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CAILLAUX Joseph (1863 - 21 novembre 1944) et l'affaire...
Cimetière du Père-Lachaise, 54ème division (Paris)
Mais alors que la France et l'Allemagne étaient sur le point de se faire la guerre pour s'approprier le Maroc, Caillaux, convaincu qu'une guerre ruinerait l'Europe, négocia un compromis de la dernière chance.
Dans une France Nationaliste, qui cherchait une revanche sur 1870, ce compromis lui valut la haine d’une grande partie de la classe politique, notamment de la droite qui le considérait, en plus, comme un traitre pour son glissement affirmé à gauche.
Contraint de céder sa présidence du Conseil à Poincaré six mois après sa nomination, il revint de nouveau aux Finances, en 1913, sous le gouvernement Doumergue, et en profita pour mettre en œuvre un projet de réforme fiscale qu’il n’avait pu encore faire aboutir, l’impôt progressif sur le revenu plus égalitaire.
 
Sûr de sa supériorité intellectuelle, arrogant, si Caillaux était un homme politique d’envergure, il cultivait aussi l’art de se rendre antipathique. Instigateur de l'impôt sur le revenu, partisan d'un pacifisme libre-échangiste, personnalité difficile, il finit par déclencher contre lui une violente campagne de presse diffamatoire, menée par Gaston Calmette, directeur du Figaro.
Caillaux, songeant revenir à la présidence du Conseil à l'issue des élections législatives du printemps 1914, et soutenu par la presse de gauche, faisait face en récusant les attaques calomnieuses du Figaro qui ne pouvait prouver ses accusations.
 
Tout bascula, lorsque sa première épouse, humiliée d’avoir été évincée, se vengea en confiant au Figaro une lettre compromettante dans laquelle il se félicitait d'avoir fait capoter un vote sur l'impôt sur le revenu en paraissant le défendre. Des lettres intimes échangées entre Caillaux et sa maîtresse, Henriette, devenue depuis sa seconde femme, étaient aussi supposées être publiées.
 
Pour Henriette, lettrée et historienne de l’art, menacée de discrédit dans sa vie bourgeoise qu’elle voyait se désagréger au travers du déchaînement contre son mari, et épuisée nerveusement, ce n’était plus supportable.
Le 16 mars 1914,  en fin d’après-midi, elle se présenta au Figaro pour parler à Calmette. Absent, elle attendit ce dernier qui arriva une heure plus tard accompagné de l’écrivain Paul Bourget. Par galanterie, il accepta de la recevoir dans son bureau. A peine quelques mots échangés et Henriette sortit un Browning.32 dissimulé dans son manchon. Elle tira six fois. Deux  balles firent mouche, dont une, faute de maîtrise de la transfusion sanguine à cette époque, fut fatale à Calmette qui mourut sur la table d’opération.
Arrêtée, le procès d’Henriette, qui déclara ne jamais avoir voulu tuer, débuta le 20 juillet 1914. Huit plus tard, son geste désespéré s’étant transformé en crime passionnel, elle était acquittée dans un tumulte général. En réaction à ce verdict aux relents de scandale, des militants d'extrême-droite saccagèrent le quartier du Palais de Justice. L’influence et les amitiés de son mari n’étaient pas étrangères à cet acquittement cinq jours avant le décret de mobilisation générale marquant l’engagement de la France dans la Première Guerre mondiale.
Henriette Caillaux lors de son procès
Contraint de démissionner pour défendre sa femme, Caillaux fut néanmoins réélu aux législatives de 1914 malgré « l’affaire ». Toujours hostile à la guerre, chef de file des partisans d'une paix sans annexions ni indemnités, il se borna à effectuer des missions en Argentine et en Italie.
En 1917, son vieil ennemi Clémenceau était de retour au pouvoir. Assimilant les positions de Caillaux à la trahison, dont l’accusait aussi la droite radicale, « impliqué » dans des scandales du moment, il fut arrêté en janvier 1918 pour intelligence avec l’ennemi. Condamné, en février 1920, à trois ans d'emprisonnement et à la privation de ses droits civiques, à sa libération, il quitta à Paris où il ne revint qu'après la victoire du Cartel des gauches (1924).
Totalement réhabilité en 1925, il poursuivit sa carrière politique et retrouva son portefeuille des Finances sous plusieurs gouvernements. Puis, élu au Sénat, il renversa à deux reprises le gouvernement du Front Populaire, de cette gauche à laquelle il devait tant !
 
Après avoir voté les pleins pouvoirs à Pétain en 1940, il se retira de la vie politique et passa ses dernières années à compléter et à achever ses mémoires dans sa propriété de Mamers (Sarthe) où il mourut quasi oublié.
 
Il fut inhumé dans la tombe familiale au cimetière du Père-Lachaise où reposait son père.
► CAILLAUX Eugène (1822 – 8 août 1896)
Ingénieur de formation, après son élection comme député de la Sarthe en 1871, il quitta sa fonction d'ingénieur en chef à la compagnie du chemin de fer de l'Ouest.  Siégeant parmi les royalistes du centre, il participa au groupe des conservateurs monarchistes et républicains, mené par Paul Target visant, pour les uns, à se débarrasser de Thiers et, pour les autres, de faire passer l’amendement Wallon reconnaissant la nature républicaine du nouveau régime.
Appelé par le président Mac-Mahon au ministère des Travaux publics (1874), il resta dans les divers cabinets qui se succédèrent jusqu'aux élections générales de 1876. Il quitta ses fonctions en mars pour endosser son nouveau costume de sénateur de la Sarthe sur les bancs de la droite monarchiste.
Nommé ministre des Finances dans le ministère Broglie-Fourtou (1877), il joua un rôle important dans la lutte des monarchistes contre la politique républicaine.
Après la victoire des républicains aux élections d'octobre, il subit avec ses collègues du gouvernement un vote de défiance et de blâme le 20 novembre 1877 et quitta le pouvoir. Président du PML (Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, communément désignée sous le nom de Paris-Lyon-Méditerranée), après avoir perdu son siège au sénat (1882), il abandonna la politique nationale.
Conseiller général du canton de Mamers (1875-1892) et maire d'Yvré-l'Évêque (1890-1896), il mourut à Paris où il s’était fixé.
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CAILLAUX Henriette (1874-23 janvier 1943)
Cimetière du Père-Lachaise, 58ème division (Paris)
Henriette Rainouard (Raynouard) épousa en premières noces l’écrivain Leo Claretie (1862-1924) dont elle eut deux enfants. Maîtresse de Joseph Caillaux, elle divorça et convola avec ce dernier (1911) après qu’il se soit aussi séparé de sa première femme, Berthe.
Après l’affaire, le couple voyagea beaucoup. Historienne de l'art, au début des années 1930, elle obtint le diplôme de l'École du Louvre en présentant une thèse sur la vie et l'œuvre de Jules Dalou. Cette thèse lui servit de base pour publier un ouvrage de référence en 1935, dans lequel elle a établi un inventaire de l'œuvre de ce sculpteur. Retirée à Mamers avec son mari, elle y mourut l’année précédent son décès.
Quelle qu’en soit la raison, elle ne fut pas inhumée dans la sépulture des Caillaux, mais dans la chapelle de sa propre famille.
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► CALMETTE Gaston (1858 – 16 mars 1914)
Cimetière des Batignolles, 15ème division (Paris)
Entré au Figaro à l'âge de vingt-sept ans, devenu le gendre de Georges Prestat, président du conseil de surveillance du quotidien, il en prit la direction à partir de 1902. Frère aîné du bactériologiste Albert Calmette, il est probable qu’il ne serait pas passé à la postérité si, à l'instigation de Louis Barthou et de Raymond Poincaré, il n’avait pas lancé une campagne virulente contre Caillaux qui se conclut par son assassinat. Quatre jours après sa mort, une foule considérable vint lui rendre un dernier hommage lors de ses obsèques.
Inhumé au cimetière des Batignolles, on remarquera qu’à l’extérieur de la chapelle sa date de décès indique le 18 mars, qu’à l’intérieur il s’agit du 17 pour une mort intervenue le 16. On ne rappellera jamais assez que les dates inscrites sur les sépultures ne sont pas d’une fiabilité absolue.
Obsèques de Gaston Calmette
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19 janvier 2016
Issu d’une famille typique de ces dynasties bourgeoises, riches et puissantes, qui fournirent une grande partie du personnel politique de la monarchie de Juillet, du Second Empire et de la IIIe République naissante, il était le fils du député Eugène Caillaux.
 
Très lié à Waldeck-Rousseau, il en fut le ministre des Finances (1899), et retrouva ce ministère dans le gouvernement Clémenceau (1906-1909).
A la demande du président de la République Fallières, il se vit confier, en 1911, la charge de président du Conseil.
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par Marie-Christine Pénin
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