RETOUR MOYEN-ORIENT
RABIN Yitzhak (1922 – 4 novembre 1995)
Cimetière du Mont Herzl à Jérusalem (Israël)
Né à Jérusalem, il était l’un des derniers représentants de la génération de 1948 qui mena à l’indépendance d’Israël.
Après des études brillantes, en 1940, au lieu de ses rendre aux Etats-Unis pour poursuivre son parcours étudiant, il s’engagea dans le Palmah, unité d'élite clandestine du mouvement kibboutzique. Arrêté quelques mois par les Anglais (1946), dès sa libération, il commanda un bataillon du Palmah et devint rapidement l’un des officiers les plus en vue. Lorsque le Palmah, considéré comme gauchisant, fut dissous par Ben Gourion après la création d’Israël, Rabin resta sous les drapeaux et suivit les cours d’une académie militaire anglaise.
Nommé chef d’état-major général (1964), c’est à ce titre que Levi Eshkol, ayant peu d’expérience militaire, l’appela à diriger l’armée lors de la guerre des Six Jours (1967). Vainqueur de l'Égypte, de la Syrie et de la Jordanie, il fut alors regardé comme un véritable héros national.
Nommé ambassadeur à Washington (1968-1973), il renforça les liens avec les Etats-Unis en insistant sur la dimension stratégique de l'alliance entre les deux pays : celle-ci devait dépasser le cadre idéologique et sentimental traditionnel pour refléter la communauté d'intérêt.
 
Elu député travailliste à la Knesset (1973), il rejoignit le gouvernement en tant que ministre du Travail, fut élu dirigeant de son parti politique et succéda à Golda Meir en tant que Premier ministre (1974). Contraint à la démission consécutive à deux crises, il rejoignit les rangs de l’opposition de gauche et, à partir de 1984, prit le portefeuille de Ministre de la Défense dans plusieurs gouvernements d'union nationale, et mit en place des mesures radicales pour contrer la la première Intifada (1987-1993).
 
De nouveau porter à la fonction de Premier ministre (1992), son mandat prit une dimension historique lorsqu'il signa les accords d'Oslo (13 septembre 1993) qui créaient l'Autorité palestinienne et cédaient, pour la première fois, un contrôle partiel de certaines zones de la bande de Gaza et de la Cisjordanie aux Palestiniens. Yasser Arafat renonça alors officiellement au recours à la violence et reconnut Israël dans une lettre officielle. En retour, Rabin reconnut l'OLP.
La poignée de main historique entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat lors des accords d’Oslo © The White House — gpo.gov
► Lea Rabin (1928-2000)
Après la mort de son mari, elle demanda à, Shimon Pérès, qui assurait l’intérim, de provoquer des élections législatives anticipées pour profiter de l’élan suscité par l’assassinat de son mari. Mais Shimon Pérès ne provoqua pas d'élections anticipées et, en mai 1996, le parti travailliste, encore favorable à la paix, fut battu par le chef du Likoud, Benjamin Netanyahu, ennemi juré de Leah Rabin qui lui reprochait d’être responsable de la mort de son mari par les campagnes de diffamation qu’il avait lancées contre lui.
Lea se consacra ensuite à une fondation et un centre dédiés à mémoire d’Yitzhak Rabin, et à la promotion de la paix entre israéliens et palestiniens.
Tombe d’Yitzhak Rabin en 1995 © SqueakyMarmot
De nos jours © MCP
© MCP
(*) commentaire(s)
16 décembre 2018
En 1994, il signa également le Traité de paix israélo-jordanien.
La même année, en partage avec Shimon Pérès et Yasser Arafat, le prix Nobel de la Paix lui fut décerné.
Rabin voulait terminer la tâche de la construction d’Israël en le dotant de frontières fixes et nettes et profiter pleinement d’une légitimité internationale. Seule la paix avec ses voisins immédiats, Syrie et Palestine, pouvait contenir la menace existentielle de l’est : l’Iran et l’Irak. Depuis, que de bouleversements qu’il n’a pas connus…
 
Mais si la magnifique avancée que représentaient les accords d’Oslo porteurs d’espoir, lui valut d’être considéré comme un héros de la paix par une partie de la population, d’autres, telle l’extrême-droite, le perçurent comme un traître ayant renoncé à une part du territoire promis dans la Bible au peuple juif.
Toutefois, grâce au soutien députés Arabes israéliens de la Knesset, s’il put maintenir son gouvernement, il ne put empêcher la haine de l’emporter.  
 
Le 4 novembre 1995, alors qu’il finissait de prononcer un discours à Tel Aviv, Yigal Amir, adhérant à une version idéologiquement radicale du sionisme religieux, et contre le processus de paix
« au nom de Dieu », l’abattait de deux balles.  
Parmi toutes les conséquences de cet assassinat, le processus de paix israélo-palestinien a été grandement freiné et a davantage creusé le fossé entre les religieux et les laïcs dans la société israélienne. Depuis, rares sont ceux qui entrevoient l’avenir avec optimisme, et biens malins ceux qui sauraient dire quand et à quel prix se terminera ce conflit.  
 
Yitzhak Rabin fut inhumé dans la division des Grands leaders de la Nation au cimetière du Mont Herzl de Jérusalem. En 2005, sa tombe fut profanée : « Chien d'assassin » laissèrent écrit les profanateurs. A ses côtés, repose sa femme, Lea Rabin.
Depuis, la sépulture du couple se présente sous la forme de deux monuments l’un noir, celui d’Yitzhak Rabin, et l’autre blanc, celui de Lea Rabin.
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par Marie-Christine Pénin
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