RETOUR BOULEVARD DU CRIME
Alcatraz
Son plus célèbre portrait
BIRDMAN D'ALCATRAZ Robert Stroud, dit (1890 - 21 novembre 1963)
Cimetière Maçonnique de Metropolis, Illinois (USA)
Incarcéré pour meurtre et vol, il fut condamné à mort par pendaison après récidive sur un gardien de prison. Mais l’intervention efficace de sa mère auprès de la Première Dame des Etats-Unis du moment, Mme Andrew Wilson, commua sa peine en détention à vie au pénitencier Leavenworth.
 
C’est à partir de ce moment qu’il s’intéressa aux oiseaux. A l’époque, il n’était pas rare qu’un détenu ait un ou deux canaris de compagnie, mais Stroud en cumula jusqu’à trois cents ! Certes, cette occupation inoffensive lui permettait de se fournir en alcool sous prétexte de soins aux petits volatiles et de développer un trafic de messages qu’il faisait passer dans les montants des cages. Mais, en dehors de ces broutilles, ce passe-temps lui permis de devenir avec les années un spécialiste réputé en la matière.
Photo MCP
Il avait déjà purgé trente-trois ans de sa peine quand il fut transféré au pénitencier d’Alcatraz en décembre 1942. Il devait y demeurer dix-sept ans.
Le règlement d’Alcatraz interdisant la possession d’animaux, Stroud ne put emporter ses canaris.
 
A la place, il emmena un lourd dossier dans lequel on découvrit que le paisible amateur de petits « titis » avait  un comportement pervers et se délectait dans la violence et les agressions sexuelles ; ce fut donc une cellule d’isolement dès son arrivée (D block). Il y resta six ans.
Et question de ne pas déroger à sa réputation, malgré sa situation, il commença son séjour en incitant ses voisins de palier à la révolte et à tout briser. Il quitta sa cellule d’isolement pour intégrer l’hôpital durant onze ans.
Etonnant Birdman, capable du pire mais qui passait la plus part de son temps à recopier des ouvrages sur les oiseaux et à écrire les siens qui se révèlent incontestablement être d’une réelle qualité ainsi qu’une aide précieuse pour les éleveurs et les volailleurs.
Il espérait en la grâce présidentiel. En 1955, il écrivit sa vie et bien que la justice refusât de reconnaître son livre comme un témoignage correct, le cinéma s’en empara.
 
En 1959, au regard de ses problèmes psychiatriques et de son état de sa santé il fut transféré et hospitalisé définitivement au centre médical pour les prisonniers fédéraux de Springfield dans le Missouri.
On le trouva un matin mort de causes naturelles. La décision de Robert Kennedy de le libérer pour ses derniers jours arriva trop tard.
Il avait passé plus de cinquante ans en prison. Les spots d’Hollywood avait fait leur œuvre en éclairant le personnage d’une sympathique lumière faisant de lui la grande figure d’Alcatraz, après Al Capone bien sûr.
 
Bien qu’il n’ait jamais été autorisé à voir le film, il apprit que Burt Lancaster avait eu une nomination comme meilleur acteur pour son rôle par l’Academy Award.
(*) commentaire(s)
Ne nous y trompons pas, le personnage était loin du gentil portrait cinématographique  tenu par Burt Lancaster dans le film Birdman.
 
Souvent violent, d’un caractère explosif et difficile à contrôler, Robert Stroud ne se repentit jamais de ses crimes et fut gardé en isolation pour protéger les autres prisonniers de son comportement.
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par Marie-Christine Pénin
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