RETOUR IIIe REPUBLIQUE ET Première Guerre mondiale 
TOMBEAU DU SOLDAT INCONNU
Sous l’Arc de Triomphe, place Charles de Gaulle (Paris)
http://leguideparis.free.fr/
© Med Hedi
Reconstitution à Verdun.  Photo  http://www.verdun-meuse.fr/
Auguste Thin et André Maginot
Avec sa compagnie, Auguste Thin accompagne la dépouille qu'il a choisie jusqu'à la gare de Verdun.
A Paris, le cortège mène la dépouille vers l'Arc de Triomphe
Le soldat inconnu déposé dans sa sépulture le 21 janvier 1921
Et les sept autres inconnus restés à la citadelle ?
 
Le 11 novembre, en même temps qu’un des leurs connaissait la gloire, accompagnés par les autorités militaires, civiles et religieuses, les vétérans de 1870, les sapeurs-pompiers, les cheminots, des élèves et instituteurs et Auguste, ils furent inhumés au cimetière du Faubourg-Pavé de Verdun devant l’imposante croix au milieu de la nécropole militaire.
Inhumation des sept soldats inconnus
Devant le monument,  l’épitaphe suivante :
 
"Ici reposent les sept soldats français inconnus venus de tout le front de bataille.
Le 9 novembre 1920 huit soldats français inconnus exhumés dans tous les secteurs du front en des endroits gardés secrets furent réunis à la citadelle de Verdun pour une glorieuse veillée funèbre.
Le 10 novembre en présence de M. Maginot, Ministre des pensions, l'un d’eux fut désigné par le sort pour recevoir à Paris sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile les honneurs suprêmes.
Les sept autres confiés à la ville de Verdun montent ici au pied du drapeau leur dernière garde se dressant en rempart devant la cité inviolée et faisant leur la devise du soldat de Verdun : "On ne passe pas".
Passant salue bien bas."
Auguste Thin (1899 – 1982)
Cimetière ancien d’Asnières (Hauts-de-Seine)
Transporté sur l’affût d’un canon tiré par un attelage jusqu’à la gare, le soldat inconnu prit la direction de Paris où, arrivé dans la nuit, il attendit dans une chapelle ardente place Denfert-Rochereau.
 
Le 11 novembre, après un arrêt au Panthéon, en même temps que le cœur de Gambetta, pour une allocution du président Raymond Poincaré, il prit le chemin de sa dernière demeure. Béni par l’archevêque de Paris, monté dans une salle du premier étage du pilier gauche de l'Arc de Triomphe qui servit de chapelle ardente en attendant que la tombe soit creusée, il fut gardé jour et nuit par un piquet d'Honneur jusqu'à son inhumation définitive, et très solennelle, le 28 janvier 1921 (et non le 11 novembre 1920 comme il est souvent dit).
Le caveau © Archives Nationales
La dalle qui scelle le caveau est en granit de Vire
© Archives Nationales
La Flamme
 
Au début de l'année 1921, l’idée vint d’une flamme brûlant en permanence sur la tombe en la faisant ranimer quotidiennement par des Anciens Combattants. Le projet retenu de l'architecte Henri Favier consistait en une gueule de canon braqué vers le ciel encastré au centre d'une rosace représentant un bouclier circulaire renversé dont la surface ciselée était constituée de 24 glaives romains formant une étoile sur un lit de feuilles de chêne et de lauriers. La flamme apparaîtrait dans la gueule du canon.
 
La réalisation de la flamme fut confiée au ferronnier d'art Edgar Brandt qui imagina le procédé lui permettant de brûler même par grand vent et celui de sa ranimation. Alimentée par du gaz de ville, elle fut allumée la première fois le 11 novembre 1923, à 18 h par le ministre André Maginot. Depuis, elle est ravivée chaque soir à 18h30
© 1999-2011 eZ Systems AS
La mort de son père, dont le corps ne fut jamais retrouvé,  lors du conflit l’avait fait pupille de la Nation. Commis épicier, âgé de dix-neuf ans, il s’engagea à Lisieux le 3 janvier 1918. Participant à la contre-attaque en Champagne où il fut gazé, il était à Guebwiller à la signature de l’armistice. En novembre 1920, il était à Verdun faisant partie de ceux qui devaient retourner la terre parsemée d'ossements et de baïonnettes. Il faisait partie de la garde d’honneur veillant sur les huit cercueils quand le hasard lui imposa le choix crucial de celui de ses frères d’armes devant reposer sous l’Arc de Triomphe. Il lui restait trois mois de service.
Auguste Thin, le jeune poilu, venait de rentrer dans l’histoire. De retour à la vie civile, il s'investit discrètement dans l'aide aux veuves de guerre.
Peu avant sa mort, il fut décoré de la Légion d’honneur par François Mitterrand, …sous l’Arc de Triomphe.
© MCP
© MCP
Sources principales:
- http://www.verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/lieux-et-visites/monument-du-mois---novembre-2012---carre-des-
- http://a.c.o.ma.r.free.fr/histo_soldat-inconnu.htm#Auguste%20Thin
- http://www.union-nat-parachutistes.org/Site%20regions/national/SOLDAT%20INCONNU.pdf
(*) commentaire(s)
26 avril 2014
Depuis janvier 1921, un homme, un soldat de la Première Guerre mondiale repose au beau milieu de l’une des places les plus célèbres au monde. Tous les ans, le 11 novembre, date anniversaire de la signature de l’armistice signé en 1918, sa tombe est l’objet d’une cérémonie officielle rendant hommage, à travers sa dépouille, à tous les soldats disparus.
 
Mais comment cet anonyme est-il arrivé là ?
 
Dès le 6 novembre 1916, l’idée fut lancée de placer un soldat inconnu au Panthéon par François Simon président du Souvenir français de Rennes : «  Pourquoi ce monument ne réserverait-il pas une place à l’un de nos combattants ignorés, mort bravement pour la patrie, avec pour inscription ur sa pierre : Un soldat -1914 – 1917 ? »
La présence d’un simple soldat sous le dôme où reposent tant de gloires serait un symbole et un hommage rendu à toute l’armée française.
 
Le 12 juillet 1918, le député Maurice Maunoury suggéra d’élever un tombeau. En décembre la proposition du transfert fut présentée à Georges Clemenceau.
 
Le 12 novembre 1919, la Chambre des députés décida de ce transfert.  
Mais les associations d’Anciens combattants préféraient, elles, un endroit bien spécifique, sous l’Arc de Triomphe, et se mobilisèrent pour ce choix. Soutenues par une campagne de presse, elles obtinrent gain de cause.
 
Le 8  novembre 1920 était adoptée la loi relative « à la translation et à l’inhumation des restes d’un soldat français non identifié » placés dans un lieu hautement symbolique, d’accès aisé, représentant tous les morts au combat non identifiés et dans les quels chacun pourrait reconnaître pour siens.
 
Restait le plus difficile : choisir la dépouille en s’assurant bien qu’elle soit française et non identifiable.
Dans huit régions témoins des combats les plus meurtriers –Flandres, Artois, Somme, Île de France, Champagne, Chemin des Dames, Lorraine et Verdun – on exhuma huit dépouilles qui furent placées dans des cercueils en chêne.
La Vie et rien d'autre (1989) de Bertrand Tavernier illustre cette tâche ardue.  
 
Le 9 novembre, ces cercueils furent transportés jusque la citadelle de Verdun, déposés dans une casemate transformée en chapelle ardente, où ils changèrent plusieurs fois de place pour préserver l’anonymat de  leur origine.
 
Le 10 novembre, tout semblait  prêt pour l’arrivée de la délégation conduite par André Maginot, alors ministre des Pensions, sauf que, tombé malade, il manquait tout de même le soldat pressenti pour choisir LE cercueil. dans la garde  d'honneur, on désigna alors un autre « vaillant » « un deuxième classe ayant fait la guerre », Auguste Thin dont le père était mort pour la France.
A l’heure prévue, en présence des officiels, Auguste, un bouquet d’œillets blancs  et rouges à la main,   s’avança vers les cercueils. Après avoir tourné une première fois  autour d’eux sans s’arrêter,  au second tour  il s’arrêta brusquement et posa son bouquet.
https://transvosges.wordpress.com/tag/cimetiere/
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par Marie-Christine Pénin
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