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LE MAUSOLÉE D’AUGUSTE A ROME (Italie)
Place Augusto Imperator
© http://www.unicaen.fr/cireve/rome/virtuel/images/mAuguste/01.jpg
Le mausolée d’Auguste fut sans conteste l’un des monuments les plus prestigieux de l’Antiquité au moins à Rome.
Certains archéologues et historiens avancent que l’idée d’Octave/Auguste d’édifier un ensemble aussi imposant sur les bords du Tibre s’inscrit dans le cadre de la lutte idéologique que s'étaient livrée Marc-Antoine et Octave avant la bataille d'Actium (31 av. J.-C.). Dans son testament, Marc-Antoine avait exprimé le vœu d’être inhumé sur le bord du Nil, laissant ainsi penser que s’il emportait cette guerre, la capitale de l'Empire serait déplacée à Alexandrie. Vainqueur, Octave aurait alors fait édifier ce monument, de type lui aussi hellénistique, pour imposer l'image symbolique de son propre pouvoir et de la prééminence indiscutable de Rome.
 
Visiblement inspiré de réalisations colossales- comme le tombeau du roi Mausole ou celui d’Alexandre le Grand qu’il avait visité à Alexandrie- on sait de source  sûre (Suétone, Aug. 100) que sa construction était, en 28 avant JC av. J.-C.,  avancée au point que les jardins et promenades qui l'entouraient étaient ouverts au public, ce qui impliquerait que le projet était antérieur à cette  date.  Les travaux durèrent cinq ans.
Situé à l’extrême nord du Champ de Mars, les travaux durèrent cinq ans.
De nos jours © MCP
Maquette de A. Caron
Google Earth
Reprenant l’architecture des tombes à tumulus,  une partie cylindrique, sur une base rectangulaire,  était surmontée d’un tumulus planté de cyprès.
Le corps extérieur de l’édifice mesure 87 mètres de diamètres et 12 mètres de haut environ. Composé de plusieurs structures circulaires, la cellule sépulcrale se trouvait en son noyau (1). Son entrée, tournée vers le sud, était flanquée de deux obélisques (2), peut-être installés par la suite sous le règne de Domitien. Empruntés aux scénographies égyptiennes, ils  devaient renforcer la victoire éclatante d'Actium.
Traversant miraculeusement les siècles, ils ornent respectivement dorénavant la Piazza del Quirinale et la Piazza Esquilino.
1 : centre de la cellule sépulcrale
2 : obélisques
3 : pilastres
Obélisque Piazza del Quirinale © ?
Obélisque Piazza Esquilino © ?
Sur les pilastres (3), situés de part et d'autre de l'entrée se trouvaient des plaques de bronze évoquant les Res Gestae d'Auguste. Sorte de bilan de fin de règne du fondateur du principat, ce testament politique était gravé sur des plaques de bronze qui ont disparu depuis longtemps. La copie existante, actuellement exposée sur une façade  du musée de l’Ara Pacis à côté du mausolée, est une version en marbre qui provient du Temple d’Auguste et de Rome d’Ankara (Turquie).
Dédié à la dynastie julio-Claudienne, le monument abritait la tombe d’Octave, signalée par une colossale statue de lui-même,  au milieu de la chambre funéraire centrale (1). Tout autour, des niches accueillirent, avant et après la mort de l’empereur, les cendres de membres de la famille, et même au-delà jusqu'à Nerva. Cependant, certaines personae non gratae n'y furent pas admises, notamment Julie, la fille d'Auguste, et Néron.
 
Saccagé lors du sac de Rome (410) par Alaric, les urnes furent volées et les cendres dispersées.   Rescapée du vandalisme, l'urne funéraire d'Agrippine l’Aînée servit de mesure à blé durant tout le Moyen Âge.  De nos jours, elle est conservée au musée du Capitole.
Furent également retrouvés lors  des fouilles mussoliniennes :
- Un fragment de l’inscription funéraire d’Octavie et de son fils Marcellus
- Une cippe autrefois surmontée d’une statue avec une inscription au nom de Nerva
- Une inscription avec le titre Princeps Juventutis se rapportant à l’un des deux fils adoptifs d’Auguste ,  Caius et Lucius Cesar qui reçurent tous deux ce titre.
Urne funéraire d'Agrippine l'Aînée © Lalupa
Auguste avait probablement prévu de rester là, vénéré et paisible pour l’éternité. Les siècles et ses recyclages en décidèrent autrement.
Transformé en forteresse au Moyen Age par la famille Colonna, démantelé par le pape Grégoire IX au 13ème siècle et dépouillé de ses blocs de travertin, devenu jardin à la Renaissance, transformé en cirque, en arène puis en salle de spectacle, il fut enfin récupéré par la propagande mussolinienne et enserré, en 1940, dans une vaste place d'architecture fasciste, la piazza Augusto Imperatore, qui entraîna la destruction de tous les immeubles qui le bordaient.
Malgré son état, par sa démesure, ce mausolée constitue encore l'un des témoignages les plus spectaculaires d'une conception autoritaire du pouvoir qu'Octave devenu Auguste.
Y furent inhumés (cendres après crémation)
 
L'histoire de la dynastie julio-claudienne nous plonge dans une tragédie où intrigues et meurtres ne cessèrent de se succéder pour obtenir le pouvoir. Source inépuisable d'inspiration, de nombreux auteurs reprirent à leur compte ces cruelles démêlées et rivalités familiales dans lesquelles les femmes, notamment comme mères, jouèrent un rôle de premier rang pour protéger ou imposer leur(s) rejeton(s). La plupart des noms des protagonistes, bourreaux ou victimes, titillent notre mémoire même si nous ne sommes pas toujours capables de les replacer dans leur contexte historique.
 
A la lecture des mini-biographies qui suivent, on peut être surpris du nombre d'enfants qu'adopta Auguste au sein de sa famille. Il faut juste se rappeler que malgré trois mariages, il n'eut jamais d'héritier direct d'où ces adoptions pour tenter d'assurer sa succession par sa descendance, ce qui ne fut pas le cas puisque Tibère, bien qu'adopté, nétait pas de sa lignée.
Fille d’Agrippa et de Julie, petite-fille d’Auguste, belle-sœur et belle-fille de l’empereur Tibère, cousine et belle-sœur de l’empereur Claude, elle épousa son cousin Germanicus dont elle eut neuf enfants parmi lesquels le monstrueux Caligula et la terrible Agrippine la Jeune. Elle était aussi la grand-mère maternelle de l’empereur Néron.
Ayant reçu une éducation stricte, comme membre de la famille impériale, elle était censée afficher les vertus traditionnelles romaines, à savoir la frugalité, la chasteté et le repli dans la sphère privée.
 
Accablée par la mort de son époux à Antioche, mais songeant à sa vengeance, elle s’embarqua pour l’Italie avec ses enfants et les cendres de Germanicus et fut accueillie à Rome  par une foule immense.  
Bien que retirée sur le mont Palatin après les grandioses funérailles de son époux,  mais mère attentive aux intérêts de ses enfants et au futur de sa famille, elle s’impliqua dans la politique de la cour impériale, plaidant pour que ses fils succèdent à Tibère plutôt que les fils et petit-fils naturels de ce dernier.
Tibère, qui se méfiait d’elle, après lui avoir refusé un mariage aux implications politiques qu’il ne souhaitait pas,  l’accusa faussement de vouloir chercher asile auprès de l’armée romaine à l’étranger. Jugée avec ses fils par le Sénat, elle fut bannie dans l’île de Pandataria (Mer Tyrrhénienne), là où sa propre mère, Julie, avait connu l’exil. Protestant violeemment du fond de sa prison, maltraitée, refusant de manger, bien qu’on l’a forçât à se nourrir, elle mourut de faim.  
Après sa mort, Tibère souilla sa mémoire et fit proclamer au sénat que le jour anniversaire de sa mort un don serait consacré à Jupiter.
Devenu empereur, Caligula alla chercher les cendres de sa mère et de son frère, Drusus  Iulius Caesar, qu’il ramena d’une façon théâtrale sur une birème d’abord jusqu’à Ostie , puis jusqu’à Rome en remontant le Tibre. Là, les membres les plus éminents de l’ordre équestre placèrent les deux urnes sur deux civières qu’ils portèrent jusqu’au mausolée d’Auguste.  
Après avoir servi de mesure à grains durant tout le Moyen Age, l’urne ayant contenu ses cendres fut retrouvée et exposée de nos jours au musée du Capitole.
"OSSA AGRIPPINA F M AGRIPPA DIVI AVG NEPTIS VXORIS GERMANICI CAESARIS MATRIS C CAESARIS AVG GERMANICI PRINCIPIS"
Urne funéraire d'Agrippine l'Aînée © Lalupa
© Luis García
► Britannicus (Tiberius Claudius Caesar Germanicus) (v. 41 ­ 55)
La tragédie de ce jeune prince sacrifié sur l’autel des ambitions d’Agrippine la Jeune, puis de Néron, en inspira plus d’un dont Jean Racine.
Fils de l’empereur Claude et de Messaline, il aurait dû être empereur si, sa belle-mère, Agrippine la Jeune, mariée en secondes noces à Claude, n’avait pas manœuvré pour l’écarter du pouvoir en faisant adopter son propre fils, Néron, par Claude
Relégué dans une aile du palais avec sa sœur Octavie depuis la mort de leur père, l’héritier évincé était un adolescent à la santé précaire. Certainement attisé par sa mère, Agrippine la Jeune, Néron ne tarda à voir en Britannicus un danger. N’était-il pas l’héritier légitime ? Sa haine redoubla. Convié à un festin impérial, « Britannicus, qui se trouvait à une table voisine de Néron, fut saisi d’un spasme violent, et soudain privé de parole et de respiration, il s’écroula sur son lit, totalement inanimé ». Son esclave dégustateur avait tout testé, sauf de l’eau glacée rajoutée dans un breuvage que le prince avait trouvé trop chaud. Pendant qu’on emmenait le prince, Néron sentant un certain malaise tentait de rassurer ses convives. La fête repris et personne ne vint annoncer aux invités de Néron que Britannicus avait cessé de vivre.
Avant d’être amené au bûcher sur le Champ de Mars sous une pluie battante, le corps de Britannicus, présentant des plaques noirâtres, avait été badigeonné de plâtre. Le déluge était si violent que le peuple y vit un signe de la colère des Dieux contre un forfait.  On  dut couvrir la dépouille de poix et de résine et, par quatre fois,  rallumer le bûcher.
Sa soeur, devait connaître un sort bien pire.
► Caius Julius Caesar Vipsanianus (20 av. J. -C. - 4 ap. J. -C.)
Fils de Julie et d’Agrippa, comme son frère, Lucius Caesar, il fut adopté à sa naissance  par leur grand-père maternel, Auguste.  Nommé consul et fêté en tant que principes iuventutis, il commanda une armée au nom d'Auguste en Arménie où il fut gravement blessé. Il décida alors de vivre retiré en Syrie où, d'après certaines sources, il aurait connu une déchéance physique et psychologique à l'annonce de la mort de son frère, Lucius. Contraint de rentrer à Rome par Auguste, il mourut au cours de son voyage de retour après avoir forcé le navire à faire escale à Limyra (act. Turquie) où un cénotaphe fut élevé en son honneur. Entre autres, la Maison Carrée de Nîmes fut construite en son honneur et en celui de son frère.
► Caligula, empereur  (présence non avérée, voire douteuse)
 

Claude, empereur  (présence discutée)
► Drusus l’Ancien (Nero Claudius Drusus) (38 av. J. -C. - 9 av. J. -C)
Fils de Livie et de Tiberius Claudius Nero, il fut adopté par Auguste qui épousa sa mère en troisièmes noces. Général, il remporta plusieurs victoires dans les Gaules, en Rhétie- Vindélicie (Tyrol), et en Germanie où ses brillantes victoires lui valurent le surnom de Germanicus. Il fit creuser la Fossa Drusiana, canal du Rhin au Flevo (actuel cours supérieur de l'IJssel). Responsable d’un camp de légionnaires sur le Rhin, qui servait de délégation permanente du pouvoir romain jusqu'à ce fleuve, il mourut d'une chute de cheval au retour d'une campagne militaire. Il était le père de Germanicus et de l’empereur Claude.
► Drusus le Jeune (Julius Caesar Drusus) (13 av J. -C. - 23 ap. J. -C.)
Fils de Tibère et de sa première femme, après avoir réprimé la révolte des légions de Pannonie (act. Hongrie) et triomphé des Alamans, il devint consul, puis gouverneur d'Illyrie (Albanie). Demeuré, malgré son intelligence et ses victoires, dans l’ombre de son cousin Germanicus, la mort de ce dernier lui ouvrit les portes de la succession de Tibère. C’était compté sans un préfet du prétoire, Séjan, qui avait réussi à gagner la confiance de Tibère et à accroître son pouvoir jusqu’à aspirer au titre d’Imperator. Et de souhaiter de se débarrasser de tous les successeurs potentiels de Tibère, à commencer par Drusus. Devenu l’amant de Livilla, épouse de Drusus, celui-ci ne tarda pas à succomber à un empoisonnement.
Huit plus tard, condamné à mort pour ses intrigues et haute trahison, le cadavre de Séjan, exposé sur les escaliers des Gémonies, fut injurié pendant trois jours par le peuple avant d’être jeté dans les eaux du Tibre.
► Drusus  Iulius Caesar (Drusus III) (7 - 33)
Fils de Germanicus et d’Agrippine l’Aînée, il fut adopté par son grand-oncle paternel Tibère après la mort du propre fils de ce dernier, Julius Caesar Drusus. Accusé de complot contre sa personne par Tibère, il fut emprisonné environ an après l’arrestation de sa mère. Il mourut de faim, réduit à mâcher le rembourrage de son lit. Devenu empereur, son frère, Caligula, alla chercher ses cendres avec celles de sa mère qu’il ramena en grande pompe jusqu’au tombeau familial.
► Germanicus (Germanicus Julius Caesar) (15 av J. C. - 19 ap J. -C.)
Fils de Drusus l’Ancien, fidèle à sa femme Agrippine l’Aînée, doux avec ses amis, modéré dans ses plaisirs, clément, brillant général que l’on comparait à Alexandre le Grand même si ces mérites militaires étaient loin d’égaler ceux de l’illustre Macédonien, Germanicus était paré d’autant de vertus amenant à une immense popularité mais aussi à l’irritation de son oncle, l’empereur Tibère, obligé de composer avec sa gloire.
Contrait par l’empereur Auguste, Tibère avait dû prendre Germanicus comme fils adoptif qui, dorénavant, était susceptible de lui succéder. Le prestige de Germanicus était tel qu’il aurait pu chasser Tibère du pouvoir sans difficulté. Le  ressentiment de celui-ci à l’égard de son neveu, dont il se méfiait, le conduisit à l’éloigner de Rome en l’expédiant en mission extraordinaire en Orient.
Mais Germanicus en Orient devenait aussi un Germanicus sans aucun contrôle et exposé à l'influence de sa femme. Pour le surveiller, il décida de placer à ses côtés un homme de confiance dur et inflexible, Pison (Gnaeus Calpurnius Piso).
Réglant un différent par-ci, visitant par-là, Germanicus traversa l’Egypte, la Judée et la Syrie dont Pison avait été nommé gouverneur. Le conflit qui ne pouvait qu’éclater entre les deux hommes prit alors toute sa dimension. A son retour d’un voyage en Egypte, Germanicus, constatant que les mesures qu’il avait établies dans les légions et dans les villes de Syrie avaient été soit abolies soit remplacées, en fit vertement le reproche à Pison qui envisagea de quitter la province pour rentrer à Rome. C’est alors que Germanicus tomba brusquement malade. Pison prit un bateau et s’éloigna des côtes avec la lenteur indispensable pour être vite de retour si la mort de Germanicus lui rouvrait la Syrie. Germanicus, lui, était convaincu d’avoir été empoisonné par le gouverneur. Et tous les signes magiques épouvantables, trouvés dans et autour du palais, sensés vouer les âmes aux divinités infernales ne le persuadaient pas du contraire. Après de longues souffrances et avoir fait ses dernières recommandations, Germanicus rendit l’âme à Antioche laissant « dans un deuil universel la province et les nations environnantes. Les peuples et les rois étrangers le pleurèrent tant il s’était montré affable aux alliés, clément pour ses ennemis ; homme dont l’aspect et le langage inspiraient la vénération, et qui savait, dans un si haut rang, conserver cette dignité qui sied à la grandeur et fuir l’orgueil qui la rend odieuse. » A Rome, l’annonce de sa mort fut une grande douleur.
La mort de Germanicus par Nicolas Poussin (1627)
A Antioche, avant d’être brûlé, son corps nu fut exposé dans le forum, lieu de la cérémonie funèbre. Puis ce fut le retour de ses cendres à Rome, ramenées par Agrippine. Tibère envoya plusieurs cohortes et donna des ordres pour que lui soient rendus les plus grands hommages. Ce n’était que tribuns, peuple accouru de partout pour former le cortège funèbre de Brindisi jusqu’à Rome : « Le jour où les cendres furent portées au tombeau d’Auguste, un vaste silence et des gémissements confus se succédèrent tour à tour […]. Des milliers de torches illuminaient le champ de Mars ». Cérémonie à laquelle n’assista pas Tibère, ce qui lui fut âprement reproché. Par crainte de l’opinion de tous, il traduisit Pison devant le sénat qui, abandonné de tous, se suicida.
Agrippine débarquant à Brundisium avec les cendres de Germanicus par Benjamin West (v. 1768).
► Julia Domna (v. 170 - 217), seconde épouse de l’empereur Septime Sévère
 

Livie (Diva Julia Augusta) (58 av. J. -C. - 29 ap. J. -C.), troisième épouse d’Auguste
 

► Lucius Caesar (Lucius Julius Caesar Vipsanianus) (17 av. j. -C. - 2 ap. J. -C.)
Fils d’Agrippa, adopté à sa naissance par son grand-père maternel, Auguste, le Sénat lui conféra le titre de princeps juventutis. Sa mort prématurée l’empêcha de revêtir le consulat.
► Marcellus (Marcus Claudius) (42 av. J. -C. - 23 av. J. -C.)
Fils aînée d'Octavie, la sœur d'Auguste, il descendait par son père de Marcus Claudius Marcellus, un fameux général de la Deuxième guerre punique.
Accédant tout jeune au pontificat, le faisant membres de l'un des quatre collèges sacerdotaux de la religion romaine, et à l'édilité curule (magistrature), il était aux côtés d'Auguste lors de ses triomphes suivant ses victoires contre Marc-Antoine et Cléopâtre et contre les Cantabres.
Successeur potentiel d’Auguste, sa disparition prématurée à Baës (act. Baia en Italie), malgré les soins que lui apparta le médecin personnel d’Auguste, le priva de tout avenir. En 1927, un morceau de son épitaphe en marbre, commune à celle de sa mère,  fut retrouvé dans la mausolée :
Marcellus Gai filius, / gener / Augusti Caesaris / Octavia Gai Filia, / soror / Augusti Caesaris
(Marcellus fils de Gaius, beau-fils d’Auguste César / Octavie fille de Gaius, sœur d’Auguste César)
► Nero Iulius Caesar (6-29)
Fils de Germanicus et d'Agrippine l’Aînée et frère aîné, entre autres, de Drusus Julius Caesar, d'Agrippine la Jeune et de l’empereur de Caligula, il fut un éphémère potentiel successeur de Tibère avant que celui-ci ne lui fasse subir le même sort qu’à sa mère et à son frère Drusus Julius Caesar, à savoir un exil pour soupçon de conspiration. Il mourut dans l’île de Ponza peut-être de faim ou assassiné.
► Nerva (empereur)
 

► Octavie la Jeune (Octavia Turin Minor) (69 av J. -C. - 11 av. J. -C.)
Sœur d’Auguste, mais aussi petite-nièce de Jules César, elle fut l'une des femmes les plus en vue de l’histoire romaine, respectée et admirée par ses contemporains pour sa fidélité, sa noblesse et son humanité. D’abord mariée à Gaius Claudius Marcellus Minor, opposant de Jules César, ce dernier souhaitait qu’elle divorçât pour épouser Pompée qui déclina poliment la proposition.
Veuve, mais enceinte de feu son époux, par un décret sénatorial, elle devint la quatrième épouse de Marc Antoine. Mariage politique qui n’empêcha pas Octavie, semble-t-il, d’être une épouse fidèle et loyale et de  prendre soin des enfants de son premier lit, de ceux de Marc-Antoine et des enfants nés de leur union.  
Le suivant dans ses voyages à travers les diverses provinces de l’Empire, leurs relations se dégradèrent jusqu’au jour ou Marc-Antoine abandonne femme et enfants pour rejoindre Cléopâtre. Octavie rentra à Rome où, à plusieurs occasions, elle joua le rôle de conseillère et de négociatrice politiques entre son mari et son frère. Après son divorce puis la mort de Marc-Antoine, elle vécut tranquillement en élevant ses cinq enfants et quatre rejetons de Marc-Antoine dont trois nés de son union avec Cléopâtre…
Bouleversée par la mort de son fils Marcus Claudius Marcellus, elle se retira de la vie publique et passa ses dernières années dans l'obscurité en portant le deuil de son enfant disparu.
A sa mort, elle reçut de nombreux honneurs posthumes dont certains, par la construction de temples en sa mémoire, l’érigèrent au rang de déesse. Le portique d’Octavie fit aussi érigé en son souvenir.
Elle fut l’une des premières femmes romaines à avoir des pièces de monnaie frappées à son effigie, et surtout, elle survécut dans une Rome livrée aux trahisons et aux intrigues.
En 1927, un morceau de son épitaphe en marbre, commune à celle de son fils, fut retrouvé dans la mausolée :
 
Marcellus Gai filius, / gener / Augusti Caesaris / Octavia Gai Filia, / soror / Augusti Caesaris
(Marcellus fils de Gaius, beau-fils d’Auguste César / Octavie fille de Gaius, sœur d’Auguste César)
 

► Poppée, seconde femme de Néron
► Varus (Publius Quinctilius Varus) (46 av. J. -C. - 9 ap. J.-C.)
Rallié sans peine à Auguste, son premier mariage avec une fille d’Agrippa le plaça dans le cercle des intimes de ce dernier et de l’empereur, cercle auquel il continua à appartenir en épousant, en secondes noces, une petite nièce d’Auguste. Sa vie illustre bien ce que fut la « noblesse
d'Empire » : outre ses mariages avantageux, il s'enrichit et servit l'Etat. Dans toutes les provinces où il fut envoyé, il s'efforça, non sans certains succès, de diffuser la romanisation.
En revanche, il apparaît qu'il ne fut guère délicat sur les moyens d'accroître ses biens et, à ce titre, fut accusé de multiples exactions. Consul, gouverneur de Syrie et d’Afrique, il réprima avec violence des révoltes en Judée en assiégeant Jérusalem, en incendiant Sepphoris et Emmaüs, et en faisant crucifier de nombreux juifs rebelles.
 
En 7, avec le titre de légat impérial propréteur, il partit pour organiser la Germanie déjà conquise sur la rive droite du Rhin. Si une partie des Germains semblaient accepter la domination romaine, une autre s’y refusait. À l'automne de l'an 9, le germain Arminius, chef des Chérusques, l’informa qu'un soulèvement avait eu lieu dans les terres intérieures de la Germanie. Varus, en bon général romain, se mit en marche à la tête de trois légions accompagné des troupes d'Arminius qui connaissait bien les tactiques de l'armée romaine dans laquelle il avait jadis servi. Une fois arrivés dans une région de marais et de bois, les troupes d’Arménius quittèrent les romains pour se joindre à d'autres tribus : ce fut la terrible bataille de Teutobourg qui vit le massacre des troupes romaines. Pour les Germains, le champ étant désormais libre, ils poussèrent leur avantage et prirent la quasi totalité des forts et villes romaines à l'est du Rhin. Teutoburg était donc un désastre complet à la suite duquel les Romains réorganisèrent leur frontière sur les bords du Rhin, en se protégeant derrière le limes, la frontière fortifiée.
 
Varus, qui avait sous estimé les Germains, se suicida en se jetant sur son épée. Arminius envoya sa tête à Marbod, roi des Marcomans, une puissante tribu germanique, avec la proposition d'une alliance anti-romaine. MArbod refusa et fit porter la tête à Rome pour que Varus puisse bénéficier de funérailles. A l’annonce du drame, Auguste eut alors cette fameuse phrase « Vare, legiones redde » (Varus, rends-moi mes légions).
 

► Vespasien (empereur) (présence contestée)
 




Parmi les nombreuses sources consultées :
- Les fouilles récentes de Rome : Des projets aux réalisations - article de Léon Homo -Journal des savants  Année 1934  Volume 3  Numéro 1  pp. 124-132.
-  http://www.unicaen.fr/cireve/rome/pdr_maquette.php?fichier=visite_mausolee_auguste
-  http://www.mediterranees.net/histoire_romaine/empereurs_1siecle/auguste/mausolee.html
-  http://www.maquettes-historiques.net/page22ab6.html
(*) commentaire(s)
9 mars 2016
► Auguste (Octave) empereur
 

► Agrippa (Marcus Vipsanius)
 

► Agrippine l’Aînée (vers 14 av. J. -C. - 33 ap. J. -C.)
Merci à Michel Schreiber pour cette photo
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-Eglise St-Benoît, la bien tournée (75) (disparue)
-Eglise St-Christophe (75) (disparue)
-Eglise St-Denis-de-la-Chartre (75) (disparue)
-Eglise St-Denis-du-Pas (75) (disparue)
-Eglise St-Eloi (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne-du-Mont (75)
-Eglise St-Eustache (75)
-Eglise St-Germain-l'Auxerrois (75)
-Eglise St-Germain-le-Vieux (75) (disparue)
-Eglise St-Gervais-St-Protais (75)
-Eglise St-Hippolyte (75) (disparue)
-Eglise St-Jacques-de-la-Boucherie (75)
- Eglise St-Jacques-du-Haut-Pas (75)
-Eglise St-Jean-en-Grève (75)
(disparue)
-Eglise St-Jean-le-Rond (75) (disparue)
-Eglise St-Julien-le-Pauvre (75)
-Eglise St-Landry (75) (disparue)
-Eglise St-Laurent (75)
-Eglise (cathédrale) St-Louis-des-Invalides (75)
-Eglise St-Louis-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise et cimetière (disparu) St-Louis-en-l'Île (75)
-Eglise St-Marcel (75) (disparue)
-Eglise St-Martial (75) (disparue)
-Eglise St-Médard (75)
-Eglise St-Merry (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Chardonnet (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-des-Champs (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-St-Louis (75)
(ancien couvent des Jésuites)
-Eglise St-Pierre-aux-Arcis (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-aux-Boeufs (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-de-Montmartre
-Eglise St-Roch (75)
-Eglise St-Sauveur (75) disparue
-Eglise St-Séverin (75)
-Eglise St-Sulpice (75)
-Eglise St-Symphorien et St-Luc (75) (disparue)
-Eglise St-Thomas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise Ste-Croix (75) (disparue)
-Eglise Ste-Geneviève-des-Ardents (75) (disparue)
-Eglise Ste-Marine (75) (disparue)
-Eglises et cimetières de l'île de la Cité (75) (disparus)
 
-Grottes vaticanes
 
-Mausolée d'Auguste à Rome
-Mausolée de Mausole à
Halicarnasse (Bodrum) Turquie (disparu)
-Mémorial du Mt-Valérien (92)
 

-Panthéon
-POMPES FUNÈBRES, AUTREFOIS et leurs métiers disparus
-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
Dernière mise à jour
au 18 mars 2017
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