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DANIEL Gabriel (1649 - 1728)
Après avoir enseigné la théologie chez les Jésuites, il devint bibliothécaire de la maison professe à Paris. Son Histoire de France (1713) lui valut le titre d’historiographe du roi et une pension.  
 
HUET Pierre-Daniel (1630 – 1721)
Les deux statues en plâtre sont un hommage à saint François-Xavier, missionnaire jésuite. - La Religion instruisant un jeune américain est de Nicolas-Sébastien Adam (1745).
- L'ange de la Religion fouettant l'idôlatrie est de Jean-Joseph Vinache (1745)
Louis XIII à gauche MCP
Église Saint-Paul-Saint-Louis, ancien couvent des Grands-Jésuites
99-101, rue Saint-Antoine (Paris 4ème)
Au 18ème siècle. Plan Turgot
De nos jours: anciens bâtiments propriété de la Maison professe
En 1561, L’Ordre des Jésuites, fondé en 1534, à Montmartre, par Ignace de Loyola, obtint l’autorisation d’établir à Paris un collège : le collège de Clermont.
 
En 1580, sa maison professe, installée au n° 101 de la rue Saint-Antoine, s’étendit, au sud, jusqu’à l’actuelle rue Charlemagne. Le cardinal Charles de Bourbon, fondateur de la maison professe à Paris, y fit édifier une chapelle qui, par la suite, fut dédiée à saint Louis, ancêtre du cardinal bienfaiteur.
Quelques années plus tard, ces jésuites étaient expulsés de France. Revenus au pays vers 1600 sous l'œil bienveillant de Louis XIII,  ils agrandirent la petite chapelle. La première pierre de l’église actuelle, bénie par Richelieu, fut posée par le roi en 1627.
 
Saint-Paul-Saint-Louis porte la marque des jésuites : Étienne Martellange, qui en réalisa les plans et conduisit les travaux ; François Derand qui poursuivit  son œuvre (façade et coupole) et Charles Turmel, qui s'occupa de la décoration intérieure, étaient  membres de la Compagnie de Jésus.
Saint-Louis au 17ème siècle. Au premier plan, la fontaine de Birague, ou  Ste Catherine, disparut en 1856.  Institut national de l'histoire de l'Art
Sous le Second Empire, l'architecte Victor Baltard restaura la façade dans le style baroque flamand et réaménagea le chœur. Au second niveau, deux niches contiennent les statues de sainte Aure et de sainte Catherine. Au troisième niveau, la statue de saint Louis est signée Eugène-Louis Lequesne (1815-1887).On peut y voir un flamboyant cadran d'horloge couronné de rayons de bronze doré qui provient de Saint-Paul-des-Champs.
Intérieur
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L'actuel maître-autel en marbre blanc fut construit en 1836 avec les surplus de marbre de la galerie circulaire entourant le  tombeau de Napoléon Ier en l'église du Dôme.
Avant la Révolution, sous les voûtes, de chaque côté du chœur, rappelés par les inscriptions latines du 19ème siècle, se trouvaient suspendus les deux magnifiques reliquaires (anges d’argent drapés de vermeil), œuvres de Sarrazin et Coustou, contenant les cœurs embaumés de Louis XIII et Louis XIV.
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Dans la chapelle saint Paul, rappelant l'église voisine détruite, un tableau de François Le Til de 1845:  
Le baptême de Lydie par Paul à Athènes.
De nouveau pillée en 1831 et 1871, elle fut rendue au culte en 1872, après restauration.
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Chapelle Saint-Ignace MCP
Décoration funèbre de la chapelle de Condé en l'église St-Paul-St-Louis pour l'inhumation du coeur de Louis de Bourbon, Prince de Condé. BnF
En l'actuelle chapelle saint Ignace se trouvait autrefois le mausolée contenant le coeur du Grand Condé.
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Erwan Le Marchand
Parmi les œuvres d’art remarquables on notera surtout :
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Le Christ au Jardin des Oliviers (1826)
En 1824, le préfet de la Seine commanda ce tableau à Eugène Delacroix.
A l'origine, quatre superbes tableaux consacrés à saint Louis émaillaient les tympans des chapelles dont La mort de saint Louis par Jacques Ninet de L'Estain (ou Létin) (1597-1661).
La chapelle de la Vierge
L'autel fut offert en 1828 par la duchesse d'Angoulême. La Vierge à l'Enfant est signée Léonard Agathon (1828).
Erwan Le Marchand
On notera aussi
Une paire de bénitiers offert par Victor Hugo
La république française ou la mort
Graffiti du corps franc des "Enfants du Père Duchêne" écrit entre les 21 et 24 mai 1871, à la fin de la Commune
Une jolie série d'épitaphes entre la chaire et le pilier d'en face, près de l'entrée de la crypte, correspondant à des sépultures de génovéfains.
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Claude-Nicolas de la Morlière († 1774) MCP
Jean-François Luce († 1770) MCP
La trappe ouvre sur un escalier très raide qui débouche de suite dans le caveau principal situé à l'aplomb du dôme. Quatre caveaux en plein cintre, peu élevés et dans l'obscurité la plus complète sont répartis deux par deux aux angles du caveau principal.
MCP
Mais le vrai trésor de l'église est sans conteste sa crypte dont les sépultures, on ne sait pourquoi, ne furent pas profanées à la Révolution. Moyennant quoi, outre les restes des jésuites, elle contient toujours les cercueils de plomb de ses défunts dans leur "jus" d'origine. Comme il ne s'agit pas de quelques sarcophages disséminés, la crypte offre une réelle vision des sépultures dans les caveaux d'une église telles qu'elles étaient sous l'Ancien Régime:
- en surface, le mausolée ou la pierre tombale
- en dessous de la chapelle dédiée à une famille, les cercueils de plomb.
 
L’église contenait deux catégories de caveaux de destination bien différente :
- Ceux affectés aux sépultures particulières
- Ceux affectés aux sépultures des Jésuites
 
A un niveau inférieur, il existe encore deux autres caveaux dont l’accès est bouché. Ils appartiennent à une époque différente des cinq caveaux visitables. Ils ont dû faire partie de l’église initiale, soit de celle construite en 1582.
Entrée des caveaux des laïcs.MCP
Les sépultures particulières :
 
L’église contenait dix chapelles. En fonction de leur emplacement, on accédait au caveau correspond, soit par une échelle, soit par le grand caveau central, soit par deux escaliers débouchant derrière le maître-autel.
Quand les génovéfains prirent possession des locaux, ils amenèrent avec eux les dépouilles du cardinal de Birague, de sa femme (morte avant qu’il ne se fasse ecclésiastique , 7 cercueils de la famille d’Orgemont, 5 de la famille de Valençay, 12 de la famille de Champremont et ceux de certains de leurs prieurs sans oublier les entrailles du père Charles Faure (inhumé à Sainte-Geneviève).
Pour les caser, ils déplacèrent d’anciens cercueils qu’ils déposèrent dans un des caveaux des Jésuites dans l’attente d’une meilleure installation. La Révolution venant perturber ce projet, il en résulta par la suite une certaine confusion aggravée par des travaux entrepris ultérieurement pour la pose d’un calorifère.
Certes, les sarcophages de Saint-Paul-Saint-Louis furent bougés à plusieurs reprises, empilés  et redéménagés. Néanmoins, leur disposition actuelle reste  représentative de celle du passé.
 
La plupart sont hélas éventrés ne laissant plus apparaître le moindre abattis ou si peu ; d'autres  révèlent encore le squelette du défunt parfaitement en place et parfois son carditaphe ; une poignée d'entre eux est encore fermée. Fragilisés, le temps et des manipulations firent leur oeuvre.
 
Beaucoup de plaques d'identification,  fixées sur le couvercle du cerceuil,  tombèrent et furent perdues. Il en reste encore quelques unes en l'état plus ou moins lisibles.  Et c'est peut-être là que le lieu donne toute sa dimension.
Habitués à lire la liste des personnalités qui furent inhumées dans les édifices religieux et dont il ne reste rien,  finit par rendre la chose impersonnelle malgré la beauté de mausolées signés par les plus grands artistes.  Pour une fois, cette liste correspond à une réalité humaine, simple et émouvante à respecter.
Caveau principal. MCP
BIRAGUE René de
Rapatrié par les Génovéfains avec sa femme Valence Balbiani (Valentine Balbienne)
Orgemont Amaury d’ († 1400) Conseiller du roi et maître des requêtes en son hôtel
Orgemont Charles d’ († 1502) Chambellan du roi
Orgemont Pierre († 1415) Chambellan du roi, il trouva la mort lors de la bataille d’Azincourt
Orgemont Pierre († 1500) Conseiller du roi et trésorier de France
VALENÇAY Famille d’Estampes de. Rapatriée par les génovéfains
 
VENDÔME Catherine-Henriette d’Elbeuf, dite Mlle de (1596 – 1663)
Jean-Jacques Chenard († 1788) MCP
18 décembre 2011
Louis XIV à droite MCP
Des cerceuils portant encore leurs plaques d'identification comme celle de Dame Jeanne Jappin, décédée en 1703,  veuve du chevalier François Chaillou, seigneur de Choisy conseiller du roi et maître ordinaire en sa chambre des comptes. MCP
Les sépultures des jésuites :
185 religieux  furent inhumés dans différents caveaux: 146 pères jésuites, 30 frères coadjuteurs, 9 religieux étrangers à la communauté, dont 99 dans le caveau central.
 
Dans le respect de la règle de l’ordre, prônant l’égalité absolue entre les religieux, tous furent déposés dans des cercueils de bois blanc que l’on enterra en pleine terre comme dans un cimetière. Une simple petite plaque de plomb, fixée sur le cercueil, portait le nom et la date de décès du défunt.
 
A l’occasion de travaux, effectués sous le règne de Louis-Philippe, on déplaça les cercueils lesquels, pourris, s’émiettèrent. Entre 1880 et 1905, on regroupa les squelettes dans un caveau de droite. On les disposa en plusieurs couches superposées. Depuis, les strates d'ossements se sont écroulées. Les restes, épars,  sont protégés par un muret.
 
177 des plaques de plomb retrouvées furent fixées sur les parois des caveaux, autant que possible par ordre chronologique. Certaines, très endommagées, sont à peine lisibles.
Entrée des deux caveaux des Jésuites. MCP
Caveau de gauche
Caveau de gauche : les plaques courent le long des parois. MCP
Une des premières plaques. MCP
Jean Chauveau († 1735) MCP
Louis Vatble (?) († 1735) MCP
Nicolas La Fontaine († 1741) MCP
Caveau de droite
Les plaques continuent à courir le long des parois y compris sur celle du muret, orné d'une croix pattée,  derrière lequel se trouvent les ossements des Jésuites. MCP
Y furent inhumés
ANNAS François (†1670)
Provincial de l’Ordre, il fut le confesseur de Louis XIV de 1654 à 1670. Ardent adversaire des jansénistes, il fit expulser le Grand Arnauld et écrivit des pamphlets,  comme les Observations sur le miracle qu’on dit être arrivé à Port-Royal, et un grand nombre de libelles politiques
 
BERRUYER Isaac -Joseph  (1681-1758)
Entré dans la Compagnie de Jésus en 1697, il fut l’auteur d’une Histoire du peuple de Dieu, dont le style léger et ses réflexions inconvenantes lui valurent beaucoup de succès. Condamné par plusieurs évêques, la Sorbonne et les papes Benoît XIV et Clément XIII, l’ouvrage fut défendu par les Jésuites, d’où une polémique qui donna à ce livre une nouvelle célébrité.
BÉTHUNE Philippe de, comte de Selles (1630 – 1658)
Antoine Sermenté († ?) MCP
BOURDALOUE Louis
 
CAUSSIN Nicolas (1583- 1651)
Professeur à Rouen et à Paris, prédicateur réputé, il devint le confesseur de Louis XIII. En accord avec Mlle de La Fayette, il essaya de renverser Richelieu ce qui aboutit à sa disgrâce. Il laissa plusieurs ouvrages faisant l’apologie de la Compagnie de Jésus.
CHAMPROND Famille : rapatriée par les Génovéfains. Parmi les membres de cette famille on notera :
CHAMPROND Jean de († 1658) Conseiller du roi et de la Grande Chambre du Parlement de Paris, Président de la deuxième chambre des enquêtes
CHAMPROND Jean, père du précédent, Conseiller du roi et président de la Cour du Parlement de Paris
CHAMPROND Michel († 1647)conseiller du roi et à la Grande Chambre du Parlement de Paris puis président
A la fois poète, philosophe, théologien, astronome, physicien, chimiste, géomètre, helléniste, hébraïsant, etc. il était l’un des hommes les plus savants de France. Après avoir vécu trente-six ans d’une vie studieuse, mais très mondaine, il se fit ordonner prêtre. Louis XIV le choisit comme sous-précepteur du dauphin dont l’éducation avait été confiée à Bossuet. Devenu évêque de Soissons, puis d’Avranches, il se retira dans la maison professe de son Ordre à Paris où ses dernières années furent consacrées à l’étude. Une plaque dans l'église rappelle son inhumation en ce lieu.
LA CHAISE D’AIX François de, dit le père La Chaise
 
LA TOUR D’AUVERGNE  Henri Louis (1674-1753)
Comte d'Evreux,  arrière-petit-neveu de Turenne
 
LA TOUR D’AUVERGNE Marie-Elisabeth (1666 – 1725)
Princesse de Bouillon, elle était l'arrière-petite-nièce de Turenne, sœur du précédent.
 
LORRAINE Marie-Marguerite de (1629 – 1679)
Fille de Catherine-Henriette de Vendôme et de Charles II de Lorraine et petite-fille d’Henri IV, elle resta célibataire
 
MILLY baron de († 1681)
Président de la Chambres des Comptes, bienfaiteur de ce couvent et personnage alors considérable
 
MONTESCOT Famille de, dont François († 1653 ou 1659 ) qui a toujours son cercueil de plomb fermé.
 
ORGEMONT Pierre Ier d’ (v. 1315 – 1389). Sépulture  rapatriée par les génovéfains
Avocat au Parlement de Paris, il en devint le premier Président, puis fut chancelier de France, après de Jean Dormans, de 1373 à 1380. Lettré distingué, il mit en ordre et continua les Chroniques de Saint-Denis. Il mourut dans son hôtel des Tournelles mangé par les rats, les poux et les vers. Sa femme, Marguerite Voisines († 1380), suivit le même chemin.
Furent également déménagés avec lui:
PERRAULT Jean († 1681)
Longtemps secrétaire d'Henri II de Bourbon, prince de Condé, dont il avait partagé la captivité et l'exil, il fut président de la cour des Comptes sous Louis XIV. Le portrait ci-contre est présumé être le sien.
SURAMONT Famille de
 
TOURNEMINE René-Joseph (1661 - 1739)
Jésuite érudit, professeur dans plusieurs maisons de cet Ordre, il fut directeur, à partir de 1702, du Journal de Trévoux (ou Mémoires de Trévoux), important recueil de critique littéraire, puis scientifique, historique, géographique, ethnologique et religieux, fondés par des jésuites en 1701 à Trévoux dans la principauté de Dombes, alors indépendante, qu’il enrichit de savantes dissertations. En 1728, il devint bibliothécaire de la Maison professe.
Fille légitimée d’Henri IV et de Gabrielle d’Estrées, sœur de César de Bourbon, elle épousa Charles de Lorraine, duc d’Elbeuf. Elle mourut en son Hôtel de Mayenne, rue Saint-Antoine. Sa fille, Marie-Marguerite de Lorraine l’a rejoignit dans son caveau.
Tous mes remerciements :
 
- A  la Direction des Affaires Cultuelles de la Paris, sans l'autorisation de laquelle la rédaction de la partie "crypte" de l'église n'aurait pas été possible.
- Au père Dominique Renard dont la gentillesse et les connaissances ont largement agrémenté la découverte de son église.
 
Sources principales:
- Les 200 cimetières du vieux Paris de Jacques Hillairet
- Epitaphier du vieux Paris
(*) commentaire(s)
La crypte: elle n'est pas ouverte au public
Après leur exhumation, les squelettes furent  entassés en plusieurs couches, têtes contre le mur, qui se sont effondrées avec le temps laissant deviner leur disposition. Ils sont conservés derrière ce muret. MCP
Les cœurs de :
 
CONDÉ Henri II , duc de Bourbon (1558 - 1646)
Père du Grand Condé
 
CONDÉ Henri-Jules de Bourbon (1686-1709)
 
CONDÉ Louis II, duc de Bourbon, dit le Grand
 
CONDÉ Louis III de Bourbon (1668 - 1710)
Fils d'henri-Jules de Bourbon-Condé
 
CONDÉ Louis- Henri de Bourbon (1692 - 1740)
 
► DU PERRON Jacques Davy (1556 - 1618) cardinal et archevêque de Sens (inhumé à Sens et entrailles aux Pénitents de Picpus.
 
DU PERRON Noël († 1649) Grand aumônier de la reine d’Angleterre, évêque d’Angoulême en 1636 puis d’Evreux en 1646
 
LA ROCHEFOUCAULD François de. Cardinal, inhumé en l’abbaye de Sainte-Geneviève
 
LA TOUR D'AUVERGNE Emmanuel-Théodose de (1668 - 1730)
Second fils de Godefroy-Maurice de La Tour d'Auvergne, après avoir été de Bonport, Saint-Sauveur et de Redon, il quitta la vie ecclésiastique à la mort de son frère aîné Louis pour reprendre son titre et sa maison. Pair et grand chambellan de France
 
LA TOUR D'AUVERGNE Godefroy-Maurice de († 1721)
Gouverneur de la haute et basse Auvergne, il servit au siège de Dunkerque et à la bataille de Dunes. Il accompagna le roi à la conquêtre de la Franche-Comté en 1668 et à celle de Hollande en 1672. Il avait épousé Marie-Anne de Mancini, nièce de Mazarin dont le coeur reposait aussi en ce lieu. Il fut inhumé à Evreux.
 
LA TOUR D'AUVERGNE Louis (1665 - 1692)
Prince de Turenne, fils aîné du précédent et de Marie-Anne de Mancini, il combattit en Hongrie et en Grèce puis aux sièges de de Mons et de Namur. Il mourut à Enghien des suites de blessures  reçues au combat à Steinkerque.
 
LOUIS XIII
 
LOUIS XIV
 
► MAINE Louis -Auguste de Bourbon duc du (1670 - 1736)
Fils légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan
 

MANCINI Marie-Anne de (1649 - 1714)
Duchesse de Bouillon, nièce de Mazarin, elle épousa Godefroy-Maurice de La Tour d'Auvergne. Inhumée aux Théatins
 

Les entrailles de :
 
FAURE Charles (1594 – 1652)
Premier supérieur général génovéfains inhumé en l’abbaye de Sainte-Geneviève. L'épitaphe dans le pavé du choeur a disparu
 
► LA MEILLERAYE, Charles de La Porte, premier duc de, pair et maréchal de France
 
Enfin, bien que sa sépulture soit supposée avoir été en cette église, on ne trouve aucune trace de  l'architecte Louis Métezeau.
Les travaux finirent en en 1641. La première messe, dite par Richelieu, en présence de la famille royale eut lieu la même année. Marc-Antoine Charpentier et Jean-Philippe Rameau furent chargés de la musique. Entre ses murs ont retenti les sermons de prédicateurs illustres comme Bossuet ou le père jésuite Louis Bourdaloue. Mme de Sévigné en était une auditrice assidue.
 
Selon la volonté d'Ignace de Loyola, les pères jésuites étaient devenus les directeurs de conscience des rois de France, dont l’un des plus célèbre, bien qu’il n’ait rien fait pour passer à la postérité, confesseur de Louis XIV, fut François d’Aix de La Chaise plus connu sous le nom du père Lachaise.
 
Mais, en 1764, les jésuites, de nouveau dans l’œil du cyclone, étaient expulsés. En 1768, les génovéfains prirent possession des bâtiments, occupés depuis 1804 par le lycée Charlemagne,  et  de l’église à laquelle ils donnèrent le nom de Saint-Louis-la-Couture.  
De leur ancien couvent de Sainte-Catherine-du-Val-des-Ecoliers, ils amenèrent un certain nombre de sépultures qu’ils déposèrent dans les caveaux de leur nouvelle église ce qui, on le verra, causa une grande confusion par la suite.
 
A la Révolution, l'église devint dépôt de livres et temple de la Raison. Elle fut  rendue au culte avec le Concordat en 1801.
A quelques dizaines mètres de là, il existait une autre église, Saint-Paul-des-Champs, qui fut détruite en 1799. C’est ainsi que, en 1802,  l’église actuelle se retrouva sous les doubles vocables de saint Paul et saint Louis.
Avec ses 55 mètres de haut, le superbe le dôme, qui laisse pénétrer la lumière, fut le premier de ce style à Paris. Il inspira ceux de l’église du Dôme des Invalides et de l’église du Val-de-Grâce.
La Vierge à la Douleur de Germain Pilon (1586)
Commandée par Catherine de Médicis, pour faire partie d’un ensemble dans la rotonde des Valois à la basilique Saint-Denis, cette sculpture est considérée comme une œuvre maîtresse de l’artiste. Très novatrice dans sa composition, la Vierge est seule sur le rocher du calvaire, contrairement aux époques antérieures où elle était représentée avec son fils mort sur les genoux (piéta)
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-Eglise St-Thomas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise Ste-Croix (75) (disparue)
-Eglise Ste-Geneviève-des-Ardents (75) (disparue)
-Eglise Ste-Marine (75) (disparue)
-Eglises et cimetières de l'île de la Cité (75) (disparus)
 
-Grottes vaticanes
 
-Mausolée d'Auguste à Rome
-Mausolée de Mausole à
Halicarnasse (Bodrum) Turquie (disparu)
-Mémorial du Mt-Valérien (92)
 

-Panthéon
-POMPES FUNÈBRES, AUTREFOIS et leurs métiers disparus
-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
Dernière mise à jour
au 20 novembre 2017
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