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COUVENT DES JACOBINS ou des Dominicains ou des frères Prêcheurs de Saint-Dominique
de la rue Saint-Jacques (Paris) (disparu)
Le couvent vers 1380. BnF
L’ordre des Frères-Prêcheurs, fondé par saint Dominique de Guzmán vers 1215, ouvrit une première maison à Paris en 1217, puis une seconde bien plus vaste en 1218 sur l’emplacement d’un ancien hospice pour pèlerins appelé l’hospice Saint-Jacques car il se trouvait sur le bord du chemin menant à Saint-Jacques-de-Compostelle, d’où le nom de Jacobins donné aux religieux de ce couvent puis à tout l’Ordre par extension (Jacobin : de Jacobus, forme latine de Jacques).
 
Ce couvent, dont l’Ordre donna douze saints, quatre papes, cinquante-huit cardinaux et vint-trois patriarches, et autres illustres personnages, était aussi celui auquel appartenait Jacques Clément, l’assassin d’Henri III.
En 1221, les religieux obtinrent le droit d’avoir une église et un cimetière.
 
Comblé par les bienfaits de saint Louis, qui avait choisi son confesseur parmi ces religieux,  le couvent s’étendit, s’enrichit et devint l’un des « poids lourds » parisiens des lieux de sépultures princières, notamment aux 13ème et 14ème siècles.
Plan Turgot par Bretez
Les écoles Saint-Thomas
En ces deux siècles de sa plus grande prospérité, de nombreux étudiants venaient dans son école pour entendre les grands maîtres comme Albert le Grand ou Thomas d’Aquin. En remplacement de ses bâtiments qui n’existaient plus au 16ème siècle, une nouvelle école fut construite et inaugurée en 1611.
 
Comme pour un bon nombre de couvents parisiens, leurs possessions (jardins et bâtiments) fluctuèrent au gré de l’histoire de la capitale, notamment la fortification de l’enceinte de Philippe- Auguste, et des autres ordres religieux.
 
Orientée est-ouest, l’église formait un long vaisseau de 83 mètres de long sur un plan original et propre aux Dominicains, à savoir une nef réservée aux religieux et une autre aux laïcs.
De nos jours, il serait là. Google Earth
Plan modifié de celui gravé dans le marbre et exposé en l’église Saint-Etienne-du-Mont.© MCP
Le couvent vers 1790. Gravure de Ransonnette d'après un dessin de Garnerey. Millin.
Plan du couvent et de l'église. E. Viollet-Le-Duc
Portail en 1792. BnF
Malgré la facture très convenable d’éléments de son mobilier, excepté un tableau offert par Mazarin représentant la Naissance de la Vierge à l’auteur non identifié, les chefs-d’œuvre ne se bousculaient pas.
Le chœur était rempli par « une quantité immense de stalles gothiques d’une sculpture très délicate avec plusieurs figures grotesques ». Il était surtout meublé de tombes royales ou seigneuriales avec gisants et dais « gothiques ».
Un jubé le séparait de la nef. L’orgue, « assez beau », était considéré comme l’un des meilleures de Paris.
 
Parmi ses chapelles, on notera surtout :
- La chapelle du Rosaire à gauche du chœur dont elle était séparée par une grille surmontée des armes de France et de celles de saint Dominique. Les épitaphes qui y furent retrouvées s’échelonnent de 1326 à 1730.
- La chapelle Saint-Thomas d’Aquin ou des Bourbons parce que les premiers princes de cette maison y avaient établi leur sépulture.
 
Avec le temps, la règle s’était beaucoup relâchée et, au 16ème siècle, le couvent dut recevoir des Jacobins de la réforme de Hollande. Mais refusant cette réforme de Sébastien Michaelis, celui-ci fonda, en 1611, un nouveau couvent, les Jacobins de la rue Saint-Honoré, privant d’autant ceux de la rue Saint-Jacques d’aumônes et de généreuses donations.
 
En 1780, l’état de délabrement des bâtiments était tel qu’une ordonnance du lieutenant général de Police enjoignit les religieux d’abandonner leur cloître et leur église.
 
Dix ans plus tard,  à la Révolution, la vingtaine de religieux encore présente quitta les lieux. Sur ordre de l’Assemblée nationale, ceux qui n’avaient pas abandonné l’habit ou rejoint leur province d’origine intégrèrent le Noviciat général des Jacobins de la rue du Bac.
Dans les écoles, on établit des dépôts de mendicité et ateliers de charité pour femmes. L’église subit des aménagements intérieurs et fut distribuée en compartiments et en étages pour servir d’écoles gratuites destinées aux garçons.
Son cloître servit un moment de salle de danse.
D’une façon plus générale, l’église et les bâtiments, qui servirent de maison de détention, d’écoles publiques et de casernes,  furent démolis de 1800 à 1849 au profit des rues Soufflot, Toullier, Victor-Cousin et Cujas.
 
Pour mémoire, ce ne fut pas couvent, mais celui des Jacobins Saint-Honoré qui donna son nom au club des Jacobins sous la Révolution.
Y furent inhumés
 
Pas moins vingt-deux rois, princes et princesses du sang honorèrent ce couvent soit d’un corps, d’un cœur ou d’entrailles. Les chefs de trois branches royales de Valois, d’Evreux et de Bourbon y reposaient. A ceux-là se rajoutaient aussi les dépouilles de personnes de grande distinction : seigneurs, évêques, maîtresses de béguines, conseillers et avocats au Parlements, des maîtres de Requêtes ou présidents des Enquêtes, généraux des finances, présidents de la chambre des Comptes, etc.
 
Quand en 1358, pour fortifier l’enceinte Philippe-Auguste, on détruisit le cimetière qui était hors les murs, les corps furent transportés dans l’église. Une pierre gravée et enchâssée dans un mur de l’édifice rappelait que :  
© MCP
Col. Gaignières. BnF © MCP
© Erwan Le Marchand
ALEXANDRE Noël (1639 – 1724)
Ecclésiastique professeur de théologie et de philosophie, il devint docteur de la faculté de Paris en 1675. Attaché aux doctrines jansénistes, certains de ses ouvrages furent proscrits par l’Inquisition romaine. Exilé à Châtellerault en 1704, il mourut aveugle à Paris.
ALVAREUGA François († 1539)
Chevalier du roi de Portugal. Inscription en portugais.
ARTOIS Philippe d’ (1269 - 1298)
Fils de Robert II d’Artois, il accompagna son père à la bataille de Furnes (1297) où il fut blessé. Il mourut l’année suivante de ses blessures. Inhumé avec sa femme Blanche de Bretagne (1270 -1327), fille aînée de Jean II, duc de Bretagne. Tombe de marbre dans le chœur dont il ne reste rien.
 
BOURBON
Dans la chapelle Saint-Thomas d’Aquin dédiée aux Bourbons, dont la moitie nord serait aujourd’hui recouverte par la rue Cujas entre les rues St-jacques et Toullier, on pouvait lire cette épitaphe commune :
BOURBON Béatrice de (1320 -1383)
Fille de Louis Ier de Bourbon, reine de Bohême par son mariage avec Jean de Bohême, malgré la mort de son époux à Crécy (1346) et son remariage, elle conserva son titre de reine de Bohême. La statue sur le chapiteau sous lequel se trouvait son épitaphe est conservée en la basilique Saint-Denis. Il ne reste rien de son tombeau en marbre noir.
Col. Gaignières. BnF
© Erwan Le Marchand
BOURBON Louis Ier, comte de Clermont (1279 - 1342)
 
Fils de Robert de Clermont et de Béatrix de Bourbon, Louis de Bourbon, dit le Grand ou le Boiteux était aussi comte de Vendôme. C’est ainsi que sa descendance forma la branche capétienne des Bourbon-Vendôme à laquelle appartenait le futur Henri IV. L’aîné de ses fils, Pierre, lui succéda comme duc de Bourbon pendant que Jacques, comte de la Marche, perpétrait la branche des Vendôme.  Huit ducs se succédèrent à la tête du duché de Bourbon. Louis fut le premier d’entre eux.
Fidèle soutien de la royauté, Considéré comme le prince le plus honnête de son temps, à la mort de sa mère, Louis Ier eut conscience  d'ouvrir un nouveau lignage de sires, puis de ducs de Bourbon. Malgré ses importantes charges auprès du roi, il désira signifier par sa sépulture son souci d'implantation locale en Bourbonnais. Il conçut un projet très important à Bourbon-l'Archambault, château le plus moderne de ses terres. En 1315, un an avant d'annoncer son intention d'y être inhumé, il fonda et fit construire la première Sainte-Chapelle imitée de celle de saint Louis.
Puis, peu après le décès de son père, dont il renouvela la double élection de sépulture à Paris, il revint sur le choix de
Bourbon-l'Archambault au profit de Paris. Il affirma ainsi la présence des Bourbons dans leurs églises parisiennes,
devenues dans la première moitié du 14ème siècle les nécropoles presque exclusives des reines et de tous les seigneurs
du sang royal.
 
Le premier duc de Bourbon garda cependant le souci de marquer la présence perpétuelle de sa famille en Bourbonnais et
réorganisa à cette fin la nécropole de Champaigue. Il y commanda des tombeaux pour son aïeule Agnès de Dampierre,
dame de Bourbon, pour sa mère Béatrix, et pour ses enfants et les fit disposer dans le chœur de manière à affirmer la continuité entre les Dampierre et la nouvelle lignée. Sépultures de Bourbons
   
BOURBON Marguerite de (1289 – 1309)
Fille de Robert de Clermont,et donc sœur de Louis Ier de Bourbon, elle épousa le margrave Jean Ier de Namur.
 
BOURBON Pierre Ier de (1311 –1356)
Fils de Louis Ier de Bourbon, il fit ses premières armes en 1341 sous les ordres du futur roi Jean II et combattit en Bretagne alors en pleine guerre. Présent et blessé à Crécy (1346), il fut envoyé dans le Languedoc en 1355 avec le titre de lieutenant général du roi et accomplit sa mission avec succès. Combattant à la bataille de Poitiers, il y fut tué en faisant rempart de son corps devant son roi.
Sur sa tombe en marbre noir, son gisant en marbre blanc le représentait en chevalier, les mains jointes, un lévrier sous ses pieds.
Collection Gaignières. BnF
BOURBON-LAMARCHE Anne de (vers 1375 - 1408)
Fille de Jean de Bourbon comte de La Marche, épouse de Jean de Berry, comte de Montpensier, puis de Louis VII de Bavière, morte en couches à Paris.
 
BRETAGNE Catherine de († 1278)
Mystère autour de cette dame (une princesse ?)  à la tombe fleurdelisée avec un dragon sous ses pieds, indiquant clairement l’appartenance à une haute lignée voir un lien avec la maison de France.  
Col. Gaignières. BnF
► CLÉMENCE DE HONGRIE
 
► CLERMONT Robert de
 
► COEFFETEAU Nicolas (1574 – 1623)
Théologien, littérateur et prédicateur connu pour son éloquence, considéré en son temps comme un grand prosateur de la langue française, dont la pureté de langage servit de modèle à Vaugelas, il écrivit divers ouvrages, notamment des livres de piété et une Histoire romaine qui lui valut sa renommée.
CRITTON ou CHRICHTON George (v. 1555 – 1611)
Ecossais venu à Paris pour étudier les humanités, il se rendit  à Toulouse où il étudia et enseigna le Droit. Revenu à Paris, il renonça au Droit et à rentrer en Ecosse où, catholique, la Réforme protestante aurait pu mettre sa vie en danger. Professeur au Collège royal de France, où il obtint la chaire de grec, il finit par être reçu jurisconsulte à l'Université de Paris en 1609. Il a laissé quelques pièces en vers et quelques discours en latin, dont un éloge funèbre de Ronsard.
Sur sa tombe dans disparue, on pouvait lire l'épitaphe suivante : « George Critton, vivant docteur ès droits et historiographe et lecteur du roy ès langues grecque et latine », son buste et  une table en marbre portant une deuxième épitaphe en grec et en latin.
DORMY Claude (v. 1563 – 1626)
Nommé évêque de Boulogne en 1600, quatre ans plus tard, soupçonné d’avoir attenté à la vie d’Henri IV par la sorcellerie, il fut embastillé puis libéré car les perquisitions à son domicile ne révélèrent jamais le moindre signe de maléfice.
Millin
► EVREUX Louis de France, comte d’ et son épouse Marguerite d'Artois
 
FOIX Gaston Ier de (v. 1287 – 1315)
 
Gendre de Philippe d’Artois, il participa à la bataille de Courtrai (1302) puis,  revenu dans ses états, il lutta contre son cousin germain Bernard VI, comte d’Armagnac qui lui contestait le Béarn, conflit auquel Philippe IV les obligea à mettre un terme en 1303.  Reparti combattre pour le roi en Flandre, il était  présent à la bataille de Mons-en-Pélève (1304). Ses villes fuxéennes se révoltant contre les agents royaux qui voulaient lever une aide pour financer la poursuite des guerres flamandes, il soutint ses administrés et refusa de livrer les meneurs. Après une saisie partielle du comté de Foix par le sénéchal de Carcassonne, Gaston rentra en grâce. De nouveau en guerre contre l’Armagnac, Philippe IV le convoqua, l’emprisonna au Châtelet puis le libéra contre le paiement d’une forte amende.  
Il accompagnait Louis X dans une nouvelle guerre contre la Flandre lorsque, malade, il mourut   à l'abbaye de Maubuisson. Il ne reste rien de sa sépulture.
 

HUMBERT Ier DE VIENNOIS ou de La Tour du Pin (v. 1240 – 1307)
Dauphin de Viennois par son mariage avec Anne, fille de Guigues VII du Viennois, dauphin de Viennois, il abdiqua en 1306 en faveur de son fils et mourut l’année suivante à la Chartreuse du Val Sainte Marie de Bouvante fondée par les dauphins. Sa dépouille fut transportée jusqu’aux Jacobins où il fut inhumé auprès de sa tante, la reine Clémence de Hongrie.
HUMBERT II DE VIENNOIS (1312 – 1355)
Petit-fils du précédent et dernier dauphin du Viennois, sans héritier, moyennant que le roi Philippe VI le sorte de gros embarras financiers vis-à-vis de la papauté, il fut contraint d’accepter la réunion du Dauphiné à la France et que le fils aîné du souverain porte le titre de Dauphin. Le 29 mars 1349, Humbert signa le traité de Romans avec la France et le 16 juillet, il aliénait ses droits viagers en faveur de Charles, aîné des petits-fils de Philippe VI, qui fut donc le premier à porter le titre de Dauphin de France avant de devenir roi sous le nom de Charles V.
Après avoir pris l’habit des Dominicains, il fut sacré patriarche d’Alexandrie puis, nommé archevêque de Reims, il décida d’entreprendre un voyage jusqu’en Avignon pour obtenir du pape le titre et la fonction d’évêque de Paris. Il n’acheva pas son périple puisqu’il décéda dans le couvent des jacobins de Clermont d’Auvergne. Sa tombe en cuivre le représentait dans son habit de jacobin.
Col. Gaignières. BnF
► L’AUBESPINE famille de
Plusieurs membres de cette vieille famille de conseillers et de secrétaires d'État avaient leur sépulture en ce lieu, dont :
 
L’AUBESPINE Claude de (†1567)
Fait secrétaire d’Etat par François Ier,  secrétaire des Finances d’Henri II et de Catherine de Médicis et secrétaire d’Etat chargé de la Champagne, de la Bourgogne, de la Bresse, de la Savoie, de l'Allemagne et de la Suisse, en 1548, le roi l'envoya en Languedoc avec le connétable de Montmorency pour combattre une révolte. En 1562, il négocia  la soumission des réformés de Bourges. En 1564-1566, il accompagna partiellement Charles IX lors du grand voyage autour du royaume et était présent à l'entrevue de Bayonne (juin-juillet 1565) avec la reine d'Espagne.
Le cœur de son fils (1545-1570) reposait avec lui.
Col. Gaignières. BnF
BOURBON seigneur de Beaujeu, Louis de (1388 -1404)
Fils puîné de Louis II de Bourbon.
Col. Gaignières. BnF
► L’AUBESPINE François de (v. 1584 – 1670)
Fils de Guillaume de L’Aubespine, militaire français, il servit successivement dans les armées des États de Hollande pour continuer la guerre contre l’Espagne, puis du royaume de France durant la première moitié du17ème siècle. Gouverneur de la ville de Bréda (Pays-Bas), il termina sa carrière avec le grade de Lieutenant général des armées du Roi. Il était le grand-père du duc de Saint-Simon.
L’AUBESPINE Jean (†1596)
Frère de Claude de l’Aubespine, conseiller au Parlement de Paris, évêque de Limoges puis d’Orléans de 1588 à sa mort.
 
LA PALLU ou LA PALU Pierre de (1280 – 1342)
Maître en théologie qu’il enseigna à Paris, légat en Flandre, nommé Patriarche de Jérusalem et évêque de Limassol (1329), au retour d’un voyage en Asie, il aurait voulu susciter une croisade. On lui doit des Commentaires sur les Sentences.
 
MALESEC  ou MALSEC ou  MALESSET Gui de († 1412)
A la fois neveu du pape Clément VI par son père et  du pape Grégoire XI par sa mère, nommé évêque de Lodève puis de Poitiers, en 1375, il fut nommé à l'église de la Sainte-Croix-de-Jérusalem et élevé au rang de cardinal avant de devenir évêque de Palestrina (1384 à 1412).Mais étant donné le schisme entre Rome et Avignon, sa nomination par Avignon fut contestée par l’archevêque de Pise. Néanmoins, doyen du sacré collège des cardinaux dans l'obédience d'Avignon d'août 1405 à juin 1409, il participa au Concile de Pise et à l'élection de l'antipape « pisan » Alexandre V. Sa sépulture disparue le représentait agenouillé.
Petite-fille d’Alphonse X de Castille, seconde épouse de Charles II d’Alençon, son cœur et ses entrailles furent déposés au couvent des Célestins. Son gisant est consrvé avec celui de son mari en la basilique Saint-Denis.
Col. Gaignières.BnF
MARIE D’ESPAGNE ou DE LA CERDA (v. 1319 – 1379)
© Erwan Le Marchand
PASSERAT Jean (1534 – 1602)
Excellent orateur, professeur et poète français et latin, à la fois humaniste très éclairé et homme de lettres léger et spirituel, s’il est de nos jours bien oublié, sa réputation fut longtemps reconnue.
Professeur d’éloquence et érudit, son œuvre fut en partie constituée de ses cours et leçons inaugurales. Mais l'érudit se doublait aussi d'un satirique (il fut l'un des rédacteurs de la Satire Ménippée contre le roi d'Espagne qui soutint la Ligue).
Poète vernaculaire dans l'Adieu à Phébus et aux Muses (1559), l'Hymne de la Paix (1563) et le Recueil des œuvres poétiques de Jean Passerat (1606), ensemble de pièces d'inspiration patriotique, religieuse et facétieuse mais aussi poète néolatin dans les Kalendae Januariae, recueil des épigrammes que Passerat, au début de chaque année, avait coutume d'adresser en guise d'étrennes à son hôte et protecteur, Henri de Mesmes.
Proche d’Henri III, il composa pour lui les Plaintes de Cléophon sur la mort de Danaïs, en l'honneur des trois mignons (Jacques de Caylus, Louis de Maugiron baron d'Ampus et Paul Stuard de Caussade de Saint-Maigrin), tués lors d'un duel. Il mourut aveugle et hémiplégique.
Tombe et éptaphe de Passerat. Col. Gaignières. BnF © MCP
ROSTRENEN Pierre de († 1440)
Chambellan de Charles VII capitaine breton, compagnon du connétable de Richemont, signataire du traité de Dinan (1422) entre le duc de Bourgogne et les états de Bretagne, le connétable de Richemont lui confia la garde de Pontorson après la reprise de Dinan par les Anglais. Recrutant une armée pour Richemont au début du siège d'Orléans, Rostrenen fut envoyé vers Jeanne d’Arc en "parlementaire" pour préparer son arrivée. Présent à Patay (1429) il mena la charge des bretons aux côtés des Français et des Écossais.
En 1439, il commanda un des trois corps de l'armée au siège de Meaux et, l’année suivante, lorsqu'éclata la Praguerie, il fut chargé du gouvernement de Paris où il mourut. Sur sa tombe en marbre noir, il était représenté en chevalier en marbre blanc.
Millin
VALOIS Agnès de (1345 – 1349)
Fille du roi Jean le Bon.
 
► VALOIS Charles Ier de
 

LES CŒURS  DE :
 
► ALENÇON Pierre d’
 
► ANJOU CHARLES Ier d’,  roi de Naples et de Sicile et frère de saint Louis
 
► CHARLES IV
 
►JEANNE II DE NAVARRE
 
► MARIE DE BRABANT  
 
►PHILIPPE III LE HARDI
 
►PHILIPPE III DE NAVARRE, comte d’Evreux époux de Jeanne II de Navarre.
 

LES ENTRAILLES DE :
 
► PHILIPPE V
 
► PHILIPPE VI
MAIS AUSSI et parmi tant d'autres...
 
Agnès d'Orchies († 1284) , Jeanne La Bricharde († 1312/1313)   et Jeanne La Roumaine († 1335) , toutes trois générales perpétuelles des Béguines de Paris
Jeanne La Bricharde. Col. Gaignières. BnF © MCP
Gautier Torigni (†1341)
Chevalier du duc de Normandie, futur Jean II.
Col. Gaignières. BnF © MCP
Sources :
- Antiquités nationales ou recueil de monumens (sic)… par Aubin-Louis Millin (1790)
- Epitaphier du vieux Paris –Tome VII
- Les 200 cimetières du vieux Paris de Jacques Hillairet. Editions de Minuit (1958)
(*) commentaire(s)
2 février 2014
Col. Gaignières. BnF © MCP
ALENÇON ou de Valois Charles II d’ (1297 – 1346)
Fils de Charles Ier de Valois et donc frère de Philippe VI, il fit ses premières armes en Guyenne sous les ordres de son père et, à son premier siège, montra un grand courage qu'il poussa jusqu'à une aveugle témérité. Nommé lieutenant général du royaume, il mata une rébellion à Saintes, suscité par les Anglais, et s'empara de plusieurs places fortes. Présent aux batailles de Cambrai (1339), Tournai (1340), il fut tué à Crécy où il commandait l'avant-garde.
Sa seconde épouse, Marie de La Cerda fut inhumée avec lui. Leurs gisants ont trouvé place en la basilique Saint-Denis.
MATTHIEU abbé († 1227)
Après ses études à l’Université de Paris, il suivit Simon de Montfort dans la croisade contre les Albigeois qui le nomma prieur de Saint-Vincent de Castres qu’il venait de fonder. Entraîné par sainteté de saint Dominique qu’il voyait souvent, il renonça à ses fonctions pour être un de ses seize disciples assemblés à Toulouse en 1216. Saint Dominique l’envoya l’année suivante à Paris où il fut supérieur du couvent jusqu’à sa mort.
Il fut le seul de l’ordre à porter le titre d’abbé car dès 1220 il fut décidé que les supérieurs de l'ordre seraient nommés prieurs et non abbés. Inhumé dans la petite sacristie (ancienne chapelle St-Jacques) puis transporté dans le chœur de la grande église, sa pierre tombale fut retrouvée lors de travaux en 1726 avant de redisparaitre à la Révolution.
 
► MEUNG Jean de
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-Eglise St-Landry (75) (disparue)
-Eglise St-Laurent (75)
-Eglise (cathédrale) St-Louis-des-Invalides (75)
-Eglise St-Louis-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise et cimetière (disparu) St-Louis-en-l'Île (75)
-Eglise St-Marcel (75) (disparue)
-Eglise St-Martial (75) (disparue)
-Eglise St-Médard (75)
-Eglise St-Merry (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Chardonnet (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-des-Champs (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-St-Louis (75)
(ancien couvent des Jésuites)
-Eglise St-Pierre-aux-Arcis (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-aux-Boeufs (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-de-Montmartre
-Eglise St-Roch (75)
-Eglise St-Sauveur (75) disparue
-Eglise St-Séverin (75)
-Eglise St-Sulpice (75)
-Eglise St-Symphorien et St-Luc (75) (disparue)
-Eglise St-Thomas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise Ste-Croix (75) (disparue)
-Eglise Ste-Geneviève-des-Ardents (75) (disparue)
-Eglise Ste-Marine (75) (disparue)
-Eglises et cimetières de l'île de la Cité (75) (disparus)
 
-Grottes vaticanes
 
-Mausolée d'Auguste à Rome
-Mausolée de Mausole à
Halicarnasse (Bodrum) Turquie (disparu)
-Mémorial du Mt-Valérien (92)
 

-Panthéon
-POMPES FUNÈBRES, AUTREFOIS et leurs métiers disparus
-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
Dernière mise à jour
au 18 mars 2017
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