RETOUR THÉÂTRE 
TALMA François Joseph (1763 – 19 octobre 1826)
Cimetière du Père-Lachaise, 12ème division (Paris)
► Comédien français
Un monument du théâtre. Jusque lui aucun des artistes, parmi ceux qui illustrèrent la scène française,  n’eurent autant de prestige. Aucun ne fit couler plus d’encre à une époque où la presse d’information théâtre n’existait pratiquement pas, et aucun n’avait laissé plus de regrets au point que sa mort fut un deuil public. Il faudra attendre la disparition de Sarah Bernhardt pour retrouver une telle émotion partagée par la profession et le public.
Talma dans le rôle d' Achille (Iphigénie en Aulide)
© MCP
Source principale: Dictionnaire des comédiens français (ceux d'hier) par Henri Lyonnet.  Bibliothèque de la Revue universelle internationale illustrée(1902 - 1908)
(*) commentaire(s)
7 octobre 2013
Exclu de la Comédie-Française en 1791, il se réfugia dans une nouvelle salle rue Richelieu qui prit vite le nom de théâtre de la République.
Accusé d'avoir comploté contre ses anciens partenaires lors de l'incarcération des « comédiens-français » en septembre 1793, des acteurs royalistes montèrent par la suite au créneau pour prendre sa défense contre un fait qui ne fut jamais avéré.
Etourdi, fastueux, volage et dépensier, ses besoins d’argent l’obligèrent à souvent abandonner la Comédie française pour des tournées bien rémunérées ce qu’on ne manqua de lui reprocher . Cette course à l’argent dura jusqu’à la fin de sa carrière.
 
En avril 1814, à la demande du public il lut sur scène des vers en l’honneur de Louis XVIII, mais écrivait personnellement à Napoléon qui venait d’abdiquer. En novembre, il jouait pour la première fois devant le roi qui continua à lui octroyer les gratifications accordées par Napoléon. Pour les royalistes, Talma n’était qu’un agent bonapartiste !
 
Songeant à la retraite en 1817 pour être enfin tranquille et s’affranchir, il partit pour une longue tournée triomphale en province. En apprenant la mort de l’Empereur intervenue un 5 mai 1821, par principe l’acteur refusera désormais de jouer à cette date.
 
Il fit sa dernière apparition sur scène à la Comédie Française le 11 ou 13 juin 1826. La perte de sa fille, à l’âge de trois ans, l’enfant de la vieillesse qu’il eut de sa maîtresse, Madeleine Bazire, aggrava une affection dont il souffrait depuis longtemps et à laquelle les eaux d’Enghien n’apportèrent pas d’amélioration.  Il revint à Paris dans sa maison du n°9 de la rue de la Tour-aux-Dames où se présenta Mgr de Quélen, archevêque de Paris, qui fut poliment  éconduit : Talma ne pardonnait pas à l’Eglise le rejet des acteurs de son sein.  
 
Il mourut épuisé par ce que son autopsie révéla être un cancer des intestins. David d’Angers  réalisa son masque mortuaire. Les acteurs de nombreuses villes de province et aussi de Bruxelles  portèrent son deuil.
 
Le 21 octobre, Paris tout entier assista à ses funérailles qui, selon son désir, ne furent que civiles. La Comédie française fit relâche et cent mille personnes se pressèrent derrière le char  traîné par quatre chevaux.  Le cercueil, porté par les élèves de l’Ecole royale de déclamation, mit plus d’une heure à franchir la courte distance entre les portes du cimetière du Père-Lachaise et la fosse où il fut inhumé.
En 1827, un an presque jour pour jour suivant son enterrement, ses restes furent exhumés pour être placés dans le tombeau actuel.  Toute une littérature s’empara du personnage sous les formes les plus diverses, sans parler des notices, mémoires, anecdotes, etc.
 
En bordure de division, le visiteur ne peut manquer sa tombe.
C’est que Talma, rénovateur et innovateur, n’avait pas eu que son talent, regardé comme sublime : il fut l’acteur de la Révolution et de l’Empire, avait fait vibrer l’âme des foules durant ces périodes troubles et avait été celui que  Napoléon Ier, son protecteur, au comble de sa puissance, avait fait appeler à Erfurt pour jouer devant un « parterre de rois ».
Talma fut tout cela mais surtout et partout un artiste dans le sens le plus élevé du terme, un artiste pris d’idéal et de son art.
 
Profitant d’un séjour de six ans auprès de son père à Londres, très influencé par le jeu des acteurs, notamment dans les textes de Shakespeare, il revint à Paris imprégné du sentiment que la vieille tragédie française froide et solennelle avait vécu.
 
Ces études l’avaient amené à être dentiste. Des pinces à molaires alors qu’on a la vocation des planches chevillée au ventre !
Elève à la l’Ecole royale de déclamation (Conservatoire), il fit modestement ses débuts en 1787. Sa taille, sa figure et son organe vocal et son jeu nouveau allaient rapidement le distinguer et lui assurer les plus grands succès et une place à la Comédie française (1789) où, le premier,  il joua dans le costume d’époque de l’action de la pièce en incarnant Proculus par exemple (dans Brutus de Voltaire). Les décors suivirent la même révolution.  
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