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Toutefois, aujourd’hui, tout le monde s’accorde sur saint Julien de Brioude, confirmé par un document de 1120, que vénérait le père de Grégoire de Tours. Saint Julien était un soldat romain du 3ème siècle converti au christianisme qui aurait connu le martyre en 304 par décapitation aux portes de la ville de Brioude en Haute-Loire. La basilique de la ville fut érigée sur son tombeau.
Un peu d'histoire
Photo MCP
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L’église fut édifiée au 6ème siècle, à l’angle des deux anciennes voies romaines, celle d’Orléans (rue St-Jacques) et celle de Lyon (rue Galande). Elle fut dévastée par les Normands au 9ème siècle.
En 1150, deux seigneurs laïcs, à qui elle appartenait, en firent don à aux moines clunisiens de Longpont, près de Montlhéry. L’église et ses dépendances furent alors érigées en prieuré.
St-Julien profita du développement des collèges, de la prospérité de l’Université et de celle du mouvement corporatif dit des « Quatre Nations » faisant du prieuré une vraie ruche intellectuelle mais aussi à turbulences estudiantines.
 
Dès le 15ème siècle, bien que le recteur de l’Université continuât à être élu en ses murs, les maîtres et étudiants désertant peu à peu le quartier, ce fut le début de la décadence du prieuré qui au 16ème siècle menaçait ruines. On effectua des réparations si lamentables que l’église en sortit toute mutilée.
 
A l’époque où l’église était ainsi vandalisée, l’Hôtel-Dieu enjambait la Seine pour s’étendre sur la rive gauche. En 1655, il absorbait St-Julien cédé par les moines de Longpont et, par une bulle de 1659, le pape Alexandre VII lui retirait son titre de prieuré. Toutefois, il fallut attendre les lettres patentes de Louis XIV de juin 1697 pour confirmer l’union de l’Hôtel-Dieu et de St-Julien-le-Pauvre. L’Hôtel-Dieu fit disparaître les bâtiments conventuels.
Avec le soleil de cet après-midi de juin, il flottait comme un petit air de campagne autour de l’église St-Julien blottie dans un recoin d’angle de rue, à l’écart de l’animation du quartier latin pourtant très proche. On est loin des flots touristiques de l’église Saint-Séverin sa presque voisine. De par sa taille, on soupçonne une intimité que confirme l’intérieur.
 
Je découvre cette très vieille dame parisienne, déjà citée en 582 par Grégoire de Tours qui habita dans ses dépendances lors d'un séjour à Paris. Dans son Histoire des Francs, il la nommait alors « la basilique du bienheureux Julien » sans préciser auquel il songeait
Eglise SAINT-JULIEN-LE-PAUVRE
1, rue St-Julien-le-Pauvre 75005 Paris
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par Marie-Christine Pénin
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