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27 février 2012
LES CIMETIÈRES PROTESTANTS
Guerres de Religion, Révocation de l'Edit de Nantes,...
Croix huguenote à Rieubach (Ariège)
www.volvestre-patrimoine.info/
La révocation de l'Édit de Nantes : Les moyens surs et honnêtes pour ramener les hérétiques à la foi catholiques : la roue, la prison, le fouet, la potence, les galères et le feu.
En province
 
Ainsi, à l’extérieur de Paris naquit la tradition des « cimetières de famille » : quelques tombes dans un jardin ou un pré, encloses ou non par des murs, parfois signalées par un arbre. Les régions à forte densité protestante sont encore littéralement truffées de tels cimetières, chaque famille ayant le sien. Pas de caveau, ici, sauf exception, mais des tertres très simples, des fleurs, des pierres tombales comprenant parfois un verset biblique.
Dès 1525 le protestantisme commença à se répandre en France. Les premières victimes de la Religion Réformée datent du règne de François Ier.
 
Etablir les différences entre catholicisme et protestantisme n’est pas le propos de cet article.
Concernant le thème de ce site, il est surtout important de savoir l’opposition des deux religions sur leur attitude face à la mort.
 
La doctrine réformée rejette en effet l'idée du Purgatoire, la nécessité de messes pour les morts et la confession des derniers instants pour se ménager un accueil favorable dans l’au-delà : le comportement d’une vie honnête étant le seul blanc-seing recevable.
Jean Calvin recommandait des funérailles " honnêtes ", c'est-à-dire décentes, sans pratiques considérées comme superstitieuses : pas de pierre tombale, pas de prêche au cimetière, pas d'offrande…
Cela entraîna une fracture inévitable avec les catholiques qui pratiquaient un culte des morts très poussé et considèraient les cimetières comme des lieux sacrés.
 
Accrochés comme des berniques sur les rochers de leurs convictions, les deux confessions se lancèrent dans des violences réciproques dont les lieux de sépultures ne furent pas exempts : profanations et exhumations réciproques firent les beaux jours des Guerres de Religion.
 
Mais, au royaume de la fille aînée de l’Eglise, la coexistence sépulcrale ne pouvant perdurer, les conditions et lieux d’inhumations pour les protestants furent soumis à des mesures particulièrement discriminatoires. Ils allaient changer au gré des édits et de leur révocation.
 
En 1563, l’article 11 de l’Edit d’Amboise prescrivait déjà que, désormais, les Réformés seraient inhumés dans le cimetière de la paroisse qu’ils avaient habitée, mais nuitamment, sans suite, ni accompagnement. Ils ne pouvaient se faire enterrer qu’à partir d’une demi-heure après le coucher du soleil et jusqu’à une demi-heure avant son lever.  La moindre dérogation à cette prescription était sujette à incidents sans aucune considération pour le défunt.
 
En 1568, au moins à Paris, la mesure fut atténuée en permettant l’accompagnement du convoi mortuaire par dix personnes. L’abjuration ouvrait à nouveau l’accès des cimetières paroissiaux à l’ensemble des
« nouveaux convertis ». Mais ces derniers y virent une insupportable contrainte et beaucoup ont retrouvé et proclamé, au moment de mourir, leur fidélité à leur ancienne foi.
 
Le 13 avril 1598, l’Edit de Nantes, signé par Henri IV avait mis fin aux Guerres de Religion.Si leurs conditions d'inhumations ne s'amélioraient pas, les Réformés avaient encore accès à des cimetières  spécifiquement dédiés.
 
Jusque là, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce ne fut pas durant la période la plus sanglante de ces guerres que les protestants payèrent le plus lourd tribut d’humiliations pour leurs sépultures, mais un petit siècle plus tard, après la Révocation de l’Edit de Nantes (16 octobre 1685).
 
Déjà, avant la Révocation, les brimades contre les protestants avaient recommencé. En 1671, des individus surexcités contre eux avaient tenté, au cours d’une nuit, de brûler la porte de leur cimetière rue des Saints-Pères à Paris afin d’y pénétrer et de disperser les tombes.
 
A partir de la Révocation, les parpaillots se retrouvèrent interdits de cimetières !  Lorsqu’un d'entre eux mourait, le lieutenant de police délivrait à la famille un permis d’inhumer le défunt là…où elle le pourrait et toujours dans les mêmes conditions déjà citées.  
 
A Paris, encore  devaient-ils se sentir privilégiés de ne pas avoir leurs corps trainés sur une claie et jetés à la voirie comme ceux des relaps !
Des caves, des champs, des chantiers, des terrains vagues se transformèrent en autant de lieux de sépultures improbables que rien ne signalait à l’attention des passants. A cette situation effarante, s’ajoutait la chasse au convoi mortuaire très en vogue dans la capitale…
Cimetière familial de Mallet (Ardèche) www.volvestre-patrimoine.info/
Cimetière familial. Musée du Poitou protestant.
Ingénieur hydraulicien de talent, il donna le premier la théorie de l’expansion de la vapeur et construisit même une véritable machine à vapeur propre à pomper et à élever de l’eau. Voulant posséder la somme du savoir humain, ses études et son œuvre couvrirent des domaines aussi divers que l’architecture, la mécanique, la perspective et la musique, la construction des orgues et des cadrans solaires, etc.
Il orna les demeures royales d’Angleterre d’inventions merveilleuses et construisit des palais en Allemagne.
Malgré tous ces travaux, sa vie resta presque inconnue jusqu’à l’époque moderne.
Y furent inhumés :
Pas de grandes pointures notables
 
ARNAULD Claude († 1603). Conseiller, notaire et secrétaire du roi, trésorier général de la généralité de Paris.
Quinze jours après son inhumation, son très beau tombeau de marbre noir avec inscription en lettres dorées fut saccagé par les catholiques. On le recouvrit de plâtre pour qu’il cessât d’attirer l’attention.
 
RAMBOULLET M. de († 1602) secrétaire du roi
 
Un secrétaire de Sully († 1603)
Y furent inhumés
Parmi les cimetières protestants parisiens, celui-ci se distingue par des sépultures de grandes personnalités. Outre des membres de la famille du célèbre teinturier Gobelin, des Caus (famille de Salomon, inhumé à la Trinité),des  Rambouillet, etc. on notera :
 
ANDROUET DU CERCEAU Jacques II
 
► BOSSE Abraham
 
► BOURDON Sébastien
 
BROSSE Barthélemy de
 
BUNEL Jacob (1568 – 1614)
Le Flûtiste
Henri IV vainqueur de la Ligue représenté en Mars
Le cimetière de la rue aux Poules
En 1598, par l’Edit de Nantes, Henri IV avait fixé le sort des protestants auxquels, sous certaines conditions,  il avait accordé le libre exercice de leur religion. L’article 45 précisait que pour Paris, outre les cimetières de la Trinité et de Saint-Germain, il leur en serait proposé un troisième dans les faubourgs Saint-Honoré ou Saint-Denis. N’ayant pu l’ouvrir sur la rive droite, ils parvinrent à en ouvrir un sur la rive gauche dans le quartier de Saint-Médard.
Mais ce fut qu’en 1614, par acheteur interposé, qu’ils obtinrent un terrain de l’abbaye Sainte-Geneviève qui en ignorait sa destination. Lorsqu’elle l’apprit, et ce encore vingt-trois ans après, elle fit tout son possible pour annuler cette vente. La première inhumation date du 27 août 1614 et fut en fonction jusqu'en 1685, année de la révocation de l'Edit de Nantes. Il se trouverait à l'angle formé par les rues de Laromiguière et Amyot, son entrée se faisant sur cette dernière.
Y furent inhumés
A priori, il ne compta pas de personnalité incontournables mais des imprimeurs, brasseurs, boutonniers brodeurs, tapissiers, etc. ainsi que des membres de la famille Gobelin.
Désaffecté en 1685 lors de la révocation de l’Edit de Nantes, il fut donné, avec ses bâtiments, au couvent des Nouveaux-Convertis.
Le cimetière des Protestants étrangers de la porte Saint-Martin
On a vu dans les généralités en début d’article quelles furent les conséquences de la Révocation de l’Edit de Nantes sur les sépultures huguenotes : privés de cimetières, il leur fallut improviser des lieux d’inhumations précaires dans des caves, des champs, des chantiers, des terrains vagues se transformèrent en autant de lieux de sépultures improbables que rien ne signalait à l’attention des passants.
Tel était le sort réservé aux protestants français. Mais il n’y avait pas qu’eux.
 
A Paris, vivaient aussi des protestants, des grecs-orthodoxes ressortissants de l’Angleterre, de Hollande, de Russie, etc. qui ne pouvaient tomber sous le coup des mesures édictées pour les Français. En 1713, un article du traité d’Utrecht leur reconnut le droit à un cimetière pour eux, leur famille et leurs domestiques. En revanche, les conditions d’inhumations restaient les mêmes que pour les Français.
Un arrêt du 20 juillet 1720 leur accorda un terrain près de l’actuelle porte Saint-Martin où la Ville avait une voirie et des chantiers. La première inhumation eut lieu le 1er septembre 1725.
 
Sous le règne de Louis XV, les mesures prises contre les protestants français, de plus en plus rares il est vrai, connurent des palliatifs et furent autorisés, de façon tacite, à être ensevelis dans ce cimetière.
Trop dans la ville, qui continuait à s’étendre vers le nord, il fut fermé en 1762.
 
En 1767, son emplacement servit de dépôt aux décors de l’Opéra alors situé au Palais-Royal. Il brûla en 1781 et fut remplacé par une salle construite, en partie, sur le cimetière. Depuis, il y eut toujours un théâtre à cet endroit où se trouve de nos jours celui de la Porte-Saint-Martin.
Y fut inhumé :
 
A priori, aucune personnalité notoire.
Le cimetière des Protestants étrangers de la rue de la Grange-aux-Belles
Le cimetière précédent fut remplacé par un autre situé dans un endroit bien défavorisé puisqu’il se trouvait dans le voisinage du second gibet de Montfaucon et de la grande voirie qui lui était annexée.
Cet enclos comportait deux parties séparées par un mur:
- dans une première (45 et 47, de rue Granges-aux-Belles et 1, rue de la rue des Ecluses-Saint-Martin) on trouvait une cour pavée avec le logement du concierge.
- dans une seconde, plus grande, plantée d'arbres fruitiers se trouvait le cimetière proprement dit où des allées délimitaient des carrés de légumes que cultivaient le concierge...
 
La Révolution ayant rendu la liberté aux différents cultes, ce cimetière devint sans objet à partir de la loi de septembre 1792 sur l’état civil.
Y fut inhumé
 
JONES John Paul (1749 – 18 juillet 1792)
Puis, chapelle de l’Académie navale des Etats-Unis d’Annapolis (USA)
Marin anglais, en 1775, il avait pris du service dans la marine américaine où il se distingua par son courage aventureux. Héros de la guerre d’Indépendance, il fut nommé premier amiral de la marine des Etats-Unis. En 1788, nommé amiral de la marine impériale russe par Catherine II, il participa à une campagne en Mer Noire contre les Turcs. N’entretenant toutefois pas de bons rapports avec les officiers russes, il fut peu à peu mis à l’écart et finit par rentrer à Paris en 1790. En 1792, il fut nommé consul des États-Unis à Alger, mais sa nomination ne lui parvint pas avant son décès.
Find a Grave
Le Port-au-Plâtre: grande zone de chantiers au nord de l'Arsenal. Le cimetière trouva refuge dans plusieurs de ces chantiers.
Né de parents protestants, Laurent Angliviel fut élevé dans un collège catholique d’Alès, avant de revenir à la religion de ses pères. Il partit clandestinement pour Genève en prenant le nom de La Beaumelle pour déjouer la surveillance des autorités royales.
Décidé à se faire un nom dans les belles-lettres, il rejoignit Copenhague en 1747 comme précepteur. Il y joua un rôle actif dans la maçonnerie, publia des poèmes, composa une anthologie de Pensées de Sénèque (1752).
STRASS Georges Frédéric
 


Sources principales
- Les 200 cimetières du vieux Paris de Jacques Hillairet
- http://www.museeprotestant.org/
- Dictionnaire universel François (sic) et Latin contenant la signification….Tome second (1721)
- Musée virtuel du protestantisme : http://www.museeprotestant.org/notice/louis-du-guernier-1614-1659/
- Dictionnaire de la peinture (Larousse)
(*) commentaire(s)
Y furent inhumés
 
Des membres des familles Delessert (probables ascendants de Benjamin Delessert, fondateur de la Caisse d’Epargne), Mallet, Thélusson, de Witt (liée à Johan de Witt ?), un Callas de Genève († 1755), etc.
 

LA BEAUMELLE Laurent ANGLIVIEL de (1726 – 17 novembre 1773)
Le cimetière de Saint-Germain
Situé à l’angle des rues des Saints-Pères et Taranne (Bd St-Germain), il était la propriété de la paroisse Saint-Sulpice et avait servi depuis 1259 à l’inhumation des pestiférés. Les protestants l’utilisaient déjà avant 1576, peut-être même du temps de l’installation d’une colonie à proximité, au Pré-aux-Clercs.
 
En 1604, suite à un arrêt du Conseil pris à la demande de la fabrique de Saint-Sulpice qui souhaitait de nouveau y enterrer ses pestiférés, les protestants durent évacuer les lieux. Cinq ans plus tard, il fut attribué à l'hôpital de la Charité.
Y fut, entre autres, inhumé :
 
CAUS Salomon de (V. 1576 - 1626)
Le cimetière du Port-au-Plâtre
Comme déjà précisé, Louis XV avait laissé faire des inhumations de protestants français dans le cimetière des Etrangers. Mais certains restèrent méfiants. La crainte subsistait chez eux de voir un jour leurs cadavres exhumés et jetés à la voirie. Sous Henri IV, même Duplessis-Mornay avait lui aussi pensé à cette sordide éventualité.
Alors, en 1725, ils ouvrirent un champ de sépultures précaires qui, quoique connut de la police, était secret.
Ce champ se trouvait dans la région dite du Port-au-Plâtre qui allait de la pointe de l’Arsenal jusqu’à la barrière de la Rapée. En arrière du quai se trouvaient des chantiers de bois arrivés par flottaison et stockés ici.
 
Les inhumations se firent, en particulier, dans les chantiers de la dame Champtecotte et d’un sieur Moreau, ce dernier étant, semble-t-il, plus spécifiquement réservé à des protestants riches et importants, inhumés toutefois sans aucune pompe funèbre.
 
En 1777, Louis XVI accordant « officiellement » ce que Louis XV avait toléré, à savoir l’inhumation des protestants dans le cimetière des Etrangers, celui du Port-au-Plâtre déclina jusqu’à sa fermeture à la Révolution.
Mort sans ressources à Paris en pleine Révolution, un commissaire du roi lui fit faire à ses frais un cercueil de plomb que l’on remplit d’alcool. En 1899, l’ambassade américaine fit chercher le corps qui fut finalement retrouvé,  en 1905, à 1m 50 de profondeur, sous une légère construction édifiée dans la cour du n°41 de la rue de la Grange-aux-Belles. Transporté aux Etats-Unis, il fut d’abord déposé dans la crypte de la chapelle de l’Académie Navale d’Annapolis où l’accueillirent   le président Théodore Roosevelt, son cabinet, une partie du congrès et du corps diplomatique, le 24 avril 1906. Plus tard, on bâtit  un sarcophage de marbre au style rappelant celui du tombeau de Napoléon Ier, inauguré le 26 janvier 1913.  
Défenseur des calvinistes et des francs-maçons, sous couvert d’une fiction « traité sur la tolérance », L'Asiatique tolérant, ou traité à l'usage de Zeokinizul, roi des Kofirans, surnommé le Chéri , il réclamait à Louis XV la tolérance civile pour ses coreligionnaires. En mai 1751, le Parlement de Grenoble condamna l'ouvrage à être « lacéré et brûlé par l’exécuteur de la haute justice […] comme scandaleux, séditieux et tendant à renverser la religion catholique, apostolique et romaine, et les puissances établies de Dieu, et à troubler le repos et la tranquillité publique »…
Il eut aussi le tort d’attiser contre lui l’animosité de Voltaire qu’il comparait à un « vieux singe »…
Il obtint, néanmoins, une place à la bibliothèque royale de Paris ce qui ne l’empêcha pas d’être incarcéré deux fois à la Bastille pour ses écrits dont Notes sur le siècle de Louis XV puis d’être exilé dans le Languedoc. Après sa levée d’exil, en 1769, il fit plusieurs séjours à Paris où, malade, il mourut.
 

MASSÉ Jean-Baptiste (1687-1767)
30, rue des Saint-Pères. © MCP
30, rue des Saint-Pères. © MCP
30, rue des Saints-Pères: vestiges du cimetière protestant.© MCP
Le cimetière des Saints-Pères
Ainsi dépossédés, ils ouvrirent un peu plus loin, dans la rue des Saint-Pères, un nouveau cimetière dans un jardin qu’ils avaient acheté. Il fut mis en service le 21 mars 1604.Des vestiges sont visibles au niveau du n° 30 de la rue.
En 1685, lors de la Révocation de l’Edit de Nantes,  les protestants perdirent ce cimetière qui devint alors le second cimetière de l’hôpital de la Charité.
Plan Delagrive (1761)
Premier peintre d’Henri IV, il travailla, entre autres, à la voûte de la Petite-Galerie du Louvre qui brûla en 1660, à la décoration de Fontainebleau et de différentes résidences royales. Ses tableaux ornèrent aussi la chapelle du couvent des Grands-Augustins et l’église du couvent  des Feuillants (L’Assomption de la Vierge, aujourd’hui au musée de Bordeaux).
Philippe II d’Espagne, qui prisait son travail, lui commanda quarante toiles pour l’Escurial qui ont toutes disparu.
Il fallut attendre l'Edit de tolérance de 1787 pour que l'existence civile des protestants soit reconnue. Il prescrivait que les villes et villages devront avoir « un terrain convenable et décent » pour l'inhumation de ceux auxquels la sépulture ecclésiastiques était refusée.
 
Les troubles de la Révolution une fois passés, Bonaparte rétablit définitivement la liberté religieuse et l'égalité des cultes dans le cadre du Concordat et des articles organiques de 1802. La nouvelle législation organisa l'existence des cimetières protestants. Le décret du 23 prairial an XII (12 juin 1804) précise :
« Dans les communes où l'on professe plusieurs cultes, chaque culte doit avoir un lieu d'inhumation particulier ; et dans le cas où il n'y aurait qu'un seul cimetière, on le partagera par des murs, haies ou fossés, en autant de parties qu'il y aura de cultes différents avec une entrée particulière pour chacune et en proportionnant ces espaces au nombre d'habitants de chaque culte ».
 
Cette histoire mouvementée explique les trois catégories de cimetières protestants que l'on trouve aujourd'hui en France :
- Les grands cimetières protestants dans les régions à forte minorité protestante : Nîmes, Royan, Montpellier, Castres, Mazamet. Propriétés des Eglises, ces cimetières sont restés privés et n'ont donc pas été déconfessionnalisés lors de la laïcisation de 1881. Quant aux cimetières communaux laïcisés, ils n'ont pas toujours appliqué le nouvelle législation : la séparation de la partie protestante persiste, les familles protestantes conservant l'habitude de se faire inhumer dans cet endroit
 
- Les cimetières familiaux, dans les régions où les protestants n'étaient pas admis dans les cimetières catholiques : Charente Maritime, Deux Sèvres, Vendée, Cévennes.
 
- Les carrés protestants dans l'enceinte des cimetières communaux : malgré la laïcisation de 1881, beaucoup de cimetières communaux n'ont pas appliqué de manière stricte la nouvelle législation : la séparation de la partie protestante persistant, les familles protestantes ont conservé l'habitudede se faire inhumer dans ce quartier (Vaucluse, Gard, Hérault...)
 
Enfin, l'Alsace-Moselle, annexée par l'Empire allemand en 1871 et rendue à la France en 1918, n'a pas connu cette législation "laïcisatrice" et a donc conservé l'organisation napoléonienne de cimetières partagés selon les confessions : on trouve donc des cimetières communaux avec une partie protestante.
 
La route fut donc très longue pour les morts protestants, ces « hérétiques » qui ne devaient pas souiller le cimetière paroissial jusqu’au 19ème siècle.
 
Aujourd’hui encore, localiser  le lieu de sépulture d’une personnalité protestante inhumée entre la fin du 16ème siècle et le début du 19ème se révèle ardu voire, parfois, impossible.
 

A Paris
 
La capitale demeure un bel exemple des discriminations religieuses qu’elle subit de plein fouet comme partout en France avec, néanmoins, quelques particularismes dus à la concentration de la population. Y suivre les conséquences des diverses applications d’arrêts donne toute la mesure de la situation.
 
Le cimetière de la Trinité
En 1576, suite à l’Edit d’Amboise, une petite bande de terrain du cimetière de l’hôpital de la Trinité fut concédée aux Huguenots qui ne pouvaient s'y faire enterrer  qu’à partir d’une demi-heure après le coucher du soleil et jusqu’à une demi-heure avant son lever.Une palissade de bois séparait les deux cimetières.
Seconde moitié du 18ème siècle
Graveur, dessinateur et miniaturiste, fils d'un joailler de Châteaudun et élève de Jouvenet et Chastillon, il fut agréé à l’Académie royale (1717) avec une gravure de Coypel comme morceau de réception. « Peintre en miniature du roi », il effectua de nombreuses miniatures de Louis XV.
Mais son chef d'œuvre est la série de gravures de la Grande Galerie de Versailles et les deux Salons qui l’accompagnent […] qui reprend, sous forme de dessins, l’ensemble de l’œuvre peinte par Le Brun au plafond de ces lieux. Huit années furent nécessaires à ce relevé complet du décor de la voûte dans le projet de le graver.
Puis vingt autres s'écoulèrent encore avant que l'album ne voit le jour, publié par l'Imprimerie Royale en 1753, sous le titre : «La Grande Galerie de Versailles et les deux salons qui l'accompagnent peints par Charles le Brun, premier peintre de Louis XIV, par Jean-Baptiste Massé, peintre et conseiller de l'Académie Royale de Peinture et de Sculpture, gravée sous ses yeux par les meilleurs Maîtres du temps.»
Extrait de la série de "La Grande galerie..." : Le Roi gouverne par lui-même 1661. © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot
► DU GUERNIER Alexandre II († 1655)
► DU GUERNIER Louis (1614 – 1659)
► DU GUERNIER Pierre († 1674)
► DU GUERNIER Suzanne († 1658)
Famille protestante de peintres en miniature de renom, à la mort de leur père, Louis, l’aîné prit la tête de la famille et la suite  de son père dans la peinture en miniature. L’ensemble de la fratrie embrassa une carrière identique, à la frontière entre le métier d’artiste et celui d’artisan.
Louis, le plus notable de tous, fut l’un des premiers membres de l’Académie à laquelle il adhéra le 16 août 1651. À ce titre, il fit partie des Douze Anciens. Nommé professeur (1655), sa personnalité plaisait à bon nombre de ses contemporains comme André Félibien qui déclarait : « ne connaître personne de son âge qui eust une modération et une sagesse égale à la sienne… Son scavoir & son habilité à bien peindre estoient en luy les qualitez les moins estimables & il avoit une beauté d’ame qui surpassoit de beaucoup tout ce que j’en pourrois dire […] »
Pierre fut aussi agréé à l’Académie en 1663 comme peintre en miniature.
Alexandre II fut peintre du Roi.
 
Tous trois étaient les beaux-frères de Sébastien Bourdon qui épousa leur sœur, Suzanne, en 1641.
Gaston d’Orléans (?) par Louis du Guernier
Marguerite Louise d’Orléans par Louis du Guernier
► LOMBART Pierre (1612/1613 – 1681)
Graveur. Supposé avoir étudié le dessin avec Simon Vouet, il s’installa à Londres vers 1640 pour plus de vingt ans durant lesquels il travailla beaucoup à l’illustration de livres. Mais sa réputation reste surtout attachée à ses portraits parmi lesquels « Les Comtesses » d’après Vandyck.
De retour en France, vers 1663, il s’attacha aux portraits de personnalités et aux sujets religieux inspirés de Raphaël, Poussin, Champaigne, etc. Bien que reçu à l’Académie de peinture (1673), n’ayant jamais terminé « le morceau de réception » qu’on lui demandait, il n’en fut jamais un membre à part entière. S’il est bien oublié en France, en Angleterre il reste un graveur de grande réputation.
Le duc de Gramont d’après une peinture
de Wallerant Vaillant
Elisabeth de Villiers, comtesse de Morton, l’un des douze portraits de la série des « comtesses »
► MAROT Jean (v.1619 – 1679)
Architecte et graveur. Comme graveur il fut l'auteur de plus de mille planches gravées à l'eau-forte (ou eau-forte et burin) représentant souvent des bâtiments de l'époque, partiellement regroupées en deux anthologies appelées le Petit Marot et le Grand Marot.
Comme architecte, il travailla à la construction des hôtels de Mortemart et de Monceaux à Paris, à celle de la façade de l’église des Feuillantines du faubourg Saint-Jacques, des grottes des appartements de Madame de Montespan et de Madame de La Vallière au château de Saint-Germain-en-Laye, de la façade du château de Lavardin (Maine), etc.
Son fils, Daniel Marot (1661-1752), également architecte, passa en Hollande après la Révocation de l’Edit de Nantes (1685) où il devint l’architecte de Guillaume III, prince d'Orange, qu’il suivit en Angleterre quand ce dernier en devint le roi. A sa mort, il retourna en Hollande.
Gravure de l’Hôtel de Beauvais à l’occasion du mariage de Louis XIV
► MICHELIN Jean (1616 – 1670)
Pasticheur des Le Nain, Jean Michelin se distinguait d'eux par la raideur qu'il donnait à ses personnages, qu'il disposait en frise, et par son incapacité de les lier entre eux. Néanmoins, certains de ses tableaux comme les Soldats au repos dans une auberge, l'Adoration des bergers, la Charrette du boulanger, ou encore le Marchand de volailles ne sont toutefois, dans leur naïveté et leur réalisme méticuleux, pas dépourvus de charme.
Soldats au repos dans une auberge (Musée du Louvre)
Adoration des bergers (Musées du Louvre et de Tarbes)
► MOILLON Isaac (1614 – 1673)
Beau-fils du peintre Garnier par le remariage de sa mère, dès son plus jeune âge il baigna un milieu artistique très riche. Peintre du roi, il réalisa de nombreux cartons pour des tapisseries tissées à Aubusson, dont une suite sur l'histoire d'Achille, une suite sur l'histoire d'Ulysse, une histoire de Didon et Enée en neuf pièces, la tenture en sept pièces des Femmes illustres de l'Antiquité conservée au château d'Ansouis dans le Vaucluse, etc. Sa présence à Aubusson lui permis de participer aux décors de châteaux de la région.
Préalablement, il travailla aussi à la décoration de l'Hôtel Bautru, devenu l’Hôtel Colbert.
Il est aussi connu pour des œuvres qu’il réalisa pour l’Hôtel-Dieu de Beaune, Les Miracles du Christ, ou un Christ au linceul dans l’église d’Auxey-Duresses. Sa sœur, Louise Moillon (1610-1696), fut une célèbre artiste-peintre de natures mortes
La mort d'Achille et le sacrifice de Polyxène
Crédits photo Rivière, P. - © Inventaire général, ADAGP
Christ au linceul (église d’Auxey-Duresses ) © Inv. M. Rosso.
PRIEUR Barthélemy
 
RENAUDOT Marthe (née du Moustier) († 1639) épouse du célèbre Théophraste Renaudot l’un des fondateurs de la publicité et de la presse française.
 
► VAN LOO Jacques
 

Mais aussi...
 
►BELLE Jacques Alexandre († 1670)
Peintre miniaturiste
 
►BEUGÉ Haron († 1685)
Peintre
 
►BOUDEAU Jean († 1680)
Graveur
 
►BRANCOURT Jean († 1677)
Sculpteur
 
►CHUPPIN Adrien († 1669)
Enlumineur
 
►COLLAS Samuel († 1679)
Graveur
 
►DELAUNAY  Daniel († 1669)
Peintre
 
►DESSESSAS ou DESSESSAC Daniel († 1680)
Peintre et sculpteur
 
►DEVARENNES Pierre († 1670)
Peintre
 
►DEVINIERS Robert († 1669)
Sculpteur
 
►DURY Charles († 1669)
Architecte des Bâtiments du roi dont le père, Mathurin, donna en 1685 un « nouveau trait »  géométrique et une nouvelle méthode très aisée pour le profil des colonnes conchoïdes irrégulières…
 
►ECMAN  Jean († 1677)
Peintre ordinaire du roi. Membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture
 
►FAUCHER Jean († 1672)
Architecte
 
►FOREST  Pierre (1586/1587 - 1675)
Peintre et ancien garde de la communauté des peintres et sculpteurs de Paris
 
►FOURNIER Pierre-Etienne († 1779)
Graveur sur bois
 
►GOBILLE Gédéon († 1670)
Famille de graveurs et de marchands de taille douce
 
►GRIBELIN Jacob († 1676)
Alliée aux principales familles protestantes de Blois, les Gribelin donnèrent plusieurs artistes dans l’horlogerie, l’orfèvrerie, la peinture et la gravure. Jacob, peintre et graveur,  passa une bonne partie de sa vie en Angleterre. C’est d’ailleurs dans ce pays  que l’on trouve des informations concernant son travail : Un plafond peint dans le palais du roi d’Angleterre qu’il grava, une vue de la galerie d’Hampton Court  
 
►LE JUGE Simon († 1668)
Peintre en miniature
 
►LEROY Pierre († 1670)
Sculpteur
 
►MERCIER Isaac († 1672)
Graveur
 
►METTAYER Mathurin († 1680)
Sculpteur
 
►NOBLET Mathieu († 1676)
Graveur
 
►PESTROT Salomon († 1675)
Peintre et sculpteur
 
►PIERRET Simon († 1683)
Architecte
 
►PIERRET Théodore († 1684)
Architecte et fils du précédent
 
►PONSARD François († 1670)
Architecte
 
►ROUSSEL Claude († 1678)
Orfèvre, dont on peut lire dans Les orfèvres de Franche-Comté de Solange Brault-Lerch, et à supposer qu’il ne s’agisse pas d’un homonyme ayant le même métier,  qu’en 1652 « Claude Roussel(le), citoyen de Besançon, orfèvre, demeurant à Paris, a embrassé la religion réformée. Ses biens seront confisqués au profit de la ville […].
 
►SARRABAT Daniel I († 1669)
Graveur. Issu d’une grande famille d’artistes graveurs et peintres, il ne faut pas le confondre avec son neveu, le peintre Daniel Sarrabat II (1666-1748), bien plus connu que son oncle totalement oublié et qui abjura la religion réformée.  Il était le beau-frère du célèbre graveur Abraham Bosse.  
 
►SAULNIER Pierre († 1673)
Graveur.
 
►SOYER Bertrand († 1663)
Sculpteur.
 
►YAGER Michel de († 1684)
Graveur natif d’Amsterdam.
 
►ZENDER Jean-Louis († 1680)
Peintre du roi originaire de Berne (Suisse).
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TOMBES ET SEPULTURES DANS LES CIMETIERES ET AUTRES LIEUX
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par Marie-Christine Pénin
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Dernière mise à jour
au 28 mai 2017
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