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COUVENT DES CORDELIERS DE NANCY (Meurthe-et-Moselle)
Y furent aussi inhumés :
Le Palais ducal au 17ème siècle par Claude Deruet (v.1588-1660)
Fondée, en 1482, au lendemain de la victoire de René II, duc de Lorraine, sur Charles le Téméraire, l’église des Cordeliers fut consacrée en 1487. Le duc y installa une communauté de Cordeliers pour en assumer la garde et l’animation spirituelle. Le couvent se trouva à jouxter le palais ducal reconstruit à la même époque. L’ensemble est l’un des premiers témoins de l’architecture Renaissance en Lorraine.
 
Les descendants de René II poursuivirent son œuvre. En 1541/1542, le duc Antoine fit orner le réfectoire des frères de la plus ancienne copie connue de La Cène de Léonard de Vinci, œuvre des deux meilleurs peintres de la cour ducale : Hugues de La Faye († 1541) et Médard Chu(p)pin († 1580). Visible jusqu’en 1880, il ne reste de cette fresque qu’une photo, insérée dans une notice explicative,  du dessin daté de 1881, de Charles Cournault (1815-1904)
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A la fin du 16ème siècle, le duc Charles III agrandit le couvent et le dota d’une brasserie.
En 1739, l’ancien duc François III, devenu grand-duc de Toscane, ordonna la construction d’une nouvelle aile.
 
A la Révolution, déserté par ses religieux, mais épargné, le couvent fut cédé à la ville de Nancy en 1807. Restés à peu près inchangés depuis le 18ème siècle, les bâtiments furent affectés à des usages commerciaux et scolaires. Transformés, à la fin du 19ème siècle, pour accueillir l’Ecole Supérieure des Filles (Ecole Drouot), la libération de ces bâtiments, en 1973, permit d’entreprendre d’importants travaux afin d’ouvrir, en 1981, une nouvelle section du Musée Lorrain consacrée aux arts et traditions populaires.
A l’exception d’une aile, qui a gardé sa charpente et ses baies anciennes, les bâtiments ne sont pas antérieurs au 18ème siècle. En revanche, leur disposition d’origine autour de trois cours a été conservée.
L’église Saint-François-des-Cordeliers
Une des trois cours © MCP
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Chapelle du couvent des Cordeliers, elle surprend par sa sobriété extérieure. Avec le temps, elle subit de multiples modifications comme : l’agrandissement de l’abside, le murage des fenêtres au nord aux 16ème, et l’adjonction de la chapelle funéraire qui devint la nécropoles des ducs de Lorraine.
Les couloirs qui mènent jusqu’à cette chapelle abritent une belle collection de pierres tombales et d’épitaphes bien conservées. On sera particulièrement séduits par la simplicité du graphisme soulignant la beauté des traits et la silhouette gracile de certaines défuntes…  
Dame de Bassompierre © MCP
Antoinette de Nouroy © MCP
Clau(s)de de Hason © MCP
Claude de Nouroy © MCP
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L'autel est décoré d'un retable polychrome de 1522
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Au19ème siècle, on installa dans le chœur des stalles en bois, datant de 1691, provenant de l'Abbaye de Salival (Moselle). Elles sont ornées d’anges musiciens qui jouent du violon, du triangle, de la flûte et du tambourin.
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La Cène (1582), œuvre en calcaire de Florent Drouin (1540-1612), dont on devine à peine son ancienne polychromie. Il s‘agit du retable du maître-autel de l’ancienne église Saint-Evre, l’une des deux paroisses de la vieille ville de Nancy. Construite entre 1436 et 1451, démolie en 1863, de ce modeste édifice il ne reste que quelques fragments de sculptures dont cette Cène et l’épitaphe qui suit, non attribuée.
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Outre ces très belles réalisations artistiques, la chapelle abrite plusieurs éléments de monuments funéraires soit de personnages ayant été inhumés en ce lieu, soit d’autres provenances.
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►Quatre Vertus, en bois sculptée et peintes, déjà présentes aux Cordeliers au 18ème siècle, et qu’on suppose provenir  d'un ornement funéraire sans qu’il ait été identifié.
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Pierre tombale d’Otto, comte sauvage du Rhin et de Salm
Depuis la fin du 16ème siècle, le comté de Salm, aux confins de la Lorraine et de l’Alsace, était sous l’autorité conjointe de deux branches de la même famille : les Rhingraves, ou comtes sauvages du Rhin, et celle des comtes de Salm à laquelle appartenait Otto Ier, seigneur de Morhange (Moselle) et baron de Fénétrange (Moselle) où il fut inhumé en 1607. Sa pierre tombale, en grès taillé et sculpté, fut retrouvée au cimetière de Fénétrange.
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Tombeau de Henri Ier, sire de Blâmont († vers 1331 ) et de Cunégonde de Linange
Les défunts sont représentés sous forme de gisants.. Sur le soubassement sont sculptés des saints traditionnellement vénérés au Moyen Age, tels saint Michel, saint Jacques le Majeur, saint Pierre, saint Jean, saint Paul, saint Mathieu, saint Barthélémy, saint Nicolas ( ?), saint Jean-Baptiste, sainte Catherine et des Apôtres. Jadis, il se trouvait dans l’église abbatiale de Saint-Sauveur-en-Vosges (Meurthe-et-Moselle).
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Gisants de René de Beauvau († 1549) et de Claude Baudoche († 1541)
Maître d’hôtel du duc Antoine de Lorraine, il était sénéchal de Barrois et bailli de Saint-Mihel (Meuse). Sa femme était dame de Pange. Leur sépulture, en calcaire d’Euville, attribuée à Ligier Richier, provient de l’ancienne chapelle seigneuriale de Noviant-aux-Prés ( Meurthe-et-Moselle).
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►Pierre tombale de Jean-Blaise de Mauléon († 1613)
Capitaine des gardes du corps de Charles III, chambellan, bailli de l'évêché de Toul, sénéchal du Barrois, il fut inhumé en l’église de Saint-Elophe (Vosges) d’où provient sa pierre tombale.
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MAIS, bien évidemment, LE grand intérêt du lieu reste la chapelle funéraire et la crypte des ducs de Lorraine.
 
La chapelle funéraire ducale
 
Dédiée à Notre-Dame de Lorette, communément appelée « Chapelle ronde », bien que de plan octogonal, la chapelle ducale est consacrée à la famille de Lorraine qui, jusqu’à sa construction, était inhumée dans le chœur de l’église ou en la collégiale Saint-Georges. Voulue par Charles III, à l’exemple de la Rotonde des Valois de la basilique Saint-Denis et de celle des Médicis à Florence, elle fut construite entre 1609 et 1612 sous le règne de son fils, Henri II.
Accolée au chœur de l’église, l’ingénieur italien des fortifications de Nancy, Jean-Baptiste Stabili († 1611) en est sans doute l’architecte.
Dans un style baroque italien, les caissons sculptés, terminés en 1632,  de son étonnante coupole en trompe-l’œil, sont dus au ciseau de Siméon Drouin.
Puis, interrompus à cause de la guerre de Trente ans qui ravagea la Lorraine, les travaux d’ornementation ne furent achevés qu’au 18ème siècle : soucieux de pérenniser le souvenir de  sa famille, François III, dernier duc héréditaire de Lorraine, devenu l’empereur François Ier par son mariage avec Marie-Thérèse de Habsbourg,   fit parachever le décor qui disparut à la Révolution.En cette époque de troubles, la chapelle ne fut pas épargnée.
 
En 1817, la famille de Habsbourg-Lorraine en exigea la restauration par le gouvernement de Louis XVIII. Le projet conçu en transforma l’aspect : le plan initial et la coupole furent conservés, mais l’élévation intérieure fut modifiée et les fenêtres de premier ordre  murées.  
Un seul ordre des colonnes de la décoration du 18ème siècle fut remis en place.  Sur les sept cénotaphes en forme de sarcophage, excepté celui placé derrière l’autel, tous ont été refaits à l’identique.  Sur chacun d'entre eux, sont gravés les noms de plusieurs membres de la famille ducale reposant dans le caveau.
 
D’une façon générale, des tombeaux d’origine, il ne reste que ceux, et encore partiellement, de René II et du cardinal de Vaudémont situés dans l’église.
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L'impressionnante et magnifique coupole à caissons © MCP
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Détails © MCP
Cénotaphe non « refait », derrière l’autel © MCP
En 1792, vinrent se rajouter des dépouilles provenant d'édifices religieux vendus comme biens nationaux, sans que cette liste exhaustive :
 
En provenance de l’abbaye de Clairlieu (Meurthe-et-Moselle)
-Duc Mathieu (1176) et Berthe de Souabe
 
En provenance de l’abbaye de Beaupré (Meurthe-et-Moselle)
-Ferry III de Lorraine (1251-1303)
-Ferry IV de Lorraine, dit le Lutteur (1328), et Elisabeth d’Autriche son épouse
-Raoul de Lorraine, dit le Vaillant (1346), mort à la bataille de Crécy
 
En provenance de l’église des capucins de  Varangéville (Meurthe-et-Moselle)
-Eric de Lorraine (1576-1623), évêque de Verdun  
-Henri de Lorraine, marquis de Moy (1596-1672) frère du précédent
-François de Lorraine (1599-1672), évêque de Verdun frère des précédents
-Louis, comte de Chaligny, neveu d’Eric de Lorraine
 
Répit de courte durée puisque toutes les sépultures ducales et princières furent violées en décembre 1793, et leurs dépouilles jetées pêle-mêle dans une fosse au cimetière de Boudonville à Nancy.
En 1826, une fois l’église et la chapelle ducale restaurées, on exhuma les restes du cimetière qu’on rassembla dans plusieurs cercueils. Déposés à la cathédrale de Nancy, le 9 novembre, en une ultime pompe funèbre à travers les rues de la ville, on les ramena dans le caveau au décor d’une extrême simplicité.
Ce fut aussi l’opportunité de réunir des vestiges de tombeaux de la famille et de proches dispersés dans la région, exposés dans l’église. Depuis, le sanctuaire est devenu l’emblème de la mémoire ducale et de l’histoire de la Lorraine.
 
Dans les années 1930 (1939 ?), lorsque l’église et la chapelle ducale furent intégrées au périmètre du Musée lorrain, la crypte fut restaurée. On y trouva quatorze cercueils vermoulus avec des plaques de cuivre portant les noms et qualités des défunts.  
La crypte actuellement © ?
Y reposent, par ordre de leur entrée dans l’Histoire
 
►Henri III de Vaudémont († 1347/1348) et Isabelle de Lorraine († 1335)
 
Fils du comte Henri II de Vaudémont et d’Hélisente de Vergy, mineur à la mort de son père,  le gouvernement du comté fut assuré par Gaucher de Châtillon, connétable de France, qui avait épousé sa mère. Après avoir envahi le duché de Lorraine et ravagé les environs de Nancy (1305) et avoir été attaqué en retour par le duc de Lorraine, Thiébault II, les deux hommes finirent par faire la paix et Henri épousa la sœur de Thiébault, Isabelle de Lorraine. Il participa à la bataille de Cassel (1328)  aux côtés de Philippe VI de Valois. Son fils ayant été tué à Crécy, et il légua le comté de Vaudémont à son petit-fils, Henri de Joinville.
Henri III et Isabelle furent tous deux inhumés en la collégiale Saint-Jean-Baptiste de Vaudémont, nécropole des Vaudémont fondée par Henri. Edifié au dessus de leur caveau, leur monument, les figurant côte à côte, le bras gauche d’Henri portant l’écu burelé des Vaudémont, fut d’abord transféré au prieuré de Belval (Vosges), en 1762, puis trouva place aux Cordeliers, en 1819.  Leurs cendres, translatées, reposent dans le caveau ducal.  
Monument en  restauration au moment de ma visite.
Le caveau ducal
 
Situé sous le sol dallé de la chapelle, voulu par Charles III, sa construction date de la même époque que celle de la chapelle ducale. Jusqu’en 1610, les dépouilles ducales étaient inhumées soit dans l’ancienne collégiale Saint-Georges, soit dans l’église des Cordeliers. En différentes occasions on y transféra des cendres ducales en provenance d’autres lieux :
-En 1744, on y amena celles reposant dans la collégiale Saint-Georges, définitivement supprimée lors de son union avec le chapitre primatial d Nancy, puis détruite par le duc Léopold  pour agrandir le palais ducal.
-En 1762, on u déposa celles en provenance de la collégiale Saint-Jean-Baptiste de Vaudémont (Meurthe-et-Moselle), détruite la même année après le rattachement de son chapitre à celui de Bouxières-aux-Dames (1760).  
-En 1772, ce fut au tour de celles qui se trouvaient dans l’église du noviciat des Jésuites de Nancy de prendre le chemin de la crypte  qui s’ouvrit une dernière fois pour le dépôt du cœur de Charles-Alexandre, gouverneur des Pays-Bas.
 
Un plan du caveau de 1772, retouché l'année suivante,  indique la présence de 39 cercueils et coffrets disposés en « cercle » les uns à côté des autres.
Plan de la crypte ducale en 1772 © MCP
►Jean Ier de Lorraine (1346- 1390)
 
Fils du duc Raoul de Lorraine, âgé de neuf ans lorsque son père trouva la mort à  la bataille de Crécy (1346), sa mère, Elisabeth d’Autriche (v. 1285-1353), assura la régence du duché. En 1353, rendant hommage à l’empereur Charles IV de Luxembourg pour le duché de Lorraine, ce dernier le fit lieutenant général de l'Empire en pays mosellan.
Par deux fois, il participa, aux côtés des chevaliers teutoniques, à des Croisades contre les Lituaniens (1356 et 1365), aida également Jean II le Bon en combattant à Poitiers. Il épaula le futur Charles V lors du matage de la révolte des Parisiens et assista à son sacre (1364).
La même année, il partit en Bretagne aider son oncle, Charles de Blois,  à combattre le comte de Montfort, mais la guerre se termina par bataille d'Auray où Charles de Blois fut tué, tandis que Jean et Bertrand Du Guesclin étaient faits prisonniers. Fidèle à Charles V, puis à Charles VI, il aida celui-ci à reconquérir les provinces perdues, en 1360, par le traité de Brétigny.
Avec le temps, pour mieux protéger ses intérêts, il prit ses distances avec la cour de France et se rapprocha du duc de Bourgogne, Philippe le Hardi. Il mourut à Paris où il se trouvait pour défendre sa cause devant le Parlement de Paris, à la suite d'une accusation des habitants de Neufchâteau pour abus de pouvoir. Sa dépouille, ramenée à Nancy, fut inhumée en la collégiale Saint-Georges avant son transfert aux Cordeliers lors de la destruction de la collégiale en 1743. Sur son tombeau, son gisant est accompagné de celui de Nicolas de Lorraine, dont les cendres furent retrouvées dans la même urne.
Fils du duc Jean Ier, très lié à Philippe de Bourgogne, dont il fut le compagnon d’armes à plusieurs reprises, il continua la politique initiée par son père s'éloignant de la cour de France pour se rapprocher de la Bourgogne.
Après avoir participé à trois expéditions de croisades -Tunis (1391), Nicopolis (1396) et en Livonie (1399)-, il dut combattre les visées territoriales de Louis d’Orléans dont l’assassinat (1407) mit fin à la guerre.
Dans la guerre civile qui opposa les Armagnacs aux Bourguignons, Charles se rangea du côté de ces derniers et évita de s'engager dans le conflit franco-anglais en ne répondant pas à l’appel du roi en 1415.
La même année, nommé connétable de France à la place de Bernard VII d’Armagnac par Isabeau de Bavière, il renonça vite à exercer cette charge.
Avec l’assassinat du duc de Bourgogne, Jean sans Peur (1419), se sentant menacé par son successeur, Philippe III le Bon, il modifia sa politique pour adopter une position de neutralité entre la France et la Bourgogne. La menace s’intensifiant, pour y faire face, il se rapprocha de Charles VII et négocia le mariage de sa fille et héritière, Isabelle, avec René d'Anjou, beau-frère du roi de France, et surtout héritier du duché de Bar.
Mais son neveu, Antoine de Vaudémont, refusant d’être écarté de la succession, Charles II dut le combattre (1425) sans grand succès.
Au début de l'année 1429, malade, il fit venir Jeanne d'Arc en pèlerinage à Saint-Nicolas-de-Port. Après s’être entendu reprocher sa vie dissolue et conseiller le renvoi de sa maîtresse, bien que ne suivant aucune des recommandations de la Pucelle, il lui donna une troupe pour qu'elle se rende à Chinon. Il mourut deux ans plus tard. D’abord inhumé en la collégiale Saint-Georges, ses cendres et ses entrailles furent transférées aux Cordeliers lors de sa destruction.
Il avait épousé :
 
►Marguerite de Wittelsbach ou Bavière (1376-1434)
Fille ainée de Robert de Wittelsbach, comte palatin du Rhin, puis empereur germanique sous le nom de Robert Ier de Bavière, parente de trois reines canonisées, elle-même mena une vie une vie très pieuse et charitable, supportant avec dignité son adultère de mari. Elle serait à l’origine de la propagation du Rosaire.
Inhumée en la collégiale Saint-Georges, ses cendres furent également transférées aux Cordeliers.
Antoine de Vaudémont (1416-1458)
Issu à la fois des anciens comtes de Vaudémont par sa mère, Marguerite de Joinville-Vaudémont, et des ducs de Lorraine par son père, Ferry de Lorraine, il se voyait volontiers l’héritier du duché de Lorraine à la mort de son oncle Charles II de Lorraine qui n’avait que des filles. Malheureusement, s’étant brouillé avec lui, Antoine se vit déshériter au profit de René d’Anjou, son gendre.
Finalement, après dix ans de conflit contre René, par un traité de 1441, en échange de l'indépendance de son comté, Antoine  renonça au duché, et son fils, Ferry II de Lorraine,   fut fiancé à Yolande, la fille de René, parents du futur René II de Lorraine.
Après une vie fort tourmentée, Antoine s’éteignit et fut inhumé en la collégiale Saint-Jean-Baptiste de Vaudémont.
Son épouse, Marie d’Harcourt (v. 1398-1476), rejoignit la nécropole des Harcourt au prieuré Notre-Dame du Parc à Harcourt (Eure). Son cœur fut déposé près de son mari, d'où la présence des deux gisants sur le tombeau.
Transféré au prieuré de Belval (Vosges), en 1762, le tombeau trouva place aux Cordeliers en 1819.
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►Marie de Bourbon (v.1428-1448)
 
Epouse de Jean II de Lorraine (v.1425-1470) qui, mort brusquement en Espagne, où il s’était rendu afin d’attaquer Ferdinand d’Aragon, fut inhumé dans le caveau des rois d'Aragon en la cathédrale de Barcelone, elle mourut prématurément après cinq maternités connues. Son intérêt est surtout de faire le lien avec son fils, Nicolas de Lorraine-Anjou, successeur de Jean II. Inhumée en la collégiale Saint-Georges, elle fut transférée aux Cordeliers.
►Nicolas de Lorraine-Anjou (1448-1473)
Charles II de Lorraine n’ayant pas laissé d’enfants mâles, sa fille aînée, Isabelle, épousa le fameux roi René d’Anjou auquel elle apporta en dot le duché de Lorraine. De leur dizaine d’enfants, seuls trois atteignirent l’âge adulte, dont leur fils aîné Jean II de Lorraine (1425-1470) qui, avec son épouse, Marie de Bourbon, engendra Nicolas d’Anjou qui devint duc de Lorraine à sa mort.
De plus, en tant qu'aîné des héritiers par les mâles d’un René d'Anjou vieillissant, il était aussi  l'héritier présomptif du duché d'Anjou, du comté de Provence et des droits sur les royaumes de Naples, de Sicile et d'Aragon. Bref, un parti très alléchant pour Louis XI qui l’avait d’ailleurs fiancé à sa fille Anne, et qui, à ce titre l’avait envoyé  combattre François II, duc de Bretagne (1468).
Mais, devenu duc de Lorraine, il s’éloigna de son alliance française pour se rapprocher du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire dont les possessions enclavaient son Etat de Lorraine. Pris en étau entre les intrigues du roi de France et du Téméraire, il mourut brusquement alors qu’il tentait, pour la seconde fois, de prendre la ville de Metz. Sa disparition prématurée arrangeant plutôt les affaires de Louis XI, ce dernier fut soupçonné de l’avoir fait empoisonner.
Resté célibataire et sans descendance mâle, les États généraux de Lorraine offrirent le duché de Lorraine à Yolande d’Anjou, fille aînée de René d’Anjou et veuve de Ferry II de Vaudémont (v.1417-1470). Elle préféra abdiquer en faveur de son fils René qui prit le nom de René II.
Nicolas de Lorraine fut inhumé en la collégiale Saint-Georges où son tombeau fut placé à côté de celui de sa mère. Pourtant, une gravure montre son gisant à côté de celui de Jean Ier de Lorraine partageant un même tombeau. Mais, lorsqu'en 1743, on s'avisa du transfert de ses cendres aux Cordeliers, elles étaient dans bien dans la même "urne" que celle de Jean Ier.
►Antoine de Lorraine (1489-1544)
Fils de René II de Lorraine et de Philippe de Gueldre, il fut, avec son frère Claude, premier duc de Guise, élevé à la cour de Louis XII où il se lia d’amitié avec son cousin le duc d'Angoulême, futur roi François Ier.
Agé de dix-neuf ans à la mort de son père, sa mère revendiqua la régence ce qui lui fut refusé par États de Lorraine qui déclarèrent qu'Antoine en âge de régner.
Impliqué dans les guerres d’Italie, il y accompagna d’abord Louis XII puis François Ier et combattit avec lui à la bataille de Marignan.
© Odejea
Mais, pris par des problèmes intérieurs à la Lorraine, il ne participa pas aux expéditions suivantes.
En effet, la Réforme, lancée par Luther commençait à pénétrer à Metz et dans la Lorraine. Le 26 décembre 1523, il publia un édit interdisant les propos luthériens, et ordonna la saisie des écrits protestants. La situation s'aggrava l'année suivante. Une insurrection paysanne, la révolte des Rustauds, se développa en Alsace. Les insurgés prirent Saverne et tentèrent de prendre Saint-Dié. A leur tour, les paysans du pays de Bitche se soulevèrent (mai 1525). Antoine monta une expédition, reprit Saverne, puis battit et massacra une armée de rustauds (20 mai) près de Sélestat. Les 30 000 victimes de cette journée firent aux Lorrains une réputation de traîtres et de brutes qui resta gravée dans les mémoires alsaciennes.
Bien que resté neutre dans les guerres qui opposaient François Ier à Charles Quint, après Pavie (1525), François Ier ayant renoncé au Milanais et à Naples, l'Italie cessa d'être un champ de bataille entre les deux monarques, ce que, du coup, la Lorraine risquait de devenir.
Par le traité de Nuremberg (1542),  il réussit à obtenir de l'empereur l'indépendance du duché de Lorraine.  A sa mort, il laissa à son successeur, son fils, François Ier de Lorraine, un duché agrandi autant par héritage que par achats. Il rejoignit dans la tombe son épouse,  Renée de Bourbon-Montpensier (1494-1539), inhumée dans l'église des Cordeliers.
►François Ier, duc de Lorraine et de Bar, dit le Sage (1517- 1545)
Fils aîné d’Antoine, il poursuivit la politique de neutralité de son père entre la France et l’Empire et joua notamment un rôle important dans les négociations qui aboutirent, le 18 septembre 1544 à la paix de Crépy-en-Laonnois entre les deux puissants monarques. Malheureusement, il mourut à Remiremont, après 363 jours de règne porteur d’espoir.
Inhumé dans la chapelle du Noviciat des  jésuites de Nancy, il fut transféré aux Cordeliers en 1772, peu avant la suppression de l’ordre en 1773. Ses entrailles restèrent en l’abbaye de Remiremont.
De magnifiques funérailles lui furent organisées et, à leur occasion, il fut le premier prince de sa maison dont l’oraison funèbre fut prononcée en chaire.
Il fut inhumé dans l'ancien caveau des Cordeliers, situé sous le choeur de leur église.
Il avait épousé :
►Christine de Danemark (1521-1590)
Fille du roi déchu de Danemark, Christian II, nièce de Charles Quint, veuve de François II Sforza (1495-1535), elle convola en secondes noces avec François Ier de Lorraine, en 1541, dont elle eut trois enfants. De nouveau veuve, son fils aîné, Charles, héritier de la couronne ducale, n’étant âgé que de deux ans, après avoir partagé la régence pendant cinq mois avec son beau-frère, Nicolas de Lorraine, les Etats de Lorraine l’autorisèrent à l’exercer seule.
Malgré l'opposition des barons lorrains et de Nicolas de Lorraine, elle adopta une politique favorable à l'Empire, tout en cherchant à maintenir la neutralité lorraine.
Face à la France, elle fit fortifier la Mothe-en-Bassigny (Haute-Marne) et créa la Chambre des Finances, qui assainit la situation financière du duché.
En 1550, la guerre ayant repris entre Charles Quint et le roi de France Henri II, ce dernier prit les Trois-Évêchés (1552). Dans la foulée, il se rendit à Nancy, destitua Christine qu’il remplaça par le francophile Nicolas de Lorraine, et emmena jeune Charles III poursuivre son éducation en France.
Christine se retira dans sa terre de Blâmont, puis à Bruxelles et en Bavière. Elle ne revint en Lorraine que lorsque son fils, majeur et duc de Lorraine sous le nom de Charles III, la rappela en 1560. De 1563 à 1586, elle prétendit au trône de Danemark et Norvège, et de s’intitula reine de Danemark et Norvège et Suède. Entre temps, en 1578, elle se retira à Tortone (Italie) où elle finit ses jours. Sa dépouille fut ramenée à Nancy et inhumée, près de son mari, dans le caveau sous le choeur de l'église des Cordeliers.
►Nicolas, duc de Lorraine et de Bar (1524-1577)
Fils du duc Antoine, plus connu sous le nom de Nicolas de Mercœur, il était à la fois évêque de Metz et de Verdun quand la mort soudaine de son frère aîné, François Ier, lui fit, après la destitution de Christine de Danemark, endosser la charge de régent auprès de neveu, Charles, à partir de 1552.
Francophile, il exerça une politique dans ce sens en attendant la majorité et le retour de Charles, duc légitime, éduqué à la cour de France.
Ce moment venu, en 1559, Il se retira de la vie publique et collectionna les tableaux, les livres et les armes de prix.
Relevé de ses vœux, en 1548, il avait épousé, l’année suivante, Marguerite d’Egmont (1517-1554). Parmi les enfants nés de leur union, on notera Louise de Lorraine qui, par son mariage avec Henri III, fut reine de France.
Veuf, il se remaria en secondes noces (1555) avec Jeanne de Savoie (1532-1568)
Parmi les enfants nés de leur union, on notera Charles, évêque de Toul et de Verdun, et Philippe-Emmanuel, duc de Mercœur (1558-1602) qui compta parmi les grands Ligueurs.
De nouveau veuf, il convola pour la troisième et dernière fois (1569) avec Catherine de Lorraine (1550-1606). Parmi les enfants nés de leur union, on notera Eric de Lorraine (1576-1623), évêque de Verdun lequel, inhumé en l’église des capucins de Varangéville (Meurthe-et-Moselle), eut sa dépouille rapatriée aux Cordeliers en 1792.
Nicolas de Lorraine fut inhumé aux Cordeliers.
►Charles de Lorraine-Vaudémont (1561-1587)
 
Fils de Nicolas de Lorraine, évêque de Toul et de Verdun, son unique intérêt dans cet article est d’avoir encore son tombeau d’origine d’exposer aux Cordeliers où il fut inhumé.
Son mausolée fut élevé dans l’église par son frère, Philippe-Emmanuel de Mercœur. Démonté à la Révolution, l’orant et les statues des quatre docteurs de l’Eglise -, saint Léon, saint Grégoire, saint  Ambroise et saint  Augustin-, furent déposés au Muséum, puis à la cathédrale de Nancy. Remonté  au 19ème siècle, les statues des docteurs ne retrouvèrent leur place qu’en 1939.
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►Henri II de Lorraine, dit le Bon ou le Preux (1563-1624)
Fils aîné de Charles III et de Claude de France, contrairement à ses père et grand-père, pour cause de guerre de religion, il ne fut pas élevé à la cour de France. Pire, son père lui préférant son frère Charles, cardinal de Lorraine, il n’avait pas été préparé à la gestion du duché prospère qu’il héritait.
Titré marquis de Pont (Pont-à-Mousson), il combattit du côté des catholiques.
A la mort du roi Henri III, Charles III eut des visées de couronne de France pour son fils. Desseins définitivement enterrés avec l’arrivée d’Henri IV au pouvoir qui, pour sceller la réconciliation avec Charles III, exigea le mariage d’Henri de Lorraine avec sa sœur, Catherine de Bourbon, calviniste convaincue et déjà d’âge mûr. Ce mariage malheureux resta stérile.
Veuf, il épousa en secondes noces Marguerite de Gonzague, une toute jeune nièce de la reine Marie de Médicis. Duc de Lorraine à la mort de son père (1608), sans réelle expérience politique, il tomba sous l'influence de favoris, et s'affirma ardent défenseur de la Contre-réforme en prenant  plusieurs édits ordonnant aux protestants de quitter la Lorraine.
Au début de la guerre de Trente Ans (1618), opposant les Habsbourg d’Espagne et du Saint-Empire, soutenus par la papauté, aux États allemands protestants du Saint-Empire, il garda une position neutre et chercha à jouer un rôle d'apaisement auprès des deux camps. Cela n’empêcha pas la Lorraine de souffrir du passage des armées protestantes d'Alsace qui pillèrent le nord du duché sans que les armées du duc, trop faibles, puissent intervenir.
Sans héritier mâle, il voulut transmettre le duché à sa fille aînée, Nicole, mariée à Charles de Vaudémont, cousin germain de Nicole, et prétendant à la succession. Bien qu’Henri eût précisé que Charles tiendrait son autorité de sa femme, celle-ci n’en fut pas moins victime des intrigues de son mari et du père de ce dernier, François II.
Selon son vœu, Henri II de Lorraine fut inhumé devant  l’autel dédié à Notre-Dame de la collégiale Saint-Georges. Ses restes furent transférés dans le caveau ducal des Cordeliers à la destruction de la collégiale.
►Marguerite de Gonzague ou de Mantoue (1591-1632)
Fille aînée de Vincent Ier, duc de Mantoue, et d'Éléonore de Médicis, nièce de Marie de Médicis, veuve, elle se retira à la cour de France où elle plaida, devant son cousin Louis XIII, la cause de sa fille Nicole, écartée de la succession et du gouvernement de la Lorraine par les intrigues de son mari et de son beau-père. Revenue en Lorraine après l'occupation des duchés par les troupes françaises, elle mourut à Nancy où elle fut inhumée auprès de son mari, en la collégiale Saint-Georges, avant son transfert aux Cordeliers.
►Charles IV de Lorraine (1604-1675)
Remettons un peu d’ordre dans cette saga familiale qui va se compliquer.
 
Charles III avait eu trois fils : Henri, l’aîné, duc de Lorraine ; Charles, cardinal de Lorraine et fils préféré de son père ; et François. Henri, n’ayant pas d’héritier mâle, maria sa fille aînée, Nicole, à Charles, fils de François. Henri exigeant que son gendre et neveu tienne son autorité de Nicole, cette union ne se fit qu’après d’âpres tractations. Charles, devenu Charles IV, était donc supposé ne tenir un rôle que de duc consort, position dont il ne se contenta pas.
Avec le soutien de son père,  il  entreprit a d'obtenir la totalité du pouvoir. En 1625, fort opportunément, on sortit un soi-disant testament de René II précisant que le duché de Lorraine ne pouvait se transmettre que par les mâles.
Aussitôt, François de Lorraine revendiqua la couronne ducale que lui accordèrent les Etats généraux de Lorraine. Charles et Nicole abdiquèrent en sa faveur. Le temps de s’inscrire dans la liste des ducs de Lorraine sous le nom de François II, et, cinq jours plus tard, il abdiquait à son tour en faveur de son fils. La manœuvre était parfaite. Charles IV redevenait de plein droit duc de Lorraine avec une épouse écartée du pouvoir. Mais, Louis XIII refusant de reconnaître ce tour de passe-passe, les relations entre la France et la Lorraine se dégradèrent d’autant plus que, dorénavant, la politique de Louis XIII l’amenait à repousser la frontière du royaume au bord du Rhin, ce qui impliquait, à terme, l'annexion des duchés de Bar et de Lorraine, de la Franche-Comté -possession espagnole-, et de l'Alsace, possession du Saint-Empire germanique.
 
Malgré ses nouvelles alliances huguenotes, son duché envahi et occupé par deux fois par les Français, Charles IV dut abdiquer en faveur de son frère Nicolas François (1634).
Meilleur stratège que politique, chevaleresque mais inconsistant, il fut mêlé à toutes les querelles européennes et crut habile, pour protéger son duché en pleine guerre de Trente Ans, de combattre la France, sa puissante voisine. Il négocia ainsi avec l'Angleterre et les Habsbourg contre la France et la Suède.
Le traité Saint-Germain-en-Laye (1641) lui permit de récupérer ses états exsangues, mais il dut accepter le protectorat français et s'engager à ne pas conclure d'alliance avec la Maison d'Autriche. Impliqué dans le complot du comte de Soissons, contraint de fuir, les Trois-Evêchés rattachés à la France (1648), le sort du duché de Lorraine en suspens, etc., il reprit la guerre et, en 1652, fut en position de menacer Paris en opérant une jonction avec l'armée de Condé. En cherchant à négocier à la fois avec Mazarin et les princes frondeurs, il perdit son avantage et sa crédibilité. L'Espagne, le rendant responsable de cet échec, il fut arrêté à Bruxelles (1654) et transféré à Tolède où il passa cinq ans en détention. Libéré, il récupéra ses duchés en 1661 mais dut céder celui de Lorraine à Louis XIV contre une rente-viagère (1662). Le marché fut rompu l'année suivante et Charles combattit encore la France en 1674 et 1675.
Après, une ultime bataille et victoire sur les Français le 11 août 1675 à au pont de Konz, il tomba malade et décéda le mois suivant à Berkastel (Allemagne).
Son corps demeura chez les Capucins de Coblence jusqu’en 1717, année où il fut transporté et inhumé en la chartreuse de Bosseville (Meurthe-et-Moselle) qu’il avait fondée. A la Révolution, ses ossements furent  extraits de son cercueil mais  laissés dans le caveau. En 1798, on trouva des ossements ensevelis sous des décombres, sans que la distinction puisse se faire entre les siens et ceux de son fils, Charles Henri de Vaudémont. Placés dans une caisse, ils furent inhumés religieusement dans l’ancien cimetière du monastère dont ils furent exhumés en 1816 avant leur dépôt aux Cordeliers en 1826.
►Nicole de Lorraine (1608-1657)
Fille aînée d’Henri II de Lorraine, héritière légitime du duché que son mari, Charles V, lui spolia de façon éhontée, non seulement Nicole fut exclue de son gouvernement mais, en plus, Charles tenta de s’en séparer en provoquant l’invalidation de leur mariage par Rome. Pour arriver à ses fins, il prétendit que Nicole avait été baptisée par Melchior de la Vallée qu’il accusait de sorcellerie et qu’il fit condamner au bûcher (1631) ! Nicole n’ayant donc pas reçu le baptême de façon chrétienne, le mariage était invalide. Logique ! Le stratagème n’ayant pas fonctionné, il récidiva au prétexte qu’il s’agissait d’un mariage forcé, ce que refusa d’entendre la papauté.
Malgré tout, il s’en sépara (1635) et épousa Béatrix de Cusance (1637).  Excommunié pour bigamie, le couple se sépara (1642) avant de se remarier à la mort de Nicole (1657) qui, depuis l'invasion des duchés par la France, mi-hôte,  mi-otage, sur ordre de Louis XIII, avait dû transférer sa résidence à Paris.
Après l'arrestation de Charles IV par les Espagnols (1654), elle tenta plusieurs démarches afin d'obtenir sa libération, mais mourut à Paris avant que celle-ci ne soit obtenue et que ses duchés n'aient retrouvé leur indépendance. Inhumée en l’église Saint-Paul-des-Champs, elle fut transférée aux Cordeliers de Nancy à une date que je n’ai pu déterminer.  
►François II de Lorraine (1572-1632)
Fils de Charles III, nommé lieutenant général des états ducaux pendant les voyages qui, en 1594, menèrent ce dernier en France afin de conclure la paix Henri IV, celle-ci acquise, François put devenir gouverneur et lieutenant général du roi dans les villes sous protectorat Français de fait depuis 1552 : Toul et Verdun.
Un temps généralissime de la république de Venise, après avoir en vain demandé la main de Marie de Médicis (future épouse d’Henri IV), de retour dans les duchés, il y épousa en Christine de Salm (1575-1627) qui lui apportait en dot la souveraineté du comté de Salm et une fortune considérable (1597).
Cinq jours duc de Lorraine, suite à ses intrigues et à celles de son fils, Charles IV, pendant lesquels il en profita pour rembourser ses dettes avec les finances ducales, François se consacra ensuite à la gestion de ses comtés de Vaudémont et de Salm, et profita d’une retraite dorée. Il s'éteignit paisiblement dans son château de Badonviller (Meurthe-et-Moselle). Il fut inhumé dans le nouveau caveau ducal des Cordeliers où l'avait précédé son épouse.
►Nicolas-François de Lorraine (1609-1670)
Fils de François de Lorraine, nommé évêque de Toul (1624), puis cardinal in pectore (1626) sans jamais recevoir le chapeau cardinalice, il fut éphémère duc de Lorraine et de Bar du 19 janvier au 1er avril 1634 lorsque son frère, Charles IV, préféra abdiquer en sa faveur suite à l’invasion du duché par les troupes de Louis XIII. Il en profita pour épouser, avec dispense, sa cousine germaine, Claude-Françoise de Lorraine (1612-1648), fille d’Henri II de Lorraine. Le duché aux mains de la France, le jeune couple, bien qu’en résidence surveillée, réussit à s’échapper le 1er avril 1634, fuite qui mit un terme au règne de Nicolas-François.
Avec sa femme, il entama alors un long exil qui, de refuge en refuge, le mena à Venise en 1636 où il resta dix-huit ans. Lorraine. En 1654, après l'arrestation de Charles IV par les Espagnols, il prit le commandement de l'armée Lorraine. Devant le refus de l’Espagne de libérer son frère, il se rallia à la France et s'illustra avec son fils, Charles, à la bataille des Dunes (1658). Ses victoires participèrent  la libération de Charles IV, et sa collaboration avec la France permit la restitution des duchés quelques années plus tard.
Mort  à Nancy, il fut inhumé aux Cordeliers où il avait déjà fait rapatrier le corps de son épouse
►Charles V de Lorraine  (1643-1690)
Fils de Nicolas-François, on l’appelle parfois le Duc sans Duché car s’il porta le titre, il ne régna jamais. Il avait entamé une vie ecclésiastique, quand la mort prématurée de son frère aîné, Ferdinand-Philippe (1639-1659), le fit héritier des duchés de Lorraine et de Bar occupés par les Français.
Ses amours contrariées par deux fois pour raisons politiques, Charles s'installa auprès de l'empereur Léopold Ier et se mit définitivement à son service dès 1663. Une brillante carrière militaire s’ouvrit alors devant lui notamment contre les Ottomans dont il sauva, pour une bonne part, l’occident et la chrétienté à la tête des troupes impériales.
À la cour de Vienne, Charles fréquentait la jeune demi-sœur de l'Empereur, l'archiduchesse Eléonore d'Autriche (1653-1697), « reine douairière de Pologne ». Après cinq années de relations sentimentales, Charles scella un mariage d’amour (1678), sans aucun avantage politique. Pour protéger le jeune couple des jalousies de la cour, l’Empereur donna à son beau-frère le gouvernement de la province de Tyrol permettant aux amoureux de vivre loin des intrigues tout en maintenant leur rang. Ils eurent six enfants, dont Léopold, futur duc de Lorraine sous le nom de Léopold Ier. A l’exception de la France, tous les Etats européens l’avaient reconnu comme duc de Lorraine et de Bar.
De santé précaire, Charles V mourut à Wels (Autriche) et fut inhumé dans l’église des jésuites d’Innsbruck.
En 1700, après le retour de Léopold en Lorraine, sa dépouille fut rapatriée auprès de ses ancêtres à Nancy où on lui réserva de magnifiques funérailles. Pendant un an, sa dépouille demeura dans la chapelle ducale avant d’être descendues dans le caveau ducale. Seize grands tableaux suspendus aux murs de la nef de l’église des Cordeliers, représentaient ses exploits pendant la guerre de Hongrie et ses victoires contre les Turcs et les Tartares.
En apprenant sa mort subite, Louis XIV aurait dit : « Le plus grand, le plus sage, et le plus généreux de mes ennemis
est mort ».
Quand Eléonore décéda sept ans après son mari, son corps fut inhumé, et resta, à Vienne dans la Kaisergruft, nécropole impériale.
►Léopold Ier, duc de Lorraine et de Bar (1679-1729)
Fils de Charles V, il passa sa petite enfance auprès de sa mère à Innsbruck, tandis que son père s'illustrait sur des champs de bataille. Envoyé à Vienne pour y recevoir une éducation militaire auprès de l'Empereur, il entamait carrière prometteuse dans les armes quand, en 1697, commencèrent les négociations mettant fin à la guerre de la Ligue d'Augsbourg qui opposait la France et l’Autriche depuis 1688. Dans ce cadre, Louis XIV accepta de restaurer la suzeraineté impériale sur les duchés de Lorraine et de Bar et de les rendre à Léopold qui, par le traité de Ryswick (oct. 1697), devint de fait duc de Lorraine et de Bar, duchés qu’il découvrit pour la première fois en août 1698.  
Charles II de Lorraine, dit le Hardi (1364 - 25 janvier 1431)
►Anne-Charlotte de Lorraine (1714-1773)
Belle-sœur de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, celle-ci la nomma abbesse séculière du chapitre de dames nobles de la Collégiale Sainte-Waudru de Mons (Belgique), coadjutrice du monastère de Thorn (pays-Bas) puis de celui d'Essen (Allemagne). Morte à Mons, sa dépouille fut amenée et inhumée aux Cordeliers.
 

►CALLOT Jacques
 

►François de Lorraine (1689-1715)
Fils de Charles V et frère de Léopold Ier, il était  évêque de Malmédy et de Stavelot.
►Léopold-Clément de Lorraine (1707-1723)
Fils de Léopold Ier, devenu l’aîné après avoir eu sa fratrie décimée en partie par la variole, son père le prépara à lui succéder. Prince doué à l’avenir prometteur et faisant la fierté de sa famille, il succomba à son tour victime de la variole à l’âge de seize ans. Il fut inhumé directement aux Cordeliers.
 


Sources principales :
-Histoire de la Lorraine qui comprend […] par dom Calmet –Tome I (1745)
-Abrégé chronologique de la Lorraine […] par M. Henriquez, chanoine régulier de l’ordre des Augustins – Tome premier (1775).
-Chapelle ducale de Nancy ou notice historique sur les ducs de Lorraine, leurs tombeaux, la cérémonie expiatoire du 9 novembre 1826 […], par le vicomte de Villeneuve-Bargemont (1827)
-Histoire des villes vieille et neuve de Nancy  depuis leur fondation jusqu’en 1788 par J.J. Lionnois –Tome troisième (1811)
-Médecine et exorcisme dans le traitement de la maladie du Cardinal Charles de Lorraine par Jacqueline Carolus-Curien dans La lettre du Musée (Association des amis du musée de la Faculté de médecine de Nancy), automne-hiver 2011, n° 62, 3 (p. 2-4) et 62, 4 (p. 2-3). Article réédité sur Cour de France.fr le 1er novembre 2013 dans le cadre du projet "La médecine à la cour de France"
-http://maxeville.voxdany.com.over-blog.com/article-l-eglise-des-cordeliers-caveau-des-ducs-de-lorraine-111092725.html
-http://stephane.louis.free.fr/alison-may.html
-Notices explicatives du couvent des Cordeliers
-Wikipédia
(*) commentaire(s)
14 novembre 2016
Fille de Léopold Ier, destinée à l’Eglise, elle fut élue abbesse de la prestigieuse abbaye de Remiremont (Vosges) en 1738. Un tel titre la mit quasiment au rang des princes souverains puisque cette abbaye, uniquement composée de dames de haute noblesse et dont le domaine temporel englobait un grand nombre de villages, ne relevait que de l'autorité du pape.
-Les dépouilles d’enfants de la famille ducale, morts en bas-âge ou n’ayant pas atteints l’âge adulte, inhumés sur place ou transférés.
-Les cœurs et/ou entrailles, inhumés sur place ou transférés, de nombreux membres de la famille ducale.
Deux mois plus tard, il épousait Elisabeth-Charlotte d'Orléans, fille de Philippe d’Orléans et donc nièce de Louis XIV. Tous deux durent se plaire car le mariage fut consommé le soir même et donna naissance à quatorze enfants.
Mais pour l’heure, sous l’étroite surveillance du roi de France, Léopold entreprenait la reconstruction de ses Etats ravagés par des décennies de guerres et d’occupation. La tâche était énorme. Mais, grâce à un règne de paix et de prospérité, entre réformes, reconstructions et embellissements, ses duchés se relevèrent malgré une nouvelle occupation des duchés et de Nancy, sans violence, par les troupes françaises (1702). Retiré à Lunéville, au départ des Français (1714), il put enfin, avec toute la cour ducale, faire son entrée solennelle dans sa capitale dont il fit la plus brillante et la plus élégante des villes.
Ses relations avec la France suivirent la colonne mercure des intentions de Versailles : de détendues, elles redevinrent glaciales quand, s’agissant du mariage de Louis XV, fut préférée une obscure princesse polonaise, Marie Leszczyńska, à la fille de Léopold, Elisabeth-Thérèse.
Quatre plus tard, victime d’une mauvaise fièvre, Léopold s’éteignait à Lunéville. Son corps fut porté au Noviciat des jésuites de Nancy. Il y resta un peu plus de deux mois en dépôt avant son inhumation aux Cordeliers où Elisabeth-Charlotte d’Orléans (1676-1744) le rejoignit.
Il était le dernier duc de Lorraine et de Bar à avoir sa sépulture dans les duchés.
 
Sur ses quatorze enfants, seuls cinq atteignirent l'âge adulte dont,  Léopold-Clément, qui devait lui succéder mais qui mourut avant lui.  La couronne ducale échut donc à un autre de ses fils, François (1708-1765), qui régna sur les duchés jusqu’en 1737, soit  un an après avoir épousé l'archiduchesse Marie-Thérèse, héritière de la Maison d'Autriche. Devenu empereur des Romains sous le nom de François Ier, il fut inhumé dans la nécropole impériale viennoise, la Kaisergruft.  Il était le père de la reine Marie-Antoinette.
 
En 1737, pour mettre fin à la guerre de succession de Pologne, en compensation de son trône perdu,  Louis XV offrit les duchés à Stanislas Leszczyński, son beau-père et ex-roi de Pologne, qui revinrent à la France à sa mort (1766).
On y notera également la présence du monument de Jacques Callot et l’épitaphe de sa femme.
 
Grâce aux généreux mécénats des ducs de Lorraine, l’église bénéficia d’une ornementation très soignée due aux meilleurs artistes des différentes époques parmi lesquels : le vitrailliste strasbourgeois pierre d’Andlau, qui réalisa de magnifiques verrières, et Hugues de La Faye, peintre du duc Antoine, auteur du décor de la voûte du chœur, conservé encore en partie, etc.
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