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EGLISE SAINT-BENOÎT (Paris) (disparue)
ou la Sainte-Benoite-Trinité ou encore la Saint-Benoît-la-bien-tournée (Saint-Benoît le Bétourné)
Eglise et cloître en 1810. BnF
Plan Turgot
De nos jours, elle serait là. Goggle Erath
Dès le 5ème ou 6ème siècle, il existait sur cet emplacement une chapelle dédiée à La Trinité sous l’invocation de saint Bache (ou saint Bacq). Selon la tradition, ne reposant sur aucun fondement, elle aurait été construite sur un oratoire souterrain où saint Denis avait commencé à invoquer secrètement la Trinité.
Il semble plus vraisemblable que sa construction remontât aux rois Mérovingiens, qu’elle fut d’abord le centre d’une abbaye suburbaine dont le voisinage du palais des Thermes avait sans doute provoqué l’établissement.
Le plus ancien titre connu qui constate son existence est un diplôme du roi Henri Ier datant de 1030.  
 
Au 12ème siècle, on la remplaça par une église, sous le vocable de Saint-Benoît, qui, on ne sait pourquoi, avait son chœur tourné vers l’occident contrairement à l’usage qui le veut tourné vers l’orient. Cette orientation lui valut alors le surnom de « Saint-Benoît li restourné ».
 
Elle devint église royale, collégiale, c'est-à-dire ayant chapitre de chanoines, lesquels avaient juridiction temporelle sur une partie du quartier: aussi le cloître renfermait-il une prison.
Refaite au 14ème siècle, on en profita pour l’orienter convenablement d’où son surnom de « la bien tournée ».  
Comme la plupart des collégiales du temps, elle était entourée d'un cloître.
Bibliothèque Historique de la Ville de Paris.
BnF
On entrait dans l’église par la porte du cloître et par le grand portail qui regardait sur une espèce de cour carrée. Avant d’y parvenir, il fallait passer sous une arcade en face de la place de Cambrai. Cette arcade était décorée d’une figure de la Trinité : le Père, portant une triple tiare papale - le Fils, aux genoux du Père – le Saint-Esprit, sous forme de colombe sortant de la bouche du Père.
Pour le chœur, à l’époque de sa rénovation, Claude Perrault avait conçu des pilastres corinthiens dont la modernité s’accommodait mal du reste de la décoration gothique. Erreur qui, si elle choqua à l’époque, n’enleva rien au talent du célèbre architecte.
L’autel était décoré de marbre rouge et gris et de dorure. Mais ce qui l’ornait d’une façon admirable était une peinture, « La descente de croix » de Sébastien Bourdon aujourd'hui au musée du Louvre.
Avant de fermer définitivement en 1812, l’église connue quelques soubresauts : fermée en 1790, rendue au culte en 1795, vendue en 1797, de nouveau rendue au culte en 1800 et revendue en 1812, elle devint un commerce de farine, puis un entrepreneur de spectacles en prit possession et créa le Théâtre du Panthéon en 1832. Le percement de la rue des Ecoles, en 1854, eut raison de ses siècles d’histoire.
Le seul vestige existant encore est son portail visible sur la façade nord de l’hôtel de Cluny dans le  jardin médiéval.
BnF
Petite anecdote. En 1431, maître Guillaume de Villon, répétiteur de droit canonique, devint chapelain de l’église. François Montcorbier, orphelin pauvre âgé de six ou sept ans, entra au service du chapelain qu’il considéra, avec tendresse, comme son père adoptif et dont le nom passa à la postérité quand l’enfant devint François Villon.
Les cimetières
Bibliothèque Historique de la Ville de Paris
Le second cimetière (2 plan et Google)
Il se situait de l’autre côté de la rue Saint-Jacques, face au chevet de l’église. C’était le grand cimetière ou cimetière de « Cambrai » ou « des Acacias » ou encore du « corps de garde », chacun de ces noms rappelant un souvenir (le collège de Cambrai, un acacia, etc.).
On le ferma en 1614 lorsqu’on y installa des locaux du collège Royal (actuel collège de France). La partie ouest de la place Marcellin Berthelot recouvre son emplacement.
 
On transporta le cimetière (3 plan et Goggle) un peu plus loin, derrière le collège de Cambrai, entre celui-ci et le collège du Plessis, au nord de la rue du Cimetière Saint-Benoît dont le nom en rappelle le souvenir. De 14 m 50 sur 11 environ, surface dont il fallait déduire celle occupée par la maison du fossoyeur. Sa fosse, faite pour recevoir 180 corps, restait à ciel ouvert plus d’un an. Etouffé entre les maisons qui le dominaient, il fut supprimé en 1790-1792. La partie médiane du côté sud du Collège de France recouvre son emplacement.
 
En 1812, on trouva dans les charniers et sur les voûtes de l'église quantité d'ossements qui furent portés aux Catacombes en février 1813.
Cette demi-plaque aujourd'hui inaccessible (l'autre a disparu)  a été reconstituée grâce à l'inventaire d'Abel Mercier: [OSSEMENTS/DE L'EGLISE ET DU] CLOITRE ST BENOIT,/DEPOSES LES /ET FEVRIER 1813. Inscriptions des Catacombes de Paris de X. Ramette et G. Thomas -Ed. du Cherche-Midi (2012)-
A l’intention des lecteurs des « 200 cimetières du vieux Paris » de Jacques Hillairet: le père du maréchal Nicolas de Catinat fut inhumé en l'église de l'hospice de Mortagne-au-Perche dans l’Orne et non à Saint-Benoît comme indiqué. Parmi toutes les professions représentées, les graveurs se taillent une belle part sépulcrale des lieux. A  noter dans les célébrités, les frères Perrault, Jean Dorat et l'anatomiste Winslow.
► AUDRAN Gérard ou Girard (1640 - 1691)
Sous François Ier, l'édifice devenu insuffisant, on réalisa de grandes transformations, entre autres la construction de la nef, qui donnèrent l’impression que l’église datait de cette époque. Le choeur fut fermé par un jubé.
En 1678, le choeur fut l'objet d'une dernière transformation exécutée sous la direction de l'architecte Jean Bessuire, d'après les dessins de Claude Perrault, frère de l'auteur des contes.
Sacrifié au goût du jour, le jubé fut supprimé comme ce fut le cas dans toutes les églises de Paris qui en possédaient. Le seul ayant subsisté dans la capitale, et véritable chef-d'oeuvre architectural, se trouve en l'église Saint-Etienne-du-Mont.
 
Par suite des restaurations et des agrandissements nécessités par sa double destination de collégiale et de paroisse, l'église, telle qu'elle se présentait au 18ème siècle, manquait de régularité aussi bien dans son plan général que ses dispositions intérieures.
Elle possédait neuf chapelles:
- trois (côté droit) qui ouvraient  sur la nef primitive
- six (côté gauche) qui ouvraient sur la nef de la paroisse
Entre les deux nefs se trouvait la chapelle Sainte-Geneviève ou des Fonts
D’une famille qui engendra plusieurs artistes distingués, il fut l’un des plus célèbres graveurs qui aient existé dans le genre de l’histoire ; sa réputation gagna l’Italie et toutes l’Europe après ses Batailles d’Alexandre, dont la Bataille d’Arbelles (1669), d’après Le Brun dont il fut l’élève et l’ami.
La Bataille d'Arbelles. Musée du Louvre
► BEATON James II (1517 – 1603)
BRÛLART ou BRUSLARD Nicolas († 1626)
 
A ne pas confondre avec le chancelier Nicolas Brûlart de Sillery
Président aux enquêtes, maître des requêtes, garde des Sceaux, chancelier de Navarre puis de France, il fut chargé de plusieurs ambassades  sous les règnes d'Henri III et d'Henri IV. Son mausolée se composait d'un large cénotaphe de marbre décoré à sa base de rinceaux de feuillages et de branches de cyprès, sur lequel était placé une statue en pierre, plus grande que nature, personnifiant la Justice qui tenait d'une main un faisceau de verges avec une hache et de l'autre le portrait du défunt en médaillon; un lion, accroupi à son côté, soutenait de sa patte l'écusson des Brûlart
Archevêque de Glasgow, il vécut quatre-trois ans en France et fut ambassadeur d’Ecosse auprès de plusieurs rois de France. D’abord inhumé en la commanderie Saint-Jean-de-Latran de Paris son corps fut ramené à Saint-Benoît en 1683.
Gravure Millin
Gravure Millin
► CHASTEAU Guillaume (1635 - 1683)
Colbert protégea cet habile graveur qui fut le maître de Charles Simonneau, autre graveur réputé dont le talent dépassa celui de son professeur.  
L'Ange gardien, collégiale Notre-Dame de Beaune
► CHOPIN René (1537- 1606)
 
Jurisconsulte renommé, Henri III l’anoblit en 1578 après la publication de son Traité sur le domaine de la Couronne, ce qui ne l’empêcha pas d’être l’un des libellistes les plus ardents de la Ligue. Sa femme, qui partageait ses opinions d’alors, devint folle le jour de l’entrée d’Henri IV dans Paris. Après quoi, Chopin redevint un fervent royaliste. Il mourut entre les mains d’un barbier-chirurgien qui l’opérait de la pierre.
 
► COCHIN Jean-Denys
► COTELIER Jean-Baptiste (1629 - 1686)
Théologien et érudit, professeur de Grec au collège Royal, surtout versé dans l’étude des antiquités de l’Eglise, il fut l’un des hommes les plus savants de son siècle.
► DOMAT Jean (1625 - 1696)
Sanguine représentant Pascal par Domat.
► DORAT Jean
► FYOT DE LA MARCHE François (1669 – 1716)
 
Conseiller au Parlement de Paris, cet estimable  magistrat, uniquement attaché à l’étude et aux fonctions de sa charge, passa sa vie dans le célibat et mourut d’apoplexie. Son étonnant tombeau fut longtemps une curiosité pour les amateurs d’art qui venait l’admirer. Cette représentation crue de la mort, que les anciens gravaient sur les pierres tombales plus fréquemment avait, avec le temps, laisser place à des figures plus allégoriques, d’où le succès du tombeau de La Marche.  Le cartouche portait les armes du défunt.
► GERING Ulrich (†1510)
Sur la demande du prieur de la Sorbonne, il vint de Suisse à Paris où, avec Michel Friburger et Martin Krantz, il établit la première imprimerie vers 1468. Ses premières publications le furent en écriture ronde, que remplaça ensuite une écriture gothique, puis l’écriture romaine. Son imprimerie, à l’enseigne du Soleil d’Or, était située rue Saint-Jacques. Généreux et désintéressé, à sa mort, il légua tous ses biens à la Sorbonne et au collège Montaigu.
► MARIETTE Jean (1660 - 1742)
PUCELLE René (1655 - 1745)
Après s’être intéressé à l’état ecclésiastique, puis militaire sous les ordres de son oncle le maréchal Nicolas de Catinat, il entra finalement dans les ordres. Nommé conseiller-clerc au Parlement, l’abbé Pucelle acquit une grande influence sur cette compagnie lorsqu’il se déchaîna contre les Jésuites et la bulle Unigenitus. Par la suite, il acquit une grande popularité du fait de ses luttes contre la Cour pendant le règne de Louis XV. A la fin de sa vie, craignant que sa tête ne soit trop affaiblie par l’âge, il ne se mêla plus des affaires du palais. Bienfaisant et charitable, il faisait beaucoup de biens aux pauvres de son abbaye de Saint-Léonard à Corbigny ainsi qu’à ceux de la paroisse de Saint-Benoît dont il était le marguillier.
Graveur et imprimeur, il exécuta 860 pièces, vignettes, frontispices, etc. pour les livres qu’il éditait.
Son fils, Pierre-Jean Mariette (1694 – 1774) fut plus célèbre que son père. Graveur, libraire, historien d’art et collectionneur d’estampes grâce à ses relations artistiques, il fut nommé membre de la prestigieuse Accademia delle Arti del Disegno de Florence. Sa connaissance des gravures et son amitié avec le graveur et collectionneur Caylus et l'artiste Charles Antoine Coypel lui assurèrent une position dominante dans la réorganisation de l'ancienne collection d'impressions de la Bibliothèque royale. Une partie de ses collections, constitue le noyau initial du cabinet d’art graphique du Musée régional de la Hesse à Darmstadt. On lui doit aussi un style d’encadrement des œuvres, dit montage Mariette ou lavis Mariette.
Y furent inhumés dans l’église, les charniers ou les cimetières
Ce graveur fut, entre autres, élève de Gérard Audran, il fut agréé à l’Académie en 1712, puis reçu académicien en 1720, sur le Portrait gravé du duc d’Antin, d’après Rigaud.
Tardieu s’illustra par la variété de ses travaux et la liberté de la touche très colorée. Son travail, heureux mélange de pointe et de burin, est a la fois régulier et pittoresque. Veuf, en secondes noces, il épousa Marie-Anne Horthemels, qui cultivait aussi avec talent la gravure : notamment elle vulgarisa les portraits du cardinal de Bissy, du cardinal de Rohan et du Régent.
TARDIEU Nicolas-Henri , dit Tardieu l’Aîné († 1749)
Le couronnement du roi inspiré par Dulin. Musée du Louvre
Réparation faite à Louis XIV par le doge de Gênes, 15 mai 1685.
1715. Château de Versailles.
Peintre, membre de l’Académie des Beaux-arts, il fut chargé de travaux assez considérables dans les résidences royales de Meudon et de Trianon.
Il réalisa des tableaux réputés pour la cathédrale Notre-Dame et l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés.
► HALLÉ Claude-Guy († 1736)
► GOULU René († 1601)
Gendre de Jean Dorat, il fut son successeur comme professeur de grec au collège Royal en 1576. Il laissa beaucoup d’ouvrages d’érudition.
Sa femme, Madeleine, digne fille de son père,  savait le  latin, le grec, l’italien et l’espagnol ; elle fut inhumée († 1636) près de lui. Leur fils, Jérôme († 1630), professeur de grec au collège royal fut ensuite médecin à la faculté de médecine.
► FOY-VAILLANT Jean  (1632 – 1706)
Ayant quitté la médecine pour l’étude des médailles, sa réputation de numismate devint telle que Colbert l’envoya en Italie et en Grèce pour compléter la collection offerte au roi par Gaston d’Orléans. A son retour, poursuivi par un corsaire, il avala une vingtaine de médailles en or particulièrement rares. Devant l’embarras des médecins, Vaillant confia à la nature la restitution de son trésor. Toujours en quête, il explora, l’Europe, l’Egypte, la Perse où il recueillit un grand nombre de médailles et d’antiquités. Il s’occupait à une histoire des rois de Macédoine, de Pont, de Thrace, de Bythanie et de Cappadoce quand une crise d’apoplexie l’emporta. Il laissa de nombreux ouvrages de référence qui se recommandent toujours par leur sagacité et leur érudition.
Son fils, Jean-François (1665-1708), également numismate distingué, reposait auprès de lui.
WINSLOW Jacques-Bénigne (1669 – 1760)
Anatomiste danois, il se fixa de bonne heure à Paris où, membre de l’Académie des Sciences, il professa l’anatomie et la chirurgie au Jardin du Roi. On le considère comme le créateur de l’anatomie descriptive. Au début des années 1740, il dirigea la construction d’une nouvelle salle consacrée à la dissection, encore visible rue de la Bûcherie à Paris. En 1743, il commença à enseigner à l’université de Paris. Il se convertit au catholicisme sous l’influence de Jacques- Bénigne Bossuet dont il adopta le prénom.
 
A la Révolution, pour une raison inconnue, sa sépulture fut respectée par ordre de la Commune de Paris. Sa pierre tombale portant son épitaphe fut déposée au Musée des Monuments français, puis  confiée à l’église Saint-Etienne-du-Mont où elle se trouve toujours. L’écusson qui la décorait a disparu.
DIEU, LE TRES BON, LE TRES GRAND
ICI REPOSE
Dans l’attente du bonheur éternel
JACQUES-BENIGNE WINSLOW
Le Danemark était sa patrie, ce fut en France qu’il se fixa ;
Illustre d’origine et de lignage, il s’illustra encore par le mérite et le savoir,
Né de parents luthériens
L’hérésie, que sa petite enfance avait sucée, à l’âge adulte il abjura.
Puis soutenu par l’illustre évêque de Meaux,
JACQUES-BENIGNE BOSSUET,
Dont il prit, à sa confirmation, le prénom de Bénigne
Une qu’on l’eut admis dans la communion catholique,
Il se tint ferme dans la foi de l’Eglise, il vécut respectueux de sa loi.
Il mourut dans son giron,
aussi épris de vérité qu’il avait montré de piété,
envers les pauvres d’une bonté inépuisable,
sans que le souffle pernicieux de nulle erreur ni d’aucun vice ne l’eût altéré.
Interprète royal dans les langues germaniques,
Docteur régent de la Faculté de Paris, ô combien salutaire !
Cet éminent Docteur et Professeur en médecine (avec pour spécialité l’anatomie),
la Société royale des savants de Berlin,
ainsi que l’Académie royale des Sciences de Paris,
par un vote unanime, firent de lui leur membre.
Et qu’il fut le plus de l’une comme de l’autre,
la terre entière, illustrée par sa science,
l’attesta publiquement par son jugement.
Il a quitté cette vie le 1er avril, en l’an de grâce 1760, âgé de 91 ans.
A son tendre époux, à son tendre père,
une femme et des enfants plongés dans l’affliction
ont élevé ce monument.
MCP
Mais aussi...
- Un nombre conséquent de prêtres, parmi lesquels Robert de Chouzay dont le fragment retrouvé de pierre tombale du 14ème siècle est au Musée de Cluny.
- Outre ceux déjà cités, de nombreux libraires, imprimeurs et graveurs des 17ème et 18ème siècles dont la liste forme presque une histoire abrégée de la librairie, de l’imprimerie et de la gravure : Michel Vascosan († 1576), Gabriel Cramoisy, Sébastien Thiboust, , Josse Bade Frédéric II Morel († 1630), Thielman Kerver et son fils Jacques Kerver († 1590), Simon Calvarin († 1693), Ambroise Drouard († 1608), Frédéric Léonard († 1706) , Sébastien Nivelle († 1603) : la perle des libraires de France… selon son épitaphe…
 
- un dénommé Michel Lenoir († 1520) dont les quatre derniers vers de l’épitaphe lui servaient de devise pour les livres sortis de ses presses (cimetières ou charniers) :
C’est mon désir
De Dieu servir
Pour acquerir
Son doulx plaisir
 
- un dénommé Olivier de Harsi († 1584) (cimetières ou charniers)
En plus de son traditionnel lot de conseillers au Parlement, on rencontre bien d'autres professions portant l'imagination dans ce Paris moyenâgeux grouillant de petits métiers pour la plupart disparus où dont le nom a évolué de façon moins pittoresque.
 
On s'arrêtera encore sur :
- un "vinetier" (marchand de vin), Jean de Lile († 1296), de son vivant "bourgeois de Paris" et qui le rappelle par sa pierre tumulaire
- la pierre tombale d'un conseiller du roi au Parlement, Thomas de La Marche († 1440)  et de sa femme, Marguerite,   représentés avec leurs onze enfants (six garçons, cinq filles) à leurs pieds...
28 mai 2012
Dans une des chapelles de l'église Saint-Etienne-du-Mont, des panneaux conservent la mémoire de quelques personnes inhumées dans différentes paroisses, dont celle de Saint-Benoît
Charniers lors de leur démolition. BnF
Le premier dit le Petit cimetière (1 sur plan ancien)
On ne saurait le dater avec précision tant il était ancien. A l’origine, il avait dû être réservé aux chanoines et aux chapelains.
Il était  accolé au côté sud de l’église et situé entre ce côté et une galerie de charniers que surmontait les logis canoniaux.  De 18 mètres sur 16 environ, on y enterrait plus depuis 1753, sauf sous ses charniers. En effet, selon l’enquête sur les nécropoles parisiennes de 1763, une seule personne y avait été inhumée en dix ans. Il s’en dégageait une odeur infecte dont se plaignaient même les religieux. Il fut fermé en 1790.
BRÛLART Pierre (1535 – 12 avril 1608)
 
A ne pas confondre avec Pierre Brûlart, marquis de Puiseux .
Seigneur de Genlis,  secrétaire d’Etat en 1557 sous Charles IX  et des commandements de Catherine de Médicis,  puis secrétaire d’Etat aux affaires étrangères de 1569 à 1588 sous Charles IX et Henri III, ses vertus politiques le faisaient regarder comme un Caton. Après toutes années de bons et loyaux services,  il se retira pour mener une vie tranquille.
Avocat du roi pendant trente ans au présidial de Clermont-Ferrand, il consacra toute sa vie à l'étude de la jurisprudence avec un objectif : présenter l'ensemble du droit français comme un ensemble cohérent et intelligible. Il fut le chef de file du mouvement rationaliste en France au 17ème siècle auquel il donna un élan décisif. Il est reconnu comme ayant été le plus grand jurisconsulte de ce siècle.
Il se lia avec les Solitaires de Port-Royal-des-Champs et surtout avec son compatriote et ami Pascal qui mourut entre ses bras et dont il fit une célèbre sanguine prise sur le vif.
Le Déluge des frères graveurs Edelinck
Gravure Millin
► EDELINCK Gaspard François (1652 - 1722)
 
Membre d'une famille de graveurs flamande partie travailler à Paris, il fit son apprentissage auprès de son frère aîné, Gérard Edelinck avec lequel il est parfois confondu à cause de leurs signatures.  Conscient que son talent était inférieur à celui des autres membres de la famille, il renonça à sa carrière.  Inhumé dans le cimetière.
 
► EDELINCK Jean (v. 1643 – 1680)
 
Frère de Gaspard et Gérard Edelinck, il fit son apprentissage en même temps que ce dernier qu’il précéda à Paris mais dont il n’atteignit jamais le talent bien qu’ayant le titre de graveur du roi.
Il réalisa plusieurs gravures de statues ainsi  que des gravures d'après un portrait de l'anatomiste Isbandis de Diemerbroeck par  par Romeyn de Hooghe et le Déluge d'après Alessandro Turchi qui fut achevé après sa mort par son frère cadet Gaspard. Inhumé dans les charniers.
Sources principales:
- Epitaphier du vieux Paris -Tome I-
- Les 200 cimetières du vieux Paris de Jacques Hillairet
- Antiquités nationales ou recueils de monuments...par Aubin-Louis Millin -Tome 3-
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-Eglise St-Merry (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Chardonnet (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-des-Champs (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-St-Louis (75)
(ancien couvent des Jésuites)
-Eglise St-Pierre-aux-Arcis (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-aux-Boeufs (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-de-Montmartre
-Eglise St-Roch (75)
-Eglise St-Sauveur (75) disparue
-Eglise St-Séverin (75)
-Eglise St-Sulpice (75)
-Eglise St-Symphorien et St-Luc (75) (disparue)
-Eglise St-Thomas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise Ste-Croix (75) (disparue)
-Eglise Ste-Geneviève-des-Ardents (75) (disparue)
-Eglise Ste-Marine (75) (disparue)
-Eglises et cimetières de l'île de la Cité (75) (disparus)
 
-Grottes vaticanes
 
-Mausolée d'Auguste à Rome
-Mausolée de Mausole à
Halicarnasse (Bodrum) Turquie (disparu)
-Mémorial du Mt-Valérien (92)
 

-Panthéon
-POMPES FUNÈBRES, AUTREFOIS et leurs métiers disparus
-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
Dernière mise à jour
au 14 novembre 2017
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