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Olivier Thépot
15 octobre 2013
Plan Turgot (1739)
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L’abbaye fut fermée en 1790 et, en 1793, ses bâtiments étaient affectés à un hôpital militaire d’instruction, destination qu’il a conservé jusqu’à nos jours ce qui sauva les bâtiments. C’était la naissance de "l’École du Val-de-Grâce" véritablement organisée le 9 août 1850 avec la création de l’École d’application de médecine militaire.
Depuis 1982, notamment en 1996, une nouvelle restauration vise à restituer "ad integrum" l’ensemble monumental après l’inauguration du nouvel hôpital en 1979. Ce fut un véritable sauvetage magnifiquement mené par l’action conjuguée des ministères de la Défense et de la Culture qui acheva de lui rendre sa toute sa beauté.
© MCP
Contrairement à la plupart des abbayes, le cloître du Val-de-Grâce ne se trouve pas contre l’église mais après une première cour.
Ses galeries classiques à fenêtres surmontées de deux étages de galeries et d’un comble à
« mansardes », courent autour d’un petit jardin à la française avec l’ancien pavillon d’Anne d’Autriche.  
Le jardin du cloître: en face l'ancien pavillon d'Anne d'Autriche. © MCP
© D.VIOLA/DICOD
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Trois des six chapelles inachevées. © MCP
Voûte sculptée de la nef. © MCP
Maître-autel © MCP
La fresque de Mignard © MCP
Sur le maître-autel, le groupe de la Nativité est une copie, commandée par Napoléon III, d’après Michel Anguier, l’original ayant donné à l’église Saint-Roch.
Au-dessus s’ouvrent les tribunes aux balcons dorés.
La chapelle Saint-Louis est l’ancien chœur des bénédictines qui communiquait avec le couvent.
© MCP
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L’église
 
Normalement orientée, son chœur est formé d’une vaste rotonde centrale de plan tréflé autour de laquelle rayonne une nef de trois travées précédé d’un vestibule et flaqué de trois chapelles communicantes formant les bras d’une croix : les chapelles du Saint-Sacrement et Sainte-Anne et le chœur des religieuses dédié à saint Louis.
Copie de la Nativité par ???© MCP
Fermée durant la Révolution, elle servit de magasin central des hôpitaux, en pharmacie centrale des hôpitaux (1808) avant d’être rendue au culte en 1827. Le chœur avait été transformé en amphithéâtre d’anatomie et la chapelle du Saint-Sacrement en salle des morts.
Le choeur des religieuses © MCP
La chapelle du Saint-Sacrement
 
Construite par Jacques Lemercier, ses sculptures sont signées Michel Anguier. Elle fut un temps transformée en morgue. Elle donne directement dans le chœur.  
L’influence baroque se manifeste dans la voûte sculptée de la nef, le baldaquin monumental (Gabriel Le Duc), dont les six colonnes torses de marbre encadrent le maître-autel, imités de ceux de Saint-Pierre de Rome, ainsi que dans la splendide coupole, décorée de la célèbre fresque de Mignard, réalisée en deux mois seulement, où l’on compte plus de deux cents figurent trois fois plus grandes que nature.
© MCP
© MCP
La chapelle Sainte-Anne
 
Justifiant à elle seule cet article, puisqu’elle fut le premier sanctuaire de cœurs et de corps princiers de l'église, elle abrite un orgue de Cavaillé-Coll.
 
Anne d’Autriche mourut en 1666. Bien que son cœur ne soit pas premier à être inhumé au Val-de-Grâce, c’est la présence du sien qui  inaugura une longue tradition qui fit du lieu un sanctuaire des cœurs royaux et princiers jusqu’à la Révolution. Précédant le sien, celui dAnne-Elisabeth, fille aînée de Louis XIV morte en 1662 à quarante-trois jours, y avait été déposé. C’est ainsi que quarante-cinq cœurs de princes et princesses vinrent reposer en l’abbaye du Val-de-Grâce, le dernier étant celui de Louis-Joseph-Xavier, fils aîné de Louis XVI mort en 1789.
 

Jusqu’en 1676, les cœurs embaumés et enfermés dans une double enveloppe de plomb et de vermeil,  étaient déposés en grande pompe dans une des petites chapelles ogivales de l’église, la chapelle Sainte-Scholastique, sainte patronne des bénédictines, et ancien oratoire de la reine
A partir de cette date, ils furent déposés dans la chapelle Sainte-Anne, toute tendue de noir, pavé compris.
Chapelle  Sainte-Anne © Olivier Thépot
Photo : Facebook : La crypte des cœurs du Val-de-Grâce
Sur les murs, les traces des larmes d'argent arrachées. Photo ?
La crypte de la chapelle Sainte-Anne
 
En 1696, à la demande de Louis XIV, tous ces cœurs, à l’exception de celui d’Anne d’Autriche et de Philippe d’Orléans, frère du roi, furent descendus dans une crypte (il en existe quatre sous l’église), située sous cette chapelle. Le tout fut déposé dans une armoire de marbre, fermée par une grille ; la voûte de la crypte, peinte en noir, était ornée de larmes d’argent. Les corps de Mademoiselle de Valois et de Marie-Anne de Bourbon y restèrent aussi.
 
Une majorité des personnes dont le coeur reposa ici, fut inhumée en la basilique Saint-Denis. Mais,  à partir de 1694, la famille d’Orléans n’ayant plus le droit d’y être ensevelie, neuf de ses membres furent inhumés au Val-de-Grâce.
 
Toutes les épitaphes retrouvées sont rédigées en français. La plus ancienne date de 1623 pour les entrailles de la duchesse de Mercœur rapportées dans le cloître et la plus récente, de 1723, est celle du cœur du Régent.
 
En 1793, tandis que leur contenu était dispersé, les écrins de vermeil étaient portés à l'hôtel de la Monnaie pour y être fondus avec les larmes d’argent et les enveloppes de plomb se transformaient en balles.
Un seul cœur réchappa à la profanation, celui Louis-Joseph de France fils aîné de Louis XVI.
 
Neuf inscriptions des enveloppes de coeurs furent retrouvées en 1845 chez un boutiquier et rachetées par le vicomte de Becdelièvre qui les donna au musée Crozatier du Puy-en-Velay.
 
Il se raconte qu'une dizaine de ces cœurs, subtilisée  par l’architecte Petit-Radel, fut ensuite achetée par le peintre Martin Drolling afin d'obtenir de la mummie, couleur brune provenant du mélange de ces organes broyés avec de l'huile. Légende ou réalité ?
Urne du coeur du fils aîné de Louis XVI. © Musée Crozatier
Troisième fille du Régent, qui avait pour elle une affection particulière et l'éduqua fort mal par faiblesse, elle compensait par sa vivacité et du piquant son manque de beauté. .
Mariée à François-Marie de Modène (1698-1780), dont elle eut neuf enfants, mais appréciant la vie mondaine, elle s'ennuyait à périr à Modène et n'eut de cesse de quitter le duché d'où on la vit partir avec soulagement. Mais, en France, Louis XV l'accueillit très froidement et lui imposa une vie obscure et retirée à Paris. Elle profita de ses relations familiales pour marier deux de ses filles avec des membres de sa dynastie.
Y furent inhumés
 
En plus des cœurs de la famille royale et de princes de sang, des corps de princes de la famille d’Orléans, la crypte reçut les dépouilles, cœurs ou entrailles de quelques privilégiés et/ou bienfaiteurs.
 
Les cœurs de :
 
Alexandre d'Orléans, duc de Valois (1673 - 1676)
Fils de Philippe d’Orléans et de la princesse Palatine,  il mourut avant ses trois ans d'une mystérieuse maladie qui bouleversa terriblement sa mère.
 
Anne-Henriette de France
 
Anne-Marie-Louise d'Orléans,  duchesse de Montpensier, dite La Grande Mademoiselle
 
Anne d'Autriche
 
Anne-Elisabeth de France
 
► Charles de Berry,  duc d'Alençon † 1713
Fils ??? mort à trois semaines
 
Charles de France, duc de Berry
 
► Charlotte-Aglaé d'Orléans, dite Mademoiselle de Valois,  duchesse de Modène (1700 – 1761)
Fils aîné de Louis Ferdinand de France (fils de Louis XV), enfant intelligent adulé par ses parents, en 1760, il fut victime d'une mauvaise chute. Opéré pour extirper la tumeur installée sur son fémur, le manque d'asepsie de l'époque entraîna une tuberculose osseuse qui causa son décès.
Le futur Louis XVI, alors âgé de six ans, qui fut le compagnon de jeu de l’enfant mourant, fut très affecté par la disparition de son frère aîné constamment donné en exemple.
Son urne de coeur fait partie de celles retrouvées en 1845.
Louise-Henriette de Bourbon-Conti, duchesse d'Orléans
 
Louise-Madeleine d’Orléans
 
Mademoiselle d’Orléans
 
Mademoiselle de Valois
 
Philippine-Elisabeth d'Orléans, Mademoiselle de Beaujolais
 

Mais aussi d'amis bienfaiteurs et de plusieurs abbesses parmi lesquelles :
 
► ARBOUZE  Marguerite de Veni d’ † 1626
Appelée  et nommée abbesse en 1618 pour remettre dans l’ordre dans le relâchement de l’abbaye.
 
► CAMAY Louise † 1666
Sœur tourière de l’abbaye, son épitaphe rappelle qu’elle était au Louvre lorsqu’Anne d’Autriche mourut et qu’elle eut l’honneur  de « remuer » la reine pour aider à l’ensevelir.
 
► BLÉ D’HUXELLES Constance du † 1648
Abbesse de l’abbaye de Saint-Menoux (Allier), elle tomba malade à Paris et y mourut.
 
► GONZAGUE Bénédicte de † 1637
Fille de Charles, duc de Nevers, elle entra  à l’abbaye d’Avenay (Marne) en1625 dont elle devint de suite l’abbesse. Elle mourut à Paris à l’Hôtel de Nevers.
 

Enfin parmi les entrailles inhumées dans l'abbaye, on notera surtout celles de :
 
Marie de Luxembourg, duchesse de Mercœur, veuve de Philippe Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur et beau-frère d’Henri III. Inhumée aux Capucines Vendôme, ses entrailles furent ensevelies dans le cloître du Val-de-Grâce.
 



Source principale : Epitaphier du vieux Paris - Tome XII
(*) commentaire(s)
ICI EST LE COEUR
DE TRES HAUT ET TRES PUISSANT
PRINCE MONSEIGNEUR LOUIS JOSEPH
XAVIER DE FRANCE DUC DE
BOURGOGNE FILS AINE DE TRES
HAUT TRES PUISSANT ET EXCELLENT
PRINCE MONSEIGNEUR LOUIS
DAUPHIN DE FRANCE ET DE TRES
HAUTE TRES PUISSANTE ET
EXCELLENTE PRINSSE MADAME
MARIE JOSEPH DE SAXE DAUPHINE
DE FRANCE DECEDDE AU
CHATEAU DE VERSAILLES
LE VINGT-DEUX MARS
MIL SEPT CENT
SOIXANTE UN AGE
DE NEUF ANS
SIX MOIS ET
NEUF JOURS
► Louise-Diane d'Orléans, princesse de Conti (1716 – 1736)
Fille du Régent, elle épousa Louis-François de Bourbon-Conti. Après avoir donné naissance à un premier enfant, elle mourut en couches naissance à un enfant qui mourut aussitôt. Son mari, qui n'avait que dix-neuf ans, en éprouva un profond chagrin.
► Louise-Henriette de Bourbon-Conti, duchesse d'Orléans (1726 – 1759)
Fille de louis XV, sa naissance, survenue alors que tout le monde attendait un Dauphin, marqua une grande déception à la cour. « La consternation est ici générale » écrit un contemporain. Titrée Madame Troisième, elle fut élevée à Versailles. Elle n’est guère connue que par sa mort prématurée, qui montre bien l'incompétence des médecins de l'époque. Pendant l’hiver 1733, elle avait contracta un rhume bénin qu’un médecin gascon, Bouillac, aventurier et ignorant soigna en ordonnant de saigner plusieurs fois la petite princesse afin de baisser la fièvre ! Elle subit également des vomitifs. Devant l’état empirant de la fillette, il déclara forfait…
Son urne de coeur fait partie de celles retrouvées en 1845.
► Louise-Madeleine d'Orléans (1726 -1728)
Fille de Louis Ier d’Orléans et de Jeanne de Bade
 
► Louise-Marie de France (1728- 1733)
CEST LE COEUR DE LOUISE
-MARIE FILLE DE FRANCE
TROISIEME FILLE DE LOUIS
XV ROY DE FRANCE ET
DE NAVARRE ET DE MARIE
PRINCESSE DE POLOGNE
DECEDEE A VERSAILLES
LE XIX FEVRIER M.DCCXXXIII
AGEE DE III ANS VI
MOIS XXII JOURS
Mademoiselle d’Orléans (née et morte le 9 juin 1665)
Fille de Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV et d’Henriette d’Angleterre
 
Mademoiselle d'Orléans (1777 – 1782)
Fille d’Adélaïde de Bourbon et de Philippe Egalité
 
Mademoiselle de Valois (1693 – 1694)
Fille aînée de Françoise Marie de Bourbon.
 
Marie-Adélaïde de Savoie
 
Marie-Anne-Christine de Bavière
 
Marie-Anne de France
 
► Marie-Louise d'Orléans, duchesse de Berry (1695 – 1719)
Fille du régent, elle épousa Charles de France, duc de Berry. Leur mariage connut des tensions allant parfois jusqu’à la violence. D’un caractère insupportable, brocardée pour son goût immodéré des fêtes et des distractions, elle aurait voulu fuir Versailles avec son amant La Haye, écuyer de son mari, pour les Pays-Bas.
Veuve en 1714, elle poursuivit une vie remplie de fêtes, eut des amants, fut enceinte de l’un d’eux, Riom, et accoucha de sa « maladie » d’un enfant mort-né.
Devenue la risée de tous, elle quitta le Palais du Luxembourg pour le château pour s’y rétabli et espérer faire oublier le scandale. Son père, un brin courroucé, refusa net qu’elle épouse Riom. D’une santé fragile depuis son enfance, ses excès de tous poils, y compris l’ivrognerie, son accouchement dans de mauvaises conditions et un refroidissement l’aggravèrent. Désespérée, elle se fit transporter au Château de la Muette (Paris) où son état ne fit qu'empirer et où elle mourut. Son autopsie révéla qu’elle encore « grosse ». Son libertinage notaire la condamna à des obsèques discrètes. Elle fut inhumée en la basilique Saint-Denis.
 
Marie-Thérèse d’Autriche
 
Marie-Thérèse de Bourbon,  infante d'Espagne
 
Marie-Thérèse de France
 
► Marie-Thérèse de France  (1746 -1748)
Fille du dauphin  Louis Ferdinand, fils de Louis XV, et de sa première épouse Marie-Thérèse de Bourbon. Son urne de coeur fit partie de celles retrouvées en 1845.
CEST LE COEUR DE
TRES HAUTE ET TRES PUISSANTE
PRINCESSE MARIE THERESE FILLE
DE TRES HAUT TRES PUISSANT
ET EXCELLENT PRINCE LOUIS
DAUPHIN ET TRES EXCELLENTE
PRINCESSE MARIE THERESE
INFANTE DESPAGNE SON
EPOUSE DECEDEE AU
CHATEAU DE VERSAILLES
LE 27 AVRIL 1748
AGE DE 21 MOIS
8 JOURS
► Marie-Zéphyrine de France (1750 -1755)
Fille du dauphin Louis Ferdinand, fils de Louis XV, et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe.
Fils du dauphin Louis de France, duc de Bourgogne, il mourut soit de la rougeole, soit d’une autre maladie épidémique. Son frère cadet, le futur Louis XV, lui succéda comme dauphin.
Philippe de France, duc d'Anjou
 
► Philippe de France,  duc d'Anjou (1730 – 1733)
CEST LE COEUR DE N.
DUC D'ANJOU, SECOND
FILS DE LOUIS QUINZE
ROY DE FRANCE ET DE
NAVARRE ET DE MARIE
PRINCESSE DE POLOGNE
SON EPOUSE DECEDE
AU CHATEAU DE VER-
SAILLES LE 7.AVRIL
1733. AGE DE DEUX
ANS 7 MOIS 7
JOURS
Second fils de Louis XV et fils favori de sa mère Marie Leszczyńska, il était élevé à Versailles entouré de femmes en attendant de passer sous le gouvernement d’hommes. Souvent malade, les femelles qui l’entouraient, imbibées de croyances, que la tenue de ce site m’interdit de qualifier, mélangèrent sa nourriture avec de la terre provenant de la tombe du fameux diacre Parîs inhumé à Saint-Médard. Le résultat ne se fit pas attendre : l'enfant mourut. Son autopsie révéla effectivement une grande quantité de terre dans ses intestins. Son urne de coeur fit partie de celles retrouvées en 1845.
Fille du Régent, elle fut fiancée à l'infant Don Carlos, fils de Philippe V d'Espagne tandis que Louis XV était promis à l'infante d'Espagne Marie-Anne-Victoire. La rupture des fiançailles de Louis XV annula celles de Philippine qui fut renvoyée en France où elle mourut prématurément.
►Sophie de Bourbon, dite Mademoiselle d'Artois (1776 -1783)
 
Première fille de Charles de France, comte d'Artois, futur Charles X.
Sophie Hélène Béatrice  de France (1786- 1787)
Issue de la lignée des enfants de Louis XIV et de Mme de Montespan, le très pieux duc d’Orléans, qui avait beaucoup de mal à marier son fils, Louis-Philippe d'Orléans, s'était rabattu sur ce parti en croyant que la jeune fille, élevée dans un couvent, serait un modèle de vertus chrétiennes. Au contraire, son inconduite suscita un scandale permanent faisant parfois supposer, par de méchants écrits, que son mari n'était pas le père de ses enfants. Allégations dont se servit plus tard son fils, Philippe Egalité, pour affirmer publiquement, sous la Révolution, qu'il n'était pas le fils de Louis le Gros mais celui d'un cocher du Palais-Royal… Louise-Henriette mourut jeune usée, dit-on, par sa vie décousue.
Bien qu’elle ne soit pas attendue, la venue du dernier des quatre enfants de Louis XVI et de Marie-Antoinette combla le couple royal de bonheur, notamment la reine qui, attaquée alors de toute part, trouva du réconfort auprès de « sa petite Sophie ». De santé fragile, elle mourut avant son premier anniversaire laissant sa mère inconsolable et son père très affecté. Inhumée en la basilique Saint-Denis.
Xavier-Marie-Joseph de France (1753 – 1754)
Fils du dauphin Louis-Ferdinand, fils de Louis XV,  et de Marie-Josèphe de Saxe, il était le frère aîné des futurs rois Louis XVI, Louis XVIII et Charles X. Il mourut à cinq mois.
 

Mais aussi, et entre autres, sous les dalles du cloître :
 
PHELYPEAUX  Marie † 1671
Femme d’Anne Mangot, seigneur de Villarceaux, conseiller au Grand Conseil, au parlement de Bretagne puis de Paris et enfin maître des requêtes, l’une de ses filles était abbesse du Val-de-Grâce quand elle mourut.
 
CAMBOUT Philippe s de (née de Beurges) † 1636  cœur
Femme de Charles du Cambout, conseiller du roi et gouverneur de Brest, elle mourut en l’abbaye de Saint-Gildas (Morbihan). Son corps fut inhumé   en l’église de Campbon (Loire-Atlantique), fief familial de son mari.
 
CAMBOUT, marquis de Coislin, César de † 1641
Fils de Charles et Philippes de Cambout, gouverneur de Brest, lieutenant-colonel des Suisses, il fut tué au siège d’Aire et inhumé aux Récollets de Saint-Denis.
ABBAYE ET ÉGLISE DU VAL-DE-GRÂCE
277, rue Saint-Jacques, 75005 Paris
Les corps de la famille d'Orléans suivants dont les coeurs sont aussi présents :
 
► Charlotte-Aglaé d'Orléans, dite Mademoiselle de Valois, duchesse de Modène
 
► Jeanne de Bade
 
► Louis d’Orléans, duc d’Orléans
Louis-Philippe d'Orléans, dit le Pieux (1725 - 1785)
Fils de Louis, duc d'Orléans, dit « le Pieux » et de Jeanne de Bade, il prit part aux campagnes militaires de 1742, 1743 et 1744, se distingua par la suite durant les guerres Flandre et d'Allemagne et fut nommé gouverneur du Dauphiné à la mort de son père. Ses premiers choix d’épouses n’ayant pas abouti, il se rabattit sur une cousine éloignée, Louise Henriette de Bourbon-Conti, choix véritablement désespéré qui ne rehaussait en rien le prestige de la maison d'Orléans et qui, au contraire, y faisait entrer encore plus du sang des bâtards de Louis XIV. Le duc d'Orléans pensait du moins que la jeune fille, élevée dans un couvent, serait un modèle de vertus chrétiennes. Elle s'avéra au contraire un modèle de dévergondage et son inconduite suscita un scandale permanent. Trois enfants légitimes, dont deux survécurent, naquirent de cette union mal assortie.
Il se remaria avec secrètement avec Mme de Montesson et pssa le reste de sa vie dans sa résidence du Palais -Royal et ses autres propriétés donnant fêtes et spectacles. Il fut constamment au chevet de Louis XV durant ses derniers instants. Il mourut en son château de Sainte-Assise situé à Seine-Port (Seine-et-Marne), son coeur et ses entrailles furent inhumés dans l'église de cette commune. Il est le père du futur Philippe Egalité.
► Philippe-Charles d'Orléans, duc de Valois (1664 – 1666)
Fils de Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV, et d’Henriette d’Angleterre, sa naissance permit d’adoucir un peu les relations difficiles entre ses parents, son père, homosexuel, étant marié de force.
 
Philippine (Philippe) Elisabeth d'Orléans, dite Mademoiselle de Beaujolais (1714 – 1734)
Dès le 11ème, ou peut-être même le 9ème siècle, il existait une abbaye de bénédictines à Bièvres, près de Palaiseau (Essonne) qu’Anne de Bretagne prit sous sa protection et qui prit alors le nom de Val-de-Grâce de Notre-Dame de la Crèche.
Située dans un lieu humide, désert et exposé aux incursions, le plus grand désordre y régnait. Après un nouveau relâchement, la Mère Marguerite d’Arbouze, venue de Saint-Pierre-de-Montmartre et nommée abbesse en 1618, commença à y rétablir la règle.
 
En 1621,  Louis XIII autorisa la construction d’une abbaye à Paris pour y transférer celle de Bièvres dont Anne d’Autriche se déclara fondatrice.  D’abord installées dans un Hôtel dit « le fief de Valois ou la maison du Petit Bourbon », les religieuses attendirent 1624 pour voir posée la première pierre de leur nouveau couvent sur un terrain à côté de leur Hôtel.
Anne d’Autriche, stérile depuis de longues années, y faisait de fréquentes retraites et avait fait vœu d’élever à Dieu un temple magnifique s’il lui accordait un fils. Louis XIV vint au monde en 1638.
Devenue Régente après la disparition de Richelieu puis de Louis XIII, elle eut à cœur de réaliser sa promesse, événement dont elle avait été privée pour avoir été interdite de Val-de-Grâce à cause de la correspondance qu’elle faisait parvenir clandestinement à sa famille à partir de ce lieu. Le 1er avril 1645, le jeune roi posait la première pierre de l’église.
 
Prises dans une carrière sur place, les pierres s’élevaient au rythme des plans remaniés par différents architectes dont Mansart, Lemercier, Le Muet aidé du jeune Gabriel Le Duc.
Le chœur des religieuses fut béni en 1662, le dôme terminé en 1663, et la décoration, œuvre de Pierre Mignard, achevée en 1664. Philippe de Buyster, Michel et François Anguier furent chargés des sculptures tant intérieures qu’extérieures.
Après vingt-deux ans de travaux, sauf six chapelles de la nef qui restèrent inachevées, tout l’ouvrage étaient terminé en 1667. Pourtant l’église ne fut consacrée qu’en 1710.
Outre abriter la bibliothèque centrale du Service de santé des armées, et l'école du Val-de-Grâce,  l’ancien couvent présente également l'intéressant musée du Service de santé des armées où l’on peut découvrir des documents et souvenirs sur les grands praticiens militaires et sur l’histoire du Service de la santé. Du matériel sanitaire et des modèles réduits évoquent le transport des blessés et les soins sous l’Empire et pendant la Première Guerre mondiale.
 
Dans une galerie, à proximité d’un amphithéâtre, de nombreuses plaques commémoratives rappellent les noms des médecins et pharmaciens tués aux armées lors des grandes campagnes de l’Empire.
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-Eglise St-Denis-du-Pas (75) (disparue)
-Eglise St-Eloi (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne-du-Mont (75)
-Eglise St-Eustache (75)
-Eglise St-Germain-l'Auxerrois (75)
-Eglise St-Germain-le-Vieux (75) (disparue)
-Eglise St-Gervais-St-Protais (75)
-Eglise St-Hippolyte (75) (disparue)
-Eglise St-Jacques-de-la-Boucherie (75)
- Eglise St-Jacques-du-Haut-Pas (75)
-Eglise St-Jean-en-Grève (75)
(disparue)
-Eglise St-Jean-le-Rond (75) (disparue)
-Eglise St-Julien-le-Pauvre (75)
-Eglise St-Landry (75) (disparue)
-Eglise St-Laurent (75)
-Eglise (cathédrale) St-Louis-des-Invalides (75)
-Eglise St-Louis-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise et cimetière (disparu) St-Louis-en-l'Île (75)
-Eglise St-Marcel (75) (disparue)
-Eglise St-Martial (75) (disparue)
-Eglise St-Médard (75)
-Eglise St-Merry (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Chardonnet (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-des-Champs (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-St-Louis (75)
(ancien couvent des Jésuites)
-Eglise St-Pierre-aux-Arcis (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-aux-Boeufs (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-de-Montmartre
-Eglise St-Roch (75)
-Eglise St-Sauveur (75) disparue
-Eglise St-Séverin (75)
-Eglise St-Sulpice (75)
-Eglise St-Symphorien et St-Luc (75) (disparue)
-Eglise St-Thomas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise Ste-Croix (75) (disparue)
-Eglise Ste-Geneviève-des-Ardents (75) (disparue)
-Eglise Ste-Marine (75) (disparue)
-Eglises et cimetières de l'île de la Cité (75) (disparus)
 
-Grottes vaticanes
 
-Mausolée d'Auguste à Rome
-Mausolée de Mausole à
Halicarnasse (Bodrum) Turquie (disparu)
-Mémorial du Mt-Valérien (92)
 

-Panthéon
-POMPES FUNÈBRES, AUTREFOIS et leurs métiers disparus
-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
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