1886
RETOUR ETATS-UNIS
GERONIMO* (entre 1823 et 1829 – 17 février 1909)
Cimetière apache de Beef Creek à Lawton, Oklahoma (USA)
*Son surnom, Geronimo, qui n’a rien d’Apache, lui aurait été donné par ses hommes après qu’il ait organisé le raid punitif pour venger la mort des siens. Ce jour, qui fut celui d’une magnifique revanche, les soldats mexicains responsables du massacre fêtaient la saint Geronimo.
► Chef  de la tribu Apaches des Chiricahuas
Pendant ce temps, de nouvelles technologies avaient vu le jour comme la photographie. Geronimo comprit très vite le parti qu’il pouvait tirer de cette invention. Ainsi, en 1886, lors d’une conférence pour la paix, le vit-on obligeamment poser entouré de ses principaux chefs, question de rappeler aux Blancs ses forces guerrières en place.
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(*) commentaire(s)
En 1876, ils furent traînés vers la réserve de San Carlos située dans la vallée désertique de la rivière Gila. S’en était trop pour Geronimo qui, au bout de deux ans, s’enfuit avec quelques hommes et passa au Mexique. Pendant trois ans, entrecoupés de petites trêves, il ne cessa de jouer au chat et à la souris sur les deux frontières et d’effectuer de nombreux raids et pillages. Il retourna à San Carlos en 1883.
 
Mais sa soif de liberté chevillée au cœur, il s’enfuit de nouveau en 1885 accompagné cette fois de trente-quatre guerriers, huit adolescents et quatre-vingt-douze femmes et enfants. Les raids recommencèrent.
Pourchassé par une puissante expédition militaire, il fut contraint de se rendre, pour de nouveau s’échapper ! Pour le coup, le gouvernement américain mit les gros moyens. Cinq mille soldats, cinq-cents éclaireurs apaches et des centaines de miliciens se lancèrent sur ses traces. Malgré cette incroyable Armada, il résista cinq mois avant d’abandonner sa fuite éperdue.
Succédant à Cochise, Goyahkla (celui qui baille), fut le dernier des grands chefs guerriers déterminés à lutter contre le système des réserves au travers d’une longue histoire sanglante.
 
Dès 1858, il participa par vengeance à des raids contre les Mexicains qui avaient assassiné sa famille. Sa bravoure lui vallut bientôt d’être élevé au rang de chef. Et les Mexicains l’auraient toujours à leurs trousses si, dans les années 1870, les Apaches, déportés de force, n’avaient pas rompu la paix avec les Etats-Unis et trouver d’autres chats à fouetter.
Et depuis ?
 
Une vieille histoire voudrait que des membres de la Skull and Bones, fraternité secrète de l’université de Yale, ait profané la tombe en 1918 et volé le crâne et des ossements pour se conformer à un rituel.
 
En 2009, plusieurs descendants de Geronimo ont attenté une action contre le gouvernement américain et la Skull and Bones pour rassembler les restes de leur aïeul et ramener sa dépouille auprès de son lieu de naissance au Nouveau-Mexique, là où fut enterré son cordon ombilical) et faire ainsi respecter ses dernières volontés.
Crook, qui menait les négociations, lui promit l’indulgence de la justice s’il acceptait le déplacement de son peuple dans les réserves. Geronimo y crut. Une fois de plus, sa confiance fut trahie et c’est en Floride qu’il fut déporté comme prisonnier de guerre avec son peuple avant d’être installés en 1894 à Fort Sill dans l’Oklohoma.
 
Désormais Geronimo était célèbre. Le début de 20ème siècle le vit assister à des expositions, à l’investiture de Théodore Roosevelt en 1905 ou dicter sa biographie.
 
Mais le chagrin et l’alcool eurent raison de lui. Une nuit, plongé dans une torpeur alcoolique, il s’endormit à côté de sa voiture, au milieu de la route, sous une pluie torrentielle.  Victime d’une pneumonie, il mourut le jour suivant.  Une fin bien lamentable pour un guerrier de légende.
A plusieurs reprises il avait expressément demandé l’autorisation d’être enterré dans les terres du Nouveau Mexique ou d'Arizona (?) qu’il aimait tant. Cette autorisation ne lui ayant pas été accordée, Geronimo fut inhumé dans le cimetière indien de Beef Creek sous une pierre en forme d’ailes d’aigle déployées.
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par Marie-Christine Pénin
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