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ORLÉANS Ferdinand-Philippe, duc d’Alençon (1844 – 1910) (25)
Sauf indication contraire, la webmaster est l'auteur des photos.
Epouse très aimée de Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, sa mort prématurée causa un vif chagrin à son mari.  Inhumée à Rambouillet, ses restes furent ramenés en la collégiale St-Etienne de Dreux sur l'initiative de son époux, avant d'être profanés et jetés dans un fosse avec ceux de plusieurs de ses enfants, de son mari et de ses beaux-parents.
CHAPELLE ROYALE DE DREUX (EURE-ET-LOIR)
La nécropole des Orléans
Collégiale St-Etienne et le château au 18ème siècle édifiés sur une motte autrefois stratégique. Sauf les remparts et quelques vestiges du château, tout a disparu.
En pleine tempête révolutionnaire, protégé par des populations reconnaissantes de sa bonté, il était le seul Bourbon qui n’avait pas été inquiété. Très éprouvé, il mourut le 4 mars 1793. Grâce à de multiples complicités, et bien que l’église de la collégiale Saint-Etienne soit fermée au culte, il y fut inhumé selon sa volonté.
Le 21 novembre, le caveau princier était profané. Le cadavre du duc et les restes de sa famille furent jetés dans une fosse du petit cimetière des chanoines qui semblait promise à l’oubli.
 
La duchesse d’Orléans
Seule survivante des sept enfants du duc, sa fille Louise Marie Adélaïde de Bourbon, avait épousé Louis Philippe d’Orléans, dit Philippe Egalité, qui avait péri sur l’échafaud. Expulsée de France et son héritage paternel confisqué au profit de la Nation, elle ne revint en France qu’en 1814.
 
L’église de la collégiale avait été démolie.  La duchesse, âgée et dont la vie n’avait été qu’une longue tragédie, décida de donner aux morts de sa famille une sépulture décente. Outre les  morts dramatiques  qui s’étaient abattues sur son frère, sa belle-sœur, etc., deux de ses fils, le duc de Montpensier et le comte de Beaujolais, étaient morts à un an d’intervalle.
 
Elle racheta le terrain en haut de la colline, où se situait l’ancienne collégiale, pour y édifier une chapelle qu’elle désirait voir s’élever autour de la tombe commune où gisaient son père et ses aïeux.
L’architecte Claude-Philippe Cramail fut chargé des travaux. Le 19 septembre 1816, la duchesse d’Orléans, après une nuit passée chez son amie, la duchesse de Tourzel, fit son entrée solennelle dans Dreux et posa la première pierre de l’édifice renfermant, gravée sur une plaque de cuivre doré, une inscription commémorant la fondation de ce « monument à la piété filiale ».
 
Le 22 mai 1818, après quatre ans de travaux souvent interrompus, l’un des caveaux reçut son premier cercueil, celui de la cinquième enfant du duc d’Orléans, futur Louis-Philippe, petite-fille de la duchesse, morte à l’âge de deux ans.
La duchesse douairière s’éteignit à son tour le 23 juin 1821 laissant à son fils, Louis-Philippe, le soin de poursuivre son œuvre.
Louis-Philippe fixa la disposition des sépultures pour plusieurs générations. Cette opération imposa de remonter les corps des caveaux pour les placer dans leur nouvelle demeure.
 
Le 22 avril 1844, les tombeaux furent ouverts pour préparer la translation du lendemain.
La caisse contenant les ossements retrouvés dans la fosse commune en 1822 était en ruine. Il fallut donc rassembler les restes, mêlés au bois et à des fragments de linceuls qu’on plaça dans un cercueil en chêne déposé par la suite dans le tombeau de la duchesse douairière.
A quoi pouvait bien songer le roi des Français en regardant les abatis familiaux qu’il fallait trier ?
 
Le 23 avril 1844 au soir, les cercueils avaient gagné les tombes qui leur étaient destinées. Le roi se chargea lui-même de la rédaction des épitaphes qu’il fit graver.
Le principal caveau ayant été libéré, Louis-Philippe le fit détruire et remplacer, en 1845, par une vaste crypte circulaire.
Enfin, renouant avec une vieille tradition, il fit placer des gisants sur les tombes de sa mère et de ses enfants. Leur exécution fut confiée au célèbre sculpteur James Pradier. Cet ensemble de statues constitue une exceptionnelle collection de sculptures funéraires.
 
La chapelle
 
Elle se divise en deux parties : la chapelle consacrée au culte et les sépultures.
La chapelle est surplombée d’une coupole, haute de 25 mètres, réalisée par Cramail.
De la bonne répartition de sa richesse artistique, il émane une élégance solennelle baignée d’une lumière zénithale provenant de la verrière créée au centre de la coupole. Ce vitrail, représentant le mystère de la Pentecôte,  est une oeuvre de Roussel d'après un carton de Larivière.
Louis-Philippe Ier
Accédant au trône en 1830, Louis-Philippe jugea la chapelle trop petite et voulut en faire une nécropole royale destinée à accueillir la dynastie naissante des Orléans. Le 23 juin 1842, par ordonnance royale, la chapelle royale de Dreux « était consacrée à la sépulture des princes et princesses » de la famille.
 
De 1839 à 1845, les travaux d’extension furent confiés à l’architecte Pierre-Bernard Lefranc qui ajouta, au premier édifice de style néoclassique, un ensemble néogothique et réussit un ensemble harmonieux..
Entouré d’un jardin anglais, il constitue un bel exemple d’architecture du 19ème siècle auquel les vitraux conçus par les ateliers de la manufacture de Sèvres apportent un éclat particulier.
La première chapelle
Vitraux transept nord. Michel Gauthier
La coupole et son vitrail
Vitraux du transept sud. Michel Gauthier
L'orgue classé
Les sépultures non accessibles au public
►  Le cœur de Philippe d’ORLÉANS, Régent de France (1674-1723). Inhumé en la basilique Saint-Denis.
Les sépultures de la chapelle accessibles au public
BOURBON-CONTI Louis François Joseph de (1734 – 13 mars 1814)
Bien que jouant un rôle effacé, en 1787, il fit partie de ceux qui, conscients du délabrement des finances du royaume, pressentaient la gravité de la crise que traversait la monarchie. Il émigra en 1789 pur revenir à Paris l’année suivante et se présenta devant les souverains avec une cocarde tricolore à son chapeau, tandis que les habitants de L'Isle-Adam le nommaient commandant de la garde nationale. Néanmoins, décrété d’arrestation le 6 avril 1793, il fut incarcéré au fort Saint-Jean de Marseille avec d’autres membres de la maison de Bourbon. Libéré en 1794, la loi de déportation, qui frappa l'ensemble des Bourbons en 1797, le mena sous bonne escorte à la frontière espagnole. Il mourut à Barcelone où il était réfugié et fut inhumé dans l’église Saint-Michel de la ville. Trente ans plus tard, Louis-Philippe, apprenant que cette église devait être démolie, ordonna le rapatriement de la dépouille de son grand-oncle à Dreux où elle fut ré-inhumée le 2 avril 1844 dans le couloir qui mène dans un petit caveau circulaire.
PENTHIÈVRE Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, duc de (1678 – 1737)
Père de Louis Jean Marie de Bourbon il était le dernier des enfants de Louis XIV et de la marquise de Montespan. Il fut légitimé et fait comte de Toulouse en 1681. Selon Saint-Simon, il était « un homme fort court, avec un accueil aussi gracieux qu’un froid naturel, mais glacial, le pouvait permettre ; de la valeur et de l’envie de faire, mais par les bonnes voies, et en qui le sens droit et juste, pour le très ordinaire, suppléait à l’esprit ; fort appliqué d’ailleurs à savoir sa marine de guerre et de commerce et l’entendant très bien. » Il fit un mariage d’amour en épousant Marie Victoire de Noailles.
NOAILLES Marie Victoire de (1688 – 1766)
Epouse en secondes noces du précédent, elle était la fille du maréchal duc Anne Jules de Noailles. Veuve en 1737, elle sut gagner la faveur de Louis XV en protégeant ses amours avec les sœurs Mailly-Nesle. Inhumée à Rambouillet, ses restes furent ramenés en la collégiale St-Etienne de Dreux sur l'initiative de son fils, Louis Jean Marie de Bourbon, avant d'être profanés et jetés dans un fosse avec ceux d'autres membres de sa famille.
Bien que n’ayant jamais attisé la haine des princes légitimes, comme ce fut le cas pour son frère, le duc de Maine, il connut la disgrâce et se retira dans son château de Rambouillet où il mourut des suites d’une opération.Inhumé à Rambouillet, ses restes furent ramenés en la collégiale St-Etienne de Dreux sur l'initiative de son fils avant d'être profanés et jetés dans un fosse avec ceux d'autres membres de sa famille.
ESTE-MODÈNE  Marie Félicité d’ (1726 – 1754)
Petit-fils en ligne bâtarde de Louis XIV et de la marquise de Montespan, il était l’un des hommes les riches de France. Vivant éloigné de la Cour dans ses domaines, l’histoire conserve la mémoire d’un homme d’une grande bonté. Beau-père de la princesse de Lamballe, il fut profondément affecté par les drames qui s’abattirent sur sa famille. De plus amples détails sur les circonstances de son inhumation se trouvent au début de l’article en cliquant sur son nom.
Cinq des sept  enfants du couple mort en bas-âge, dont les sépultures connurent le même sort que celles de leurs parents.
LAMBALLE Louis Alexandre de Bourbon, prince de (1747 – 1768)
Fils du duc de Penthièvre et de Marie-Félicité d’Este, il était avec sa sœur, la duchesse d’Orléans, le seul survivant des sept enfants du couple. Pour calmer sa jeunesse licencieuse, son père le maria à Marie-Louise de Savoie-Carignan, plus connue comme princesse de Lamballe et pour sa fin tragique. Epoux dissipé et infidèle, il mourut moins d'un an plus tard d'une maladie vénérienne, laissant son père désespéré. Inhumé à Rambouillet, ses restes furent ramenés en la collégiale St-Etienne de Dreux sur l'initiative de son père,  avant d'être profanés et jetés dans un fosse avec ceux de sa famille.
Le caveau des Penthièvre correspondant à l’ancien caveau de la collégiale Saint-Etienne où reposent :
- Le second, se situant un niveau en-dessous comprend la galerie occidentale et la crypte circulaire.
Les sépultures se répartissent sur deux niveaux :
 
- Le premier, en contrebas du lieu de culte comprend la chapelle de la Vierge et deux déambulatoires (nord et sud) avec comme point central le tombeau de Louis-Philippe Ier et de son épouse (point rouge).
La chapelle de la Vierge
 
LOUIS-PHILIPPE Ier
BOURBON-SICILE Louise-Marie-Amélie de, son épouse
 
ORLÉANS Ferdinand-Philippe d’ (1810 – 1842)
Fils aîné de Louis-Philippe, il conduisit une brillante carrière militaire principalement en Algérie où il participa à la prise de Mascara (1835), de Tlemcen (1836), de la partie intérieure du pays, entre Constantine et Alger, etc. Il consacra également ses soins à l’agrandissement des forces militaires du pays et à l’amélioration physique et morale des soldats. Ce passé militaire brillant accrut sa popularité et son prestige déjà très grands. Sincèrement préoccupé du sort des plus démunis, prince libéral, éclairé et mécène, il était très populaire. Se disposant à partir pour Saint-Omer, où il devait passer en revue une partie de l’armée d’opération sur la Marne, dont il venait de recevoir le commandement en chef, il se rendit le à Neuilly-sur-Seine pour faire ses adieux à sa famille.
Les chevaux de sa calèche s’étant emportés, le prince voulut s’élancer de la voiture. Se faisant, il tomba et sa tête heurta mortellement le pavé. Il décéda quelques heures plus tard privant son père d'un réel soutien qui lui manqua en 1848.
MECKLEMBOURG-SCHWERIN Hélène de (1814- 17 mai 1858)
Après des unions refusées et bien des tergiversations, le choix de l’épouse de Ferdinand-Philippe d’Orléans se porta sur Hélène de Mecklembourg-Schwerin de religion protestante. Bien qu’elle soit la nièce du roi de Prusse, Frédéric-Guillaume III, l’alliance était convenable, mais sans éclat. Ils se marièrent en 1837. En revanche, pour la princesse, il s’agissait d’un mariage brillant puisque son mari était appelé à succéder un jour Louis-Philippe. Libérale, comme son époux, le couple vivait en bonne entente.
Veuve, lorsqu’éclata la révolution de 1848 entraînant l’abdication de Louis-Philippe elle ne renonça pas aux droits de sa progéniture qu’elle tenta vainement d’imposer. Elle gagna alors l'Allemagne avec ses enfants où elle entama une longue période d'errance. Elle persévéra dans ses positions politiques en continuant à réclamer les droits de son fils aîné, Philippe d’Orléans. Par cette détermination, elle empêcha pendant longtemps les princes d'Orléans de se rapprocher du prétendant légitimiste au trône de France, le comte de Chambord et de réunir ainsi définitivement les monarchistes français. Elle mourut de la tuberculose en Angleterre.  On lui doit l'instauration de la tradition du sapin de Noël. Inhumée en la chapelle Saint-Charles Borromée de Weybridge, sa dépouille  fut transférée à Dreux le 09 juin 1876
Du fait de sa confession luthérienne, sa sépulture fut placée dans une chapelle annexe à celle de la Vierge.  Néanmoins, en imaginant la princesse rejoignant son époux par un mouvement de bras, le sculpteur Henri Chapu réussit à réunir le couple. Le gisant du prince est signé Pierre Loison.
Photo Michel Gauthier
Petite chapelle d'Hélène de Mecklembourg  en annexe à droite de la photo.
SALERNE Marie-Clémentine, princesse de (1816 – 3 septembre 1881)
Epouse de son oncle Léopold-Michel de Bourbon des Deux-Siciles, prince de Salerne et frère de la reine Marie-Amélie. A la mort de son mari, elle quitta Naples pour vivre auprès de sa fille et de son gendre, alors en exil près de Londres. Après la perte de sa fille en 1869, elle resta  auprès de son gendre et vint s'établir en France avec lui après 1871. Elle décéda près de Chantilly. D’abord inhumée en la basilique Santa Chiara de Naples, nécropole des rois des Deux-Siciles, sa dépouille fut par la suite transférée à Dreux. Son gisant est l'oeuvre de Charles-Joseph Lenoir.
ORLÉANS Adélaïde d' (1777 – 1847)
Dite Madame Adélaïde, elle était la sœur cadette de Louis-Philippe. Elevée comme son frère par Madame de Genlis dans des idées philosophiques, à la Révolution elle s’exila en Suisse alors que son père, Philippe Egalité, avait été guillotiné et que sa mère et ses frères étaient incarcérés. Devant fuir avec l’arrivée des troupes françaises, elle se réfugia en Allemagne puis à Barcelone où elle rejoignit sa mère Louise Marie Adélaïde de Bourbon, fondatrice de la chapelle. Conseillère la plus écoutée de son frère, lors de la Restauration, elle contribua à rallier autour de lui les hommes les plus distingués du parti libéral et à le décider d'accepter la couronne en 1830. Le gisant de son tombeau est signé Aimé Millet. Plus de détails dans l'histoire de la chapelle.
BOURBON-PENTHIÈVRE  Louise Marie Adélaïde de (1753 – 1821)
Mère de Louis-Philippe, son mariage avec Philippe Egalité intéressé par son immense fortune, ne fut pas heureux. Arrêtée, puis libérée en 1794 à la fin de la Terreur, elle se réfugia dans la fameuse pension de Jacques Belhomme où elle rencontra le conventionnel Jacques-Marie Rouzet avec lequel elle connut enfin l’amour. Englobée dans le décret de 1797, décret obligeant tous les Bourbons à quitter la Franc, elle s’exila en Espagne où elle apprit la mort de ses fils Beaujolais et Montpensier. Elle revint en France avec Rouzet , après chute de l'Empire.  Elle s'éteignit d'un cancer du sein, neuf mois après celui qui fut son compagnon d'infortune. Elle fut la fondatrice de la chapelle royale de Dreux. Son gisant est une œuvre de Jean-Auguste Barre.
A la suite de la  sépulture de Bourbon-Conti se trouve un petit caveau circulaire où fut inhumé:
Un cénotaphe de marbre blanc s'élève à la mémoire du duc de Penthièvre et de sa famille inhumés en ce lieu avant la destruction de la collégiale. Leurs restes furent déposés dans le tombeau de Louise Marie Adélaïde de Penthièvre, fondatrice de la chapelle.
Dans son tombeau, mis définitivement en place en 1844, on plaça un cercueil en chêne contenant les restes des membres de sa famille dont les sépultures en la collégiale Saint-Etienne de Dreux avaient été profanées durant la Révolution, à savoir : ses parents, grands-parents et six de ses frères et soeurs.
Déambulatoire nord
ORLÉANS Bathilde d’ (1750 – 1822) (7)
Epouse du dernier des Condés, Louis VI de Bourbon-Condé qui l'abandonna peu après leur mariage, elle était la mère du duc d’Enghien. Sœur de Philippe Egalité, à la Révolution elle se découvrit une foi en la République et prit le nom de « citoyenne Vérité ». Malgré tout, elle fut emprisonnée à Marseille avant d’être contrainte à l’exil en 1797. Reléguée près de Barcelone, elle fonda une pharmacie et un dispensaire à l'usage des nécessiteux qu’elle soignait elle-même. En 1804, elle apprit que Napoléon Ier venait de faire fusiller son fils dans les fossés du château de Vincennes. Pendant dix ans, l'Empereur refusa qu’elle ne mette un pied en France. Elle eut sa revanche à la chute de l’Empire, quand le peuple, voyant en elle la mère du « fusillé de Vincennes », l'acclama tout au long du trajet qui la ramenait à Paris. Alors qu'elle prenait part à une procession en marche vers le Panthéon, elle s’évanouit et mourut peu après sur le canapé d'un professeur de la Sorbonne.
ORLÉANS Louis Philippe Albert (1838 – 8 septembre 1894) (8)
Fils aîné de Ferdinand-Philippe d'Orléans, il devint de facto l’héritier des Orléans et le prétendant orléaniste au trône, sous le titre de comte de Paris, après le décès prématuré de son père en 1842. Contraint à l’exil en Angleterre avec sa famille en 1848, au début des années 1860, il se rendit aux États-Unis pour s’engager dans la Guerre de Sécession. De cette expérience, il ramena une Histoire de la Guerre civile en Amérique.
Après la chute du Second Empire en 1870, il regagna la France et s’investit dans la vie politique. Afin de renforcer les partisans d’une restauration monarchique, il reconnut le « comte de Chambord », fils de Charles X, et donc Bourbon, comme chef de la Maison de France.
L’intransigeance de ce dernier compromettant le retour à la monarchie, le comte de Paris rongea son frein jusqu’à la mort de son cousin en 1883, mort qui lui rallia la majorité des monarchistes. Mais la République s’étant renforcée, il dut à nouveau s’exiler. Bien qu’essayant d'intervenir dans les affaires de la France et espérant que chaque crise du pays lui apporterait le pouvoir, il mourut sans que son grand rendez-vous avec l’histoire n’ait jamais eut lieu. Du fait de la loi d'exil, il fut d’abord inhumé la chapelle Saint-Charles Borromée de Weybridge auprès de ses grands-parents. En 1958, son petit-fils, Henri d’Orléans, nouveau « comte de Paris » fit transférer sa dépouilleà Dreux. Tombeau sans gisant.
ORLÉANS Marie-Isabelle (1848 – 1919) (9)
Fille d’Antoine d’Orléans, dernier fils de Louis-Philippe Ier, elle épousa Louis Philippe Albert auquel elle survécut vingt-cinq ans. Elle décéda au palais de Villamanrique de la Condesa, près de Séville, résidence des Orléans d'Espagne.
Inhumée dans la chapelle Saint-Charles-Borromée de Weybridge, Surrey, sa dépouille fut rapatriée à Dreux en même temps que celle de son époux en 1958. Tombeau sans gisant.
ORLÉANS Ferdinand, duc de Montpensier (1884 – 1924) (11)
ORLÉANS Louis-Philippe-Robert (1869 – 1926) (10)
Fils des précédents, il fut prétendant orléaniste au trône de France sous le nom de « Philippe VIII » de 1894 à 1926, il fut aussi un explorateur, un naturaliste et un écrivain de renom. Profondément conservateur il se rangea, dès 1898, parmi les antidreyfusards convaincus s’aliénant ainsi davantage l'opinion publique libérale. Sa rencontre avec Charles Maurras (1908) constitua l'événement politique le plus important de sa vie. De fait, l’écrivain s’empara du mouvement monarchiste français pendant trente ans et réduisit à néant les courants royalistes antérieurs. D’ailleurs le prétendant au trône abandonna au père de l’Action française la réalité de la direction politique du mouvement royaliste pour se consacrer entièrement à ses expéditions aux quatre coins de la planète,  réalisant d'importantes découvertes scientifiques.
Frère du précédent, il mena plusieurs expéditions chez les Moï d'Indochine, ce qui lui valut d'être le dernier des membres de la maison d'Orléans à recevoir la Légion d'honneur de son vivant. À la veille de la Première Guerre mondiale, les puissances européennes songèrent un moment à le faire roi d'Albanie, ce que refusa le prince conscient que son frère aîné, le virtuel Philippe VIII, n’ayant pas d’enfants, il pourrait être le prochain prétendant au trône de France ou son géniteur. Il mourut d’une overdose de drogue sans héritier. La succession orléaniste passa donc à son beau-frère Jean d'Orléans « duc de Guise » (le « Jean III » des orléanistes). Tombeau sans gisant.
ORLÉANS Victoire, duchesse de Nemours (1822- 1857) (12)
Epouse de Louis d'Orléans, duc de Nemours et fils de Louis-Philippe Ier, elle décéda de suites de couches au début de l’exil en Angleterre de la famille royale déchue. Inhumée dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge. Sa dépouille fut transférée à Dreux en 1979.
Son gisant, du sculpteur Henri Chapu, qui se trouvait sur son tombeau à Weybridge, fut acheté par la Walker Art Gallery Museum de Liverpool. Tombeau sans gisant.
ORLÉANS Henri d', duc d'Aumale (1822 – 7 mai  1897) (13)
Cinquième enfant de Louis-Philippe Ier, il se distingua lors des campagnes en Algérie avant d’être exilé en 1848. Réintégré dans l’armée en 1872, il présida le conseil de guerre qui jugea le maréchal Bazaine pour sa capitulation à Metz en 1870 et obtint que sa peine capitale soit commuée en vingt ans de détention. Rayé des cadres de l’armée comme tous les princes de la famille appartenant à l’armée, en 1886, il quitta la France une seconde fois en raison de la loi d’exil. Il fut l'un des premiers bibliophiles et collectionneurs d'art ancien de son époque et, à son retour en 1889, fut élu académicien des Sciences morales et politiques, nommé directeur de l'académie de Besançon, docteur honoraire de l'Université d'Oxford et membre de l'Académie royale de Bruxelles.
Très épris de sa femme, veuf il ne se remaria jamais.
AUMALE, Marie-Caroline de Bourbon, duchesse d’ (1822 – 1869) (14)
Epouse du précédent, la sincérité de leur amour n’empêcha pas le décès en bas-âge de cinq des sept enfants du couple du à la consanguinité de leurs liens. Installé en Angleterre avec l’exil familial de 1848, elle décéda dans leur propriété de Twickenham.
Son gisant en marbre de Carrare est de Lenoir.
Les sept enfants du couple dont :
 
ORLÉANS François d’, duc de Guise (1854 – 1872) (15)
► un tombeau double pour cinq enfants morts en bas-âge (17)
ORLÉANS Louis d’, prince de Condé (1845 – 1866) (16)
Les trois tombeaux des enfants du duc d'Aumale
ORLÉANS Ferdinand, duc de Montpensier (1859 – 1873) (18)
Fils aîné d’Antoine d’Orléans Infant d’Espagne décédé au petit séminaire de La Chapelle Saint-Mesmin (Loiret)
Tombeau par Aimé Millet
ORLÉANS Louis (1867 – 1874) (19)
Fils cadet d’Antoine d’Orléans, décédé à l'âge de sept ans et inhumé avec son frère aîné. Sur un socle à côté de la sépulture Antoine Millet a signé une œuvre,  «  L’Enfant voilé »,  aussi touchante que remarquable:  le voile drapant le  jeune prince produit un effet de transparence qui permet de distinguer les traits du visage.
ORLÉANS Jacques et Charles (20)
Fils  de Louis-Philipppe-Albert, comte de Paris, morts au berceau. Sculpture signée Jules Franceschi.
ORLÉANS Charles, duc de Penthièvre (1820 – 1828) (21)
Quatrième fils de Louis-Philippe, mort à l’âge de huit ans.
ORLÉANS Françoise d’ (1816 – 1818) (22)
Mademoiselle de Montpensier, troisième fille de Louis-Philippe. Gisant par James Pradier
ORLÉANS Louis d’, duc de Nemours (1814 – 1896) (23)
Second fils de Louis-Philippe, il participa à la libération de la Belgique et aux campagnes d’Algérie. La mort de son frère aîné en 1842, le positionna comme régent en cas de règne de son neveu, Philippe d’Orléans. Lors de la révolution de 1848, conscient de son impopularité, il était alors prêt à renoncer à son titre de régent au profit de sa belle-sœur. Mais la tentative fut un échec et l'assemblée proclama la république. De son exil en Angleterre, il tenta vainement  de réconcilier les Orléans avec les Bourbons. En 1871,  de retour en France, il fut réintégrer dans l’armée avant d’être de nouveau contraint à quitter la France par la loi d’exil de 1886 frappant sa famille.  Au terme de ce nouvel exil, il revint en France et mourut à Versailles. Gisant par Campagne.
Troisième fils de Louis-Philippe, il entra dans la marine où il se distingua davantage par ses nombreuses explorations aux quatre coins de la planète que par de hauts faits militaires, sa carrière ayant été rythmée par les des contraintes d’exil. Revenu en France pendant la guerre de 1870, il combattit clandestinement les armées prussiennes.
En 1871, il fut élu député de la Manche et de la Haute-Marne. Il est aussi connu comme commandant de la frégate La Belle-Poule qui ramena les restes de Napoléon Ier en 1840.
Gisant par Antoine Mercier le représentant en uniforme d’amiral.
Second fils de Louis d'Orléans, duc de Nemours, il fut en élevé en Angleterre sa patrie d’exil. Rentré en France en 1871, il put enfin devenir officier dans l'armée de ce pays qu'il vénérait sans le connaître. Apprécié de ses soldats mais malmené par certains de ses supérieurs hiérarchiques à cause de sa naissance royale, il fut rayé de l’armée 1886 par la nouvelle loi d’exil frappant sa famille.
Par patriotisme il resta à Paris et devint membre du tiers-ordre franciscain et consacre une bonne partie de son temps aux bonnes œuvres. Après la mort tragique de sa femme, Sophie-Charlotte de Bavière, il chercha à prendre l'habit, ce que lui refusa le pape. Trompant son ennui, il parcourut l'Europe, utilisant ses relations familiales pour défendre les positions politiques de la France tout en menant une vie de plus en plus évangélique. Son gisant est de Charles-Albert Walhain le  représente dans la tenue des tertiaires de Saint-François, l'épée à son côté et le manteau royal sur ses pieds.
ORLÉANS François-Ferdinand, prince de Joinville (1818 – 1900) (26)
BRAGANCE Françoise de (1824 – 1898) (27)
Epouse du prince de Joinville, elle était la fille de Don Pedro Ier, empereur du Brésil. Sépulture sans gisant.
Fils de François d'Orléans prince de Joinville mort-né en 1849 (28)
Fils de Robert d'Orléans duc de Chartres mort en bas-âge (28)
Inhumés en la chapelle Saint-Charles Borromée  de  Weybridge, ils furent transférés le 09 juin 1876 à Dreux. Pas de gisant.
ORLÉANS Jean d', duc de Guise (1874 – 1940) (29)
Chef de la maison de France par les orléanistes en 1926, il ne fut jamais autorisé à intégrer l’armée française ou alliée pendant la Première Guerre mondiale et servit dans la Croix-Rouge. Installé à Larache (Maroc), il hérita du statut de prétendant. Mais le pape Pie XI interdisant aux catholiques de soutenir Maurras et l’Action française, les plus puissants soutiens de la maison d'Orléans, il s’éloigna de son fils soutenant l’extrême droite. Il mourut à Larache (Maroc) où il fut inhumé dans cimetière avant le transfert de ses restes à Dreux en 1957.
ORLÉANS Isabelle d’ (1878 – 1961) (29)
Epouse de Jean d’Orléans duc de Guise, elle était la fille de Louis Philippe d'Orléans, comte de Paris, et d'Isabelle d'Orléans. Décédée à Larache, sa dépouille fut rapatriée à Dreux. Tous deux reposent dans un tombeau sans gisant.
ORLÉANS Pierre, duc de Penthièvre ( 1845 – 1919) (30)
Fils de François d'Orléans, prince de Joinville, ne pouvant intégrer la marine française, une académie militaire américaine l’accepta. Il resta aux États-Unis qu’il servit jusqu’en 1864. Le refroidissement des relations franco-américaines lié l’intervention militaire du Second Empire au Mexique, l’obligea à quitter ses fonctions. Victime du paludisme, atteint d’une surdité irréversible, dès son retour en France en 1871, il se renferma dans l’étude et les voyages. Sépulture sans gisant.
ORLÉANS Emmanuel d', duc de Vendôme (1872 – 1931) (32)
VENDÔME Sophie-Joséphine (1898- 1928) (31)
Fille d'Emmanuel d'Orléans duc de Vendôme et d’ Henriette de Belgique, elle souffrait d’un handicap provoqué par des convulsions  peu après sa naissance.  Gisant par Charles-Albert Walhain
Fils de Ferdinand d'Orléans duc d'Alençon et de Sophie de Bavière
BELGIQUE Henriette de (1870 – 1948) (32)
Fille de Philippe de Belgique comte de Flandres et épouse d’Emmanuel d’Orléans.
Tous deux reposent dans une sépulture sans gisant.
ORLÉANS Robert d' (1866 -1885) (33)
Fils de Robert d'Orléans duc de Chartres et de Françoise d'Orléans. Sépulture sans gisant
ORLÉANS Henri d' (1867 – 1901) (34)
Fils de Robert d'Orléans duc de Chartes et de Françoise d'Orléans, il accomplit des missions d'exploration en Asie centrale et en Afrique et mourut d'une attaque de paludisme à Saigon. Son gisant , par Antoine Mercié, le représente terrassé par la mort, la main encore pose sur une carte géographique.
ORLÉANS Françoise d', duchesse de Chartres (1844 – 1925) (35)
Fille du prince de Joinville et épouse de son cousin germain le prince Robert d'Orléans duc de Chartres. Gisant par Paul-Jean-Baptiste Gasq.
ORLÉANS  Robert d’, duc de Chartres (1840 – 1910) (36)
Second fils de Ferdinand-Philippe d'Orléans, après avoir pris part à la guerre d'unification italienne aux côtés de la Maison de Savoie et de la France, il s'engagea aux côtés de son frère dans un autre conflit, la Guerre de Sécession où il combattit les sudistes. Revenu en Europe, il décida de se marier. Mais exilé et membre d'une Maison considérée comme illégitime par une grande partie des dynasties régnantes, il ne pouvait prétendre épouser une princesse étrangère, raison pour laquelle il se maria avec sa cousine germaine, Françoise d'Orléans-Joinville. En 1871, il combattit la Prusse sous un pseudonyme. Ses faits d’armes lui valurent d'être fait chevalier de la Légion d'honneur puis fut envoyé en Algérie pour y mater une révolte indigène avant d’être rayé des cadres militaires par la loi d’exil de 1886. Gisant par  Antonin Mercié
ORLÉANS  Marie d', duchesse de Wurtemberg (1813 – 1839) (37)
Seconde fille de Louis-Philippe et épouse d’Alexandre de Wurtemberg, elle était une artiste de talent. Elle sculpta l’Ange de la Résignation qui surmonte son tombeau et la statue de Jeanne d’Arc, de nos jours à Versailles, dont une reproduction figure près de son effigie signée Hector Lemaire.
Déambulatoire sud
Crypte circulaire et galerie occidentale
 
Située à un niveau inférieur des déambulatoires on y accède par une galerie dont la galerie occidentale.
Chef de la maison d’Orléans en 1940 et prétendant sous le nom d'« Henri VI », il appela les monarchistes à soutenir le maréchal Pétain en 1941. À Alger, en 1942, une conspiration s'organisa visant à lui permettre de prendre la place de l’amiral Darlan et de former un gouvernement d’union dans lequel de Gaulle aurait dirigé les affaires politiques. L’assassinat de l’amiral mit fin à ce projet. déçu dans ses espoirs,il mit fin à ses activités politiques en 1967.  En désaccord avec son fils aîné, il présenta son petit-fils, Jean d'Orléans, comme son successeur spirituel à la tête de la Maison de France. Séparé de son épouse depuis 1986, il finit ses jours auprès de Monique Friesz, sa gouvernante-secrétaire-dame de compagnie,...
ORLÉANS-BRAGANCE  Isabelle d’ (1911 – 2003) (38)
Séparée de son mari depuis 1986, la comtesse de Paris, considérée comme reine de France par les Orléanistes, retrouva sa place auprès de son conjoint dans la nécropole familiale.
 ORLÉANS François d’ (1935 – 1960) (40)
Fils des précédents, il trouva la mort en Grande Kabylie au cours de la guerre d’Algérie.
Galerie occidentale
 
Jadis se trouvait au centre de la galerie la sépulture de Louis-Philippe, comte d'Eu (1842-1922), fils aîné du duc de Nemours et de son épouse Isabelle de Bragance (1846-1921), fille de Don Pedro II, empereur du Brésil. Leurs dépouilles furent transférées dans ce pays en 1953 où ils reposent depuis 1971 dans la cathédrale de Petrópolis. Deux de leurs enfants sont inhumés dans la galerie.  
 ORLÉANS et BRAGANCE Antoine d’ (1881 – 1918) (41)
Fils du comte d'Eu et officier dans l’armée canadienne pendant la Première Guerre mondiale, il mourut dans un accident d’avion Edmonton (Angleterre) quelques jours après l’armistice.
 ORLÉANS et BRAGANCE Louis d’  (1878 – 1920) (42)
 ORLÉANS et BRAGANCE Louis-Gaston d’ (1911 – 1931) (44)
Fils des précédents
Fils du comte d’Eu et écrivain brésilien de langue française, il s'engagea dans l’armée anglaise lors de la Première Guerre mondiale. Il mourut à Cannes des suites d’une maladie contractée sur le front. Inhumé aux côtés de son épouse Maria-Pia.
 ORLÉANS et BRAGANCE Maria-Pia (1878 – 1973) (43)
Princesse des Deux-Siciles, elle était l’épouse de Louis d’Orléans et Bragance, elle fut inhumée auprès de son mari. Son gisant est signé Jean Magrou.
Une petite partie de ses trophées de chasse sont encore visible au Muséum national d'histoire naturelle de Paris. Il mourut au Palais d'Orléans de Palerme en compagnie de sa sœur aînée, la reine Amélie de Portugal. Il fut transféré à Dreux en mai 1931. Le gisant de son tombeau est signé Maxime Real del Sarte. A ses côtés, un tombeau vide, celui de son épouse Marie-Dorothée de Habsbourg-Lorraine (1867 - 1932), inhumée dans la crypte du Palais Royal de Budapest (Hongrie).
 ORLÉANS Charles-Philippe d', duc de Nemours (1905 – 1970) (49) Fils du duc et de la duchesse de Vendôme
 WATSON Marguerite, duchesse de Nemours (1899 – 1993)
Le couple occupe l'ancien tombeau, toujours à leurs armes, du comte d'Eu et d’Isabelle de Bragance, et,  transférés au Brésil. Curieusement, comme une sépulture « non identifiée » aucune inscription ne précise leur présence.
Enfin, deux beaux gisants de marbre sur les cénotaphes des deux frères cadets de Louis-Philippe.
 ORLÉANS Antoine d’, duc de Montpensier (1775 – 18 mai 1807) (47)
Cathédrale de Westminster de Londres (Angleterre)
Fils de Philippe Egalité, en 1793 il fut incarcéré au fort Saint-Jean de Marseille où il contracta la tuberculose qui le mena dans la tombe en 1807 malgré les soins prodigués par les siens. Décédé en Angleterre lors de l’exil familial dans ce pays, par mesure spéciale, il fut inhumé en l'abbaye de Westminster où il repose toujours. Son gisant fut réalisé par Westmacott. Depuis 1986, la copie de son gisant, par Truchaud, et destinée au musée de Versailles, se trouve à Dreux.
 ORLÉANS Thibault d’, comte de la Marche (1948 – 1983) (45 et 46)
Onzième enfant d’Henri, comte de Paris, comme ses frères et sœurs, il fut profondément marqué par le caractère froid et autoritaire de son père. Il marqua son opposition en se construisant une allure de rebelle (avec cheveux longs et moustaches « à la guérillero »), en participant aux événements de Mai 68 puis en épousant une roturière de sept ans plus âgée que lui. Fou de colère, son père déclara alors la future descendance de Thibault « non dynaste » et l’éloigna du reste de sa famille.
Heureux en amour, il connut le drame de perdre un enfant en 1980 auquel son grand-père refusa la crypte familiale en lui concédant une chapelle latérale. Désargenté, humilié, Thibault fut impliqué dans une tentative de vol de tableaux et écroué, affaire qui fit grand bruit en 1981. Après sa sortie de prison, il se rendit en Centrafrique et y organisa des safaris pour de riches touristes. C’est dans ce pays qu'il trouva mystérieusement la mort. Officiellement mort d’une infection ou d’un virus, l’affaire rebondit en 1989 laissant penser avec force qu’il avait été assassiné par un trafiquant de drogue. Malgré de forts soupçons, faute de preuves, une ordonnance de non-lieu fut signée en 1991.
Victime lui aussi de la vindicte paternelle, sa dépouille fut, comme celle de son fils, reléguée à part de la famille. Ce fut Henri d’Orléans, frère aîné de Thibault, qui les fit réinstaller aux côtés du reste des Orléans et leur redonna leurs droits dynastiques.
 ORLÉANS  Louis Charles d’, comte de Beaujolais (1779 – 30 mai 1808) 48
Co-cathédrale Saint-Jean de La Valette (Malte)
1er mai 2012
Sources principales:
- L'excellente brochure sur La Chapelle Royale de Dreux -M.G Editions- vendue sur place et différentes documentations également trouvées sur place.
- Wikipedia et divers pour les biographies.
- Le site de Stéphane Thomas pour quelques précisions : http://stephane.thomas.pagesperso-orange.fr/patrimoine/centre/dreux/dreuxb.htm
(*) commentaire(s)
Dernier fils de Philippe Egalité, en 1793 il fut incarcéré au fort Saint-Jean de Marseille où il contracta la tuberculose. En 1804, il s'engagea dans la Royal Navy , mais son état de santé, aggravé par l'excès de boisson, se dégrada rapidement. Sous prétexte de la rétablir, son frère aîné, futur Louis-Philippe Ier, décida d'un voyage à Malte. Les deux princes débarquèrent à La Valette le 15 mai 1808 où Beaujolais mourut deux semaines plus tard. Inhumé provisoirement dans la chapelle de Notre-Dame de Liesse, il fut transféré en 1843 dans la chapelle de France de la co-cathédrale Saint-Jean de La Valette. Son tombeau fut sculpté par James Pradier. Une copie de son gisant, réalisée par le même sculpteur pour le musée de Versailles, fut placée en 1986 dans la chapelle royale de Dreux.
Parmi les éléments remarquables, on ne peut qu’admirer la série de vitraux, art dont Louis-Philippe encouragea la renaissance. Douze grandes fenêtres du transept forment un magnifique ensemble dont les cartons sont l’œuvre d’Ingres. Les saints représentés -saint Louis, sainte Radegonde, etc.- rappellent l’héritage capétien et affirmant la nouvelle dynastie.
On note aussi des bas-reliefs de belle facture. Le grand orgue fut commandé au célèbre facteur Aristide Cavaillé-Coll. Inauguré en 1845, il est classé monument historique.
De même, dans la crypte, on peut admirer une somptueuse série de peintures sur glace.
Il décéda dans sa propriété du Zucco près de Palerme d'une crise cardiaque en apprenant la mort tragique de sa nièce, la duchesse d'Alençon. Le 14 mai, sa dépouille arriva à la gare de Lyon (Paris). Le 17, après des obsèques à La Madeleine et des hommages ultimes, il fut inhumé à Dreux. Paul Dubois sculpta son gisant en marbre blanc le représentant en tenue de général, tenant un sabre et étreignant le drapeau français.
Les Orléans
 
Descendants en droite ligne de Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV, on compte parmi eux, le Régent Philippe d’Orléans, "Philippe-Egalité" et bien sûr Louis-Philippe Ier.
En cas de retour à la monarchie, les Bourbons directs n’étant plus représentés que par les monarques espagnols,  à moins d’offrir le trône de France à un Bourbon d'Espagne, un Orléans ceindrait la couronne de façon tout à fait légitime.
 

La chapelle Saint-Louis : nécropole des Orléans
 
Jusqu’à la Révolution, même si des regroupements familiaux pouvaient se faire,  les Orléans n’avaient pas de nécropole à proprement dite. Inhumés dans leurs domaines ou là où l’Histoire avaient mené leurs pas, les sépultures étaient dispersées.  L’idée de rassembler les membres de la famille pour leur offrir un lieu décent d’inhumation vint après les profanations révolutionnaires.
 
Le duc de Penthièvre
En réalité, l’histoire de la future nécropole prit ses racines en 1775, lorsque  le duc de Penthièvre, petit-fils de la marquise de Montespan et de Louis XIV, céda à Louis XVI son domaine de Rambouillet.
A cette occasion, il fit transporter les restes des membres de sa famille, qui reposaient en l’église de Rambouillet, jusque la vieille collégiale Saint-Etienne de Dreux.  
Il s’agissait de ses parents, le comte et la comtesse de Toulouse ; de son épouse, Marie Félicité d’Este ; de leur fils, Louis de Bourbon-Lamballe, époux de la princesse de Lamballe et de cinq autres de leurs enfants morts en bas âge.
ORLÉANS Henri VI d’, comte de Paris (1908-1999) (39)
Douze sarcophages de marbre tous semblables dont, à ce jour, trois sont occupés par:
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