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BASILIQUE DU SAINT-SÉPULCRE A JÉRUSALEM (ISRAËL)
La basilique dans la vieille ville © MCP
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Pour les chrétiens du monde entier, il existe deux lieux saints d’une importance fondamentale où toutes les communautés chrétiennes peuvent entrer légitimement pour prier les mêmes mystères sur lesquels toutes s’accordent : la basilique de la Nativité à Bethléem, bâtie sur le lieu présumé de la naissance du Christ, et la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem qui réunit en son sein les cinq dernières stations du chemin de Croix de Jésus*, qui en comprend quatorze. C’est en ce lieu vénéré que s’acheva la vie terrestre du Christ et que se trouve son tombeau présumé.
*X Jésus est dépouillé de ses vêtements, XI Jésus est cloué sur la Croix, XII Jésus meurt sur la Croix, XIII Jésus est descendu de la Croix (préparation du corps), XIV Jésus est enseveli.
 
Malgré leurs approximations, parfois leurs contradictions, et/ou des remaniements ultérieurs, les Evangiles, notamment celui selon saint Marc [daté  de la fin des années 60 ou au début des années 70 dont la mort de Jésus à Jérusalem (11,1-15,47)], demeurent la principale source d’information sur les faits, base de la tradition depuis 2000 ans.
 
Que rapporte cette tradition ?
Au terme de son chemin de Croix, Jésus fut crucifié sur le mont Golgotha (Lieu du Crâne à cause de sa forme) situé alors à l’extérieur de Jérusalem mais tout proche de son enceinte.
Un homme, appelé Joseph d’Arithmatie, offrit d’accueillir la dépouille du Christ dans le tombeau qu’il avait acheté pour lui et les siens et localisé à proximité du lieu du supplice,  
Mais, jusqu’à ce jour, aucun élément n’a jamais prouvé l’historicité de ce récit et l’existence du personnage de Joseph d’Arimathie, ou au moins son implication dans la descente de la Croix, reste douteuse et continue à poser un problème aux exégètes actuels.
 
Que révèlent  l’archéologie et la topographie de la cité au moment des faits  ?
-Le lieu du Calvaire est tout à fait recevable.
-Jérusalem étant construite sur un roc, on ne pouvait que difficilement mettre les corps en terre, ce qui impliquait de creuser dans la pierre pour faire des chambres funéraires.
-L’emplacement  était bel et bien une carrière de pierre abandonnée et située en haut de la colline dans laquelle furent creusées des tombes et où des exécutions y avaient bien lieu.
Situé à l’extérieur des murs de la ville, cet emplacement fut englobé par un nouveau mur, le troisième,  construit par Hérode Agrippa (v. 10 – v.44) en 41/44.
 
Mais, autant être précise : à ce jour, d’un point de vue strictement scientifique, nous n’avons aucune assurance que les lieux de crucifixion et d’ensevelissement de Jésus soient ceux retenus.
Reste néanmoins  la tradition orale qui perdura jusqu’à l’empereur Constantin et la volonté farouche de l’empereur Hadrien de faire disparaître  les lieux saints tant juifs que chrétiens.
 
Quels éléments plausibles malgré le manque de preuves ?
Le lieu du supplice est recevable. De même, un homme sensible au discours de Jésus, ou l’ayant rallié, ou tout simplement par compassion, peut tout à fait avoir proposé son tombeau afin de lui éviter la fosse commune destinée aux suppliciés.
Topographie de Jérusalem sous Hérode le Grand en (73 av. J.-C.- 4 av. J.C.) : le Calvaire est encore à l’extérieur de l’enceinte de la ville.
L’enceinte actuelle fut dressée entre 1535 et 1538 par le sultan Soliman le Magnifique à l'époque ottomane.
Topographie de Jérusalem sous Hérode Agrippa : le Calvaire est englobé dans la nouvelle enceinte. En bleu : enceinte actuelle de la vieille ville.
Tombeau du Christ à flanc de colline, en contrebas du Calvaire
Tombeau  traditionnel juif creusé dans la roche
Avec les désordres qui précédèrent la première révolte juive contre Rome (66-70) les chrétiens de Jérusalem se réfugièrent à Pella de Decapolis, actuelle Tabaqat Fahil en Jordanie, avant de revenir à Jérusalem en 73 ce qui permit probablement à la nouvelle secte de perdurer alors qu’avait lieu la première diaspora, la dispersion des juifs.
 
Pour prévenir toute résurgence du nationalisme juif, l’empereur Hadrien (76-138) fonda une nouvelle ville, Ælia Capitolina, où toute mémoire des juifs et des chrétiens, les romains ne faisant pas la distinction entre les deux religions, fut anéantie. Selon Eusèbe de Césarée (v. 265- 339), quand il construisit son temple, Hadrien aurait fait deux choses :
-Il plaça une statue de Jupiter à l’aplomb du tombeau de Jésus car : « Vous croyez en la toute puissance de la Résurrection, la toute puissance de mon Panthéon, c’est Jupiter »
-Il plaça une statue de Vénus au-dessus du Calvaire : « Vous croyez en la toute puissance de l’amour, dans mon Panthéon, l’amour c’est Vénus ».
Après l’écrasement de la deuxième révolte en 132, les juifs, toutes tendances confondues, furent expulsés de la ville et leur devint interdite sous peine de mort. Ce fut la deuxième diaspora.
Mais, tout en disparaissant sous une construction monumentale, l’emplacement du Calvaire et de différents sites fut transmis par les chrétiens non-juifs qui purent rester dans la cité.
 
Vers 322, l’empereur Constantin demanda à Macaire, patriarche de Jérusalem, de retrouver la tombe du Christ. Selon Eusèbe de Césarée, son contemporain, Macaire savait où chercher : sous le temple d’Hadrien qu’il démonta et sous lequel il creusa à l’aplomb de la statue de Jupiter.
En clair, alors qu’il avait voulu effacer le culte judéo-chrétien sur ses sites,  Hadrien l'avait affirmé  ce qui facilita les recherches de Macaire.
Macaire trouva des chambres funéraires. Fallait-il encore identifier celle de Jésus. Mais tout en rapportant les témoignages oculaires, Eusèbe ne dit rien sur l’authentification. Il est fort possible qu’à l’époque l’emplacement était tellement évident et certain que des précisions superflues étaient inutiles.
 
Après cette découverte, les architectes de Constantin développèrent un nouveau projet qui incluait un mausolée pour protéger et exalter la tombe. Celle-ci se trouvait à flanc de colline qu’on fit « sauter » pour ne garder que le rocher qui conservait la chambre funéraire.
Dorénavant séparée de la carrière de pierre, la tombe, qui ne ressemblait plus à une caverne, fut appelée « Edicule », une petite structure érigée au centre d’un vaste espace appelé « Anastasis », un majestueux mausolée.
L’éperon du  Calvaire fut réduit, laissé à ciel ouvert et, situé dans un angle, enfermé dans un atrium à colonnades (le Triportique), une sorte de cloître qui occupait l’espace entre l’Anastasis et une grande basilique de toute beauté, le Martyrium.
Le Saint-Sépulcre de Constantin
https://www.youtube.com/watch?v=lkJ4Sa77JIw
Dévasté et incendié par les Perses en 614, il ne resta de l’édifice que la rotonde et l’atrium.
Protégée de 638 à 969 par les conquérants arabes, mais rasée au début du règne de la dynastie fatimide par le calife al-Hakim en 1009, il fallut attendre quatre-vingt-dix ans et l’arrivée des croisés en Terre Sainte pour que la basilique soit reconstruite avec la volonté de conserver à la chrétienté le sanctuaire d’origine de leur foi.
Pendant leur domination, de 1099 à 1187, les croisés agrandirent le modeste édifice pour en faire une vaste basilique romano-gothique à leur goût. Autour du tombeau, ils construisirent une basilique romane intégrant les éléments encore existants. Malgré plusieurs restaurations consécutives à des incendies ou à des tremblements de terre (1545 et 1927),  cette basilique est celle que nous connaissons de nos jours.
Vers 1149
https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=cQfTT3vJFDw
Vers 1149 : coupe transversale https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=cQfTT3vJFDw
Le clocher © MCP
Le minaret voisin © MCP
Après le départ des croisés, l’édifice fut plusieurs fois dévasté et changea de mains au gré des aléas historiques de la région jusqu’au retour des franciscains, qui entamèrent une restauration en 1555, puis au 17ème siècle. En 1719, après d’âpres négociations, la restauration de l’Anastasis put commencer. Celle de l’Edicule eut lieu en 1728.
Ravagé en 1808, par un terrible incendie, endommagé par les tremblements de terre de 1867 et 1927, le Saint-Sépulcre connut encore des campagnes de reconstruction et d’aménagement dont celle de 1961 avec la façade, le transept et le dôme de la Rotonde qui fut inauguré en 1997.
 
Le Statu Quo
Au 18ème siècle, le sultan ottoman Osman III fit signer de force l’accord sur le Statu quo de la ville. Il décréta aussi que quiconque contrôlerait une certaine zone à l’époque, la contrôlerait indéfiniment. Mais si plusieurs groupes détenaient une certaine autorité sur un certain site, ils devraient convenir ensemble, à l’unanimité, de toutes les modifications, même minimes, à apporter au site.  
Six églises se partagent l’espace de la basilique les Syriaques orthodoxes, les Coptes, les Éthiopiens orthodoxes, les Catholiques romains, les Grecs orthodoxes, et les Arméniens apostoliques, ces trois dernières ayant un rôle majeur qui, par ordre protocolaire, sont : les grecs orthodoxes, les franciscains représentants de l’Eglise catholique romaine et les arméniens apostoliques. Une répartition de l’espace et de la journée complète permet à toutes les Eglises d’avoir un temps de prière autour ou dans l’Edicule qui lui est réservé tout au long de l’année.
Pour l’entretien, les travaux doivent être acceptés et organisés par les trois églises majeures, ce qui n’est pas toujours simple et peut-être source de conflits, chacun arguant de ses prérogatives : un statu quo qui reste fragile.
 
L’imbrication de ces Eglises est telle, tant sur le plan liturgique que sur la propriété de chapelles de tailles très variables, qu’on ne peut s’empêcher d’éprouver un sentiment de confusion accentué par la foule de pèlerins de toutes confessions qui se presse dans l’attente d’accéder enfin au tombeau de Jésus ou au Calvaire.  Malgré la sincère et profonde ferveur que montrent beaucoup, quand tourisme de masse et religion ne font plus qu’un, la foire d’empoigne peut quand même parfois prendre le pas sur le sacré...
 
Avant d’évoquer le tombeau présumé du Christ et d'autres sépultures, jetons un rapide coup d’œil à l’extérieur.
 
-Le clocher révèle la grandeur du projet de restauration des croisés.  Mais, en 1545, un séisme  fit s'effondrer ses étages supérieurs sur le dôme du baptistère grec orthodoxe. Les réparations qui suivirent réduisirent  sa hauteur de moitié (29 mètres), les musulmans s'étant opposés à sa reconstruction de crainte qu'il ne dépasse le minaret de leur mosquée voisine.
L’échelle « inamovible » ou du « Statu Quo »
Triste symbole des divisions religieuses qui règnent dans ce lieu saint, probablement oubliée lors de travaux, « l’échelle inamovible » fut mentionnée pour la première fois en 1757 et ne fut bougée que trois fois depuis. Plus personne ne sait vraiment à qui appartient la corniche sur laquelle elle est appuyée, ni la fenêtre, ni l’échelle elle-même. En vertu du « Statu Quo » personne ne peut la déplacer…Témoignage de ces divisions absurdes entre chrétiens, en 1964, le pape Paul VI, considérant que l’Église catholique romaine est l’un des six groupes ayant droit de veto et de vote sur toutes les modifications à apporter dans l’église, décréta que l’échelle ne serait pas déplacée tant que ces divisions scandaleuses ne seraient pas résolues.
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La chapelle des Francs
De son vrai nom « Chapelle du Spasme » (tourment), mais communément appelée la chapelle des Francs, et aussi nommée de Notre-Dame des Sept Douleurs, elle jouxte le Calvaire sur lequel elle a une entrée. Construite par les croisés, son accès extérieur, en haut de quelques marches,  permettait aux pèlerins d’accomplir leurs vœux et d’obtenir les indulgences même si la basilique était fermée ou s’ils n’avaient pas de quoi payer la taxe d’entrée.
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Franchissons maintenant le portail. Le complexe du Saint-Sépulcre possède un nombre conséquent de chapelles de tailles variables réparties sur plusieurs niveaux et dont la propriété/responsabilité se partage entre les diverses communautés.
Cet article n’en présente pas l’inventaire exhaustif pour se consacrer aux plus notables, celles liées
« directement » à la Passion du Christ et aux sépultures.
 

La pierre de l’Onction
Dès l’entrée, se trouve la pierre de l’Onction le premier lieu à être vénéré qui correspond à la XIIIe  station du chemin de Croix puisque cette pierre est supposée être celle où fut déposé le corps du Christ pour le préparer à son ensevelissement. sa présence est attestée depuis le13ème siècle.
Bien qu’il soit certain que ni la pierre ni le lieu ne correspondent à une quelconque réalité, cette pierre est avant tout un symbole mémoriel de ce moment. De nombreux pèlerins en ayant prélevé des morceaux, elle fut remplacée à plusieurs reprises. La dalle noire, détruite par l’incendie de 1808, a été remplacée  par la pierre de marbre rose actuelle. Derrière elle, une mosaïque illustre cet épisode.
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Le Calvaire ou Golgotha
A droite de l’entrée, quelques marches mènent au Calvaire, ou Golgotha, dorénavant visible au travers de dalles de verre. En s’agenouillant sous l’autel qui le couronne en partie, à travers un disque d’argent, on peut toucher le point de la roche sur laquelle a été dressée la Croix. Cette chapelle appartient aux orthoxes, tandis que celle qui la jouxte, dite de la Crucifixion, appartient aux catholiques.
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La chapelle d’Adam
Située juste sous le Calvaire, cette chapelle porta plusieurs noms avant de conserver celui d’Adam depuis, semble-t-il, le 17ème siècle. Elle serait l’une des plus anciennes de la basilique. On peut y voir la crevasse de la roche provoquée, selon la première tradition chrétienne, par le séisme intervenu au moment de la mort de Jésus. La crevasse aurait permis au sang du Christ d’atteindre et de sauver Adam qui était enterré là…
Plus réel, c’est là que furent inhumés Godefroi de Bouillon et son frère, Baudouin Ier de Jérusalem.
© http://www.sepulcre.custodia.org/default.asp?id=4222
La crevasse © MCP
Le tombeau de Jésus
 
Situé au centre de la rotonde de l’Anastasis, l’Edicule, fortement endommagé lors de l’incendie de 1808, a été reconstruit en 1810 par la communauté Grecque Orthodoxe, il a notamment connu une importante phase de rénovation conservative entre mai 2016 et mars 2017. Les travaux ont permis d’ouvrir la pierre tombale du Christ et de laisser des chercheurs étudier les lieux, non pas dans un but de recherches archéologiques, mais pour sonder sur quoi reposait l'édifice à consolider.  C’est ainsi qu'on découvrit le rocher d'origine, que des échantillons de mortier prélevés sur les restes du mur sud de la grotte ont été datés d’environ 345 après J.-C. Quant au « lit funéraire » du Christ, la plaque de marbre qui le recouvre aurait été installée entre 1300 et 1555. Soulevée, cette plaque en a révélé une autre, mais cassée, qui, selon les expertises daterait probablement du 4ème siècle.
L’Edicule au centre de l’Anastasis © MCP
Entrée de l’Edicule © MCP
Les autres sépultures
Jésus n’est pas le seul présumé à avoir eu sa sépulture dans l’enceinte du Saint-Sépulcre : il y celle, particulièrement discutable, de Joseph d’Arithmatie.
En revanche, aucun doute sur l’existence des tombes de Godefroi de Bouillon, de sept rois de Jérusalem et de membres de leur parentèle.
 
Le tombeau présumé de Joseph d’Arithmatie
Bien que son existence, ou sa présence à la descente de la Croix, son identité, etc., soient douteuses, il existe pourtant bien un tombeau supposé être le sien.  
Selon la tradition, après avoir offert son propre tombeau pour Jésus et ne voulant pas s'y faire inhumer, il aurait été enseveli dans cette tombe qui, par ailleurs, présente toutes les caractéristiques classiques des tombes juives de Jérusalem à cette époque. Elle est située à quelques mètres derrière l’Edicule, dans la chapelle dite des « Syriens »,  où les syriens orthodoxes y officient. Mais comme ils ont perdu  un certain nombre de droits au sein de la basilique, et que la propriété de la chapelle est contestée par les Arméniens, la dispute des droits entre ces deux communautés explique la dégradation et le manque d’entretien de cette chapelle qui reçoit un grand nombre de visiteurs.
https://www.lexpress.fr/diaporama/
Chapelle de l'Ange (vestibule) © MCP
Couvert par un toit plat surmonté d’un dôme à bulbe, typique des églises orthodoxes, les côtés sont ornés d’inscriptions grecques invitant les peuples et les nations à louer le Christ ressuscité.
Son intérieur reprend la forme des tombes juives de l’époque de Jésus : un vestibule où était préparé le corps du défunt, et la chambre funéraire par elle-même.
Le banc funéraire dans son rocher d'origine © Terre Sainte Magazine
La chambre funéraire © Alain Pinoges /CIRIC
En entrant dans une première petite pièce, la chapelle de l’Ange (vestibule), on trouve un petit autel qui conserve ce qui serait un morceau de la pierre qui servit à fermer le tombeau.
En se baissant beaucoup, on accède à une seconde pièce très étroite, la chambre funéraire, où a été reconstitué un banc funéraire, supposé avoir reçu le corps.
Ornée d’icones, de tableaux en argent, etc., éclairée par des bougies, le saint lieu ne peut recevoir en même temps que quatre personnes qui ont à peine le temps de s’agenouiller, d’embrasser la pierre ou de s’adonner à la vénération car les pèlerins, et/ou le tourisme de masse, sont si nombreux qu’on vous rappelle vite à l’ordre pour laisser la place aux suivants.
Après avoir attendu parfois plus d’une heure pour accéder au Saint des Saints, il faut admettre que le sentiment est étrange.
Greffée à l’arrière de l’Edicule, on trouve une minuscule chapelle copte.
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Règle du jeu assez sportive : réussir à se faufiler entre deux groupes de visiteurs pour prendre une photo de la sépulture...© MCP
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Les tombeaux de Godefroi de Bouillon et des sept premiers rois de Jérusalem
 
Mort en 1100, au terme de la première croisade, Godefroi de Bouillon fut le premier des croisés à reposer dans ce lieu un an après la prise de Jérusalem. Son frère, Baudouin Ier, premier roi de Jérusalem, fut inhumé à ses côtés, et les autres rois le furent à proximité.
 
Tous furent inhumés au pied du Calvaire, dans un espace qui longtemps ne fut pas divisé et dont une partie, de nos jours, se trouve dans la chapelle d’Adam. Au fond se voyait  la crevasse miraculeuse. Ces huit tombeaux restèrent ensemble jusqu’au 16ème siècle. Le déplacement de certains est signalé pour la première fois en 1583. Seuls deux ou trois tombes étaient encore visibles dans cette chapelle, les autres ayant été relégués dans un passage public, adossés au chœur des Grecs.
Si leur nombre varie à cet endroit en fonction des témoignages, tous s’accordent sur leur ressemblance, en marbre blanc et en forme de sarcophage,  et sur leur délabrement progressif.
D’après Châteaubriand, ces tombeaux relégués n’étaient déjà plus que des débris lorsqu’il se rendit à Jérusalem en 1806/1807. Rendus à l’anonymat depuis longtemps (déjà en 1617), sauf les rois de Jérusalem dont la présence n’est pas douteuse, il est difficile de savoir avec certitude quels membres de leur parentèle reposèrent avec eux.  
Au 16ème siècle, l'emplacement des tombeaux de Godefroy de Bouillon et de Baudouin Ier (2) n'est  pas enfermé dans la chapelle d'Adam (3). Les autres tombeaux royaux sont adossés au choeur des grecs (7). Pierre de l'Onction (6).
Plan d'après Quaresmius (1587)
Tous les tombeaux, sans exception cette fois, disparurent lors de l’incendie de 1808, ou juste après par la main des Grecs qui, rebelles à ce rappel historique des Croisés et à l’Eglise catholique romaine, profitèrent de l'évènement.
En reconstruisant cette partie de l’église, les Grecs firent disparaître ceux de Godefroi de Bouillon et de Baudouin Ier dans la nouvelle maçonnerie de la chapelle d’Adam.
Grâce à des témoignages précis (du 14ème au 18ème siècle) et à des mesures prises, notamment celles de Franciscus Quaresmius (1583-1650), on sait que les deux mausolées étaient parfaitement identiques : ils avaient une forme en « dos d’âne » ou « à l’antique », étaient en marbre blanc (ou pierre de liais ?) et porphyre, et reposaient sur quatre piliers en marbre de 60 cm.
Après l’incendie de 1808. Les tombeaux royaux ont disparu ; la chapelle d’Adam (1) a été réaménagée : l’emplacement des tombeaux de Godefroi de Bouillon et de Baudouin Ier a été noyé dans la maçonnerie au profit de deux bancs (2).
4 : pierre de l’Onction. Plan Wonner (extrait).
Les deux bancs dans la partie dorénavant couverte et donnant sur la pierre de l'Onction © MCP
Quant aux autres tombeaux « relégués », ils se trouveraient à peu près au niveau des trois personnes et de l'escalier derrière eux. © MCP
En résumé, y furent ou y auraient été inhumés :
 
► JÉSUS
 
► JOSEPH D’ARIMATHIE
 
Mais aussi, par ordre chronologique :
 
► GODEFROY DE BOUILLON
 
► BAUDOUIN Ier ou Baudouin de Boulogne (1065 – 1118) (roi de 1100 à 1118)
Frère cadet de Godefroy de Bouillon, il prit part à la première Croisade qu’il abandonna devant Antioche pour aller à Édesse (act. Urfa en Turquie), où il s'assura, par ruse, de la succession d'un prince arménien (1098). À la mort de Godefroy, les barons l'appelèrent, et il  n'eut aucune peine à s'imposer comme roi, malgré les réticences du clergé. Baudouin Ier fut sacré à Bethléem, le 25 décembre 1100. Souverain à la personnalité puissante, volontiers fourbe et violent,  mais intelligent et courageux, il fut le véritable créateur de la royauté franque à Jérusalem et l'unificateur du royaume latin.
Tombeau de Baudouin Ier d’après T. Zuallart et d'après Miglionico
Epitaphe
Il élargit la base territoriale de son autorité, en s'assurant notamment la subordination du prince d'Antioche. Il dota le royaume d'institutions qui en assurèrent la cohésion pendant près d'un siècle. Mettant fin à la résistance armée de bandes arabes, faisant passer des ports importants comme Césarée, Acre, Beyrouth et Sidon sous la domination des Francs, il accrut notablement le territoire conquis lors de la première Croisade. . Alors qu’il tentait la conquête de l’Egypte, il tomba malade et mourut dans un lieu nommé ensuite Hegiarat Barduil (Egypte) (le sépulcre ou la pierre de Baudouin) où ses entrailles furent inhumées sous un cippe. Puis, dans le respect de ses dernières volontés, son corps fut embaumé et inhumé près de son frère, au pied du Calvaire, dans la chapelle d’Adam.
► BAUDOUIN II DU BOURG  († 1131) (roi de 1118 à 1131)
Cousin de Godefroy de Bouillon et de Baudouin Ier, lorsque ce dernier devint roi de Jérusalem il lui succéda à la tête du comté d’Edesse qu’il gouverna avec habileté sachant se faire estimer tant par les Arméniens que par les barons. Pris par les Turcs près de Harran (1104), libéré en 1108 contre le versement d'une rançon et avec l'assurance de son alliance, cette captivité mit un terme à la conquête franque en direction de la Mésopotamie. Il se trouvait en pèlerinage à Jérusalem lorsque mourut Baudouin Ier. Les barons présents à la cour trouvèrent alors normal de l'élire roi (1118). Politique habile et parfois retors, mais aussi roi pieux et sage, il avait la réputation d’être excellent chevalier.
Malgré des échecs face aux Turcs, une nouvelle captivité et de vaines tentatives faites pour prendre Damas, Baudouin II jouit d'un prestige suffisant pour assurer la cohésion politique de l'Orient latin. Il contraignit à l'hommage le comte Pons de Tripoli, assuma la régence de la principauté d'Antioche et celle du comté d'Édesse. Son action fut décisive à Antioche, où il élimina du gouvernement la veuve abusive de Bohémond et sauva la principauté de la menace turque.
De son mariage avec Morfia de Malatya († 1126), il eut quatre filles dont son aînée, Mélisende, qu’il choisit pour héritière.   Il s’arrangea  pour la marier à Foulques V d'Anjou qui devint co-souverain à la mort de Baudouin II, inhumé dans le Saint-Sépulcre à côté ou à proximité de son prédécesseur.
 
► FOULQUES COMTE D'ANJOU, dit le Jeune (1092 – 1143) (roi de 1131 à 1143) et MELISENDE (1101-1161) (reine de 1131 à 1143 et une régente de 1143 à 1152).
Avant de venir définitivement en Terre Sainte en 1129, d’épouser en secondes noces Mélisende, fille aînée de Baudouin II, et de devenir roi de Jérusalem, il avait marié son fils, Godefroi (ou Geoffroy) Plantagenêt, à Mathilde l’Emperesse, fille d’Henri Ier d’ Angleterre.
Sacrés roi et reine de Jérusalem, Foulques, réputé pieux, affable et bon, n’avait pas la force ni l’autorité suffisantes pour diriger un royaume entouré d’ennemis redoutables et exposé à des discordes internes. Parmi les nombreux ennemis extérieurs se comptait Zengui, dit le Sanglant, gouverneur d’Alep et de Mossoul. A l’appel du prince de Damas, menacé par Zengi, pour la première fois, chrétiens et musulmans s’unirent sous un même drapeau. Le prix de cette alliance fut la reprise de Panéas (act. site archéologique de Baniyas dans le Golan) livrée à Zengi quelques années auparavant.
Ce fut la dernière conquête de Foulques qui, s’occupant davantage de protéger ses frontières qu’à les étendre, avait construit plusieurs forteresses. Il mourut d’une chute de cheval, laissant à Mélisende la régence du royaume au nom de son fils, Baudouin III. Il fut inhumé dans le Saint-Sépulcre près de son prédécesseur.
Mélisende, qui avait un réel ascendant sur son mari, réussit à maintenir intacte l’autorité monarchique, mais ses qualités ne suffirent pas. N’ayant pu empêcher Zengi de s’emparer d’Edesse (1144), elle en appela au pape Eugène III qui déclencha la deuxième Croisade. Elle commit aussi l'erreur de rompre l'alliance damasquine ménagée par Foulques. Bien que la situation des colonies chrétiennes soit devenue déplorable, est-ce par manque de confiance en son fils ou par amour du pouvoir, elle refusait d’abdiquer en sa faveur jusqu’à ce qu’elle y soit contrainte. Elle se retira peu à peu de la vie politique pour se consacrer aux affaires religieuses. A sa mort, elle ne fut pas inhumée dans le Saint-Sépulcre, mais près de sa mère dans le sanctuaire de Notre-Dame de Josaphat où la Vierge Marie est présumée avoir été ensevelie.
Sépulcre de Mélisende ©depositphotos
► BAUDOUIN III  (1131-1162) (roi de 1143 à 1152)
Fils de Foulques et de Mélisende, il fut le premier roi de Jérusalem à naître en Terre Sainte. Bien qu’ayant hérité du titre de roi de Jérusalem à la mort de son père, il resta soumis jusqu'en 1152 au gouvernement de sa mère, qui avait commis l'erreur de rompre l'alliance damasquine ménagée par Foulques (1147) et réussit, malgré l'opposition des barons et des conseillers de Foulques, à détourner contre Damas la deuxième Croisade.
Il joua un rôle décisif en sauvant Antioche après la mort de Raymond de Poitiers (1150). Après avoir écarté sa mère du pouvoir, il revint à la politique de son père. Il reconstitua l'unité politique du royaume latin, ressuscita l'alliance byzantine en épousant Théodora, une nièce de l'empereur Manuel Comnène, et tint tête aux entreprises de l'atabeg d'Alep, Nūr al-dīn, notamment devant Panéas (act. site archéologique de Baniyas dans le Golan) en 1157.
C'est enfin lui qui prit Ascalon en 1153.  Il passe pour le modèle du roi franc, pieux et courageux, perspicace et modéré dans sa politique. Lettré, connaissant bien le droit féodal, ce fut un administrateur efficace. Atteint d’une maladie grave (ou empoisonné ?) à Antioche, où il s’était rendu pour réorganiser le gouvernement, il se fit transporter à Tripoli puis à Beyrouth où il mourut. Sincèrement regretté, même son ennemi, Nūr al-dīn, respecta la douleur du peuple suspendit ses attaques contre les chrétiens pendant plusieurs jours. Comme ses prédécesseurs, il fut inhumé dans le Saint-Sépulcre. Mort sans postérité, son frère Amaury lui succéda.
► AMAURY Ier (1136-1174) (roi de 1163 à 1174)
Second fils de Foulques et de Mélisende, et frère de Baudouin III, auquel il succéda, distant et taciturne, l’homme n’était pas populaire. Mais il est possible qu’au milieu des factions qui divisaient le royaume des ambitieux aient exagérés les griefs à lui imputer.
Dans une situation où le royaume était condamné à périr, il conçut le projet de conquérir l’Egypte affaiblie par des divisions intestines et réussit à acheter la paix en imposant son protectorat (1167). La possession de la Terre Sainte était en partie attachée à la conquête de l’Egypte. Amaury l’avait compris mais aussi l’ennemi en la personne de Nūr al-dīn. En 1168, Le Caire fit appel à Chirkūh, général kurde de Nur ad-Din, auquel son neveu, le grand Saladin succéda.
Dès lors, les musulmans d’Egypte et de Syrie divisés par un schisme, n’eurent plus qu’une même cause à défendre. Dès lors, le sort des Etats francs du Levant était scellé. Amaury n’eut pas le temps de profiter de la crise entre Nur ad-Din et Saladin qui suivit. Il préparait une nouvelle invasion de l’Egypte quand il mourut du typhus à Jérusalem, laissant malgré tout le royaume dans un état à peu près satisfaisant. Comme ses prédécesseurs, il fut inhumé dans le Saint-Sépulcre.
Pour résister à un ennemi comme Saladin, il fallait un homme d’exception. Baudouin IV, fils d'Amaury l’était, mais la lèpre l’emporta bien trop prématurément.
 
► BAUDOUIN IV , dit le Lépreux
► BAUDOUIN V (1177 – 1186) (roi de Jérusalem de 1183 à 1186)
Atteint de la lèpre, Baudouin IV ne pouvant avoir ni femme ni enfant, tous les espoirs se reportèrent sur son neveu, fils de sa sœur Sybille. Sentant sa fin venir, il décida d’associer au trône,son neveu, dit Bauduinet pour le distinguer de son oncle.Sacré roi de Jérusalem (1183) sous le nom de Baudouin V, l’enfant devint le seul roi en 1185 sous la régence de Raymond III de Tripoli (v.1140-1187) qui poursuivit la politique de Baudouin IV, c’est à dire une politique de paix et de meilleures relations possibles avec Saladin.
Malheureusement, l’enfant roi mourut un an plus tard. Immédiatement les luttes de partis recommencèrent.
Sybille se fit reconnaître reine et couronna son mari Guy de Lusignan tandis que Raymond de Tripoli proposait un autre choix : Onfroy IV de Toron, époux d’Elisabeth, sœur de Sybille. Onfroy refusa cet honneur périlleux et prêta allégeance à Guy et Sybille. En moins d’un an Guy de Lusignan mena le royaume à sa perte, dont Jérusalem le 2 octobre 1187.
 
Baudouin V, fut le dernier roi de Jérusalem issu de Godefroi de Bouillon et le dernier à être inhumé dans le Saint-Sépulcre. L'épitaphe latine de sa tombe nous a été rapportée.
Epitaphe de Baudouin V
https://www.youtube.com/watch?v=tLiVmm8ZMNQ
Sources principales :
-Topographie de Jérusalem : Des Macchabées à Hérode Agrippa Ier article de J.Germer-Durand -Revue des études byzantines (1903) n° 40 pp. 161-174
-Emission Chrétiens Orientaux diffusée le dimanche 12 février à 9h30 sur les reliques de la Passion et sur l’ouverture du Tombeau de Jésus au Saint-Sépulcre. Interview de Marie-Armelle Beaulieu rédactrice en chef de Terre Sainte Magazine.
-Description des tombeaux de Godefroid de Bouillon et des rois latins de Jérusalem, jadis existant dans l'église du Saint-Sépulcre ou de la Résurrection by Hody, Alexis Guillaume Charles Prosper, baron de (1855)
-Histoire du Saint-Sépulcre /  https://www.youtube.com/watch?v=lkJ4Sa77JIw
-Le Saint-Sépulcre 3D https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=cQfTT3vJFDw
-Encyclopédie Universalis en ligne
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5 décembre 2018
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