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Massacre de la ville de Lawrence
QUANTRILL William Clarke (1837 - 6 juin 1865)
Old Confederate Veteran's Home Cemetery d'Higginsville, Missouri (USA)
Cimetière de la 4ème Rue de Dover, Ohio (USA)
Dans la famille des "affreux", William Quantrill est un modèle du genre. Personnage moins exporté vers nous, sa place dans la mémoire américaine ne laisse aucun doute : un sanguinaire.
 
Et pourtant, à priori, rien ne le prédisposait à de telles exactions. A la mort prématurée de son père, William, pour subvenir aux ressources familiales, devint professeur à un grade important avant de poursuivre ses études en apprenant, entre autres, le latin, la trigonométrie et la philosophie.
Durant la guerre de Sécession des groupes, plus ou moins officiels, sympathisants des Confédérés, s’organisèrent pour mener une forme de combat bien particulière : la guérilla.
Le plus tristement célèbre de ces commandos fut celui de William Quantrill. Au début de la guerre civile, il rejoignit l’armée des Confédérés. Quand les défaites de cette armée dans le Kansas l’obligèrent à fuir cet état, Quantrill resta à l’arrière et forma sa propre bande. Ses actes d’atrocités étaient si effroyables qu’ils scandalisèrent et écœurèrent les Sudistes pourtant ses meilleurs supporters.
Au nom de représailles, son commando massacrait, pillait et incendiait impitoyablement des civils innocents. Toutes les villes attaquées par ses soins étaient plongées dans un chaos sans limites. En 1863, son raid revanchard sur la ville de Lawrence au Kansas  reste encore aujourd’hui marqué du sceau de l’infamie. Brûler et piller la ville ne fut pas assez. Ils exécutèrent cent cinquante de ses habitants. De nombreux hors-la-loi comme Jesse et Franck James ou les Younger rejoignirent son groupe ;  autant de futurs desperados qui y firent leurs armes avant de l’abandonner face  à la crainte de la vengeance.
Après quatre ans de service, Quantrill, et ce qui restait de son commando, fut acculé dans une grange par un détachement de l’armée de l’Union. Alors qu’il tentait de s’enfuir, une balle l’atteignit qui le laissa paralysé. Transféré à Louisville (Kentucky) dans un hôpital militaire puis dans un hôpital catholique, il survécut un mois avant de mourir. Il avait vingt-sept ans.
Sa renommée pour ses indéniables qualités de chef, de cavalier et de redoutable tacticien allait être balayée pour laisser la place à un être sanguinaire sans scrupules.
Se sachant perdu, Quantrill demanda au prêtre de l’hôpital de lui acheter une sépulture dans le cimetière St John . Le prêtre, craignant les vandales, fit en sorte qu’elle soit anonyme.
 
Vingt ans plus tard, l’odyssée de ses restes commençait.
Sa mère, s’étant vu refuser le transfert de sa dépouille dans l'Ohio, on lui accorda toutefois le droit de la voir. Accompagnée d’un ami de son fils, on lui ouvrit la tombe. Après avoir identifié William, grâce à une particularité dentaire, ils attendirent l’obscurité pour voler la boîte contenant les ossements qui furent inhumés dans le cimetière familial de Dover (4ème rue).
Cependant, l’ami de William en avait profité pour extraire son crâne et différents ossements. C’est ainsi, qu’à cause de cet indélicat, une partie des restes du leader du commando finirent, en 1972, à la Société historique du Kansas qui les ayant confiés au club des Fils des vétérans Confédérés, ceux-ci les inhumèrent, avec tous les honneurs militaires, parmi six des camarades de combat de Quantrill, dans le vieux cimetière de la maison de retraite des Confédérés d’Higginsville (Old Confederate Veteran's Home Cemetery ) le 24 octobre …1992. Le 30 octobre de la même année son crâne, conservé dans un musée de Dover, fut enterré dans le carré familial du cimetière de Dover.
Sépulture de Dover
Sépulture d'Higginsville
Photo Mike Marshall
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par Marie-Christine Pénin
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