RETOUR MUSIQUE
VERDI Giuseppe (1813 – 27 janvier 1901)
Casa di Riposo à Milan (Italie)
Compositeur italien
 
A écouter : Va Pensiero: extrait de Nabucco (Concert de Paris le 14 juillet 2013)
Génie dont l’œuvre bouleversa les codes musicaux et vocaux, Verdi symbolisa aussi l’âme d’un pays en quête de son unification à laquelle ce visionnaire engagé politiquement participa. A ce titre, il appartient aux grands monuments historiques italiens de cette unification.
 
Auteur d’opéras joués dans le monde entier qui dominent encore le répertoire lyrique, sa célébrité  ne fut pourtant pas facilement acquise.
Né aux Roncole dans la région de Parme, duché alors enjeu entre la France et l’Autriche, formé très jeune à l’art musical, il fut remarqué par un négociant amateur de musique, Antonio Barezzi, qui lui permit d’intégrer le lycée de Busseto où il suivit brillamment ses classes avant de mener de front des études classiques et musicales et des fonctions d’organiste aux Roncole.
Grâce à son mécène, convaincu de son talent et dont il épousa la fille, Margherita Barezzi(1814-1840), il entra au conservatoire de Milan (1832) et fréquenta la Scala y développant son goût pour la tragédie lyrique et le milieu de l’opéra.
 
En attendant son heure de gloire, tout en assurant ses nouvelles activités de maître de musique et de dirigeant de la Philarmonique de Busseto, Giuseppe composait.  Après bien des difficultés pour se faire jouer, il connut enfin son premier succès avec son Oberto, Conte di San Bonifacio donné à la Scala en 1839.  Mais à ce début de renommée, succéda des temps de malheur. Après avoir perdu sa fille, ce fut au tour de son fils puis de sa femme de disparaître. Seul, au désespoir, il était prêt à abandonner son art quand lui parvint la commande d’un opéra, sur un livret de Temistocle Solera, Nabuchodonosor.
D’abord hésitant, Verdi donna alors naissance à Nabucco représenté à la Scala en 1842. Un triomphe qui ne se démentira pas, notamment dû à  Va, pensiero, chœur des Hébreux auxquels s'identifia de suite la population milanaise alors sous occupation autrichienne.
Avec ce chœur patriotique, Verdi débutait une carrière fulgurante et venait de franchir son premier pas vers la postérité. Croulant sous les commandes, reprenant le goût à l’écriture, il signa, entre autres Macbeth (1847), qui marqua une véritable révolution dans le théâtre de Verdi et l'opéra italien.
 
Il était mûr pour l’écriture consécutive de trois chefs-d’œuvre : Rigoletto (1851), Le Trouvère (1853) et La Traviatta (1853) que lui inspira une représentation à Paris de la Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas fils. Paris, qu’il aimait infiniment et où il séjourna souvent. Sur un livret d’Eugène Scribe, il créa  Les Vêpres siciliennes (1855).  C’est encore sur un livret français de Joseph Méry et Camille du Locle, qu’il créa Don Carlos (1867), du Locle qui collabora plusieurs fois avec Verdi, comme sur le canevas d’Aïda, créé pour l’opéra du Caire (1871).
 
Sans faire l’inventaire de toute l’œuvre du maître, à la longévité créatrice, on ne saurait oublier sa Messe de Requiem (1874), créée  en mémoire de son compatriote et ami le poète Alessandro Manzoni (1784-1873) ; Otello (1887), inspiré de l’œuvre de Shakespeare comme le fut Falstaff (1893), sorte de bouffonnerie qui,  par sa vitalité artistique, sa modernité et son énergie créative surprenantes, réussit à balayer d’un seul coup toutes les conventions de forme de l’opéra italien.
 
Entre temps, de 1861 à 1865, à la demande de Cavour, Verdi fut député du premier parlement du royaume d’Italie, puis nommé sénateur en 1874.
S’il était fervent patriote, il n’était pas politicien. Il préférait s’occuper avec passion de son domaine agricole de Sant’Agata. Mais ce fut dans son appartement milanais qu’il rendit son dernier soupir.
Verdi sur son lit de mort
Comme il l’avait souhaité, il fut inhumé très sobrement sans musique ni chant. Une foule immense et silencieuse l’accompagna de l’église au cimetière monumental de Milan où il rejoignait sa seconde épouse, Giuseppina Strepponi.
En revanche, un mois plus tard, le transfert à sa dernière demeure de ses cendres, et de celles de Giuseppina, fut l’occasion de funérailles grandioses. Pendant que le cortège avançait, pas moins de neuf cents choristes, accompagnés de l’orchestre de la Scala et sous la baguette de Toscanini, chantèrent Va pensiero et le Miserere du Trouvère en escortant le char monumental transportant les dépouilles jusqu’à leur dernière demeure.
 
Demeuré sans héritier, il avait fondé à Milan la Maison de repos (Casa di Riposo) pour des musiciens qui n’avaient pas eu la même chance que lui. Giuseppe Verdi fut inhumé dans la crypte de la chapelle de cet établissement.
Transfert des cendres de Verdi et de la Strepponi
Le ruban d'une foule immense accompagnant Verdi à son ultime sépulture.
A droite de la  tombe de Verdi, celle de Giuseppina http://www.musica.san.beniculturali.it/
► Giuseppina Strepponi (1815-1897)
Casa di Riposo à Milan (Italie)
Trip Advisor
Source principale
- Documentaire de la chaîne Arte (2013) rediffusé en juin 2016
(*) commentaire(s)
27 juin 2016
Désormais, malgré l’opprobre que suscitait ce couple non marié, avec Giuseppina regardée parfois comme une
« dévoyée », une Traviata, rien ne devait le séparer. Ils se marièrent en 1859. Après cinquante ans de vie commune, Giuseppina, victime d’une pneumonie, s’éteignit dans leur domaine de Sant’Agatha .
D’abord inhumée au cimetière monumental de Milan, ses cendres furent transférées à la Casa di Riposo de Milan en même temps que celles de Verdi, en février 1901. Sa tombe est à l’identique de celle du maestro.
Fille de Feliciano Strepponi (1797–1832), organiste et compositeur d’opéras, interprète de Bellini, Rossini et Donizetti, elle avait débuté, en1834, dans L'Élixir d'amour de ce dernier. D’une liaison avec le ténor Napoleone Moriani, elle eut deux enfants.
 
Excellant dans le bel canto, abordant un répertoire étendu, elle eut à cœur de plaider pour Verdi, alors jeune compositeur proposant son œuvre à la Scala.   En 1842, elle créa le rôle
d’ Abigaille de Nabucco et en partagea le triomphe.
Malheureusement, se dépensant avec excès sur scène, le nombre conséquent de représentations devait avoir raison de sa voix trop fragile pour assumer sans faille un rôle de soprano d’opéra verdien. Elle renonça à la scène en 1846. Installée à Paris comme professeur de chant, Verdi l’y rejoignit l’année suivante.
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par Marie-Christine Pénin
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Dernière mise à jour
au 20 novembre 2017
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