RETOUR MUSIQUE
12 novembre 2014
Musicien et compositeur allemand
 
A écouter ."Symbolum Nicenum (credo)" extrait de la "Messe en si mineur " donné en 2008 à la Chapelle de la Trinité à Lyon, dans le cadre du Festival de Musique Baroque (direction :Eric Desnoues).
BACH Jean-Sébastien (1685 -28 juillet 1750)
Eglise Saint-Thomas de Leipzig (Allemagne)
Installée depuis le 16ème siècle en Thuringe, en offrant plus de cinquante musiciens à l’histoire la dynastie Bach en fut l’une des familles les plus prolifiques dont Jean-Sébastien est le membre le plus célèbre.
 
Orphelin de père à dix ans, son frère aîné, Johann Christoph, organiste, poursuivit son éducation musicale.
Eglise Saint-Jean de Leipzig et son cimetière en 1700
En 1894, à l’occasion de la reconstruction de l’église, on exhuma des cercueils de la fosse supposée contenir les restes du compositeur. Retrouvés, un anatomiste conclut à la forte probabilité qu’il s’agissait bien du squelette de Bach. J’ai lu, sans pouvoir affirmer la véracité de ce fait, qu’un de ses anciens élèves l’aurait aussi identifié grâce à la forme de son crâne.
Il fut alors transféré dans un simple sarcophage de pierre sous l’autel de l’église Saint-Jean que  les bombardements de décembre 1943 détruisirent n’épargnant que sa crypte et son clocher qu’on fit sauter en 1949.
 
C’est durant cette période qu’il se raconte que le diacre de l’église Saint-Thomas se présenta devant le pasteur de cette paroisse avec un bien curieux chargement : dans sa charrette, le cercueil de Bach ! Craignait-on que le squelette de Bach puisse arriver en Russie comme butin de guerre ? L'homme avait traversé la ville en ruines avec son précieux fardeau pour lui trouver une nouvelle tombe.
Mais avant la remise solennelle du cercueil dans la crypte, fallait-il encore s’assurer de l’identité du défunt.  Devant témoin, un artisan ouvrit le cercueil  et l'on put reconnaître  le squelette fixé sur une planche du temps de Mendelssohn. De même, on identifia bien la déformation du coccyx, qui était connue, du musicien.
En 1950, à l’occasion du bicentenaire de sa mort, les restes présumés de Bach furent placés sous une grande dalle au centre de la nef de l’église Saint-Thomas où il avait œuvré de nombreuses années.
 
Néanmoins, beaucoup réclament une analyse ADN des ossements en les comparant avec ceux de son fils, Carl Philipp Emanuel (1714-1788), inhumé en l’église Saint-Michel d’Hambourg.
Eglise Saint-Thomas de Leipzig
© Dirk Goldhahn.
© Zarafa
(*) commentaire(s)
Squelette présumé de J.-S. Bach
Comme tous les musiciens de son époque cherchant à faire carrière en Allemagne, la musique restait avant tout un métier organisé, exercé au service d’un prince ou d’une municipalité, rarement lucratif et toujours soumis aux caprices d’un employeur souvent exigeant dont il fallait savoir se séparer pour obtenir une meilleure place. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’existence de Bach qui, après avoir été nommé organiste à Mühlhausen en 1707, fut une longue suite de brouilles avec ses employeurs et une perpétuelle pérégrination à travers le pays dans l’espoir de se voir un jour confié les fonctions très enviées de Kapellmeister (maître de chapelle).
 
En 1717, son rêve se concrétisa enfin à la cour du prince Leopold d’Anhalt-Köthen qui lui accorda en même temps ce poste et une vive amitié. Menant une vie laborieuse, il écrivit de nombreuses pièces pour orgue et clavecin. Il acheva ses six concertos brandebourgeois (1721) et rédigea le volet de son Clavier bien tempéré, œuvre qui jeta les bases de l’art de la fugue.
 
Pourtant, loin de se satisfaire de ce poste confortable, en 1723, il accepta de partir pour Leipzig où la place de cantor -maître de chapelle des églises de la ville- était vacante. Certes, la fonction était moins prestigieuse et soumise à l’autorité pointilleuse des édiles de la municipalité mais, astreint seulement à quelques heures de cours délivrées à des élèves et à la création d’une cantate chaque dimanche pour les églises,  elle lui laissait beaucoup de temps pour composer.
 
Il demeura à Leipzig jusqu’à la fin de sa vie, s’acquittant non sans mal de sa tâche. En butte au contrôle rigoureux de sa production par la municipalité qui lui reprochait mille choses, à commencer par son caractère indépendant et ombrageux qui le faisait s’insurger contre les critiques, ses employeurs ne goûtaient guère une œuvre jugée sans ménagement. Mais quelle œuvre !
On estime à plus de trois cents le nombre de ses cantates écrites à Leipzig sans compter les œuvres maîtresses elles aussi mal accueillies.
Comme pour ses confrères, le métier de musicien participait de la vie religieuse et politique des Etats allemands. Plus encore, la musique était un langage pour prier Dieu et faire monter vers lui la ferveur des croyants.  La foi de Bach était sans faille. Il y puisa toute son énergie pour composer de la musique sacrée et ses plus grands chefs-d’œuvre : Magnificat (1723), Passion selon saint Jean (1722) et Passion selon saint Matthieu (1729), des Motets (1723-1734), la Messe en si mineur (1733), l'Oratorio de Noël, 21 Chorals (1739), son second livre du Clavier bien tempéré (1740-1744), les Variations Goldberg (1742), l'Offrande musicale (1747), l'Art de la fugue (1746-1749), etc.
Il fut aussi honoré du titre de Hoftcompositeur à la cour royale de Saxe.
 
Aux tracas professionnels s’ajoutaient les soucis familiaux. Sur ses vingt enfants – sept avec sa première femme, treize avec la seconde-  huit seulement survécurent.  Son affliction fut aussi source d’inspiration. Quatre de ses fils se lancèrent sur la voie du courant pré-classique qui prenait alors le pas sur le Baroque.
 
Dès 1745 il fut menacé par la cécité.  Malgré le soutien précieux de son épouse, Anna Magdalena, qui l’assistait et transcrivait sa musique, il lui fallait recouvrer la vue. En 1750, se fiant à un oculiste anglais de grande renommée, il accepta une opération qui se solda par un échec le rendant totalement aveugle. Sa santé s’altéra alors rapidement jusqu’à sa disparition d’une attaque d’apoplexie.
 
S’il avait porté la gloire de Dieu à son plus haut degré, son génie dut attendre longtemps avant d’être célébré.   Ce n’est qu’au 19ème siècle que son œuvre fut réellement dévoilée au public quand, en 1829, Felix Mendelssohn ressuscita la Passion selon saint Matthieu  qui suscita l’enthousiasme.
 
Trois jours après sa mort, Jean-Sébastien Bach fut inhumé dans une fosse commune du cimetière paroissial  Saint-Jean de Leipzig où sa pierre tombale, si elle exista un jour, avait disparu au milieu du 19ème siècle. Seule la tradition indiquait l’emplacement de sa sépulture.
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par Marie-Christine Pénin
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