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COLETTE Sidonie-Gabrielle (1873 – 3 août 1954)
Cimetière du Père-Lachaise, 4ème division (Paris)
► Romancière française
Née du second mariage de sa mère, Sido, avec Jules Colette, un capitaine pensionné, selon ses dires, la célèbre écrivaine ne tomba pas dans la littérature par vocation, mais davantage par nécessité, pour gagner sa vie, et par là sa liberté.
 
Pendant de longues années, excepté quelques courtes œuvres, elle n’utilisa jamais son patronyme en signature.
Elle n’était, littérairement, que Colette Willy, et la série des Claudine, ses premiers romans, n’étaient signés que du seul Willy, pseudonyme de son premier mari, l'infidèle Henry Gauthier-Villars (1859-1931) qui ne rêvait que de gloire et d’éclats mondains. D’ailleurs, sans la prévenir, celui-ci vendit les droits des Claudine. Elle ne lui pardonna jamais.
Réduite à l’état de « nègre », la lutte pour faire reconnaître l’originalité et l’indépendance tant de la femme que de l’écrivaine ne lui fut pas facile.
Une fois séparée de la tutelle de Willy, elle se lança dans différentes expériences professionnelles (critique musical, journaliste, actrice, etc.) qui l’y menèrent.
 
Un second mariage, en 1912, avec le journaliste et homme politique Henry de Jouvenel (1876-1935), la plongea dans un nouveau monde, celui du cinéma et de la carrière de son nouvel époux dont elle eut une fille, Collette de Jouvenel. Elle continuait à écrire : Mitsou (1919), Chéri (1920), …
 
Et puis vint Le Blé en herbe (1923) qu’elle signa pour la première fois de son patronyme : l’écrivaine Colette à part entière venait enfin de naître sans pour autant lui apporter la fortune. Divorcée de Jouvenel (1925), elle rencontra Maurice Goudeket (1889-1977) qu’elle épousa en 1935.
 
Après avoir fréquenté Sainte-Maxime et Saint-Tropez -auquel elle consacra de nombreux essais ou romans : La Naissance du jour, Bella Vista, Prisons et paradis ou Journal à rebours- ce fut le retour à Paris en 1938 dans le fameux appartement du Palais Royal qui allait, douloureusement, participer à sa
« légende ». Immobilisée peu à peu par une arthrite de la hanche, elle continua d'écrire à partir des fenêtres, véritables portes ouvertes sur le monde. Gigi (1944) et bien d’autres y virent le jour. Ce fut sa dernière demeure.
Sans complaisance, et avec une étonnante lucidité, elle évoqua la maladie et la vieillesse dans L’Etoile Vesper (1946) et Le Fanal bleu (1949).
 
Avec on style épuré, élevé, et plus moderne qu’il n’y parait, elle se démarqua de ses contemporains parmi lesquels elle sut s’imposer.
Auteure reconnue, de grand officier de la Légion d’honneur, à la présidence de l’Académie Goncourt (1949), les honneurs ne cessèrent de pleuvoir jusqu’à sa mort.
 
La sensualité librement épanouie pour revendiquer les droits de la chair sur l'esprit, et ceux de la femme sur l'homme, qu’elle décrivait avec justesse, et qui fit la force de son écriture, comme sa bisexualité et ses divorces, lui avaient valu une réputation sulfureuse.
Si l’Eglise lui refusa un enterrement religieux, la République l'honora en lui organisant des obsèques nationales, faisant d’elle la première femme, et à ce jour la seule, à qui cet honneur ait été accordé.
Un catafalque fut dressé dans la cour du Palais Royal devant lequel défila une foule d’anonymes. A côté, un parterre composé de la famille, d’officiels, de ses amis des lettres et du théâtre, de familiers, etc. Les hommages rendus, dont celui de Roland Dorgelès, le cortège prit le chemin du cimetière du Père-Lachaise où elle fit inhumée. Dans la même tombe repose sa fille, Colette (1913-1981).
© Getty images/Philippe Le Tellier
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► Henry Gauthier-Villars, dit Willy (1859-1931)
Cimetière du Montparnasse, 10ème division (Paris)
Fils aîné de Jean-Albert Gauthier-Villars, qui dirigeA la maison d'édition Gauthier-Villars, il ne participe pas à l'entreprise. Ce fut  son frère, Albert-Paul, qui prit la succession.
A la fois, journaliste, critique musical et romancier, à lui seul le personnage était un roman. Utilisant divers pseudonymes, dont le plus connu reste Willy, il signa une centaine d’ouvrages dont la série des Claudine, les premiers écrits par sa femme, Colette.  Collectionnant les « nègres », et pas des moindres, et les conquêtes féminines, ce fut en allant déposer en nourrice, à Châtillon-sur-Loing, l’enfant né d’une de ses maîtresses, qu’il y rencontra Colette où sa famille s’était installée.
Probablement l’un des personnages les plus considérables de sa Belle Epoque, il s’avéra outrageusement influent.
Romancier polisson,  polémiste féroce, critique musical plus ou moins compétent, journaliste copieur,  antidreyfusard mou couplé à un antisémitisme assumé, avant de suivre le vent en reconnaissant l’innocence du capitaine, il trouva aussi le temps de faire des affaires. Joueur malchanceux et dépensier insolvable, le revers de cette boulimie brouillonne fut que la marque Willy se dépréciât vite jusqu’à être oubliée de la postérité au profit, bien mérité, de celle dont il avait exploité le talent sans vergogne.
Il fut inhumé dans la sépulture familiale au cimetière du Montparnasse.  
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Sources principales :
-Dictionnaire encyclopédique de la littérature française –Ed. Robert Laffont (1999)
-Pour Willy : http://www.parutions.com/pages/1-1-122-4975.html
(*) commentaire(s)
5 octobre 2016
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par Marie-Christine Pénin
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