RETOUR LIEUX  DE SEPULTURES
Avant même la fondation de l’abbaye, il existait déjà un temple, peut-être dédié à Isis, sur cet emplacement.
Beaucoup de légendes ont couru sur la fondation de la basilique de Sainte-Croix-Saint-Vincent par Childebert Ier au retour d’une expédition en Espagne d’où il aurait rapporté de Saragosse, la tunique de saint Vincent. Les sources contemporaines son rares. Parmi elles, l’Historia Fracorum de Grégoire de Tours où l’auteur parle de deux expéditions de Childebert en Espagne avec une description du butin sans mentionner la précieuse relique et encore moins la lier à l’édification immédiate de la basilique dédié à un saint jusque là inconnu en Gaule. Il dit simplement que Childebert fut enseveli dans la basilique avait fait construire.
Il semble que l’origine de la légende provienne de l’auteur du Liber historiae Francorum qui, vers 726-727, rapprocha les passages de Grégoire de Tours dans lesquels il évoque les expéditions, la basilique, Childebert et le butin  pour forger l’histoire de la tunique. Par ailleurs, il parait étonnant que les habitants de Saragosse aient consenti à se séparer d’une tunique qu’ils promenaient sur les remparts pour se protéger des assiégeants.
 
Quoi qu’il en soit, si l’on reprend l’histoire telle qu’on nous la raconte depuis bientôt 1300 ans (cf : Liber historiae Francorum), en 542, Childebert partit défendre sa sœur Clotilde maltraitée par son mari, le roi wisigoth Alamaric. Il serait alors revenu avec la tunique de saint Vincent et une croix d’or de Tolède  pour lesquels il fit ériger une basilique placée sous le double vocable des dites reliques.
 
Selon les textes, profitant de la présence de prélats, l’évêque Germain de Paris consacra l’église en 558, le jour même où l’on porta Childebert au tombeau.
► BERTRUDE (reine, femme de Clotaire II)
 
► BLITILDE (reine, femme de Chidéric II)
 
► BOILEAU Nicolas
 

► BOURBON Catherine de (v.1574 - 1595)
Fille d’Henri Ier de Bourbon, prince de Condé, « sourde, bègue et bossue » elle n’en possédait pas moins, dit-on,  de belles qualités d’esprit et de constance religieuse. Après avoir reposé en l’église des Filles-Dieu, où resta son cœur, elle fut inhumée à Saint-Germain sous les degrés de l’autel, en 1596.
► LA ROCHEFOUCAULD Henri-Achille de, abbé (1642-1698)
Fils de François de La Rochefoucauld, auteur des Maximes, il était chevalier de Malte et fut successivement abbé de Fontfroide, de Beauport et de la Chaise-Dieu un an avant sa mort. Par testament, il avait demandé à reposer à Saint-Germain, ce qui lui fut accordé au regard de la grande distinction de sa famille et du soutien qu’apporta son oncle, le cardinal de La Rochefoucauld, à la réforme de l’ordre de Saint-Benoît en France. Ce même privilège fut consenti à ses deux sœurs, Françoise (1641- 1708) et Henriette (1638- 1721) « […] sans qu’à l’avenir aucune autre personne de laditte famille de La Rochefoucauld puisse prétendre aucun droit audit lieu de sepulture de deffunt messire henry Achille de la Rochefoucauld et de ses deux sœurs seulement ».Tombe plate en marbre dans la chapelle de la Vierge.
Créé cardinal en 1686, devenu coadjuteur du prince-archevêque de Cologne dès 1667, Louis XIV l'imposa sur ce siège en 1688, ce qui provoqua la colère des princes allemands et le veto du pape. L'échec de Louis XIV dans la guerre de la Ligue d'Augsbourg lui ayant ôté toute perspective pour Cologne, il retourna en France.
Abbé de Saint-Remi de Reims (1668-1680), puis de Saint-Germain-des-Prés (1697) où il décéda.
Il semble que sa famille ait souhaité faire porter sa dépouille à Strasbourg sans que cela soit suivi d’effet. Mise en dépôt à l’abbaye, elle y resta. Inhumé dans le même caveau que son neveu, Ferdinand.
 
► GERMAIN saint
La rédaction de cet article a nécessité la consultation de nombreuses sources, dont les plus importantes :
- Epitaphier du Vieux Paris-Tome V
- Histoire de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés contenant […] par dom Jacques Bouillart (1724)
- La vie monastique à Saint-Gemain-des-Prés. Article de J. Hourlier –revue d’histoire de l’église de France (1957)
- Le cimetière mérovingien de Saint-Germain-des-Prés d'après les fouilles anciennes [note critique] par Laurent Renou École pratique des hautes études. 4e section, Sciences historiques et philologiques Année 1976 Volume 108 Numéro 1 pp. 1035-1036
-Notes sur un cimetière mérovingien par Robert de Lasteyrie -Revue Archéologique Nouvelle Série, Vol. 31 (Janvier à Juin 1876), pp. 360-368
- Bibliothèque-numerique.inha.fr/
(*) commentaire(s)
5 mai 2016
© MCP
D’une manière générale, si la vie monastique s’y poursuivit régulièrement au 18ème siècle, l’ère héroïque de l’abbaye était passée. Les fléchissements individuels n’étaient pas rares et, là comme ailleurs, un esprit nouveau : raisonnant et raisonneur, sensible au progrès de la Science et qui déplaçait les centres d’intérêt.
 

La prison de l’Abbaye et les massacres de Septembre 1792
 
Puis vint la Révolution. Les moines furent dispersés le 13 février 1792 et le mobilier déménagé peu à peu au Musée des Monuments français. Dans le même temps, se préparaient quelques journées parmi les plus épouvantables  de la Révolution, les massacres de Septembre 1792.  
 
Pendant tout le Moyen âge, et jusqu'au milieu du 17ème siècle, l'abbé de Saint-Germain des Prés, seigneur temporel du faubourg environnant, y exerça le droit de haute et de basse justice. L’abbaye possédait une prison dont on ignore avec certitude la période  de création. Probablement en, ou aux environs de 1631. Située à l'extrémité sud-est de l'enclos du monastère, elle perdit son caractère et sa raison d'être quand  l'édit de février 1674 supprima les seize justices ecclésiastiques existant dans Paris et quand, l’année suivante, un arrêt restreignit la juridiction de l’abbé  à l’enclos du monastère.
Le 18ème siècle fut marqué par Henri III de Thiard, cardinal de Bissy, évêque de Meaux qui, abbé commendataire, fit ouvrir plusieurs rues dans le sud de l'enclos (1715) : rues d'Erfurth (act. Rue des Ciseaux), Childebert et Sainte-Marthe (act. Rue Bonaparte), et place Saint-Germain-des-Prés, afin d'y faire bâtir des immeubles de rapport. Ces rues furent absorbées par les aménagements urbains du 19ème siècle comme la construction du Bd Saint-Germain.
Mais ce fut à  Louis Bourbon de Condé (1709-1771), cousin germain de Louis XV, que l’on doit les plus grandes restaurations que connut le palais abbatial qui furent confiées à Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne (1711-1778), petit-fils de Jules Hardouin-Mansart.
ABBAYE ET ÉGLISE SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS (Paris)
© MCP
De l’immense, puissante et rayonnante abbaye Saint-Germain-des-Prés, il ne reste qu’une église –la plus ancienne des grandes églises de Paris par sa fondation- le palais abbatial, et quelques rares et maigres vestiges là, dans un square, un musée ou une boutique.
S’il est parfois difficile de reconstituer les limites et la disposition des bâtiments d’un ancien domaine monastique disparu dans le paysage urbain actuel, Saint-Germain-des-Prés est un exemple de complexité malgré une apparence qui invite au contraire.
Plan Turgot par Louis Bretez (1739)
Peut-être plus explicite que le plan Turgot, de nos jours, l'abbaye occuperait, à peu près,  cet emplacement Google Earth
Lutèce ou premier plan de Paris tiré de Cesar, de Strabon, de l'Empereur Julien et d'Ammiam Marcellin / Par M.L.C.D.L.M. ; A. Coquart delineavit et sculp.
Au 12ème siècle, sous l’impulsion de l’abbé Hugues de Saint-Denis, une campagne de construction fut lancée et poursuivie après sa mort. Le chœur fut réédifié en style gothique à déambulatoire et chapelles rayonnantes, et le portail du clocher-porche s’orna d’une Cène et de huit statues colossales qui disparurent à la Révolution.
Dans son ensemble, avec les tombeaux de saint germain, Childebert et d’Ultrogothe en son « sein », le sanctuaire de cette époque apparait comme un véritable mémorial exaltant les origines du monastère et sa double fondation par un saint et par un roi.
C’est de ce même siècle que datent les gisants ornant les mausolées royaux.
Porche de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés – Trésor des Antiquités de la couronne de France La Haye 1724/1745 par Dom Bouillart.
Trop petit, ou trop délabré, pour une communauté de nouveau en plein essor, l’ensemble des bâtiments monastiques furent reconstruits au 13ème siècle, dont le réfectoire et la chapelle de la Vierge due à l'architecte Pierre de Montreuil. Comprenant une nef unique, terminée par une abside à pans, ce volume simple était transcendé par la luminosité des vastes fenêtres à réseaux et par le raffinement du décor tout en formes effilées et aiguës. Ce style élégant se retrouve dans le bras sud du transept de Notre-Dame, où Pierre de Montreuil termina sa carrière comme maître d’œuvre. Devenue un grand lieu d’élection de sépultures, cette chapelle a disparu. On peut encore en apercevoir un maigre vestige placé dans le square Laurent Prache jouxtant le clocher de l’église, ainsi qu’un portail conservé au musée de Cluny, ou encore quelques éléments sur le tombeau d'Héloïse et Abélard...
Vestiges de la chapelle de la Vierge square Laurent Prache © MCP
Portail de la chapelle de la Vierge. Musée de Cluny © MCP
Chapelle de la Vierge © MCP
A la fin du 16ème siècle, le cardinal, et abbé commanditaire, Charles Ier de Bourbon fit construire le palais abbatial (1586) vraisemblablement par l’architecte Guillaume Marchand. Deuxième construction en brique et pierre de la capitale, après l’hôtel Scipion, il préfigurait le style Louis XIII.
Un siècle plus tard, en 1691, le cardinal de Fürstenberg, abbé de Saint-Germain, le rénova et en fit l’un des plus beaux palais du Paris d’alors. Il y ajouta des communs dont la cour constitue l’actuelle rue Fürstenberg.
Restauré en 1977, délivré des ajouts qui le défiguraient, il est le seul édifice entier témoignant de la splendeur de l'abbaye. Il abrite divers établissements rattachés à l'Institut catholique (date de rédaction de l'article). Sa façade est visible rue de l'Abbaye qui traverse l'ancien domaine.
Palais abbatial et ses communs © MCP
Suivant les aléas de l’histoire en général et les siens en particulier, à partir de 1631, grâce à la congrégation de Saint-Maur, congrégation de moines bénédictins français créée en 1621, qui fit de Saint-Germain-des-Prés son abbaye-mère, celle-ci se transforma en foyer d’austérités monastiques mais, surtout, devint l'un des principaux centres intellectuels de France.
Parmi les mauristes qui rénovèrent la science historique en lui imposant plus de rigueur dans la lecture des sources, on citera le bien oublié dom Grégoire Tarrisse, dont le rôle fut déterminant pour la réputation de grande érudition de l’abbaye, dom Jean Mabillon et dom Bernard de Montfaucon qui comptent parmi les plus grands historiens de leur temps. Grâce à ces érudits, l’abbaye se dota d’une très riche bibliothèque d'imprimés et de manuscrits. C‘est alors que Saint-Germain-des-Prés prit sa place dans l’histoire des Lettres.
Façade du palais abbatial © MCP
Anciens communs rue de Fürstenberg, face au palais abbatial © MCP
L'abbaye au 17ème siècle
4 Frédégonde
5 Clotaire II
6 Bertrude
1 Ultrogothe
2 Childebert
3 Chilpéric
Emplacement des tombeaux royaux avant les aménagements de 1644 © MCP
Le 4 octobre 1656, le sculpteur Michel II Bourdin (1609-1678) s’engagea à réaliser le tombeau de Childebert suivant le devis et le dessin qui lui furent présentés.
D’après le dessin original portant son paraphe, retrouvé dans un manuscrit de la Bibliothèque nationale, il s’agissait d’un sarcophage en forme de bahut en pierre de liais, incrusté de marbre rouge et noir. Le gisant du 12ème siècle fut placé dessus.
Deux ans plus tard, l’artiste signait un nouveau contrat dans lequel il s’engageait à exécuter d’autres monuments funéraires pour Chilpéric, Frédégonde, Clotaire II et Blitilde sous la forme de sarcophage du même modèle que celui de Childebert avec un décor de fleur de lys mais sans incrustation. Sur celui de Frédégonde on replaça la magnifique dalle anépigraphe du 12ème siècle faite de pierre de liais, mosaïque de marbre, porphyre et serpentine et filets de cuivre.
1 Childebert et Ultrogothe
2 Chilperic
3 Frédégonde
4 Clotaire II
Emplacement des tombeaux royaux après 1656 © MCP
5 Bertrude
6 Childéric II
7 Dagobert
8 Blitilde
L’abbaye en 1609 dont on visualise bien les fossés. Plan Quesnel
Ouverture des rues Childebert, Ste-Marthe, etc. BHVP © MCP
Nouvel aspect de l'abbaye au 18ème siècle. Plan Turgot par Louis Bretez (1739)
La prison de l'Abbaye sur laquelle passe, de nos jours, le Bd Saint-Germain. BHVP © MCP
Prison de l’Abbaye en 1793
Affectée à la détention des militaires de la garnison de Paris emprisonnés par mesure disciplinaire, vendue par l’Etat à la Ville à la Révolution, elle passa sous l’autorité de la Commune.
Dans la soirée du 10 août 1792, la municipalité y fit interner une partie des officiers et soldats suisses faits prisonniers au château des Tuileries rapidement rejoints par toute une foule de suspects dont de nombreux prêtres insermentés. D’autres lieux se remplissaient de la même façon. D'après la loi, tous ces détenus devaient être traduits devant le tribunal criminel institué après le 10 août. Mais le peuple, trouvant les juges trop lents à la besogne, se porta à plusieurs reprises vers les prisons, réclamant la mort des « conspirateurs ». La fermentation populaire augmentait. Dans cette atmosphère surchauffée et alimentée par diverses rumeurs, se mit à circuler celle d’une soi-disant conspiration qui venait d'éclater dans les prisons. Aussitôt des bandes se formèrent en criant : « A l'Abbaye! A la Force! »  Relégué dans une salle, le comité de la section des Quatre-Nations, qui tenait séance à l’abbaye, fut remplacé par un tribunal improvisé, que présidait l'huissier Maillart. Les prisonniers, appelés soit par groupe ou individuellement pour un interrogatoire sommaire,  étaient relâchés aux cris de Vive la Nation! ou poussés dans la cour du jardin et tués à coups de pique, de sabre et de hache. Le massacre dura deux jours. Si certains représentants de la Municipalité tentèrent de sauver quelques personnes comme à la Force, à l'Abbaye, Billaud-Varenne félicitait les meurtriers. 97 détenus furent libérés pour 171massacrés.  
Après ces événements, l'Abbaye perdit complètement le caractère de prison militaire. Elle reçut indistinctement tous les détenus politiques. L'ancien ministre des contributions Clavière s’y poignarda, Mme Roland y écrivit ses Mémoires, et Charlotte Corday y attendit sa condamnation et son supplice.
Outre la prison, on enferma aussi dans le réfectoire et dans la chapelle Saint-Symphorien.
Sous l'Empire, la Restauration et le gouvernement de Juillet, l'Abbaye reprit et conserva son ancienne destination de prison militaire avant sa démolition en 1854.
 
Quant au reste, les bâtiments conventuels furent vendus comme Bien national, les précieux manuscrits dispersés –une bonne partie fut rachetée par un diplomate russe et forment aujourd'hui un fonds important de la Bibliothèque nationale russe-, la plupart des tombeaux mérovingiens furent détruits ou endommagés,   le magnifique baldaquin du maître-autel, conçu en 1704 par Oppenordt  (1670-1742), et la grande châsse-reliquaire en vermeil de saint Germain de 1408 furent fondus, etc.
Massacres de Septembre à l'Abbaye
Baldaquin du maitre-autel et châsse en vermeil de saint Germain
Histoire de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés contenant […] par dom Jacques Bouillart (1724)
Une raffinerie de salpêtre fonctionna dans l'église de 1794 à 1802 et l'armée y installa une réserve de charbon et un atelier à forer les canons
En août 1794, douze tonnes de poudres entreposées explosèrent provoquant d’énormes dégâts.
Après la Révolution, l’église présentait un tel état de désastre qu’on songea à la démolir. Pourtant, elle fut rendue au culte en 1803 pour compenser celui qui se tenait dans la chapelle de la Vierge détruite l’année précédente.
Démolition du réfectoire en 1798
Démolition de la chapelle de la Vierge en 1802 par Gautier-Dagoty. BnF/Gallica
Un à un les bâtiments conventuels, des immeubles de rapport, le cloître disparurent au profit de l’aménagement urbain,  comme le percement du bd Saint-Germain, de la rue de Rennes, et de lotissements de terrains.
Dégagement de l'église en 1868 lors de la démolition des derniers immeubles nécessaire à l'achèvement de la rue de Rennes.
Pour l’église, s’en suivirent de longues et difficiles restaurations lancées, à partir de 1820, par Étienne-Hippolyte Godde que poursuivirent Victor Baltard et Hippolyte Flandrin, et qui transformèrent profondément sa physionomie : arasement des tours nord et sud, dépose des chapiteaux de la nef et remplacement par des copies- certaines de ces pièces sont conservées au musée de Cluny (Paris)-, etc.
En 1958, à l’occasion du 14ème centenaire de l’abbaye, d’autres travaux de restauration furent entrepris pour lui rendre sa majesté architecturale.
Vue générale de la nef qui porte la marque de l'art roman de l'Ile-de-France (http://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Paris/Paris-Saint-Germain-des-Pres.htm) alors que…
...le chœur et le déambulatoire révèlent l'influence du gothique primitif (chœur et abside) http://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Paris/Paris-Saint-Germain-des-Pres.htm
A l’extérieur, on notera surtout le clocher-porche qui peut s’enorgueillir d’être l'un des plus anciens de France. Construit entre 990 et 1014, le dernier étage fut restauré au 19ème siècle.
© MCP
Peu à peu, un bourg se constitua près de l’abbaye créant de nouvelles animations. La foire Saint-Germain, dès le 12ème siècle, l’installation de nombreuses communautés religieuses, la proximité de l’Université et de diverses écoles, le rayonnement dû aux mauristes, etc., furent autant d’éléments qui, avec les siècles, construisirent la vie bouillonnante de Saint-Germain et sa réputation de quartier
« intellectuel ».
Le(s) cimetière(s) mérovingien(s)
 
Probablement à cause du double prestige  des sépultures royales et de saint Germain, une nécropole mérovingienne vit rapidement le jour dans le sous-sol de l’abbaye et les terrains avoisinants.
S’apparentant aux autres cimetières mérovingiens de l’Île de France par ses caractères généraux, notamment des inhumations en sarcophages de plâtre, elle se distinguait néanmoins  par une proportion inhabituelle de sarcophages sculptés et par la richesse et l’abondance de mobilier funéraire. Si à ces éléments on rajoute  la datation de la seconde moitié du 6ème siècle des plus anciens sarcophages, époque de la fondation de l’abbaye, l’inhumation ad sanctos ne laisse guère de doute.  
Les premières fouilles relatées datent de 1643. D’autres campagnes de fouilles, notamment menées, entre 1876 et 1880, par l’archéologue Théodore Vacquer (1824-1899) permirent la découverte de 150 tombes.
Campagne de fouilles de Théodore Vacquer
Notes sur un cimetière mérovingien par Robert de Lasteyrie (1876)
Datant de cette même campagne de fouilles, ce sarcophage qui présente à l’intérieur un décor original : une colombe et un personnage. Musée Carnavalet © MCP
En 2015, à l’occasion d’une restauration à venir de l’église, on découvrit des squelettes masculins intacts, des sarcophages mérovingiens (en plâtre) mais aussi quelques carolingiens (en pierre),  sous le square Félix Desruelles, soit à quelques mètres, du cimetière Saint-Symphorien. Des vestiges d’un bâtiment du 18ème siècle a également été trouvé.
© Thomas Oliva/AFP
Le cimetière Saint-Symphorien
 
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’église Saint-Germain-des-Prés n’était pas paroissiale avant la Révolution, mais abbatiale, la paroisse étant l’église Saint-Sulpice.
Elle ne servait de paroisse uniquement que pour les artisans, marchands, domestiques et autres personnes qui demeuraient dans les cours du palais abbatial ou dans celles du monastère.
Devant la façade de la chapelle de la Vierge, il existait un petit cloître qui, pendant la seconde moitié du 17ème siècle, servit aussi de lieu pour les sépultures des serviteurs de l'abbaye et de l'abbé. A partir de 1699, la place y manquant on aménagea un petit cimetière : (1) sur le plan ci-après.
 
Les défunts concernés n'étaient  pas des « personnalités », mais :
- les simples domestiques (serviteurs ordinaires, cochers, palefreniers, charretiers, etc.)
- ceux qui avaient exercé des métiers directement au service de l’abbaye ou de l’abbé, comme des cordonniers, cuisiniers, tapissiers, tailleurs d’habits, etc.
- les ouvriers morts accidentellement à l’abbaye dans l’exercice de leur fonction comme un couvreur, un fondeur de cloches,…
- des parents de serviteurs
Quant aux enfants morts en bas âge, ils étaient inhumés dans un carré spécial.
 

Jusqu’en 1703, ce cimetière se trouvait à l’intérieur de la maison conventuelle jusqu’à ce qu’il devienne insuffisant.
On en ouvrit donc un second (2), situé tout contre l’église, immédiatement à gauche de sa porte latérale et qui s‘étendait jusqu’à la chapelle Saint-Symphorien.
De forme rectangulaire, mesurant environ vingt mètres de long sur dix de large, il avait la particularité de ne pas posséder de fosses communes, mais des fosses individuelles qui reçurent environ 1300 dépouilles.
1 : Cimetière à l'intérieur de la maison conventuelle
2 : Second cimetière
BHVP © MCP
Second cimetière © MCP
►Y furent inhumés
 
Qui fut donc inhumé  dans l’abbaye ? Les registres capitulaires (de 1600 à 1770), les registres du conseil des Sénieurs (de 1649 à 1723 et de 1767 à 1790), le Nécrologue et les Annales de l’abbaye ont donné quelques renseignements sur les personnes qui sollicitaient et obtenaient l’honneur d’y reposer sur les conditions que mettait la communauté à accorder ce privilège au cours des 17ème et 18ème siècles.
Pour les siècles antérieurs, les épitaphes retrouvées dans les épitaphiers manuscrits ont surtout renseigné sur la qualité des défunts. Malheureusement, échappent à cet « inventaire » toutes les personnes dont on n’a pas cru nécessaire d’inscrire une épitaphe, et celles dont toute trace a disparu à cause des aléas de l’histoire et des  différentes réédifications et restaurations de l’édifice au cours des siècles.
Outre être une nécropole mérovingienne, de nombreux abbés y furent inhumés avec parfois des membres de leur famille. Bien que tous aient eu un rôle important de par leur fonction, je n’ai repris, dans la liste ci-après,  que les plus notoires.  
Beaucoup de moines aussi, inhumés dans le cloître ou dans le cimetière et  dont la sépulture ne portait pas le nom mais simplement les chiffres de leur date de décès. Ce qui n'empêcha  certaines sépultures de frères de s'orner d'une épitaphe et de la représentation, souvent quasi semblable, du défunt en habit de mauriste.
Etre ami de la congrégation, généreux donateur ou  « serviteur » reconnu aidait aussi à obtenir cette faveur. Saint-Germain accueillit également de nombreux Anglais convertis au catholicisme ainsi que la famille écossaise des Douglas. Enfin, on ne saurait oublier des personnalités en vue.  
 
D’une façon générale, les défunts étaient inhumés dans l’église abbatiale, la chapelle de la Vierge et le cloître. Quand celui-ci s’avéra plein, on enterra dans le cimetière.
ACHERY Luc d’, dom (1609-1685)
Bibliothécaire de l’abbaye, il s'attaqua au développement d'une nouvelle classification des manuscrits et livres de la bibliothèque, pour en dresser un catalogue. Bientôt ses méthodes s'étendirent à toute la congrégation, et c’est à lui que l’on doit la première méthode de classification bibliographique en France. A sa prise de fonctions, la bibliothèque comptait 3 600 volumes et passa à 6300 sous son ministère. Ainsi, par la qualité de sa collection, participa-t-il pour beaucoup à faire de l’abbaye le centre de recherche historique incontournable de l’époque. Egalement auteur, la plus importante de ses publications est une histoire ecclésiastique médiévale : Spicilegium, sive collectio Veterum aliquot scriptorum […] précieux recueil qui contient une foule de diplômes, de chartes d'actes de conciles, etc. Inhumé dans le cloître, sous la bibliothèque dont il avait pris tant de soin.
► AUDEBERT Bernard, dom († 1675)
Général de la congrégation ayant occupé plusieurs fonctions, il fut bien placé pour observer les évènements et leurs causes. C’est ainsi qu’il eut l’heureuse idée de consigner par écrit une partie de ses impressions et remarques qui, à l’origine, n’étaient pas destinées à être publiées. Son témoignage concernant la période de l’histoire mauriste à laquelle il se trouva mêlé est donc de première valeur.
► BOURBON François de, prince de Conti (1558 - 1614)
Cousin germain d’Henri IV, élevé dans une famille très attachée au protestantisme, il se convertit au catholicisme peu après le massacre de la Saint-Barthélemy. Néanmoins, il continua à soutenir son cousin et, dès la mort d’Henri III, le reconnut comme roi et participa à ses côtés aux batailles contre la Ligue. Il fut nommé gouverneur d'Auvergne, de Paris et du Dauphiné en 1595. Frère du cardinal Charles II de Bourbon, à la mort de ce dernier (1594), bien que marié, il récupéra les revenus de l’abbaye. Sourd et bègue, sa nièce, Catherine devait malheureusement hériter de ces handicaps. Inhumé dans le même caveau que sa fille Marie et sa nièce.
► BREUL Jacques du (1528-1614)
► CASTELLAN Charles († 1677) (chapelle Sainte-Marguerite)
Fondée en 1675 par Charles Castellan, abbé commanditaire de saint-Evre de Toul et de la Sauve, la chapelle Sainte-Marguerite, dont l’autel est ornée d’une statue du frère Jacques Bourlet (1663-1740), reçut plusieurs membres de cette famille. Sa décoration s’inspira pour beaucoup de la chapelle Saint-Casimir où reposait le cœur du roi Jean II Casimir.
Son tombeau, situé dans le fond de la chapelle, mis en place en 1683, est l’œuvre de Girardon.
Sous la colonne portant une urne antique, on peut voir un tombeau contenant les cœurs de Charles, Olivier Castellan
(† 1644) –soldat sous Louis XIII qui mourut au combat en Catalogne-, et son fils Louis († 1669) -envoyé en renfort en Crète avec son régiment par Louis XIV. Il mourut dans une charge contre les Ottomans- sur lequel est inscrite une épitaphe latine due à dom Mabillon. Deux statues de marbre blanc, symbolisant la Piété et la Fidélité, tiennent des médaillons entre leurs mains où figurent, en bas-relief, Olivier et Louis Castellan. Ont disparu du monument d’origine, le sarcophage au-dessus duquel se trouvaient des trophées d’armes syriennes et romaines, évoquant les lieux de décès des deux hommes, ainsi que deux squelettes grimaçants en stuc qui retenaient de part et d’autre d’une arcade des rideaux, donnant à l’ensemble une atmosphère théâtrale.
http://www.patrimoinehistoire.fr/Patrimoine/Paris/Paris-Saint-Germain-des-Pres.htm
Le tombeau d’origine avec les squelettes et les trophées d’armes. Dom Bouillart
De nos jours © MCP
► CONTI, dit de Gramont , Nicolas de († 1648)
Fils naturel de François de Bourbon-Conti, dit le bâtard de Conti, il fut prieur et abbé de Gramont, de la Couture au diocèse du Mans, et de l’abbaye de Bassac (Charente) (1629).
 
► COURPALAY Abbé († 1334)
Docteur et professeur de droit canon et civil.
Sa tombe,  non violée, fut retrouvée  en 1704, mais n'aurait pas été seulement ouverte avant 1799 à l'instigation de Pierre Jean-Baptiste Legrand d'Aussy et d'Alexandre Lenoir. Elle laissa apparaître un squelette avec ses vêtements (dalmatique, gants et des fragments de la chausse) conservés dans les collections du musée de Cluny.
Croquis d'A. Lenoir. INHA
Dalmatique trouvée dans le cercueil © RMN / Gérard Blot
► COUTURES Geoffroy de abbé († 1359)
Reçu en qualité de conseiller à la grand chambre du Parlement de Paris (1357), sa tombe, située dans chœur et non violée, peut-être découverte en 1704, ne fut ouverte qu’en 1799 à l'instigation d'Alexandre Lenoir. Elle laissa apparaître un squelette avec ses vêtements mal conservés.
► DAGOBERT, fils de Childéric
► DANES Pierre (1497-1577)
Elève au Collège de Navarre, où il apprit une remarquable maîtrise du latin, du grec et de l’hébreu, sa réputation devint telle qu'en 1530, François Ier qui venait de fonder le collège de France, le nomma premier professeur en langue grecque. Ce dernier ne tarda pas à justifier le choix du monarque par les savantes observations qu'il publia sur plusieurs auteurs anciens et, dans le peu de temps qu'il occupa cette chaire, il compta les élèves les plus distingués, tels qu'Amyot,  Billy, Brisson ou Daurat.
Au bout de cinq ans, il partit pour l’Italie. Après avoir fait une ample moisson de connaissances, il revint à Paris.
Nommé ambassadeur au concile de Trente, avec Claude d'Urfé et Jacques de Ligneris, il y soutint dignement l’honneur de la France. Après la mort de François Ier, Henri II le nomma précepteur du dauphin, futur François II, dont il fut aussi le confesseur. Considéré comme l’un des hommes les plus savants de son temps, il n’hésita pourtant pas à se joindre à ceux qui condamnèrent Pierre de La Ramée pour la publication de deux de ses ouvrages aux opinions estimées scandaleuses.Evêque de Lavaur (1557), il mourut à Saint-Germain où il s’était retiré.
Col. Gaignières
► DOUGLAS famille
► DOUGLAS Guillaume, comte d’Angus (1552 – 1611)
 
Descendant direct du roi Jacques Ier, prince d’Ecosse élevé dans la religion protestante, il abjura sa religion après un séjour en France. De retour en Ecosse, mêlé à divers complots, après avoir contesté une accusation de rapprochement avec l’Espagne catholique, il s’avéra avoir signé le « Spanish blanks plot », document prouvant son adhésion à la contre-réforme. Emprisonné au château d’Edimbourg pour trahison (1593), il réussit à s’échapper, et continua à être en rébellion avant de renoncer au catholicisme et de se déclarer presbytérien (1597). Rentré dans le rang et en possession de ses domaines, zélé serviteur du roi, il finit néanmoins par de nouveau abjurer et être excommunié.
Exilé en France à la cour d’Henri III (1609), il y finit ses jours dans l’exercice d’une foi solide et fut inhumé en présence d’un grand nombre de personnes de qualité. Aucune certitude quant à l'auteur de son tombeau.
Enfin, ce voyageur et épistolier entretint un réseau de contacts dans la République des Lettres européennes, notamment en Flandre, en Bourgogne, en Lorraine, en Champagne, en Suisse, en Allemagne et en Italie.Sa vie fut marquée par son caractère, fait à la fois de sérénité et de ténacité dans l'analyse et l'argumentation, et par sa capacité à associer sa vocation intellectuelle et scientifique à sa vocation religieuse.
Inhumé dans la chapelle de la Vierge sous une petite dalle de marbre blanc, à la Révolution ses restes furent transportés jusqu’au Musée des Monuments français et furent ramenés dans l’église Saint-Germain en février 1819. Une inscription rappelle sa présence.
© MCP
► DOUGLAS Jacques (v. 1617 - 1645)
Petit-fils de Guillaume Douglas, il reprit un régiment au service de la France qui fut renommé régiment Douglas. Il mourut lors d’une escarmouche près de Douai.
Inhumé près de son grand-père, son tombeau, commencé en 1646, par Michel Ier Bourdin, fut terminé en 1668 par le fils de ce dernier, Michel II Bourdin. Son monument réintégra l’église après la Révolution.
 
Furent inhumés dans la même chapelle que Guillaume et Jacques Douglas
 
► DOUGLAS Robert († 1681), petit-neveu de Guillaume et colonel d’un régiment d’infanterie
 
►DOUGLAS Georges († 1692) colonel du régiment Douglas qui fut un temps au service de Louis XIV, une fois de retour en Angleterre, ce régiment fut incorporé à la couronne britannique. En remerciement de ses services, Charles II le créa comte de Dumbarton et Lord Douglas d’Ettrick. Fait commandant des forces armées écossaises à l’accession au trône de Jacques II d’Ecosse, lorsque ce dernier fut déposé, il le suivit dans son exil en France (1688) où il mourut.
Tombeau de Jacques Douglas © MCP
© MCP
► DROCTOVÉE abbé († v. 580)
Disciple de saint Germain qui le fit venir d'Autun à Paris pour être à la tête du clergé  desservant la nouvelle basilique Saint-Vincent-Sainte-Croix, il eut en charge d'assurer la mise en œuvre du service liturgique. Premier abbé de ce qui deviendra l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, il fut le témoin des grandes heures de sa création.
 
► DU GABRE Dominique († 1558)
Gascon d’origine, évêque de Lodève de 1547 à sa mort, Henri II l’employa à diverses ambassades, notamment à Venise, comme trésorier des armées à Ferrare, etc. On a de lui une abondante correspondance politique qui fut regroupée dans un ouvrage d’Alexandre Vitalis (1903)
► ESTRÉES César d’ (1628-1714)
Dès sa fondation, afin d’éviter que les évêques de Paris ne nommassent les abbés du nouveau monastère, Germain rédigea un privilège d’immunité* que confirmèrent le roi Clotaire II et les évêques présents au moment de la consécration. Devenue abbaye royale, outre bénéficier d’exemptions, elle était directement soumise au pape.
* Privilège accordé par le roi à un propriétaire civil ou un établissement ecclésiastique, l'exemptant de la contrainte des agents royaux (comtes), notamment en matière de levée d'impôts et de jugement de délits mineurs.
 
Lieu de pèlerinage cher aux parisiens, la mort de Germain (576) allait y intensifier les dévotions et, petit à petit, évincer le vocable primitif pour celui de Saint-Germain, puis de Saint-Germain-des-Prés à cause des prairies qui l’environnaient.
 
Alors élu nécropole royale, le monastère aurait pu le rester si Dagobert Ier († 639) n’avait pas opté pour la basilique Saint-Denis et initié une nouvelle tradition, même si elle fut longue à se mettre en place.
 
Largement et richement doté de terres, devenu très important, le monastère  connut sa plus forte postérité au 9ème siècle avant les invasions normandes qui lui furent préjudiciables. S’il fut épargné une fois de l’incendie contre le paiement d‘une rançon, il n’en fut pas moins pillé et incendié lors d’autres incursions, notamment en 861 où il fut en grande partie détruit. En 885, une nouvelle invasion mit fin à une reconstruction à peine amorcée.
 
Tragiquement réduite au silence, l’histoire de l’abbaye reprit  environ un siècle plus tard avec l’abbé Morard qui fit rebâtir complètement l’église et une grosse tour pour y placer les cloches appelant à l’office.
Neveu de Gabrielle d’Estrées, créé cardinal en 1671, puis cardinal-prêtre de Santa Maria in Via (titre cardinalice), Louis XIV l’envoya comme ambassadeur auprès du Saint-Siège et en Espagne. Abbé commendataire de Saint-Sauveur d'Anchin (Nord) (1693), cardinal-évêque d’Albano (un diocèse proche de Rome), dans l'espoir, dit-on, d'être nommé à la tête du Conseil de conscience chargé de désigner les titulaires des plus hautes charges ecclésiastiques, il fit construire et offrit au roi les magnifiques sphères de Coronelli (une paire de globes : terrestre et céleste).
Bien qu’il n’ait jamais rien publié, la beauté de plusieurs de ses lettres latines et françaises lui valut d’être élu à l’Académie française en 1656.
► FÜRSTENBERG Guillaume Egon de (1629- 1704)
Landgrave de Fürstenberg, il commença sa carrière comme soldat au service de la France avant d'entrer en religion. Elu évêque de Metz (1663) par le chapitre de la ville, cette élection n'ayant pas été validée par le pape, il démissionna (1668). En 1672, il obtint, avec son frère François, la signature d'un traité d'alliance entre la France et le prince-archevêque de Cologne en vue de la guerre de Hollande. Mais enlevé au monastère de Cologne où il résidait, et emprisonné à Vienne par l’empereur Léopold Ier, seule une intervention du nonce apostolique le sauva d’une probable exécution. Libéré en 1679, après la signature du traité de Nimègue, il fut nommé évêque de Strasbourg puis confirmé dans ses fonctions par le pape l’année suivante.
► GROLIER Jean (1479-1565)
Pour la petite histoire,  c’est à lui que les académiciens doivent d'avoir un fauteuil ! En effet, sur la demande qu’il fit, en prétextant son âge, ses infirmités, et sans doute aussi son rang, d’avoir un fauteuil à la réception de Bernard La Monnoye (1713). Depuis cette date, tous les académiciens bénéficient de ce « confort ». Egalement duc-évêque de Laon et abbé de Saint-Germain, dont il restaura le palais abbatial, il choisit d’y élire sa sépulture et fut inhumé dans le caveau des Fürstenberg.
 
► FRÉDÉGONDE
 
► FÜRSTENBERG Ferdinand Egon de († 1696)
Neveu du cardinal Guillaume de Fürstenberg, colonel au régiment de cavalerie Fürstenberg,son tombeau, qui aurait été l’œuvre de Coysevox, a totalement disparu. Seule son épitaphe latine, de dom Mabillon,  nous est parvenue.
Trésorier de troupes françaises dans le Milanais, il fit imprimer à Venise le De asse fait par Guillaume Budé dont il était l’ami. Il est surtout connu pour avoir constitué l’une des plus belles bibliothèques de l’époque, estimée à 3000 volumes dont beaucoup portent des reliures précieuses qui sont qualifiées, de par leurs caractéristiques, de reliures « Grolier ». Environ cinq cents de ses reliures sont parvenues jusqu’à nous, ce qui fait de Grolier la figure emblématique de l'amateur de reliures du 16ème siècle. Depuis le 18ème siècle, les livres lui ayant appartenu sont extrêmement recherchés par les amateurs et ont fait l'objet de nombreuses études et expositions.
► MABILLON Jean Dom (1632-1707)
Ce grand intellectuel exerça un rôle déterminant dans la transmission des savoirs au 17ème siècle. Pour la première fois, il introduisit un « discours de la méthode » sur l'analyse des documents, qui fait ensuite référence pour les historiens et les chartistes. A ce titre Il est connu comme le fondateur de la diplomatique, cette science nouvelle définissant les règles pour établir la date, la provenance, la nature, l’authenticité et les versions successives d’un document écrit. Son esprit critique et rigoureux se retrouve également dans ses éditions des œuvres des Pères de l'Église et des grands théologiens. Ses travaux dans ce domaine donnèrent un nouvel élan à l'étude des premiers textes chrétiens et de la patristique.
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► MAULÉON Thomas de († 1255)
Abbé, il se distingua en 1247 par une charte d’affranchissement de serfs attachés à différentes dépendances de l’abbaye, dont celle d’Antony (Hauts-de-Seine) qui était l’une de ses principales. Inhumé dans la chapelle de la Vierge que les serfs, en payant pour se libérer de leur servitude, avaient en bonne partie financée.
►MONTFAUCON Bernard, Dom (1655-1741)
Déjà très instruit lorsqu’il prit l’habit religieux (1675), il apprit le grec, l'hébreu, le chaldéen, le syriaque et le copte dans un monastère toulousain. Entouré d'un groupe de savants, il publia des éditions des œuvres des pères de l'Église grecque avant de partir pour l’Italie qu'il parcourut en tous sens pendant trois ans à la recherche de manuscrits pour la publication des œuvres de saint Jean Chrysostome.
Nommé membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres (1719) par le Régent, la même année, il étudia  la sépulture mégalithique de Cocherel (Eure). En 1723, il explora aussi le site d'Olympie.  
Grâce à sa publication, à partir de 1719, de L'Antiquité expliquée et représentée en figures en 19 volumes,  qui présentait pour la première fois l'Antiquité grecque et l'Antiquité romaine en commun, il participa pour beaucoup  aux progrès déterminants dans la compréhension de l'architecture antique.
En 1708, dans son ouvrage Paleographia Graeca, il avait déjà inventé le mot « paléographie » en lui donnant une signification très large qui englobait à la fois la codicologie et l'étude des écritures livresques. Considéré comme l’un des fondateurs de l’archéologie en tant que science, en appuyant l'histoire non seulement sur les textes, mais aussi sur les monuments et vestiges du passé, il s’inscrit dans la tradition des grands savants mauristes. Inhumé à Saint-Germain où une plaque en sa mémoire y rappelle sa présence.
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► MONTREUIL Pierre de
 
► MORARD abbé († 1014)
Abbé en 990, il se chargea de rebâtir l’église incendiée par les Normands. Mais son intérêt relève surtout de la découverte, peut-être en 1704, de son sarcophage situé dans le chœur, et qui ne fut ouvert qu’en 1799 à l'instigation d'Alexandre Lenoir.
A la tête de la cuve en pierre calcaire étaient sculptées quatre croix. Le couvercle, en marbre blanc, en forme de dos d’âne, était orné de sculptures représentant des écailles de poisson sur une face, et un vase d’où sort une gerbe de blé et un cep de vigne garni de ses fruits sur une autre, les deux les éléments de ce tombeau semblent empruntés à deux sarcophages différents. Transféré au Musée des Monuments français,  ils furent déplacés à l'abbaye de Saint-Denis avant de rejoindre le musée du Louvre en 1820. Le tau (la crosse) abbatial qu’on y retrouva est conservé dans les collections du musée de Cluny.
Illustration d’Alexandre Lenoir (© INHA)
Illustration d’Alexandre Lenoir (© INHA)
Tau de l'abbé Morard © RMN-Jean-Gilles Berizzi
► RENAUDOT Eusèbe (1646-1720)
Petit-fils de Théophraste Renaudot, il étudia la philosophie grecque et latine chez les jésuites et fut ordonné prêtre après un bref passage chez les oratoriens. A une époque où les exégètes du Nouveau Testament se contentaient d'apprendre l'araméen biblique, il apprit l'arabe, le copte et le syriaque en vue d'étudier l'histoire des Églises d'Orient. Elu membre de l'Académie française (1688) et de l'Académie royale des inscriptions et médailles (1691) , il fut aussi membre également de l'Accademia della Crusca de Florence. Ami de Bossuet, il fréquenta la cour où Colbert lui confia nombre de missions politiques qui l’occupèrent jusqu’à un âge avancé. Au cours de ces missions, rassembla les documents qui devaient former  la matière principale de son œuvre. Hélas, il mourut avant d'avoir obtenu les caractères orientaux qui lui auraient permis de les faire imprimer.
C’est ainsi que ses travaux furent éclipsés par la publication, entre 1719 et 1728, de la Bibliotheca orientalis de Giuseppe Simone Assemani.
Néanmoins, de son vivant, il publia une histoire des patriarches d'Alexandrie ainsi qu'une Néanmoins, de son vivant, il publia  une histoire des patriarches d'Alexandrie ainsi qu'une collection de textes liturgiques des églises d'Orient où il défendait les thèses gallicanes et jansénistes d'Antoine Arnauld. On lui doit également des traductions de manuscrits arabes.  Ses manuscrits inédits sont conservés à la Bibliothèque nationale.
Prieur de Frossay (Loire-Atlantique), mais considéré par la communauté comme leur bienfaiteur par la donation considérable qu’il fit à la bibliothèque de l’abbaye de manuscrits rares, elle  lui avait été accordé une chambre. Mort à Paris, selon ses vœux, il fut inhumé à Saint-Germain. Sa tombe portait une épitaphe latine
► TARRISSE Grégoire, Dom (1575- 1648)
Premier supérieur général de la congrégation de Saint-Maur, pendant son généralat, une vingtaine de monastères furent complètement reconstruits, et plus d'une cinquantaine connurent d'importants travaux de restauration. Soucieux, à la fois, d'austérité des mœurs monastiques, et de faste de la liturgie, il fit notamment redonner du lustre à l'église abbatiale de Saint-Germain-des-Prés. Il joua un rôle déterminant pour établir la réputation de grande érudition de la congrégation. Il fit organiser dans chaque province des cours de philosophie et de théologie, mais aussi d'exégèse biblique et de langues orientales. Il députa des religieux dans tous les monastères pour examiner les manuscrits des bibliothèques et en tirer des Vies de saints bénédictins.Il fit de la bibliothèque de Saint-Germain-des-Prés l'une des plus belles de Paris. Infirme à la fin de sa vie, il fut inhumé dans la nef de l’église.
►ULTROGOTHE (reine, épouse de Childebert Ier)
► VEXIN, Louis-César de Bourbon, comte de (1672 - 1683)
Fils légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan, élevé par les soins de Mme Scarron, dès son plus jeune âge, il se trouva affecté d'une déformation de la colonne vertébrale qui le faisait boiter, et d’une épaule plus haute que l'autre qui ne facilitait pas ses déplacements. Son père, qui l’aimait infiniment, le destinait à l’état ecclésiastique. Les traitements pour lui faire disparaître lui ayant été plus dommageables que bénéfiques, on craignit plusieurs fois pour sa vie. Sa santé se dégrada brutalement. Veillé tendrement par ses parents, il mourut à l’âge de dix ans. Nommé abbé des abbayes de Saint-Denis et de Saint-Germain, il fut inhumé dans celle-ci selon la volonté de son père. Tombe en marbre avec épitaphe latine.
Col. Gaignières
► WINDEBANK François (1582-1646)
Homme politique anglais, nommé secrétaire d’Etat de Charles Ier d’Angleterre, nomination due en grande partie à ses sympathies espagnoles et catholiques, avec d’autres membres du Conseil, il forma un petit groupe qui aida Charles Ier à continuer des négociations secrètes avec l’Espagne. En 1634, il entama des discutions avec un représentant du pape sur une possible union entre les Anglicans et l’Eglise romaine. Et de lui préciser que l’opposition des Puritains serait paralysée en envoyant ses chefs combattre en Hollande. Quand les troubles éclatèrent en Angleterre (1640), il fit faire un appel au pape pour des hommes et de l’argent.
Elu au Parlement, quand celui-ci apprit qu’il avait signé des grâces pour des prêtres réfractaires et des Jésuites, il fut convoqué pour répondre de ses actes.  
De la France, où il s’était réfugié, il défendit son intégrité en affirmant sa croyance en l’Eglise anglicane, la plus pure et la plus poche de l’Eglise primitive. Converti au catholicisme, à sa mort, il fut inhumé dans l’église Saint-Germain, mais en cachette tant ses enfants craignaient des représailles sur leurs biens en Angleterre.
 
Mais aussi les cœurs de :
 
► CASTELLAN Louis et Olivier
► JEAN II CASIMIR VASA (1609-1672)
Roi de Pologne de 1648 à 1668, il trouva refuge en France après son abdication. Il fut nommé abbé du monastère de Saint-Germain-des-Prés par Louis XIV en 1669. Tombé malade en revenant de prendre les eaux, il mourut à Nevers. Son corps resta en dépôt dans la maison des Jésuites  jusqu’en mai 1675 avant d’être transporté et inhumé en la cathédrale Wawel de Cracovie.
Selon ses vœux, son cœur fut déposé à  Saint-Germain-des-Prés en témoignage de son attachement à l’abbaye.
La chapelle Saint-Casimir, où se trouvait le monument, était richement décorée.
Dessiné par Charles Le Brun et sculpté par les frères Gaspard (1624-1681) et Balthazar Marsy (1628-1674), son mausolée le représente en marbre blanc, à genoux et revêtu de l’habit ecclésiastique, offrant à Dieu sa couronne et son sceptre. Le bas-relief en bronze de la base rappelle la bataille de Beresteczko (1651). Il est l’oeuvre du frère convers Jean-Thibaut. Deux esclaves, aujourd’hui disparus, encadraient le sarcophage.
Tombeau (carditaphe) d'origine.BnF
De nos jours © MCP
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► ORLÉANS-LONGUEVILLE Françoise d’ († 1601)
Epouse de Louis Ier de Bourbon. Inhumée en la chartreuse de Bourbon-lez-Gaillon, son cœur, resté à Saint-Germain, fut placé, en 1610, dans le tombeau de François de Bourbon-Conti.
Novice à Saint-Germain, ordonné prêtre en 1564, prieur claustral dans le Périgord, en Auvergne et à Saint-Germain, puis supérieur en Auvergne, il fut rappelé à Saint-Germain par le cardinal Charles de Bourbon qui l’appréciait beaucoup. Le moine n’en bougea plus. De nouveau nommé prieur claustral, il se vit confier la gestion des riches archives de l'abbaye.
Auteur de plusieurs ouvrages, le plus renommée est consacré à l'histoire de Paris : Théâtre des antiquités de Paris, où est traité […] et autres choses remarquables publié en 1612 et représentant des tombeaux et des portraits de personnages célèbres dont l’intérêt est toujours d’actualité pour les amateurs de ce sujet.
Troisième plan de Paris sous le règne de Louis VII (1137-1180)
A partir de 1644, les mauristes entreprirent de grands travaux notamment ceux de la nef, primitivement charpentée ; du changement du dallage du chœur (1656) ; la réfection du maître-autel, où l’on transféra la dépouille de saint Germain, la pose de stalles dont l’installation fit découvrir les sépultures de Childéric II, de son épouse Blitilde (Bathilde) et de leur jeune fils Dagobert.
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-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
Dernière mise à jour
au 6 décembre 2017
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