RETOUR PERSONNALITÉS LIÉES A CHARLES VII
Grâce à des protections de fidèles, il rejoignit Rome où le pape Nicolas V, qui l’appréciait, lui réserva le meilleur accueil et où il put recevoir des bénéfices de quelques unes de ses affaires à l'abri par certains agents de ses comptoirs demeurés fidèles.
 
La mort de Jacques Cœur et son lieu d’inhumation.
 
A dire vrai, les deux restent une énigme ouvrant sur plusieurs hypothèses.
 
Conseiller et financier d’une expédition sur l'île génoise de Chios, menacée par les Ottomans, préparée pour le nouveau pape Calixte III, on sait qu’il y arriva.
Y mourut-il de maladie ou d’une blessure ? Personne ne peut rien affirmer.
CŒUR Jacques (1395/1400 - 25 novembre 1456)
Île de Chios (Grèce)
Fascinant destin que celui de ce fils d’un pelletier de Bourges qui devint l’homme le plus riche de France en amenant le royaume à parler un nouveau langage universel, l’argent. L’argent qui allait bousculer les codes de chevalerie encore existants en cette fin de guerre de Cent Ans et qui permit à Charles VII de la terminer grâce au financement de Jacques Cœur.
 
Son mariage avec Macée de Léodepart , petite-fille du maître de la monnaie de Bourges, lui mit le pied à l’étrier de sa future fortune en lui faisant découvrir le monde de la monnaie et des échanges. Introduit à la cour du futur Charles VII, ce dernier le fit son argentier et lui accorda ses lettres d'anoblissement.  
Découvrant l’Orient, il fut l'un des premiers Français à établir et entretenir des relations commerciales suivies avec cette partie du monde sur laquelle il fit changer le regard. Négociant aussi ingénieux qu’ambitieux, en relation commerciale avec les ports d’Italie, des Flandres, etc., il exportait draps, fers, toiles, vins et cuivre, et importait soieries, draps d’or, fourrures, maroquins, tapis et pierres précieuses grâce à sa flotte de galées qui ne cessait de s’activer.
Galée de Jacques Cœur dans son palais de Bourges © Remi Mathis
Conseiller du roi, « cet homme intelligent, rétablit les monnaies, invente en finances la chose inouïe, la justice, et croit que pour le roi, comme pour tout le monde, le moyen d'être riche, est de payer » disait Michelet. Une révolution dans ce monde qui basculait : la guerre avec l’Angleterre prenait fin ; la papauté se réunifiait ; la longue de l’Empire romain s’achevait avec la chute de Byzance ; l’islam s’installait comme vis-à-vis de la chrétienté. Ce monde qui mourait en Europe c’était celui de la chevalerie, du servage et des croisades. Celui qui le remplaçait c’était la mise en mouvement des richesses ; le pouvoir de l’argent qui supplantait celui la terre ; le génie des créateurs, des artisans, des artistes et des découvreurs.
S’il n’avait pas conscience des révolutions en cours, Jacques Cœur donna une réalité à ses rêves à ses ambitions au-delà de toutes ses espérances. Familier des rois et du pape comme des humbles maisons, sa chute n’en fut que plus terrible.
 
Immensément riche, propriétaire de biens immobiliers considérables, de terres et de maisons dans toutes les provinces, son hôtel particulier à Bourges qu’il fit construire reste le témoin de la réussite époustouflante de cet homme vivant entre deux époques.  
 
Ami intime d’Agnès Sorel, sa meilleure cliente et aussi sa protectrice, la mort de la favorite royale sonna le début de l’hallali.
Très jalousé, ses ennemis et ses envieux parvinrent à le perdre auxquels Charles VII l’abandonna. Accusé de crimes imaginaires, il fut arrêté pour malversations en 1451. Le 29 mai 1453, reconnu coupable des crimes de lèse-majesté de concussion et d'exactions, il fut condamné à la saisie de ses biens, au paiement d'une amende exorbitante et au remboursement de cent mille écus au Trésor royal. Pour service rendu à la couronne, sa condamnation à mort fut commuée en bannissement perpétuel. Contraint à faire amende honorable, il réussit néanmoins à s’échapper du château de Poitiers en 1454.
Jacques Cœur face à la justice faisant amende honorable.
Quant à sa tombe, une seule certitude : une demande de son fils Henri, datant de 1467, pour un pèlerinage à Jérusalem et de rapatriement de la dépouille paternelle à Bourges, fut adressée au pape. Ni le pèlerinage, ni le transfert n’eurent lieu sans qu’on en connaisse les raisons.
 
Pour le reste, le seul témoignage connu et fiable est celui de Jean d’Authon (d'Auton) (1466-1527) qui se rendit sur les lieux en 1501. Parlant d’une église des Cordeliers, il dit simplement " auquel lieu est pareillement en sépulture Jacques Cœur dedans le milieu du chœur de ladite église".
Mais des églises des Cordeliers à Chios, il en existait plusieurs. Celle à laquelle ferait référence Jean d’Authon  fut détruite par les Turcs. Une église dédiée à saint Nicolas fut reconstruite sur ses ruines.
Des recherches récentes laissent à penser que sa crypte existerait toujours avec des pierres tombales  de plusieurs chevaliers ou nobles occidentaux…
 
De nombreuses personnalités, fascinées par le personnage, ont tenté de percer le mystère mais, jusqu’à présent, en vain.
Chios au temps de Jacques Coeur.
Sources principales :
- http://www.jacques-coeur-bourges.com/chios1.htm
- Le Grand Cœur de Jean-Christophe Rufin. Ed. Gallimard 2012
(*) commentaire(s)
27 juillet 2014
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par Marie-Christine Pénin
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