Compositeur italien
 
A écouter : un classique parmi les classiques, Nessun Dorma, extrait de l'opéra Turandot, par Luciano Pavarotti
Issu d'une famille de longue tradition musicale dans laquelle cinq générations de musiciens se succédèrent, il leur emboîta le pas pour en devenir le plus célèbre fleuron, « le plus grand compositeur d’opéra italien après Giuseppe Verdi ».
 
Etudes au Conservatoire de Milan et, pour un concours, écriture d’un opéra en un acte, Le Villi, qui ne remporta pas le premier prix mais qui fut représenté (1884) et  qui contribua à attirer par la suite l’attention de l’éditeur de Verdi qui lui commanda un nouvel opéra, Edgar, joué en 1889.
Entre temps, la fortune lui souriant, il acheta une villa dans le village toscan de Torre del Lago (La Tour du Lac), où il put travailler et surtout abriter ses amours avec Elvira Gemignani (1860–1930), sa maîtresse, une femme mariée, qu’il épousa en 1904 quand elle fut veuve…
Son troisième opéra, Manon Lescaut, créé à Turin (1894) remporta un vif succès.
 
Etonnamment, trois de ses œuvres les plus célèbres, devenues des standars, ne remportèrent pas de suite les suffrages.
La Bohème (1896), considéré comme l'un des meilleurs opéras romantiques, attendit plusieurs représentations avant d’assurer à Puccini un succès mondial, malgré les critiques.
La Tosca (1900), pourtant marqué par la ferveur patriotique, essuya un cinglant revers de la critique. Mais le public, d'abord réticent, en fit rapidement un grand succès populaire, notamment après sa reprise à la Scala sous la baguette d'Arturo Toscanini.
De même, le fiasco de Madame Butterfly (1904), ne se transforma en un de ses grands succès classiques que trois mois après sa première représentation et une révision drastique.
 
En revanche, La Fanciulla del West (1910), premier du genre « opéra spaghetti », créé au Metropolitan Opera de New York, fut un triomphe immédiat.
 
Après la création de Il trittico (1918), il signa son dernier opéra qui resta inachevé, Turandot (1924), pour cause de décès du compositeur. Pour le duo final, Puccini avait rêvé d’inédit et de fantastique comparables à une grande scène wagnérienne, à la mesure de son Nessun dorma. Sous la pression de Toscanini, qui devait donner une représentation de cet opéra, Franco Alfano (1875-1954) termina les deux dernières scènes. Mais, bien que bon compositeur, il n’avait pas le génie du maître et, Toscanini s’employa à supprimer son travail, livrant une version retaillée, reprises par tous, jusqu'à la réhabilitation de la version d’Alfano (1982).
 
Après une brève agonie, mourut à Bruxelles des suites cardiaques dues à un cancer de la gorge. .La cérémonie funèbre eut lieu en l’église Sainte-Marie dans le quartier italien en présence de quelques officiels et d’une foule d’anonymes venus rendre hommage au maestro. Des curieux, aussi.
Puccini sur son lit de mort - Il Mattino Illustrato
Funérailles à Bruxelles
Le soir même le train emportant son cercueil quitta Bruxelles pour Milan où on l’attendait pour des obsèques officielles au Dôme que le défunt n’avait jamais aimé.
 
Mais où l’enterrer ? Puccini n’avait rien prévu et sa famille était trop dispersée pour que le lieu d’inhumation soit évident. Elvira, sa veuve, dépassée par les évènements, accepta la proposition de Toscanini de l’accueillir dans son caveau de famille au cimetière Monumental de Milan. En procession solennelle,  on l’y mena en traversant une ville frappée de  deuil national.
Funérailles à Milan
Funérailles à Milan
En 1925, le gouvernement autorisa la translation de la dépouille dans une chapelle aménagée par les soins de son fils, Antonio, à l’intérieur de la villa de son père. On en profita pour rebaptiser le village de Torre del Lago en Torre del Lago Puccini.
Le 29 novembre 1926 à l’occasion du second anniversaire de sa mort, sa dépouille  quitta sa tombe provisoire. Cette translation fut de nouveau l’objet d’une grande cérémonie d’hommages où s’associèrent les officiels, les locaux, et une multitude de gens venus par trains spéciaux des villes avoisinantes.
A la sortie de l’église, le cercueil, déposé sur un char funèbre, prit le chemin de la dernière demeure du maestro toujours accompagné d’une foule immense et silencieuse.
A la villa, il reçut les honneurs militaires, Pietro Mascagni prononça un discours agrémenté de souvenirs personnels, puis on procéda à l’inhumation dans la chapelle ornée de bas-reliefs en marbre d’Antonio Maraini(1886-1953),  et d’une mosaïque signée Adolfo De Carolis (1874-1928). Elvira devait l'y rejoindre quatre ans plus tard. La propriété a été transformée en musée.
Villa de Puccini © I, Sailko
Chapelle où reposent Puccini et son épouse © Bertini
Sources principales pour les sépultures :
-Caro carissimo Puccini de Bernard Chambaz –Ed. Gallimard
-L’ultimo viaggio di Puccini nella sua Torre del Lago – Article de Paolo Fornaciari – Journal Il Tirreno/Edizione Versilia (29 novembre 2015)
(*) commentaire(s)
10 juin 2017
PUCCINI Giacomo (1858 – 29 novembre 1924)
Sa villa de Torre del Lago Puccini, commune de Viarregio (Italie)
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au 14 novembre 2017
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