Le 30 juin 1559, lors d’un tournoi, alors qu’il avait jouté à plusieurs reprises, Henri II refusa de reporter au lendemain sa dernière joute contre Gabriel de Montgomery, capitaine de sa garde écossaise et, malgré les réticences de ce dernier, lui ordonna de courir contre lui.
Montgomery s’exécuta et blessa mortellement le roi. Le pardon que lui accordât Henri II sur son lit de mort ne changeât rien aux faits : jusqu’au dernier de ses jours, Gabriel restait dans l’esprit de tous un « régicide ».
Sources: Montgommery le régicide d'Alain Landurant -Ed. Taillandier - 1988-
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RETOUR PERSONNALITES LIEES A HENRI II
MONTGOMERY Gabriel de Lorges, comte de (v. 1530 ­ 26 juin 1574)
Trois ans plus tard, figurant en bonne place sur la liste des huguenots à massacrer lors de la Saint-Barthélemy, là aussi Gabriel ne réchappât du traquenard que d’extrême justesse.
Sa bravoure sera sa perte.
 
Enfermé dans Domfront où il résistait désespérément au blocus du maréchal de Matignon, Gabriel, ne voulant pas abandonner ses hommes, refusa de suivre Agrippa d’Aubigné venu l’aider à s’enfuir.
Le 26 mai 1574, après dix-sept jours de siège, Gabriel fut contraint de se rendre. A-t-il vraiment cru que Catherine de Médicis ratifierait les engagements du maréchal de Matignon qui lui avait garanti la vie sauve ? Charles IX, qui venait de mourir, avait clairement précisé ses volontés à son égard, il ne fallait pas « qu’on laissat eschapper le comte de Montgommery de peur qu’il ne troublast encore une fois le royaume de France ».
 
Incarcéré à la Conciergerie le 16 juin, torturé, son procès fut instruit avec une telle célérité qu’il ne reste aucune trace de la procédure. Convaincu de crime de lèse-majesté, il fut condamné à « être décapité et son corps mis en quatorze quartiers…à souffrir en son corps les peines susdites ainsi qu’à l’exécution en suivist et encore à avoir la question extraordinaire ». En outre, un édit royal condamnait sa famille à être dégradée de noblesse et à avoir ses biens confisqués.
 
Avant de partir pour son supplice, Gabriel refusa de recevoir la foule de théologiens voulant œuvrer pour le salut de son âme et resta inébranlable dans sa foi protestante. Il voulait juste mourir dans la grâce de Dieu.
Sur la place de Grève, envahit par une foule venue voir l’exécution du « régicide du roi Henri »,  il croisa le regard d’Agrippa d’Aubigné sur sa monture à qui il adressa un dernier petit sourire. Il monta à l’échafaud avec un calme inaltérable. Il s’adressa à la foule mais ses paroles furent vite interrompues par le roulement de tambour. La sentence fut exécutée.
Le 28, sa tête, qui avait été exposée sur une pique, fut retirée sur l’ordre de Catherine de Médicis qui avait, dit-on, assisté à l’exécution du palais de justice… Si tel est le cas, à quelle vengeance enfin assouvie pensait-elle vraiment en regardant ce sinistre spectacle ?
Fuyant en Angleterre, il noua une amitié sincère avec Elisabeth Ire et se convertit au calvinisme. Son retour en France marqua son ralliement aux Réformés dont il devint l’un des principaux chefs de guerre. Défi permanent pour la monarchie, il était un homme à abattre.
 
Au soir de la bataille de Jarnac,  Charles IX et sa mère, Catherine de Médicis, jubilaient : le prince de Condé était mort et Montgomery le serait aussi ! Double réjouissances prématurées, car Gabriel avait été sauvé in extremis par La Rochefoucauld.
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par Marie-Christine Pénin
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