Le plus célèbre résident de la chapelle de la Sorbonne, ou Sainte-Ursule, est évidemment  le cardinal de Richelieu. Mais il n'est pas le seul. Plusieurs membres de sa famille furent aussi inhumés non loin de leur illustre parent.
 
Moins connue du public est la présence de membres de la résistance, professeurs et élèves, morts fusillés ou dans des camps de concentration lors de la Seconde Guerre mondiale.
Petit-neveu du cardinal et second duc de Richelieu, il devint général des galères de France puis gouverneur de la ville et de la citadelle du Havre et dépendances. Envoyé à Naples qui, soulevée contre les Espagnols s’était proclamée la République napolitaine, malgré quelques beaux faits d’armes, il se trouva contraint de quitter la baie de Naples sans avoir atteint l'objectif de la campagne : débarquer la batterie et les 1 800 hommes offerts par la France aux insurgés.
Durant la Fronde des princes, en 1651, il se rangea dans le parti des Frondeurs.
Les élèves du lycée Buffon de Paris
ROLLO Joseph ( 1891 - 1945)
LAPIERRE Georges ( 1886 - 1945)
Rédacteur en chef de l’Ecole Libératrice), du syndicat SNI (syndicat national des instituteurs), il créa jeunesse au plein air permettant d’offrir des vacances et des loisirs aux enfants de tous âges et de toutes conditions sociales. Résistant, il fut arrêté par la Gestapo en mars 1943, puis déporté. Il mourut au camp de concentration de Dachau en février 1945.
Instituteur, il devint le chef de la résistance morbihannaise sous le pseudonyme de REAL. Son engagement le mènera à rédiger "l'appel aux instituteurs de France", pour les inciter à s'unir dans des actes de la résistance. Le 31 mars 1944, ROLLO fut arrêté avec 29 autres personnes. Transféré le 28 juin 1944 de Rennes, il fut déporté le 28 juillet 1944 de Compiègne où il arriva au camp de concentration de Neuengamme où il mourut peut-être le 8 avril 1945.
Ses restes furent inhumés dans la crypte le 18 décembre 1960.
DEKEN Raymond (1910 - 1944)
Professeur au collège technique de Lille, sur le front en 1939, puis démobilisé en 1940, il adhèra à la ligue contre l’antisémitisme pour protester contre les actions à l’égard des Juifs. Franc-tireur partisan dès 1941, il organisa la résistance dans le Valenciennois et devint capitaine des FFI en 1944 pour prendre le commandement militaire de la place de Valenciennes, aux cotés de Pierre Cuvelier, instituteur à Raismes, cadre de la résistance. Le 11 août 1944, il fut arrêté à saint-Amand alors qu’il revenait de prévenir les membres de la résistance que le réseau était découvert.
Emprisonné et torturé à la Kommandantur de Valenciennes, devant l'avance des troupes alliées de libération, il fut évacué vers Bruxelles. La colonne allemande chargée de son transport, et de celui d’autres prisonniers, fut attaquée par des résistants belges à Mons. L’attaque rata et la colonne fit demi-tour et fit un détour par les bois d'Onnaing, plus précisément par la plantation "Le Beaumont", propriété des Mînes d'Anzin.
Après trois heures d'attente les prisonniers furent abattus au révolver.
Les mains liées dans le dos, Raymond Deken tenta de s'échapper en sautant de la camionnette. Malheureusement, il se fractura une cheville en sautant un fossé dans le bois et fut abattu sur place. Inhumé dans le cimetière local, sa dépouille fut transférée par la suite à la Sorbonne.
ZIMBERLIN Marie-Louise  (1889 - 9 avril 1945)
Professeur de français au Lycée La Prat's de Cluny (71) et professeur d'anglais à l'Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Métiers elle entra dans la Résistance.  Chef de la propagande du Mouvement Franc-Tireur, elle aida les groupes des maquis de Cluny. Arrêtée le 15 février 1944, elle fut transférée à Lyon puis à Romainville avant d'être déportée  Ravensbrück.Libérée par la Croix-Rouge en avril 1945, elle mourut sur le chemin du retour à la frontière germano-suisse.
LACKENBACHER Edmond (1901 - 1940)
Professeur de Lettres au Lycée Louis Le Grand, il fut  mobilisé comme capitaine de réserve au 95ème régiment d’infanterie 1939-1940.Jean Collombat lui a dédié son livre La fin du monde civilisé les prophéties de Vacher de Lapouge
PIOBETTA Stéphane (1913 - 1944)
En juin 1940, il participe aux combats avant d’être démobilisé deux mois plus tard. Militant politique SFIO, agrégé de philosophie, il fut nommé professeur au lycée Voltaire à Paris, puis s'engagea très vite dans la Résistance.
En juillet 1943, il quitta la France pour rejoindre les Forces françaises libres en Afrique du Nord où il rencontra Charles de Gaulle qui le sollicita pour entrer au Comité français de la Libération nationale. Piobetta préféra le combat. Promu lieutenant, il prit le commandement de la 3e compagnie du 22e Bataillon de marche nord-africain (22e BMNA). Il prit part à la campagne d'Italie au sein de la 1re Division française libre. Il fut tué à San Appolinare (Italie.
dans les combats du Garigliano en mai 1944. Il fut fait Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 20 novembre 1944. Il fut d’abord inhumé au cimetière divisionnaire de San Giorgio avant d’être transporté en la chapelle de la Sorbonne.
CAVAILLÈS Jean  ( 1903 – 1944)
La mémoire de ce résistant atypique, sorte d’électron libre, s’est diluée au fil du temps. De son parcours il reste au moins le personnage de Luc Jardie, interprété par Paul Meurisse dans le film L’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville.
Professeur puis maître de conférences de philosophie à Strasbourg, à Clermont-Ferrand puis à la Sorbonne à Paris. Evadé d’une colonne de prisonniers en 1940, il rejoignit le mouvement " Libération-nord ". Il fut arrêté une première fois en septembre 1942 alors qu’il tentait de rejoindre Londres où il n’arrivera que fin février 1943 après s’être évadé de Saint-Paul d’Eyjeaux.
De retour en France, auréolé du prestige de sa rencontre avec de Gaulle, il se lança « avec une énergie et une joie d’enfant » à la tête du réseau " Cohors " - qui s’étendit jusqu’au nord de la Belgique, à l’ouest et au sud d la France- dans l’action radicale du sabotage et du renseignement militaire, participant lui-même sur le terrain à la grande majorité de ses actions. Sa haine de l’oppression le poussait au plus fort de l’audace. Trop sans doute. Les services allemands de l’Abwehr réussirent à infiltrer le réseau et son imprudence amena à son arrestation à Paris le 28 août 1943. Emprisonné à Fresnes puis à Compiègne et transféré à Arras, il y fut exécuté dans la citadelle de manière anonyme, au début de l’année 1944 sans doute le 17 février. Inhumé dans une fosse commune sous une croix de bois portant l’inscription Inconnu n° 5, ses restes furent transférés plus tard à la Sorbonne. Il fut fait Compagnon de la Libération.
HOLWECK Fernand (1890 – 24 décembre 1941)
Pour ceux qui s’intéressent aux travaux de physique, il est le plus célèbre des résidents de la chapelle. Pour les autres, dont moi-même, c’est le moment de faire un peu connaissance avec ce physicien de renommée.
 
Il entra en 1913 dans le laboratoire de Marie Curie. Affecté à la Direction des inventions pendant la Première Guerre mondiale, en compagnie de Maurice de Broglie et sous la direction de Paul Langevin, il perfectionna le sondage par ultrasons dans l'eau permettant la détection des sous-marins. Il fut nommé maître de conférences à la faculté des sciences de Paris. Les travaux de Fernand Holweck portent essentiellement sur des problèmes électroniques et de vide.
En 1920 il établit la continuité entre les rayons ultraviolets et les rayons X. Il construisit une pompe à vide moléculaire pour étudier les radiations électromagnétiques et améliorer la puissance des émetteurs TSF.. En 1923, il expérimenta un puissant émetteur TSF de ce type au sommet de la Tour Eiffel. Avec Pierre Lejay, il mit au point un pendule à lames oscillantes inversées permettant de mesurer la gravité avec une très bonne précision. Dès 1926, il mit au point un prototype de télévision conjointement avec Edouard Belin. Il s'intéressa également à la radiobiologie quantique et étudia l'action des rayons X du radium sur les cellules vivantes.
Quand la Seconde Guerre mondiale éclata, il s'intéressait au microscope électronique, aux amplificateurs de lumière et aux compteurs de photons. Fernand entra dans la résistance en 1941. Refusant de quitter Paris, il fut arrêté le 11 décembre par la Gestapo et incarcéré à la prison de la Santé où il décéda sous la torture le 24 décembre.
- Fernand Holweck fut lauréat du Prix Albert Ier de Monaco de l’Académie des Sciences en 1936 pour son pendule gravimétrique.
- Un prix scientifique, le prix Holweck, est décerné conjointement par la Société française de physique et la Royal Society (alors Physical Society of London) depuis 1945.
Dans les facultés et les lycées parisiens, la rentrée scolaire 1940 s'effectua dans une atmosphère de sourde opposition. Des tracts appelant à la lutte commencèrent à circuler, des slogans anti-allemands appararurent sur les murs.
Au lycée Buffon, comme dans d'autres établissements, un mouvement de résistance se dessina, tant chez les élèves que chez les enseignants.
Le même désir d'agir, de lutter par tous les moyens contre l'occupant nazi, animait en particulier cinq lycéens de cet établissement :
- Jean-Marie Arthus, 15 ans en 1940
- Jacques Baudry, 18 ans en 1940
- Pierre Benoît, 15 ans en 1940
- Pierre Grelot, 17 ans en 1940
- Lucien Legros, 16 ans en 1940
 
Distribuant des tracts, collant des papillons, ces cinq lycéens multiplièrent les appels auprès de leurs camarades. D'acte
Les services de police s'inquiètaient des activités de ces jeunes gens dont ils ne connaissent pas encore l'identité.
FRANÇOIS Raoul (1889 – 1944)
Professeur au collège Moderne d’Arras, et capitaine d’infanterie en 1940, il rejoignit la Résistance dès son retour de captivité. L'Organisation civile et militaire (OCM), qui fut l'un des grands mouvements de la Résistance intérieure française (en zone occupée), fut créée dans le Pas-de-Calais vers août 1942. François Raoul se vit confier l'organisation militaire pour les secteurs de la Côte, d'Hesdin, de Frevent,  et de Saint-Pol. Sous son impulsion, la forme définitive du mouvement dans la région prit corps en mars 1943. Arrêté, il fut fusillé.
 
 BOILET Louis (1924 - 1944)
Le plus jeune de tous. En juin 1940, au moment de la débâcle, Louis Boilet ramassa les armes abandonnées, les cacha sous les berges du ruisseau qui traversait la propriété de ses parents. A la libération en 1944, il put ainsi armer des FFI. Il prit contact avec les avant gardes américaines qui venaient de prendre Creil et les guida en direction de Compiègne. Dans le village de Rémy, il fut tué par un Allemand qui s’acharnait à poursuivre le combat. Elève au lycée Louis Le Grand,  il était alors un tout jeune licencié en Droit.
 
GAY Jean (1923 - 16 août 1944)
Etudiant à la Faculté de Droit de Paris Jean Gay était membre du Groupe des Jeunes Chrétiens Combattants (J.C.C). Le 16 août 1944, lors de la Libération de Paris, son groupe de J.C.C. avait rendez-vous avec des F.FI pour combattre. Dissimulés dans un camion bâché, le véhicule fut arrêté par un cordon de soldats allemands. Sous la menace des mitraillettes, ils prirent le chemin de la rue des Saussaies, siège de la SIPO-SD (Gestapo et Kripo, principales directions de police allemande). Dans la cour, mains en l'air, les jeunes gens sont interrogés à tour de rôle pendant toute l'après midi. Certains furent même libérés.
Pour les autres, dont Jean Gay, dans la soirée un bruit de mitrailleuse et d'explosions de grenades retentit près de la Cascade du Bois de Boulogne. Le sort de ces encombrants prisonniers avait été confié à Friedrich Berger qui décida de les fusiller avant de quitter Paris pour l'Allemagne.
Dans la crypte, inaccessible au public et où reposent aussi les Richelieu, on déposa les restes de résistants.
(*) commentaire(s)
Professeur de la Faculté de Médecine de Strasbourg, Docteur es Sciences, Paul Reiss n’était pas seulement un savant. Il fit preuve d’un grand dévouement durant la campagne de 1940 mais, juif, il fut rayé des cadres de l’enseignement. Dès 1941, il prit contact avec la Résistance dans les rangs du groupe clermontois.
En 1942, il installa chez lui, à Beaumont, les archives des Services de renseignements des MUR (Mouvements unis de Résistance) d'Auvergne et, aidé de sa femme, il se fit le distributeur de notes aux différents groupements, échappant miraculeusement aux enquêtes de la Gestapo.
Malgré son profond attachement à sa famille, il quitta Clermont Ferrand, où était repliée l'université de Strasbourg, pour prendre le commandement médical de l'Infirmerie centrale FFI du Mont Mouchet (Cantal). Il participa aux combats qui firent rage au Mont Mouchet et de la Truyère.
Le 22 juin 1944, pour s’échapper, les résistants devaient franchir la nationale 9 contrôlée par les Allemands notamment entre Saint Flour et Saint Chély d'Apcher. Une première partie du convoi réussit à passer mais, se refusant à abandonner neuf blessés, il tomba avec eux dans une embuscade où blessés, infirmières et lui-même furent tués.
REISS Paul (1901 - 1944)
En avril 1942, l’arrestation d’un enseignant du lycée Buffon, le professeur Burgard, chef du mouvement de résistance "Valmy", provoqua une protestation publique des élèves. Le 16 avril 1942 une cinquantaine d'élèves d'autres établissements, conduits par Lucien Legros, forcèrent l'entrée du lycée et rejoignirent le groupe de Buffon mené par Pierre Benoît. Jean-Marie Arthus, Jacques Baudry et Pierre Grelot étaient chargés de donner l'alerte en cas de danger.
Un agent du lycée fit fermer les issues et prévint la police. Les cinq meneurs réussissent à s'enfuir. Lucien Legros et Pierre Benoit, fichés comme "jeunes gens très dangereux", et désormais recherchés, vécurent dans la clandestinité sans pour autant cesser leur activité continuant à entretenir un climat d'insécurité chez les Allemands.
 
Les 3 et 4 juin 1942, quatre d'entre eux furent arrêtés sur dénonciation. Seul Pierre Benoît parvint à s'échapper.
Le 17 juin 1942, Lucien Legros, Jean-Marie Arthus et Pierre Grelot comparurent devant le tribunal spécial de Paris pour avoir participé à une manifestation et furent condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Accompagné de Jacques Baudry, compromis par ailleurs dans des attentats, ils furent remis à la Gestapo.
Pierre Benoît, en fuite, est condamné à mort par contumace. À la tête d'un groupe FTP, il dirigeait des opérations de sabotage contre des voies ferrées et des aérodromes. Blessé par balle au cours d'une opération, il gagna Paris à pied pour y recevoir des soins. Il fut arrêté le 28 août 1942 et rejoignit ses amis à la prison de la Santé.
 
Le 15 octobre 1942, après un nouveau procès, les cinq furent condamnés à mort par le tribunal de la Luftwaffe et transférés à la prison de Fresnes où ils poursuivirent leur action en s'efforçant de rallier leurs gardiens. Jacques Baudry et Lucien Legros tentèrent vainement à deux reprises de s'évader.
Le 8 février 1943, les cinq étudiants furent fusillés au stand de tir d'Issy-les-Moulineaux et inhumés au cimetière Parisien d'Ivry. Leurs services furent homologués au ministère des Armées avec le grade d'officier. Ils furent décorés à titre posthume.
 
Après son exhumation du cimetière, Jacques Baudry fut inhumé dans une sépulture familiale. Les cendres de ses quatre camarades furent mêlées dans une urne commune déposée en la crypte de la chapelle.
La crypte des résistants
Louis François Armand Vignerot du Plessis (1696-1788)
 
Armand Emmanuel du Plessis (1766-1822)
 
► Marie-Antoinette de Galiffet (1757 - 1814)
Epouse de Louis Antoine Sophie de Vignerot du Plessis (1736 - 1791). Inhumée dans la crypte de la chapelle.
 
► Armande Marie-Antoinette de Vignerot  du Plessis de Richelieu, marquise de Montcalm (1777 - 1832)
Fille des précédents, elle était contrefaite et bossue mais possédait un beau visage qui  s'alliait à un caractère et de l'esprit reconnus de tous. Des châles voilaient ses difformités. Elle avait épousé Hippolyte marquis de Montcalm-Gozon. Inhumée dans la crypte de la chapelle.
 
► Armande Simplicie Gabrielle de Vignerot  du Plessis de Richelieu, marquise de Jumilhac (1778 - 1840 )
Soeur de la précédente, comme son aînée, elle était contrefaite et bossue. Inhumée dans la crypte de la chapelle.
 
► Armand François Odet Chapelle de Jumilhac, duc de Richelieu, de Fronsac et d'Aiguillon (1804 - 1879)
Fils de la précédente et 6ème duc de Richelieu. Inhumé dans la crypte de la chapelle.
 
► Marie Odet Jean Armand Chapelle de Jumilhac, duc de Richelieu et de Fronsac (1875 - 1952)
8ème et dernier duc de Richelieu, il fut un bienfaiteur de l'Université de Paris. En vertu de son testament de 1930, une grande partie des biens des ducs de Richelieu, en particulier le domaine du château de Richelieu et les papiers de la famille, furent légués à l'université de Paris et forment un capital dont les intérêts servent tous les ans à pourvoir une série de prix académiques décernés par la chancellerie des universités de Paris.I nhumé dans la crypte de la chapelle.
Le 11 novembre 1947, en présence du président Vincent Auriol, de Marcel Edmond Nagelen, ministre de l'Education nationale et de Jean Sarrailh, recteur de l'Académie de Paris, on inaugura la crypte dédiée aux dépouilles de dix professeurs et de deux élèves fusillés par les Allemands. Désignés par la fédération de l'Education nationale, ils symbolisaient l'héroïsme de tous les Universitaires morts au service de la France et de la liberté.
 
Outre ces douze dépouilles, on plaça l'urne contenant les cendres des quatre corps parmi ceux des cinq élèves du lycée Buffon fusillés le 8 février 1943.
LES SÉPULTURES DE LA CRYPTE DE LA CHAPELLE DE LA SORBONNE (Paris)
La famille du cardinal
 
Vingt-sept personnes liées à la famille du ministre prélat sont réputées avoir été inhumées dans la chapelle sans qu'une liste exhautive en soit possible. Même les plus érudits sur l'histoire de la Sorbonne n'arrivent pas à ce compte. Péniblement, on arrive à... huit personnes dont les principaux héritiers du titre de duc de Richelieu.
Quant aux autres, ils semblent avoir disparu autant des archives que de la mémoire historique qu'ils n'avaient d'ailleurs pas marquée.
 

► Armand Jean de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu et de Fronsac (1639 – 1715)
Héritier d’une fortune pourtant considérable, à force de jeux, de maîtresses et de folles dépenses il se retrouva bientôt criblé de dettes. En 1661, acculé, il vendit sa charge de général des galères et abandonna son titre de gouverneur du Havre. En 1665, sur une partie de paume contre Louis XIV, il perdit 25 tableaux de sa collection, dont treize Poussin
Chevalier d'honneur de Madame la Dauphine, toujours dans la nécessité, il vendit aussi cette charge en 1684, etc. À la fin de sa vie, cherchant à s'introduire auprès de Madame de Maintenon, il devient aussi dévot qu'il avait été libertin. Il mourut ruiné.
Sa sépulture fut profanée à la Révolution et ses restes dispersés.
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