RETOUR MOYEN-ORIENT
Portée sur un char, sa dépouille fut inhumée dans l’imposante mosquée Al-Rifa'i, construite à la fin du 19ème siècle à l'emplacement de l'ancienne zaouïa Al-Rifa'i, du nom de Cheikh Ahmad al-Rifa'i, mystique musulman du Moyen Âge.
 
La France a aussi accueilli des sépultures familiales : celles de son demi-frère, Gholam-Reza Pahlavi, de sa fille, la princesse Leila Pahlavi, et de sa belle-mère, Farideh Diba.
Sa sœur jumelle, la princesse  Ashraf Pahlavi, repose à Monaco.
Quant à son fils cadet, le prince Ali-Reza Pahlavi (1966-2011), il se suicida aux Etats-Unis. J'ignore si, comme il le souhaitait, ses cendres purent être dispersées dans la mer Caspienne.
Mohammad REZA PAHLAVI, Shah d’Iran (1919 – 27 juillet 1980)
Mosquée Al-Rifa'i au Caire (Egypte)
Héritier de son père, Reza Chah, contraint d’abdiquer en 1941, il était jeune et, malgré une excellente éducation et un début de formation en association, il était encore inexpérimenté quand, dans un contexte difficile, il lui succéda à la tête de l’Iran .
S’il avait eu des rêves de totale indépendance et de non-violence, les circonstances historiques le transformèrent en un homme à la solde des Etats-Unis qui firent tout pour éviter que l’Iran et tout le tiers monde ne tombassent dans le giron soviétique. Et cela se fit par le financement de l’armée iranienne qui devint le bras armé de l’occident en orient. Sans oublier le pétrole…
Rapprochement avec l’occident mais aussi avec Israël, ce que lui reprocha l’ayatollah Khomeiny qui, d’une part, voulait la soumission du Shah à la loi islamique et, d’autre part, craignait son despotisme avec l’Iran devenu la vitrine du libéralisme.
Mais le Shah ne l’entendait pas ainsi : en 1962, dans l’idée d’abolir toute forme de féodalité du pays et de le transformer en une puissance économique et industrielle mondiale, il lança toute une série de réformes, la révolution blanche, notamment une réforme agraire allant à l’encontre de l’intérêt des mollahs, gros propriétaires. Alors que Khomeiny exigeait un état islamique, le Shah voulait séparer la politique de la religion. Et Khomeiny d’attaquer le Shah par des prêches incendiaires. L’ayatollah fut condamné à l’exil (1964). Se faisant, le Shah venait d’ouvrir une boîte de Pandore.
Soutenu par les Etats-Unis, le régime autoritaire mis en place pouvait compter sur la Savak, police politique, pour réprimer férocement toute opposition.
 
En 1967, à la manière des princes perses de l'Antiquité, le Shah se couronna « roi des rois » et, en 1971, organisa les fêtes mégalomaniaques de  Persépolis où le monde entier fut convié, sauf le peuple iranien.
Mais son état de grâce auprès des puissances étrangères sombra avec la crise du pétrole. Profitant de la paralysie du marché pétrolier, consécutive à la guerre  du Kippour, et s’insurgeant contre les compagnies pétrolières étrangères, il vit  un tremplin pour l’économie iranienne et opta pour un durcissement du prix du pétrole qui provoqua le choc pétrolier de1974.
En réaction, les occidentaux modifièrent leur comportement avec des économies d’énergie : rappelez-vous du fameux : « La France n’a pas de pétrole, mais a des idées ».  La baisse du dollar s’en mêlant, l’économie de l’Iran entama sa lente asphyxie.
 
En 1975, le Shah, véritable dictateur,  élimina tous les partis d’opposition au profit d’un seul, le sien, celui de la Résurrection. Alors que son lien avec le peuple était rompu et que les rancœurs de toutes sortes s’accumulaient, il vivait dans l’illusion d'une popularité perdue depuis des lustres.  
De son exil, Khomeiny avait eu le temps de méditer sur l’avenir du pays et, même à distance, poursuivaient ses prêches séditieux. Le Shah avait voulu éradiquer l’islam chiite, mais c’est lui qui gagna.
 
Atteint d’un cancer resté ignoré de la population, la révolution islamique se mettait en marche avec des manifestations de plus en plus importantes, dont celle du 8 septembre 1978 réprimée dans le sang.
 
Tout bascula le 16 janvier 1979. Contraint à l’exil, il l’entama  par l’Egypte. Mais, sous la pression de Téhéran, cet exil se transforma en une succession de portes qui s’ouvraient et se refermaient au bout de quelques semaines. Finalement, de retour en Egypte,  extrêmement diminué par la maladie, il mourut au Caire.
Deux jours plus tard,  si son ami Sadate lui organisa de grandioses funérailles, hors mis quelques ex-présidents et ex-rois, aucun gouvernement occidental ne souhaita se compromettre : on se contenta des ambassadeurs. Lui que tous avaient pourtant tellement courtisé…
Les funérailles du Shah  au palais d'Abedin
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Mosquée Al-Rifa'i à droite © MCP
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► PAHLAVI Gholam-Reza (1923-2017)
Cimetière parisien de Thiais (Val-de-Marne)
Dernier fils survivant Reza Pahlavi (1878-1944), il était le demi-frère cadet de Mohammad Pahlavi, et second dans l’ordre de succession tant que ce dernier n’avait pas d’enfant.
Après des études en Suisse, il rentra en Iran (1936) afin d’y suivre un enseignement militaire, puis accompagna son père dans son exil après son abdication en 1941. Officier, puis inspecteur général des forces armées, il termina sa carrière militaire avec le grade de lieutenant général (1973).
Membre du Comité international olympique (CIO) en 1955, et ensuite président du comité national olympique (CNO) iranien, il resta à l’écart  des affaires politiques, se contentant de gérer ses parts financières dans plusieurs entreprises.
Parti en exil peu avant le renversement du Shah, il s’installa à Paris. Malgré la peine de mort prononcée à son encontre par les ayatollahs, il mourut de sa belle mort, et fut inhumé au cimetière parisien de Thiais dans une division où reposent d’autres iraniens.
© MCP
► PAHLAVI Ashraf (1919-2016)
Cimetière de Monaco (principauté de Monaco)
Sœur jumelle du Shah, très proche de lui, elle joua notamment un rôle important lors du coup d’Etat de 1953 contre le premier ministre Mossadegh qui permit à son frère d’asseoir définitivement son autorité sur son trône. Conseillère du palais, elle s’investit aussi beaucoup dans les droits de la femme, et travailla avec les Nations Unies à titre de délégué iranien à la Commission des droits de l’homme, ainsi qu’au Conseil économique et social, combats qu’elle continua de façon très active dans son exil, partageant son temps entre New York et la Riviera française.
 
Malgré le secret volontaire qui entoura son lieu de décès, on suppose qu’elle mourut à Monte Carlo.
► PAHLAVI Leila (1970-2001)
Cimetière de Passy (Paris)
En troisièmes noces, le Shah épousa Farah Diba. Le couple eut quatre enfants. Leila était la plus jeune.
Probablement fortement marquée par une jeunesse itinérante et douloureuse, la princesse  souffrait de dépression et d'anorexie. Suite à une absorbation massive de barbituriques, on la retrouva morte dans sa chambre de l'Hôtel Leonard, à Londres.
Elle rejoignit dans la tombe sa grand-mère maternelle, Farideh Diba (1920-2000), mère de Farah Diba.
Farideh Diba
© MCP
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Source principale pour Mohammad Reza Pahlavi :
-Iran, une puissance dévoilée –Documentaire de Jean-Michel Vecchiet (2008)
(*) commentaire(s)
16 décembre 2018
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par Marie-Christine Pénin
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