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Paris vers 510
ABBAYE SAINTE-GENEVIEVE (Paris) (disparue)
Déjà sous les gallo-romains
 
Au début de notre ère, à Lutèce, la rive nord de la Seine, recouverte de marais et de forêts, était inhabitable. Les habitants s’établirent sur la rive sud (gauche) et, pendant les deux premiers siècles, toute une ville romaine s’étagea sur les pentes d’une colline appelée le mont Lucotecius dérivé du mot Lutèce.
Cette colline était dominée par un grand temple, peut-être dédié à Bacchus, faisant pendant à ceux élevés sur la butte Montmartre en l’honneur de Mercure et de Mars. Il s’agissait d’une importante construction, entourée de vignobles et d’exploitation, dont des vestiges furent retrouvés en 1358 au niveau du 20 rue Soufflot.
En 276, l’invasion des Barbares poussa la population à se réfugier dans l’île de la Cité alors que toute la rive gauche était pillée et détruite.
 

Clovis Ier et Geneviève: la première basilique
En 510, en remerciement de sa victoire de Vouillé sur les Wisigoths, Clovis Ier, qui avait fait de Paris sa capitale, fit construire une basilique dédiée à Dieu sur l’emplacement d’une partie de terrains du temple romain. Cette première basilique était dédiée aux saints Apôtres Pierre et Paul.
 
Selon la légende, Clovis lui avait donné comme longueur la distance qu’il avait couverte du jet de sa francisque. Clovis, ayant dans l’idée d’en faire une nécropole dynastique s’y fit inhumer en premier auprès de sainte Geneviève dont le tombeau avait été englobé dans la basilique.
 
Au 9ème siècle le vocable d’origine disparut officiellement au profit de celui de Sainte-Geneviève qui, selon la tradition, avait pour habitude de venir y prier en empruntant un chemin devenu la rue de la Montagne Sainte-Geneviève.
La reine Clotilde, veuve de Clovis, fit achever les travaux et l’église fut bénie par saint Remi. En 543, ce fut au tour de Clotilde de s’y faire ensevelir.
 
Dès l’inhumation de Geneviève, des religieux s’établirent autour de l’église et c’est vers la fin du 6ème siècle que fut fondé le monastère Sainte-Geneviève détruit par les Normands en 885. Il se rétablit rapidement ; mais en 1147 un incident survenu en présence du pape Eugène III provoqua le remplacement de ses chanoines, plus ou moins sécularisés, par des chanoines réguliers venus de l’abbaye Saint-Victor en 1148. L’abbaye devint alors aussi puissante et opulente que celle de Saint-Germain-des-Prés. Elle subit plusieurs remaniements durant les siècles.
1572  (plan Braun et Hogenberg)
1615 (plan Merian)
Au 18ème siècle (plan Turgot par Bretez)
La bibliothèque en 1773 (BnF)
Paris vers 510
De nos jours © MCP
Au début du règne de Louis XV, l’église, rebâtie sous Philippe Auguste, était bien délabrée et son style gothique bien contraire aux goûts de l’époque. Autant de raisons qui firent que Louis XV, tombé malade, fit vœu, s’il guérissait, de la remplacer par une autre qui serait de surcroît plus adaptée au goût du moment. Le roi survécut. Bâtie sur la pointe culminante des jardins de l’abbaye, la nouvelle église Sainte-Geneviève commencée en 1755 ne fut achevée qu’au début de la Révolution : c’était le futur Panthéon.
 
C’est à partir de cet instant que l’on s’y perd parfois un peu car en fait trois églises ont alors coexisté dans un espace réduit :
L’église Saint-Etienne-du-Mont, construite au début du 13ème siècle et accolée à l’église abbatiale Sainte-Geneviève (1)
L’ancienne église abbatiale Sainte-Geneviève qui n’avait pas encore été détruite (2)
La nouvelle église de Louis XV, elle aussi sous le vocable de sainte Geneviève et qui deviendra le Panthéon (3)
Van Merlen. 17ème siècle
St-Etienne-du-Mont (à gauche)
Ste-Geneviève (à droite) en 1680
La tour Clovis © MCP
Le cloître © MCP
L'ancien réfectoire des moines transformé en chapelle © MCP
L'escalier d'honneur qui, un temps, débouchait sur un jardin  © MCP
Vestiges...  © MCP
Toutefois, les bâtiments conventuels ayant été affectés à un établissement d’enseignement en
1791 : l’Ecole centrale du Panthéon qui devint le prestigieux lycée Henri IV. Leurs vestiges de diverses époques (caves, réfectoires, cloître, escaliers,…) existent toujours jalousement conservés au sein de ce lycée. Mais ce dont tout le monde peut encore profiter, c’est de son ancien clocher, appelé à tort la « tour Clovis », construit sur les plans du chanoine Thibaut et encastré dans le lycée.
Jusqu’en 1750, il était surmonté d’une haute flèche (gravure ci-après), et d’un petit clocheton à chaque angle. Cette tour, restaurée en 1895, est classée. Elle renferme une horloge à carillon de Gallon, donnée en 1743 à l’abbaye par le duc d’Orléans.
L’église et l’abbaye furent fermées en 1790 et détruites de 1802 à 1807, année où furent effectuées des fouilles permettant le dégagement de cryptes mérovingiennes. La rue Clovis, ouverte en 1807, passe exactement sur l’emplacement de l’église.
Démolition de la nef en 1807
La rue Clovis ouverte sur l'emplacement de l'abbaye
De nos jours
Les tombes mérovingiennes
 
Jusqu’au invasions des Normands au 9ème siècle, les habitants qui se groupèrent auprès de l’abbaye primitive disposèrent d’un cimetière, le cimetière Saint-Pierre-Saint-Paul qui dut être assez important puisque des tombes mérovingiennes furent découvertes, dès le 16ème siècle rue Descartes, puis plus tard rue Cujas, rue Clovis et rue Laplace dans laquelle furent trouvés, en 1909, 63 sarcophages du 6ème siècle. Tous avaient violés depuis longtemps.
En effet, la richesse des sépultures franques fut une cause des violations de sépultures au cours d’une période s’étendant de Clovis Ier à Charlemagne. Les morts étaient alors vêtus de leurs plus riches vêtements et portaient leurs armes et bijoux, coutume qui ne fut supprimée qu’en 800 par un concile.
 
Déjà, en 1628, le cardinal de la Rochefoucauld avait fait modifier les dispositions générales de la crypte qu’on atteignait par deux escaliers qui, en approchant du sol de la crypte, déviaient  vers le centre pour donner accès à une galerie semi-circulaire qui conduisaient aux chapelles basse ainsi qu’à la partie centrale. Les voûtes étaient supportées par des piliers et des colonnes. Au milieu de cette église souterraine, et directement au-dessous du maître-autel, s’élevait le cercueil de sainte Geneviève. Il était vide puisque ses reliques étaient conservées dans une châsse située derrière l’autel principal de l’église abbatiale.  Un monument en pierre contenait ce cercueil et des grilles scellées entre les colonnes protégeaient l’ensemble du tombeau. Auprès de lui, dans deux niches latérales, on trouvait les monuments de saint Céran et saint Prudence, évêques de Paris. Dans une chapelle on trouva une sépulture non identifiée.
 
Sa démolition, en 1807, par l’administration des Domaines,  et la construction de la rue Clovis furent l’occasion d’une campagne de fouilles. On trouva 32 sarcophages déjà ouverts et spoliés par les Normands ; les squelettes enfermés, couverts d’une couche de magnésie, tombèrent en poussière quand on les toucha.
Disposition des sarcophages résultant de plusieurs fouilles © MCP
Fouilles de 1807. Dessin de A. Bourla
Parmi ces sarcophages, on s’attachera aux cinq découverts sous le chœur. Cinq sarcophages en pierre dont trois étaient ornés de croix barbares à leurs extrémités comme on les exécutait dans les premiers temps du christianisme en France. Parmi ces trois, un portait des palmes comme on voit sur certains tombeaux des catacombes. Un second, plus grand que les autres, contenait un squelette enveloppé encore des restes d’un vêtement ; à ses quatre angles étaient disposés des vases de terre jaune ornés de bandes parallèles peintes en rouge. Ils contenaient du charbon, indiquant qu’on y avait brûlé des parfums au moment de la cérémonie funèbre pour atténuer les exhalaisons du corps. Les deux autres tombeaux, sans ornements, appartenaient à des enfants.
Depuis le 13ème siècle jusqu’à la Révolution, une statue couchée de Clovis avait occupé le chœur de l’église abbatiale. Les cinq cercueils furent trouvés au-dessous de l’emplacement de cette statue. On attribua ces sarcophages à Clovis, Clotilde, à leur fille Clotilde et aux jeunes princes.
Transportés au Musée des Monuments français, ils y restèrent jusqu’en 1817 avant de disparaître sans jamais avoir été retrouvés, ce qui est fort dommageable pour celui attribué à Clovis. Sans aucune preuve formelle, ce que les techniques actuelles auraient peut-être pu amener, la sépulture de Clovis est toujours considérée comme n’ayant jamais été découverte à tort ou à raison...
 
Vers la fin du règne de Louis-Philippe les ossements retrouvés de religieux furent transportés aux Catacombes.  
Enfin, des fouilles récentes ont encore mis à jour des pierres tombales de religieux. Faute des fonds nécessaires, elles ont été arrêtées.  
© MCP
© MCP
En 1624, suite à certains relâchements, le cardinal François de La Rochefoucauld, alors abbé commanditaire de l’abbaye, y rétablit une observance rigoureuse et faisait du lieu le centre de la puissante congrégation « de France » ou des Génovéfains qui suivait la règle de saint Augustin.
 
Outre une très riche bibliothèque, l’abbaye possédait un cabinet de curiosités, créé par le Père Claude du Molinet au 17ème siècle, que venait visiter un public éclairé.
Très célèbre sous l’Ancien Régime, ce cabinet se composait d’une collection de pièces naturelles et archéologiques rares et curieuses, des suites numismatiques, de pièces d'antiquité et d’objets ethnographiques provenant de différents continents rapportés de voyages d'exploration (un casse-tête huron ou un bâton de cérémonie amérindien), de maquettes de navires et autres curiosités.
Mais, contrairement à la bibliothèque, le cabinet de curiosités de l'abbaye Sainte-Geneviève ne fut pas préservé par la Révolution, la majeure partie de ses éléments se voyant alors confiée à d'autres institutions.
Ayant évité de prendre part aux excès de la Ligue, il reconnut Henri IV après son abjuration du protestantisme. Cardinal en 1607, Grand aumônier de France en 1618, il devint abbé commanditaire de l’abbaye Sainte-Geneviève l’année suivante. Il participa aux négociations entre Marie de Médicis et Louis XIII lors des "guerres de la mère et du fils", qui aboutissent à un accord le 30 avril 1619. Après avoir quitté sa charge de président du Conseil en 1624, il se consacra avec Richelieu, à la réforme de l'ordre monastique.
Tombeau du cardinal dans la chapelle St-Jean-Baptiste de l'église Sainte-Geneviève (dessin de Brosse)
Tombeau du cardinal à Ivry
Photo Topic Topos
Physicien distingué, Rohault, célèbre propagandiste de la physique cartésienne, composa un Traité de physique en 1671 qui eut une grande influence sur la formation de plusieurs générations d'étudiants de la fin du 17ème siècle jusqu'au milieu du 18ème. Dans ce traité, divisé en quatre parties, qui se distingue des livres de physique antérieurs par la place donnée à l'expérimentation, il exposa les principes de la physique de Descartes, déduisant les lois générales de l'hydrostatique, de l'optique, du magnétisme, de la capillarité.En copernicien qu'il était, il aborda également  les doctrines traditionnelles de cosmographie,  développa une théorie de l'aimantation ainsi qu'une étude détaillée du mouvement des corps animés, etc.
Ami de Molière, admirateur de Blaise Pascal, il fut accusé d’hérésie et se défendit par la publication de ses Entretiens sur la philosophie en 1672 peu avant sa mort.
►ROHAULT Jacques ( vers 1620 – 1672)
Monument au cœur de Rohault
►MOLINET Claude du (1661 – 1728)
Prêtre érudit, il s’occupa de critique sacrée d’histoire de France et écrivit des ouvrages relatifs à la Bretagne et au Mont-Saint-Michel. Il mourut alors qu’il était procureur général de la congrégation des Génovéfains.
Intérieur de l'abbaye avant sa destruction
Le cimetière
 
L’abbaye possédait son cimetière autour du chevet dans lequel on notera la présence de :
 
►LEFÈVRE Nicolas († 1705)
Prêtre, sous-précepteur du roi d’Espagne, Philippe V, des ducs de Bourgogne et de Berri, il était connu pour son éminente vertu.
 

Furent inhumés dans l'abbaye
 
Des simples moines aux abbés, de nombreux religieux reposèrent en ce lieu. Parmi eux : Joseph Foulon (1607) et Benjamin de Brichanteau, évêque de Laon (1619), ou les trois premiers abbés de la réforme : le père Faure (1641), François Boulart (1667) et le père Blanchart (1675).
On comptait aussi des gentilshommes et quelques personnalités.
Pierre tombale de Bajamin de Brichanteau. Col. Gaignières © MCP
►CATHERINE D’ALENÇON (1396-1462)
Fille de Pierre II d’Alençon, elle avait épousé Pierre d’Evreux-Navarre (1412) en 1411. Veuve l’année suivante, elle convola en 1413 avec Louis VII de Bavière (1368-1447), frère de la reine Isabeau de Bavière dont elle fut la demoiselle d’honneur.Duchesse de Bavière, dame de Mortain, vicomtesse de Beaumont-sur-Maine, etc., elle survécut à ses deux époux et fut inhumée en l’abbaye Sainte-Geneviève où sa tombe se présentait sous la forme d’une pierre plate portant son effigie dans un riche encadrement d’architecture.
Néanmoins, dans le couvent disparu des Chartreux où reposait son premier mari, à côté du gisant de ce dernier, on pouvait aussi voir le sien qu’elle avait commandé  de son vivant entre 1412 et 1415. Pourquoi, quand et comment a-t-il été
déposé là ?  Etonnamment, il semble être la copie conforme de celui de Sainte-Geneviève. Serait-ce tout simplement le même qui aurait été déplacé à une date inconnue ?  De nos jours,  il est conservé au Musée du Louvre.
Sépulture à Sainte-Geneviève. Col. Gaignières BnF © MCP
D'après Millin © MCP
Gisant en provenance des Chartreux © MCP
►CÉRAN ou CÉRANNE ou CÉRAUNE saint († 615)
Evêque de Paris, un de ses contemporains fit l'éloge du soin avec lequel il recueillait les récits relatifs aux martyrs.
A sa mort, on l'inhuma dans la crypte de la basilique des apôtres où reposait sainte Geneviève. En 1253, ses reliques furent déplacées pour être mises sur les autels dans l'église Sainte Geneviève. Tombeau identique à celui de saint Prudence. Ces deux sépultures étaient placées de façon symétrique à droite et à gauche du sarcophage de sainte Geneviève.
►CLOTILDE sainte (femme de Clovis Ier)
 
►CLOTILDE  († 531)
Fille de Clovis et de Clotilde, elle avait épousé Almaric roi des Wisigoths en 511. Demeurée dans la foi catholique elle fut persécutée par son marI qui était arien. Délivrée par son frère, Childebert, après une expédition en Espagne, elle mourut sur le chemin du retour.
 
CLOVIS Ier
 
►DESCARTES René, après le retour de sa dépouille en France
 
►FAURE Charles (1594 – 1652)
Premier supérieur général des chanoines réguliers de la Congrégation de France (génovéfains), il travailla avec zèle, de concert avec le cardinal de La Rochefoucauld, à la réforme des congrégations religieuses. Il fut prieur de l'abbaye Saint-Vincent de Senlis et gouverneur de la congrégation dès le début jusqu'à son décès. Charles Faure a laissé pour plusieurs ordres des Constitutions, toutes remplies de l'esprit de Dieu. Ses entra
 
►GENEVIÈVE sainte
 
►GOY ( † 1413 ?)
Boucher de son métier, il fut l’un des chefs de la faction des cabochiens sous Charles VI. Tué en Beauce par les Armagnacs, son corps fut ramené à Paris et inhumé à Sainte-Geneviève où, selon Jouvenel des Ursins, on lui fit « moult & honorables obsèques, autant que si c’eût été un grand Comte ou Seigneur, et y fut présent le duc de Bourgogne avec foison de
peuple (sic). »
 
► GUNTHER, fils de Clodomir et de Gontheuque
 
► La Rochefoucauld  François de (1558 – 14 février 1645)
Col. Gaignières © MCP
D'après Millin © MCP
Mais où fut-il vraiment inhumé ? Près du tombeau de Descartes, il existait bien un monument de marbre blanc traité en bas relief, posé sur deux consoles et enfermant un ovale de marbre noir avec une épitaphe en latin, mais qui laisse davantage penser à un cénotaphe qu’à une sépulture.
Epitaphier du vieux Paris © MCP
►THÉODEBALD, fils de Clodomir et de Gontheuque
 
Mais aussi les entrailles de :
 
►AGNÈS de Savoie († 1508)
 


Sources principales :
-Dictionnaire des rues de Paris de J. Hillairet- Ed. du Cherche Midi (1963)
-Catalogue du cabinet des curiosités de l’abbaye Sainte-Geneviève (Bibliothèque Sainte-Geneviève)
-Abélard enseigne sur la montagne Sainte-Geneviève : www..pierre-abelard.com
-Statistique monumentale de Paris d’Albert Lenoir
-Un exemple d'utilisation du Minutier central de Paris : la bibliothèque et les instruments scientifiques du physicien Jacques Rohault selon son inventaire après décès. Article de Trevor McClaughlin et Guy Picolet Revue d'histoire des sciences  Année 1976  Volume 29  Numéro 1  pp. 3-20
-Dictionnaire de la ville de Paris et de ses environs –Tome I (1779)
-Antiquités nationales, ou Recueil de monumens pour servir à l'histoire ...par Aubin-Louis Millin –Tome cinquième –An VII (1798)
(*) commentaire(s)
►PRUDENCE saint (vers 400)
Evêque de Paris. Tombeau en forme de sarcophage dans la crypte. Identique à celui de saint Céran, ces deux sépultures étaient placées de façon symétrique à droite et à gauche du sarcophage de sainte Geneviève.
Sculpté dans le marbre par Philippe de Buyster (1595-1688), le tombeau fut transféré de la chapelle Saint-Jean-Baptiste de l'église Sainte-Geneviève à l'hospice d'Ivry-sur-Seine (actuel Groupe hospitalier Charles-Foix - Jean Rostand) auquel le cardinal avait fait de nombreuses donations.
Son coeur fut inhumé dans l'église du couvent des Jésuites de la rue Saint-Antoine et ses entrailles déposées dans l'église de l'hôpital des Incurables dont il était le fondateur.
Pourtant, de façon récurrente, à commencer par Jacques Hillairet dans son 200 cimetières du vieux Paris, il est considéré comme ayant été inhumé à Sainte-Geneviève. Mais, outre son épitaphe, d’autres éléments ne « collent pas » : toujours à côté de la sépulture de Descartes, « son maître à penser », se trouvait son monument au cœur. Un monument au cœur et une tombe réunis dans un même espace réduit, voilà qui serait exceptionnel, voire incohérent. Reste une possibilité : Selon son inventaire après décès (Minutier central de Paris), il mourut rue Quincampoix, et son décès fut enregistré à Saint-Merry, sa paroisse. N’y aurait-il pas été tout simplement inhumé ?
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au 18 mars 2017
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