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COUVENT DES CORDELIERS ou des frères mineurs de Saint-François ou franciscains (Paris)
Disparu
En 1208 saint François institua près d’Assise l’ordre des frères mineurs de Saint-François, ou franciscains, communément appelés Cordeliers en France à cause de la corde à nœuds (cordes liées) que les moines portaient sur leur robe de bure.
Plan Turgot par Bretez (1739)
De nos jours, il serait là. Google Earth
Vers 1230, ils occupèrent à Paris un terrain prêté par l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés à condition de n’y avoir, ni autel consacré, ni cimetière, ni cloches ! Mais dix ans plus tard, grâce à l’intervention de saint Louis, ces faveurs leur étaient enfin accordées ainsi que l’autorisation d’acquérir des pièces de terres pour agrandir le couvent dont le domaine continua à s’accroître jusqu’à occuper tout le quadrilatère, à partir de 1684, formé de nos jours par les rues Antoine-Dubois, de l’Ecole-de-Médecine, Racine et Monsieur-le-Prince malgré les aléas dus à l’histoire et à l’urbanisation de Paris au cours des siècles.
 
L’église parait avoir été édifiée sous la direction de l’architecte Eudes de Montreuil. Commencée avant le départ de Louis IX pour sa première croisade elle fut achevée à  son retour. Dédiée à Sainte-Madeleine en 1262, elle disparut en grande partie le 19 novembre 1580 lors d’un terrible incendie provoqué par l’imprudence d’un religieux qui, la nuit venue,  s’endormit dans l’église laissant allumée une bougie attachée au lambris d’une chapelle où se trouvait une grande quantité d’ex-voto en cire. Le feu se propagea si vite et si violemment que l’église entière s’embrasa en un court moment. Les cloches fondirent, le chœur, la nef et une partie du cloître furent ravagés par les flammes qui détruisirent aussi bon nombre de tombeaux.
 
En 1582, on posa la première pierre de la réfection du chœur terminé trois ans plus tard. A cause des guerres civiles, le reste demeura à demi-ruiné pendant vingt ans. La rénovation complète ne fut terminée qu’en 1606. L’église achevée, les Cordeliers firent bâtir, dans de proportions monumentales, une aile du cloître qui se rattachait au chevet. En 1672, avec la disparition de l’enceinte Philippe Auguste, ils purent rebâtir les deux autres ailes donnant au cloître, regardé comme le plus beau de Paris, son aspect presque carré.
Eglise et cloître
1: église
2: sacristie
3: salle du chapitre
4: enseignement
5: cloître
6: réfectoire
7: cuisines et caves
8: école de théologie (début 16ème siècle)
9: dortoirs
10: infirmerie
11: entrée principale
L’église, l’une des plus vastes de Paris, qui s’ouvrait sur la rue de l’Observance (act . rue Antoine Dubois) n’avait rien de remarquable mais pouvait rivaliser avec celle des Jacobins St-Jacques pour les tombes royales qu'elle renfermait. Elle possédait ceinture de vingt chapelles fermées par des grilles en bois ou en fer dont une bonne partie servait de sépulcre à quelques grandes familles ou à des confréries.
En dehors de leur clôture, les Cordeliers possédaient plusieurs maisons mises en location.
 
Les désordres des moines exigèrent souvent des réformes qui ne s'effectuèrent pas sans résistance. Bien que protégé par le roi et le pape, la communauté commença à décliner au 17ème siècle.
Au 18ème, son caractère de collège, qui avait eu une si grande importance durant cinq siècles et d’où étaient sortis des papes et cardinaux, avait presque disparu.
Ses revenus avaient considérablement diminué et le petit nombre de religieux présent n’avaient plus les ressources à l’entretien des bâtiments.
 
A la Révolution le couvent fut supprimé et le fameux club des Cordeliers, créé notamment à l'instigation de Danton, vint s’installer dans la salle du chapitre de 1791 à 1794 (3 sur le plan).
En 1794, une partie des bâtiments fut attribuée à Ecole de santé. La Chambre des Comptes conserva la partie supérieure du réfectoire pour ses archives, une partie des bâtiments conventuels furent transformés en caserne et sa bibliothèque accueillit les ouvrages qui avaient appartenu à d’autres congrégations supprimées. L’église fut démolie en 1795.
Démolition de l'église. BnF
Au début du 19ème siècle, l’Ecole de médecine utilisa les bâtiments conventuels comme hôpital. Plusieurs fois distribués les bâtiments autant que les terrains connurent diverses destinations avant que le percement de rues et surtout la reconstruction de l’Ecole pratique de Médecine (1877) ne fassent disparaitre ce qui restait l’ensemble conventuel et son cloître.
Seul fut conservé le réfectoire, si vaste que «La marmite est si grande, […] qu'elle a passé en proverbe, et le gril, monté sur quatre roues, est capable de tenir une mannequinée de harengs.»
La cave a elle aussi subsisté. Elle s'étend parallèlement au réfectoire sur environ vingt mètres sous les immeubles allant du n° 9 au n°15 de la rue de l'Ecole-de-Médecine qui occupent les cuisines. Malheureusement, au cours des âges, elle a subi maints travaux de consolidation des voûtes et de cloisonnement.  
 
Depuis, la faculté de médecine Paris Descartes occupe ce site historique du Collège de chirurgie
 
Le cimetière se situait au sud des bâtiments conventuels, à proximité des dépendances du collège d’Harcourt (collège Saint-Louis). La rue Racine traverse son emplacement (voir plan).
© MCP
Le réfectoire © MCP
Intérieur du réfectoire © MCP
Y furent inhumés
 
La haute société, surtout parlementaire, affiliée ou non au tiers-ordre, fréquentait assidûment l’église des Cordeliers et y élit de nombreuses sépultures : conseillers de la cour, du parlement, secrétaires du roi, etc., avec parfois une ascendance et une descendance conséquentes partageant la même chapelle. Les religieux furent inhumés dans l’église ou dans le cloître.
Lors de la reconstruction de l’Ecole pratique de Médecine des pierres tombales furent mises à jour et déposées alors dans la Musée historique de Paris (actuel musée Carnavalet). Font-elles encore partie des réserves ?
Avant que l’incendie de 1580 ne les détériorent ou les fassent disparaitre, la plupart des tombeaux princiers étaient en marbre noir avec des gisants en marbre blanc ou en albâtre. Seules quelques épitaphes subsistèrent.
 
A sa mort, la dépouille de Jean-Paul Marat reposa un peu plus de deux mois dans les jardins du couvent avant son entrée au Panthéon.
 

► ANTOINE DE PORTUGAL (1531- 1595)
Auteur prolifique, poète et traducteur de la Renaissance aux œuvres bien oubliées, il passa du temps à la cour de Marguerite de Navarre, voyagea à Toulouse et à Bordeaux puis à Paris où il rentra en contact avec des membres de la jeune génération littéraire comme Pierre de Ronsard, Jean Antoine de Baïf, Jean Dorat, Remy Belleau, etc. Historiographe d’Henri III, l’inexactitude de ses récits lui fit perdre cette place. Il se mit alors aux gages des libraires et inonda Paris de ses écrits dont le plus réussi est son adaptation et sa traduction des Histoires tragiques dont un de ces sujets fut la source de la légende de Hamlet pour Shakespeare.
Il mourut dans l’indigence et fut inhumé dans le chœur de l’église. Certains indices laisent à penser qu’il fut lui-même cordelier à Angoulême.
► BÉON DU MASSÉ(S) Bernard († 1607)
Lors de la réorganisation des gardes françaises, il prit la tête de la compagnie colonelle de ce corps (1574), prit part, dans les troupes royales, à la bataille de Dormans (1576), au siège du Brouage (1577), accompagna Catherine de Médicis dans son voyage dans le midi de la France et, en 1584, après s'être démis de sa compagnie, fut nommé gouverneur de Carmagnole. Maréchal de camp en 1585, il fut employé en Dauphiné sous La Valette, puis Épernon avant d’être nommé, par Henri III, en 1589, lieutenant général au gouvernement de Saintonge, Angoumois, Aunis et La Rochelle. Henri IV lui conserva cette charge, le créa conseiller d'État (1597) et le nomma chevalier de ses ordres en 1604. Il mourut avant sa cérémonie de réception à l'ordre du Saint-Esprit.
Col. Gaignières. BnF
►BLANCHE DE FRANCE, fille de saint Louis
 
► BRETAGNE Pierre de (1241 - 1268)
Fils puiné du duc  Jean Ier de Bretagne, il devait prendre la tête du contingent breton lors de la huitième croisade avec
Louis IX. Sa mort prématurée contraignit son père  et son frère aîné à y participer à sa place.
 
► BULLION Claude de (1569 – 1640)
► ARTOIS Robert d’, dit l’Enfant
 
► BELLEFOREST François de (1530 - 1583)
Plus connu sous le nom de Prieur de Crato (mais aussi, le Déterminé, le Combattant ou l'indépendantiste pour l'énergie déployée à rétablir l'indépendance du Portugal), il était le petit-fils de Manuel Ier de Portugal et fut l'un des candidats au trône du Portugal durant la crise de succession portugaise de 1580 avant de voir son autorité confinée à quelques îles des Açores jusqu'en 1583. Battu à bataille d'Alcántara et se vit forcer de quitter le Portugal et d’errer dans différents pays faisant de vains efforts pour relever son parti.
Accueilli par Henri III de France (1581), il tenta de s'emparer des Açores avec une flotte française mais fut battu (1582) comme échoua sa tentative en 1583 et celle de 1589 avec l’aide d’une flotte anglaise.
Il finit ses jours à Paris et fut inhumé dans la chapelle de la Conception de la Vierge où le rejoignit son fils, Christophe (1573-1638). Les deux cercueils en plomb reposaient côte à côte recouverts d’un poêle aux armes du Portugal et abrités d’un dais de serge noire. Son cœur fut déposé dans l’église des religieuses de l’Ave-Maria.
Ministre sous Henri IV et Louis XIII, entré au conseil du gouvernement en 1624, il soutint Richelieu qui le fit nommer, en 1632, surintendant des finances. Devenu garde des Sceaux et président à mortier du Parlement de Paris, on lui doit les premiers louis d’or. En raison de son impopularité, il fut inhumé nuitamment en la chapelle de la maison Besançon*, laquelle il avoit fait orner de riches peintures comme y ayant destiné sa sépulture avec ses ancestres maternels. Son mausolée fut détruit à la Révolution.
* Dite aussi de Lamoignon, famille à laquelle il était apparenté.
► BULLION Noël de (1615 - 1664)
Fils de Claude de Bullion, commandeur des Ordres du Roi, conseiller et Président à mortier du Parlement en survivance de son père), il fut également garde des Sceaux.Son fils, Armand-Claude de Bullion (1644-1671) y eut aussi sa tombe.
 
► CARPI Alberto-Pio (Albert-Pie de Savoie), comte (prince ?) de (1475 - 1531)
Diplomate, agent des Gonzague à la Cour de Louis XII, il fut l’un des négociateurs de la Ligue de Cambrai et l’ambassadeur de l’empereur Maximilien Ier auprès du pape. Mais à l’accession de l’empereur Charles Quint, il se rapprocha du roi de France François Ier dont il devint le chambellan. C’est entre autres lui qui proposa l’union de Catherine de Médicis, nièce du pape Clément VII avec le futur Henri II, ce que n’apprécia guère Charles Quint.
Lorsque ce dernier captura François Ier à la bataille de Pavie, il en profita pour envahir Carpi et priver de ses droits Alberto qui s’enfuit à Rome. Quand la ville fut mise à sac par les troupes de Charles V, il s’enfuit en France où il resta jusqu’à sa mort.
Son monument funéraire, œuvre de Gian Francesco Rustici ?, se composait d’un sarcophage de marbre -décoré de fleurs en relief posé sur deux chantiers en pierre dont la base, ornée de têtes de lion en bronze- et d’une statue semi-allongée sur un lit de repos le représentant en armure, le tout en bronze doré (dorure exécutée en 1542).
Préservée au Musée des Monuments français, la statue est de nos jours exposée au musée du Louvre.
© MCP
© MCP
© MCP
► CHRISTOPHE DE PORTUGAL (voir à Antoine de Portugal)
 
► EVREUX Charles d’, Comte d’Etampes (1305-1336)
Petit-fils de Philippe III, il fut l’un des tous premiers partisans de Philippe VI de Valois contre Edouard III d’Angleterre pour la couronne de France. Déposé au Musée des Monuments français à la Révolution, il ne reste de son tombeau, exposé à la basilique Saint-Denis, que le gisant et le dais.
Tombeau d'origine. Col. Gaignières. BnF
Epitaphe. © MCP
© Erwan Le Marchand
► FIHOL Pierre (†1540)
Archevêque d’Aix en Provence, cardinal et gouverneur de Paris.
Col. Gaignières.BnF
► FROELICH (FRÖLICH) Guillaume (1492 ou 1504/1505 – 1562)
Né à Zürich, il entra en 1520 dans un régiment qu'on levait pour la France où il obtint le grade de sous-officier dès sa première campagne, puis de capitaine quelque temps plus tard. Lorsque la Réforme fut introduite dans le canton de Zürich, il renonça à son droit de bourgeoisie, par attachement pour la religion catholique, et vint s'établir à Soleure (Suisse) ce qui lui valut par la suite d’être surnommé Le César soleurois.
Bien qu’issu d’un milieu très pauvre « Doué d'un sens très-droit, Froelich était parvenu à suppléer à son défaut total d'éducation, par la lecture de quelques bons livres et surtout par la fréquentation des personnes instruites; sa propre expérience lui avait fait d'ailleurs acquérir des connaissances précieuses dans l'art de la guerre ; ce fut donc autant à son mérite qu'à son courage qu'il dut le rang de capitaine. » Ses mérites sur les champs de batailles lui valurent d’être anobli par François Ier et de recevoir avec le brevet de lieutenant dans la compagnie des Cent-Suisses de sa garde. Servant également sous Henri II, François II et Charles IX, il fut colonel général des Gardes suisses à plusieurs reprises. Son neveu lui fit élever un tombeau dont il reste un buste, attribué à Pierre Bontemps, exposé au Musée du Louvre.
© MCP
Né à Hales en Angleterre, il fit ses études et enseigna à Paris où il acquit une grande réputation comme professeur de théologie et de philosophie scolastique. En 1222? il entra dans l'ordre franciscain où il fut un représentant de l'augustinisme. Sans sortir de son couvent, il forma d’illustres élèves dont saint Thomas d’Aquin. Il fut le premier à écrire un commentaire des Sentences de Pierre Lombard. Auteur de la Summa universae theologiae (Somme de théologie) que le pape Alexandre IV imposa à toutes les écoles de la chrétienté. Parmi les doctrines qu’il développa et, pour ainsi dire, qu’il fixa, figurent celles du thesaurus supererogationis perfectorum et du caractère indelibilis du baptême, de la confirmation et de l'ordination, élaborée bien auparavant par saint Augustin et qui fut finalement érigée en dogme au Concile de Trente.
► ISABEAU DE VALOIS († 1383)
Fille de Mahaut de Saint-Paul et femme de Pierre de Bourbon, elle passa les dernières années de sa vie au monastère de Lourcine. Inhumée, selon ses vœux, auprès de sa mère.
 
► JEANNE DE BOURGOGNE
 
► JEANNE DE NAVARRE  
►LAMOIGNON (Famille de) dont :
 
►LAMOIGNON Charles de (1514 – 1572)
Disciple du célèbre juriste humaniste italien André Alciat à Ferrare, il est le premier connu de la lignée à s'être illustré dans la haute magistrature et est considéré comme le fondateur de leur dynastie parlementaire.
 
►LAMOIGNON Chrétien de (1567 – 1636)
Fils de Charles de Lamoignon, il fit d'abord carrière comme conseiller au parlement de Paris. Magistrat intelligent et honnête, il fut remarqué par Richelieu qui le prit sous sa protection. Partisan des réformes de Louis de Marillac, il se trouva naturellement impliqué dans le complot de Marie de Médicis contre Richelieu qui, ne lui tenant pas rigueur, lui confia la charge de président à mortier en 1633 qu’il conserva jusqu'à sa mort. Généreux, d'un modeste train de vie, Chrétien apportait régulièrement une aide aux plus démunis.
►LAMOIGNON Guillaume de (1617 – 1677)
Fils de Chrétien de Lamoignon, frondeur pendant la Fronde parlementaire il se rallia ensuite à la régence. Il fut successivement conseiller au parlement, maître des requêtes, président des États de Bretagne et premier président du Parlement de Paris, poste qu'il reçut de Mazarin pour succéder à Pomponne de Bellièvre (1658), et qu'il conserva jusqu'à sa mort. Louis XIV, en lui apprenant sa nomination, lui dit : « Si j'avais connu un plus homme de bien, un plus digne sujet, je l'aurais choisi. » Soumis à la royauté, mais honnête, il résista aux instances de Colbert dans le procès Fouquet préférant renoncer à présider la commission qui devait juger celui qui avait été son ami. L’opinion publique le portait à la dignité de chancelier quand il mourut.
►LEMAISTRE Jean († 1596)
Avocat général, puis président du parlement de Paris (1591-1594), en 1593, il rendit un arrêt désormais célèbre portant son nom, Arrêt Lemaistre, par lequel tout traité fait ou à faire pour l'élévation de personnages étrangers au trône de France était déclaré nul comme contraire à la loi salique et autres lois fondamentales du royaume. Par cet arrêt, il réaffirmait les principes de masculinité et de catholicité soulignés dans le premier paragraphe par cette phrase « [...] d'un bon roi très chrétien, catholique et français. » et l'exclusion des femmes et de leurs descendants, mais aussi des protestants et des descendants de couronne étrangère. Après une longue crise, ce texte permit à Henri de Navarre de succéder à Henri III en abjurant sa religion.
Plusieurs membres de sa famille y furent également inhumés dont sa femme Marie Sapin et son fils Nicolas Lemaistre.
 
LONGUEIL (Famille de) dont :
 
►LONGUEIL Antoine de († 1500)
Evêque de Léon en Bretagne, aumônier du roi, chancelier et premier aumônier de la reine. De nombreux membres de sa famille y furent inhumés dont plusieurs conseillers au parlement, du roi, etc.
 
►LONGUEIL René de (1596-1677)
Président à mortier au parlement de Paris, gouverneur des châteaux de Versailles, de Saint-Germain et d'Évreux, à la mort de ses protecteurs Richelieu et Louis XIII il dut se concilier Mazarin, méfiant à l'égard des parlementaires. Son attitude modérée durant la Fronde lui permit d'en sortir indemne. Surintendant des finances (1650), son intégrité mise en doute, il fut relevé de cette fonction l’année suivante mais resta membre du Conseil avec le titre de Ministre d'État et conserva sa charge de Président à mortier.
En 1653, sa charge de gouverneur de Versailles et de Saint-Germain lui fut retirée. Il ses retira surs ses terres durant cinq ans avant de revenir en grâce. Il fut le commanditaire du château de Maisons-Laffitte.
 
►LOUIS DE FLANDRE ou de NEVERS († 1322)
Fils de Robert comte de Flandre de Nevers et de Rethel
►LOUIS DE VALOIS († 1329)
Fils de Charles, comte d’Alençon de Chartres et d’Anjou
 
►LUXEMBOURG-SAINT POL Louis de (1418 – 1475)
Col. Gaignières © MCP
Connétable de France, époux de la belle-sœur de Louis XI, puissant parmi les puissants, il se comportait en prince indépendant et cherchait à jouer le rôle principal dans les intrigues et les troubles de la période. Fastueux mais arrogant et surtout dissimulé, son double-jeu entre Louis XI et Charles le Téméraire causa sa perte. Las de ses intrigues, Charles le Téméraire prévint Louis XI et tous deux en firent leur ennemi commun qui, par ailleurs, trompait aussi le roi d’Angleterre Edouard IV. Ce dernier adressa à Louis XI la correspondance prouvant la trahison du connétable retranché à Saint-Quentin.
Louis XI marcha la ville mais, préférant esquiver l'affrontement, Luxembourg chercha refuge auprès du duc de Bourgogne qui le fit arrêter et livrer au roi de France. Après un procès de trois semaines pour crime de lèse-majesté, il fut condamné à mort et exécuté par décapitation sur la place de Grève (Paris).
►MAHAUT DE SAINT-PAUL (1293 - 1358)
Fille du comte de Saint-Paul, elle fut la troisième femme de Charles, comte de Valois et d’Alençon de Chartres et d’Anjou fils de Philippe III.
 
►MARIE DE BRABANT
 
►MARIE DE FRANCE  (1326 – 1333)
Fille de Philippe VI et de Jeanne de Bourgogne
 
►MONTREUIL Eudes de († 1289 ?)
Habile architecte, sculpteur et ingénieur militaire, compagnon de croisade de Louis IX, il fortifia Aigues-Mortes et Jaffa avant d’édifier ou de travailler sur de nombreux bâtiments  à Paris dont la chapelle de l'Hôtel-Dieu, l'Hospice des Quinze-Vingts, les églises des Chartreux, des Blancs-Manteaux, des Mathurins, de Sainte-Catherine, et bien sûr des Cordeliers où il avait sculpté son propre tombeau qui disparut dans l’incendie de 1580. Un bas-relief le représentait tenant une équerre et entouré de ses deux femmes. Il travailla aussi sur le chantier de Notre-Dame.
Même si cela est parfois suggéré, on ignore s’il avait un lien familial avec le célèbre architecte Pierre de Montreuil.
 
►NOGARET DE LA VALETTE Catherine  ( ? – 1587)
 
Sœur du duc d’Epernon, elle épousa Henri, comte du Bouchage puis duc de Joyeuse. Morte prématurément, son mari se fit capucin. La statue de son tombeau fut  déposée à Versailles puis expédiée à Alençon tandis que le soubassement du monument était relégué à St-Denis où il fut adapté un temps à un monument commémoratif de Louis XV. La statue, représentant la défunte priant, qui « se cassait le nez au mur le plus noir de l'église, sous un tas de chaises » comme le dit Victor Hugo en la découvrant en 1836,  est conservée au musée Beaux-Arts et de la Dentelle.
►PIERRE D’ALENÇON DE BLOIS ET DE CHARTRES
 
SÉGUIER Tanneguy († 1642)
Conseiller d’Etat, président à mortier au parlement de Paris. Inhumé avec ses parents et sa femme.
 
►THÉVET André (v.1516 - 1590)
Cordelier grand féru de voyages, poussé par la curiosité l’Italie, la Grèce, Constantinople, l’Asie Mineure, la Terre Sainte, l’Egypte et le Brésil. Historiographe et cosmographe de quatre rois, aumônier de Catherine de Médicis, il publia divers traités de cosmographie qui connurent un réel succès. Néanmoins d’autres de ces ouvrages furent mal accueillis par les doctes de son époque. On l’a accusé de plagiat et d’ignorance ce qui lui valut une légende noire avant d’être réhabilité par les esprits curieux qu’il continua à fasciner à travers les siècles. Il revendiqua aussi d’avoir, dix ans avant Jean Nicot, découvert l'herbe pétun, c'est-à-dire le tabac.
Mais aussi…
 
Les cœurs de :
 
► BLANCHE DE FRANCE, fille de Philippe V (1314 -1358), religieuse en l’abbaye de Longchamp
 
► JEANNE D’EVREUX, femme de Charles IV
 
► JEANNE DE BOURBON, femme de Charles V
 
► MAHAUT D’ARTOIS
 
► PHILIPPE V
 

Sources principales:
- Epitaphier du vieux Paris -Tome III
- Les 200 cimetières du vieux Paris de Jacques Hillairet - Ed. de Mininuit (1958)
(*) commentaire(s)
16 juin 2014
► HALÈS Alexandre de (1180 – 1245)
© Musée des Beaux-arts et de la Dentelle d'Alençon
© Musée des Beaux-arts et de la Dentelle d'Alençon que je remercie chaleureusement pour l'envoi de ces photos.
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-Eglise St-Germain-l'Auxerrois (75)
-Eglise St-Germain-le-Vieux (75) (disparue)
-Eglise St-Gervais-St-Protais (75)
-Eglise St-Hippolyte (75) (disparue)
-Eglise St-Jacques-de-la-Boucherie (75)
- Eglise St-Jacques-du-Haut-Pas (75)
-Eglise St-Jean-en-Grève (75)
(disparue)
-Eglise St-Jean-le-Rond (75) (disparue)
-Eglise St-Julien-le-Pauvre (75)
-Eglise St-Landry (75) (disparue)
-Eglise St-Laurent (75)
-Eglise (cathédrale) St-Louis-des-Invalides (75)
-Eglise St-Louis-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise et cimetière (disparu) St-Louis-en-l'Île (75)
-Eglise St-Marcel (75) (disparue)
-Eglise St-Martial (75) (disparue)
-Eglise St-Médard (75)
-Eglise St-Merry (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Chardonnet (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-des-Champs (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-St-Louis (75)
(ancien couvent des Jésuites)
-Eglise St-Pierre-aux-Arcis (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-aux-Boeufs (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-de-Montmartre
-Eglise St-Roch (75)
-Eglise St-Sauveur (75) disparue
-Eglise St-Séverin (75)
-Eglise St-Sulpice (75)
-Eglise St-Symphorien et St-Luc (75) (disparue)
-Eglise St-Thomas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise Ste-Croix (75) (disparue)
-Eglise Ste-Geneviève-des-Ardents (75) (disparue)
-Eglise Ste-Marine (75) (disparue)
-Eglises et cimetières de l'île de la Cité (75) (disparus)
 
-Grottes vaticanes
 
-Mausolée d'Auguste à Rome
-Mausolée de Mausole à
Halicarnasse (Bodrum) Turquie (disparu)
-Mémorial du Mt-Valérien (92)
 

-Panthéon
-POMPES FUNÈBRES, AUTREFOIS et leurs métiers disparus
-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
Dernière mise à jour
au 14 novembre 2017
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