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BRUANT Aristide (1851 – 11 février 1925)
Cimetière de Subligny (Yonne)
Précurseur de la chanson réaliste, icône de Montmartre, Aristide Bruand (transformé en « Bruant » lorsqu’il devint chansonnier) reçut une éducation bourgeoise jusqu’au revers de fortune de son père qui l’obligea à travailler.
Et alors que les siens étaient traqués par les huissiers, Aristide en intégra une étude où, employé comme saute-ruisseau, il était chargé de porter des documents dont des avis de saisie ou d'expulsion. Il travailla ensuite dans une bijouterie.
Suivant ses parents dans leurs nombreux déménagements dans Paris et sa banlieue, il fréquentait les restaurants pour pauvres, les cafés d'ouvriers où il côtoyait les malheureux, les révoltés, les filles et les mauvais garçons. A ce peuple en marge, il emprunta les langues patoises et argotiques auxquelles  il trouvait une couleur particulière et une poésie aux métaphores inédites. Ce langage, qui le passionnait, fut la source proncipale de son d’inspiration pour l’originalité de ses textes qui en fit un artiste à part.
 
Il trouva son premier public dans les goguettes qu’il fréquentait le dimanche. Remarqué, encouragé , triomphant partout il passait,  chanté par des interprètes célèbres tels que Paulus et son ami Jules Jouy, ce dernier lui ouvrit les portes du cabaret le Chat noir en 1881. Pour sa réception au sein de ce cénacle, fréquenté par l'élite poétique, il composa la Ballade du Chat Noir dont bien des générations ont beuglé le refrain :
 
La Ballade du Chat noir par Aristide Bruant (laisser passer la publicité)
 
Et à force de chercher fortune autour du Chat noir, il  finit par la trouver mais un peu plus tard.
 
Il troqua alors sa tenue élégante  contre un costume de garde-chasse, une chemise et un cache-nez écarlates  agrémentés d’une immense cape noire et d’un feutre noir à large bords qu’immortalisa Toulouse-Lautrec pour ses affiches quand il eut son propre cabaret.
Immortalisé par Toulouse-Lautrec
Un chanteur en costume de velours, qui mettait ses bottes sur les tables pour chanter des refrains argotiques, voilà une nouveauté qu’on redemandait.
 
Néanmoins, payé avec un lance-pierres, il profita du prêt d’un admirateur pour racheter le local du Chat noir (84 boulevard de Rochechouart), qui s’installait ailleurs, et créer son propre cabaret, « Le Mirliton » dont les débuts difficiles, d’après ce qui se raconte, provoquèrent ce qui devint sa marque de fabrique, et firent son succès et sa fortune : dépité par le peu de clients à l’inauguration, il insulta copieusement les quelques présents...qui apprécièrent et revinrent accompagnés !
Susceptibles s’abstenir,  car personne ne réchappait à son accueil à faire fuir, ni à la déferlante de verdeur et de grossièretés qui suivait : « Tas de cochons ! Gueules de miteux ! Tâchez de brailler en mesure. Sinon fermez vos gueules. » Si quelques jolies dames se montraient offensées, le maître de céans leur braillait : « Va donc, eh, pimbêche ! T'es venue de Grenelle en carrosse exprès pour te faire traiter de charogne ? Eh bien ! T'es servie ! » Il ajoutait même parfois : « Vieille vache ! »
Mirliton était inscrit sur l'enseigne accrochée
Toulouse Lautrec et Louis Anquetin au Mirliton.
Bruant dans son "show" qui créa sa légende...
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21 février 2015
Bien évidemment, en dehors du folklore du personnage, la qualité de ses textes contribua pour beaucoup au succès de son répertoire, qu’il accompagnait de sa voix rauque et puissante, où se mêlaient les peines et les joies de la crapule des rues qui fascinait alors,
Et ce fut la gloire qui l’amena, en 1895, à partir en tournée.
 
Admis par la Société des Gens de Lettres, fortune faite grâce à de confortables droits d'auteur, de gros cachets et à Nini Peau d'Chien et autres « tubes », il s’acheta une propriété à Courtenay (Loiret), sa ville natale, où il menait le train d'un seigneur moyenâgeux.
 
On aurait pu croire que ce poète des gueux, ce chansonnier populaire était attaché à Montmartre, il n’en était rien. Comme il le confia au critique Adolphe Brisson : « Pendant huit ans, j'ai passé mes nuits dans les bocks et la fumée ! J'ai hurlé mes chansons devant un tas d'idiots qui n'y comprenaient goutte et qui venaient, par désœuvrement et par snobisme, se faire insulter au Mirliton... Je les ai traités comme on ne traite pas les voyous des rues... Ils m'ont enrichi, je les méprise : nous sommes quittes ! ». D’aucun appellerait cela cracher dans la soupe…
 
Après une vaine tentative de carrière politique à Paris, il se retira peu à peu de la chanson pour se consacrer à l'écriture, mais le feu sacré n’était plus là. Il donna encore quelques spectacles, jusqu'à un ultime retour, en 1924.
 
Il mourut à Paris. Après ses obsèques  célébrées  au milieu d’une affluence considérable de chansonniers et d'artistes, le cercueil fut placé dans un fourgon automobile qui, suivi des membres de la famille, s’en fut vers la gare de Lyon pour être inhumé, selon sa volonté, auprès de ses parents au cimetière de Subligny.
 
Avec lui, repose sa compagne, Mathilde Tarquini d'Or (1863-1945), cantatrice à l'Opéra comique avec laquelle il vivait depuis 1895 et dont il eut un fils, Aristide, qui trouva la mort au champ d’honneur en 1917.
Sur la tombe, un médaillon le représentant de profil et signé Ferdinand Le Villain.
 
Sa légende, qu’il avait aidé à créer, allait lui survivre.
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par Marie-Christine Pénin
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