 – 1555)
Très célèbre à son époque sous le nom de Sylvius, il fut le premier à se servir de cadavres humains pour étudier l’anatomie.
 
FABROT Charles-Annibal (1580 – 1659)
Jurisconsulte et traducteur en latin des lois de l’empire grec.
 
FARDOIL Nicolas ( ?- ?)
FARET Nicolas (v. 1596 – 1646)
Conseiller du roi et des finances, maison et couronne de France, et auteur de nombreux discours et harangues
Admis au cercle de Valentin Conrart, en 1633, il dressa le projet de l’Académie française dont il fut un des premiers membres. Il a laissé des Poésies, dans divers recueils du temps, et quelques ouvrages en prose, notamment "Des Vertus nécessaires à un prince, Honnête homme ou l’Art de plaire à la cour", etc.
FAUCHET Claude (1530 – 1602)
Il fut premier président de la Cour des monnaies et nommé historiographe de France par Henri IV. Il fut l'un des premiers qui se soient occupés à recueillir les anciennes chroniques et les anciens auteurs français.
FORMÉ Nicolas (1567 – 1638)
Chanoine de la Sainte-Chapelle, sous-maître et « compositeur » de la musique d’Henri IV et Louis XIII. Il n'a écrit que de la musique sacrée, dont une grande partie est perdue
GABRIEL Jacques-Ange
 
HOUASSE René-Antoine (v. 1645 – 1710)
Peintre, élève de Le Brun il participa avec lui à la décoration du Château de Versailles. Reçu à l’Académie de peinture de Rome, il mourut au Louvre dont il était le conservateur.
L'Abondance et la Libéralité (1683)
JACOB dit le Polonais († 1605)
Un des plus excellents joueurs de luth de son temps.
 
JODELLE Etienne
 
LANDRY saint († 656)
28ème évêque de Paris, il fut le fondateur de l’Hôtel-Dieu et de la communauté des Augustine-Hospitalières. Objet de vénération et de pèlerinages, son tombeau fut découvert lors de travaux commencés à la fin du 10ème siècle et terminés en 1025. En 1171, ses restes, mis à l’abri lors du sac de Paris par les Normands en 885,   furent solennellement ramenés en l’église et déposés dans une châsse en bois doré qu’on remplaça, en 1408, par une châsse en argent.
 
LEMERCIER Jacques (1585 – 1654)
Architecte, graveur, urbaniste, décorateur et dessinateur de jardins, il continua la construction du Louvre, éleva la Sorbonne, construisit l’Oratoire et succéda à François Mansart pour la construction du Val-de-Grâce.
 
LE VAU Louis
 
MALHERBE François de
MELLAN Claude (1598 – 1688)
Dessinateur et graveur réputé, on cite parmi ses œuvres la Sainte Face sur le linge de sainte Véronique qu’il grava d’un seul trait de burin, ce qu’aucun artiste n’avait réalisé avant lui
ORBAY François II d’ (1634 – 1697)
Architecte, élève et gendre de Le Vau, on lui doit, entre autres, le banc-d’œuvre de l’église et de nombreuses collaborations avec son beau-père.
PATIN Guy (1601 – 1672) (chapelle des Pères et Docteurs)  (17)
Professeur de Médecine au collège de France, il combattit le quinquina et l’antimoine. Littérateur, il laissa sept volumes de lettres relatives à la société de son temps.
PONCHER  Louis († 1521) (chapelle des Pères et Docteurs)  (17)
Haut fonctionnaire, secrétaire de François Ier puis  secrétaire général des finances, trésorier de France, garde des Sceaux, etc. neveu ou frère du fondateur de la chapelle, il y fut inhumé avec son épouse Roberte Le Gendre. Le monument de marbre, d’albâtre et de pierre  fut commandé à Tours par Etienne de Poncher, archevêque de Sens,  le 4 novembre 1521 et placé dans la chapelle en 1523. Il se trouve  au Louvre.  
Photo: Philibert Musée du Louvre
PONTCHARTRAIN Paul Phélypeaux de (1569 – 1621) (Chapelle des Trépassés) (20)
Secrétaire d'État en 1610, négociateur de la paix de Loudun en 1616, il acquiert Pontchartrain en 1609. Secrétaire des commandements de Marie de Médicis, il fut remercié en 1619.
A sa mort, sa veuve, Anne de Beauharnais, fit construire dans la chapelle des Trépassés un caveau pour y inhumer les corps de son mari, de leurs enfants et « autres que bon leur semblera ».
 
PONTCHARTRAIN Louis I Phélypeaux de (1613 – 1685)
Fils de Paul. Secrétaire d'État en survivance au décès de son père, conseiller au Parlement puis président à la chambre des comptes en 1650.
RESTOUT Jean II (1692 – 1768)
PONTCHARTRAIN Louis Phélypeaux de (1643 - 1727) (Chapelle des Trépassés) (20)
Premier président du parlement de Bretagne, il réunit jusqu'en septembre 1699 les fonctions de contrôleur général des finances (1689), de secrétaire d'État de la Marine (1690) et de secrétaire d'État de la Maison du Roi.
Sa gestion de son département, longtemps décriée, a été réévaluée par l'historiographie récente qui montre que, dans une période difficile, il administra avec compétence un immense département qui réunissait la marine, le commerce, les colonies, le Clergé, Paris, la maison du Roi et les finances de l'État. Il fit réaliser le recensement de la population française de 1693, le premier après celui de Vauban de 1678. Il combattit l'influence, à la Cour, du quiétisme propagé par Fénelon et Mme Guyon.
Il démissionna de sa charge pour ne pas avoir à apposer les sceaux sur l'arrêt du conseil du 5 juillet 1714 condamnant un texte de l'évêque de Metz, Mgr Henri-Charles de Coislin, comme contraire à la bulle Unigenitus. Mal à l'aise devant la dérive autoritariste de Louis XIV et désireux de se consacrer au salut de son âme, il se retira à l’institution de l’Oratoire où il mourut. Il rejoignit son épouse, Marie de Maupeou († 1714) à St-Germain-l’Auxerrois où sa famille possédait un caveau depuis 1621.
 
Jean-Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas
 
RENAUDOT Théophraste
Issu des Restout, grande famille de peintres normands et neveu du peintre Jean Jouvenet dont il suivit les leçons avant de devenir un peintre célèbre. Agréé de l’Académie royale en 1717, il resta à Paris au lieu de se rendre en Italie pour le traditionnel voyage d’étude de tout peintre classique, et exposa dans tous les salons. Il remplit successivement tous les postes de distinction académique après en être devenu membre de l’Académie en 1720. Ses œuvres, principalement des retables, des plafonds et des dessins pour les tapisseries des Gobelins sont souvent religieuses et d’inspiration janséniste.
Les compagnons d’Emmaüs. Eglise St-Leu-St-Gilles (Paris)
REVOL Louis de (1531 – 1594)
Premier chevalier des ordres des rois Henri III et Henri IV, successivement, et entrte autres, Maître des comptes en Dauphiné, Envoyé d'Henri III pour ses " affaires et service près Monsieur de Savoie" lors des négociations menées avec les huguenots dauphinois à la suite de l’édit de Poitiers, Intendant de la justice de la police et des finances dans l’armée de Provence, Secrétaire d'État aux Affaires étrangères c'est-à-dire ministre de la Guerre, charge dont il fut le premier en France
RIVIÈRE Charles-François de Riffardeau, duc de (1765 – 1828)
Emigré à la Révolution, il rejoignit l’armée des Princes tout en suivant « Louis XVIII » dans ses voyages y compris en Angleterre. Il vivait en Ecosse quand des ordres du prince d’Artois le mêlèrent à la malheureuse entreprise qui vit périr Georges Cadoudal, Pichegru et tant d’autres. Echappant à la peine de mort et à la déportation, il resta quatre ans emprisonné au fort de Joux. Pair de France à la Restauration, ambassadeur à Constantinople en 1816, gouverneur du comte de Chambord en 1826, il mourut aux Tuileries.
SANSON Guillaume (1633 – 1703)
Fils du célèbre géographe Nicolas Sanson, il prit sa succession, avec l’un de ses frères,  en tant que géographe de Louis XIV.  
Suzanne au bain
SARRAZIN Jacques (1592 – 1660)
Peintre très estimé, il fut admis à l’Académie de peinture en 1704 après sa Suzanne au bain, sa toile la plus célèbre. Portraitiste, il acquit une grande réputation grâce à ses figures de fantaisie féminines, dont les thèmes sont souvent issus des modèles nordiques : cuisinières, brodeuse, femmes à la lettre, femme endormie, rêvant ou dessinant.
SANTERRE Jean-Baptiste (1658 – 1717)
SARCILLY Eléazar (1611 – 1633)
Surtout connu sous le nom de Chaudeville, neveu de Malherbe, il laissa de belles poésies malgré sa mort prématurée à vingt-deux ans.
Léda et le cygne Metropolitan Museum of Art de New York
Bâtie de 1521 à 1522, cette chapelle fut cédée en 1624 à Etienne d'Aligre et à sa famille où la plupart de ses membres y furent inhumés.
En 1817, Louis XVIII y fit déposer le coeur  de Joseph Hyacinthe François-de-Paule de Rigaud, comte de Vaudreuil (1740-1817), grand fauconnier, enterré dans la sépulture familiale au cimetière du Calvaire (Paris).
Toute la décoration fut peinte à l'huile par Joseph Guichard de 1843 à 1845 et raconte la vie de saint Landry.
16 octobre 2012
Collectionneur distingué, conseiller au Parlement, ambassadeur, surintendant des finances (1575), il devint chancelier de France sous Henri IV. Il fut le plus grand magistrat de son temps, le négociateur le plus fin et le plus fidèle, aussi fut-il surnommé le « Nestor » de son siècle. Son tombeau fut réalisé en 1608  par Mathieu Jacquet fils de Germain Jacquet
 
La chapelle familiale devint aussi le tombeau de :
Y furent inhumés
 
De nombreux conseillers d’Etat, au Parlement, aux Aides, aux Finances au Trésor et du roi, des contrôleurs généraux, des financiers, des magistrats, des présidents au Parlement, des échevins, des membres de familles illustres, des chanoines et j’en passe furent inhumés dans cette église.
On y dénombre surtout pléthore d’artistes qui, pensionnés, logeaient au Louvre, ou à proximité, et y moururent avant que la Cour ne déménage définitivement à Versailles.
Ces inhumations valurent à l’église d’être surnommée « le Saint-Denis du Génie et du Talent ».
 
Il y avait sous le chœur un caveau réservée à l'enterrement des doyens et des chanoines de la collégiale  mais qui reçut exceptionnellement les corps d'autres personnages, même laïcs.
 
Dans la dernière restauration qu'elle a subie (années 1840) la terre qu'on remua sous les dalles de la nef et du chœur n'était pour ainsi dire composée que d'ossements et de cendres de morts. Il en était de même de la terre du cloître.  
 
Le fou du roi, par privilège spécial, le « fou du roy »pouvait être enterré dans l’église. Ainsi Charles V fit-il ériger pour son fou une tombe en marbre en noir, grandeur naturelle.
Fermée à la Révolution, elle devint successivement une fabrique de salpêtre, un magasin à fourrage et une imprimerie. Elle servit aussi de bureaux pour différents services de police et de ravitaillement. Elle avait été pillée en partie et présentait une triste figure. A peine rendue au culte qu’on songea à la détruire.
Située à proximité du Louvre mais aussi du palais des Tuileries, elle reprit de l’importance et de sa splendeur à la Restauration sous le règne de Charles X.
La révolution de 1830 mit fin au règne de ce dernier et des Bourbons au profit Louis-Philippe Ier d’Orléans.
 
La mise à sac de l’église
Le 13 février 1831, une messe anniversaire pour la mort du duc de Berry, fils de Charles X, était célébrée dans l’église. A la fin de l’office, des partisans des Bourbons placèrent sur le catafalque une lithographie du comte de Chambord, fils posthume du défunt. Les orléanistes présents y virent comme une provocation et très vite la rumeur courut d’un coup d’Etat : la population envahit l’église et la saccagea de fond en comble. Tout fut mutilé et/ou détruit : les objets d’art brisés, les tableaux lacérés, etc. et les sépultures profanées.
Ainsi disparut une grande partie du patrimoine artistique que possédait encore Saint-Germaint-l’Auxerrois.
 
En 1912, pour s’agrandir, les magasins de la Samaritaine firent élargir la rue et démolir l’ancien presbytère et la sacristie qu’on reconstruisit derrière la chapelle Sainte-Clotilde.
 

L’intérieur
En forme de croix latine orientée Est Ouest, l’édifice a des proportions heureuses.
La plupart des églises de Paris, antérieures au 20ème siècle, ont joué un rôle plus ou moins important, à un moment ou à autre, dans l’histoire de la capitale si ce n’est dans celle de la France. Par sa proximité du Louvre, résidence parisienne des souverains avant Versailles, Saint-Germain-l’Auxerrois, l'une des plus anciennes églises de Paris,  s’est inscrite dans cette double histoire qui compte parmi ses heures les plus sombres dont la Saint-Barthélemy (Voir "cloches").
 
Son origine se perd dans la nuit des temps. C’est sans doute du 5ème siècle que date le premier lieu de prière où seront édifiées les différentes et successives églises dédiées à saint Germain, évêque d’Auxerre.
 
Plusieurs versions existent sur la fondation de la seconde église au 6ème siècle, érigée sous ou par des rois mérovingiens, sans qu’aucune ne soit vraiment avérée. Nous savons au moins qu’elle fut successivement appelée Saint-Germain-le Neuf,  pour la distinguer de Saint-Germain-le-Vieux (île de la Cité), puis Saint-Germain-le-Rond.
Il est probable que ce fut saint Landry, 28ème évêque de Paris qui l’érigea en paroisse. Il y fut d’ailleurs inhumé, transformant le lieu en pèlerinage jusqu’à sa mise à sac par les Normands en 885.
 
La troisième église vit le jour à la fin du 10ème siècle sous le règne de Robert le Pieux qui s’efforça de faire disparaître les traces des guerriers barbares. Il fit relever les ruines de l’ancien cloître et reconstruire l’église. Tous ces travaux se terminèrent en 1025.
De cette église, il ne reste plus que les fondations de la tour carrée situées dans le bras droit du transept et qui, au 15ème siècle, devint le clocher.
Son importance ne fit que s’accroître, liant son histoire à celle de Paris, à sa vie religieuse, artistique et même politique.  
Le riche autel de marbre et porphyre fut détruit à la Révolution pour y placer des fours destinés à la fabrication du salpêtre (poudre à canon). L'actuel, d'après des modèles du 16ème siècle, fut composé par Lassus.  Dans le même goût,  le retable, en pierre sculptée,  fut dessiné par Viollet-le-Duc. Les peintures, oeuvre d'Amaury-Duval et Landelle, sont dans le goût des Primitifs italiens.
C'est dans cette chapelle que se trouve la pierre tombale de Théophraste Renaudot.
Les chapelles ont toujours été nombreuses dans cette église : de nos jours, on en compte seize mais on en compta jusqu’à vingt-trois. Rien que de très normal. Son aménagement, avec ces nombreuses travées, permit leur installation par des familles souhaitant y fonder « une cave sépulcrale ».
La confrérie des Orfèvres, sixième des corps des marchands de Paris créée sous Philippe VI, y avait sa chapelle comme celle des Drapiers fondée sous saint Louis. Ces confréries y tenaient leurs fêtes et réunions corporatives. La communauté des Frères tailleurs, instituée en 1645, eut aussi sa chapelle.
 
Malheureusement, entre la Révolution et le sac de 1831, beaucoup de mobilier, de tableaux, de vitraux, de sculptures, furent détruits et remplacés par de très belles œuvres -tableaux, décorations de murs, vitraux - datant du 19ème siècle.
Parmi ces artistes qui participèrent à la rénovation de l'église et en particulier des chapelles , on notera  Joseph Guichard (1806 - 1880), Jean-Baptiste-Antoine Lassus (1807 - 1855), Viollet-le-Duc, Antoine Lusson, Laurent-Charles Maréchal (1801-1887), Amaury-Duval (1808 - 1885), Auguste Couder (1790 - 1873), Jean Gigoux (1806 - 1894), Auguste Galimard (1813 - 1880), etc.
 
A moins d'y consacrer un article complet, il est impossible de détailler toutes les chapelles. C'est donc au gré de ma fantasie et en toute subjectivité que je vous invite à en découvrir quelques unes.
(*) commentaire(s)
CÉRISAY Pierre de († 1507) (Chapelle Saint-Pierre) (16)
Archidiacre du Cotentin, grand prévôt de Normandie, Chanoine d'Angers, chanoine de Notre-Dame de Paris, conseiller au Parlement, etc., il fonda cette chapelle en 1506 et y fut inhumé., plusieurs membres de la famille y reposèrent également.
Son mausolée représentait une statue en pierre, vêtue du costume canonial et couchée sur un socle.
 
CHARDIN Jean-Baptiste
 
CORDIER Jacques, dit de Bocan († vers 1648)
Pour la plaisir…Maître à danser très étonnant puisqu’il ne savait ni lire, ni écrire et ne connaissait pas une note de musique ! Il fut toutefois le miracle de son siècle tant pour jouer du violon que pour composer des airs justes et harmonieux.
Cagneux et goutteux avec des mains crochues et les pieds tordus, cela ne l’empêchait pas de bien conduire dans la danse ses élèves parmi lesquelles des reines de France, d’Espagne, d’Angleterre, de Pologne et du Danemark.
 
COTTE Robert de
 
COUSTOU Guillaume
COUSTOU Nicolas
 
COYPEL Antoine
COYPEL Charles Antoine
COYPEL Noël
 
► COYSEVOX Antoine
Peintre et sculpteur habile, auteur des cariatides du pavillon de l’horloge du Louvre, de nombreux tombeaux et statues religieuses,  il fut l’un des fondateurs de l’Académie de peinture et de sculpture qu’il dirigea de 1654 à sa mort.
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au 18 mars 2017
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