RETOUR PERSONNALITES LIEES A HENRI II
Le massacre de la Saint-Barthélemy (détail) par François Dubois
La rotonde des Valois surmontée d’un dôme ici restitué mais <br>jamais construit. A droite : la basilique (archives  départementales de Seine Saint-Denis)
Tombeau d‘Henri II et de Catherine de Médicis dans la rotonde des Valois
Le Tombeau d‘Henri II et de Catherine de Médicis (1559-1573) Au lendemain de la mort de son mari,  Catherine commanda au sculpteur Primatice de lui bâtir un tombeau somptueux. Celui-ci en  confia  ses plans à Germain Pilon. Mais celui-ci meurt en 1570 avant d‘avoir terminé les travaux. Jean Bullant prit la suite et termina l‘oeuvre  en 1573. Ce petit temple  est directement inspiré des pratiques italiennes, notamment dans l‘utilisation des marbres de différentes couleurs.
Effigies d‘Henri II et de Catherine de Médicis (Basilique Saint-Denis)
Fille de riches banquiers florentins, François Ier avait choisi cette union intéressante mais dépourvue de grandeur, pour son fils Henri qui n’était pas sensé régner.
 
Pour Catherine, instrument de l’ambition des Médicis, la réalité était bien âpre. Aimant son mari, ce fut les poings serrés qu’elle accepta d'intolérables humiliations dues à l’amour qu’Henri portait à Diane de Poitiers qu’elle voyait gouverner le pays et son lit.
Et pourtant, paradoxalement, c’est à sa rivale que Catherine dut d’être restée unie à Henri. De la part de Diane de Poitiers, il ne s’agissait pas d’un excès de bonté mais plutôt d’une bonne dose de bons sens. Il valait mieux pousser le roi dans la couche conjugale d’une femme qu’il n’aimait pas, plutôt que de prendre le risque de se voir répudier et remplacer par une petite merveille dont il aurait pu tomber amoureux. On sait ce que l’on perd, mais pas ce que l’on gagne ! Moyennant cette « bienfaisante » attention, Catherine donna naissance à dix enfants. Quand on pense que bien des années auparavant, son peu empressé d’époux avait retenu la stérilité comme motif pour une éventuelle répudiation !
 
Si la mort brutale d’Henri II la frappa douloureusement, elle lui permit de prendre sa revanche sur son insupportable rivale et de pouvoir, enfin, endosser le rôle à sa mesure que lui a destiné l’Histoire.
 
La courte durée de vie de ses trois fils, conjointement à sa longévité,  permirent à Catherine durant trente ans, presque jour pour jour, de couvrir moralement les règnes de François II, Charles IX et à quelques mois près celui d’Henri III même si ce souverain s’octroya une indépendance vis à vis de sa mère que ne connurent pas ses frères.
 
Au nom de l’originalité historique, on ne peut défaire une réalité : Catherine, mi-ange mi-démon pour le royaume de France, demeure une des plus grandes personnalités de notre Histoire.
C’est à son nom que sont rattachées les heures sanglantes des guerres de Religion. C’est à son nom qu’est rattaché le sentiment d’une louve défendant toutes griffes dehors le patrimoine de ses enfants utilisant tous les moyens pour y parvenir, car c’est aussi à son nom qu’est rattachée l’ombre menaçante des philtres en tous genres, des poisons et des prédictions effrayantes.
C’est bien à elle aussi qu’est rattaché le souvenir d’intrigues et d’assassinats dans les sombres couloirs de notre passé et dont la littérature s’est emparée avec délectation, imprimant dans notre mémoire une époque où l’esprit de Dieu semble s’être égaré dans les desseins humains.  
 
Catherine et ses fils c’est le rouge du sang, c’est l’or du faste et d’une cour brillante. Catherine et ses fils c’est huit guerres civiles où faire coexister deux religions relève alors de la gageure.
Catherine et ses fils ce sont les Valois qui disparaissent mais un Etat qui demeure.  
La rotonde des Valois
Tombeau de Catherine de Médicis et d'Henri II dans la rotonde
L’immense mausolée, qui répondait à la volonté profonde de Catherine de n’être point séparée dans les prières et le souvenir de la postérité de ceux qu’elle avait aimés, était l'oeuvre de Germain Pilon. Il  nécessita treize années de travail et fut achevé en 1570. La rotonde fut détruite en 1719.  Les dépouilles des Valois qu'elle abritait furent déplacées dans la basilique traditionnelle.
 
En 1793, la sépulture fut violée et, en 1817, ses restes furent déposés dans l'ossuaire, sauf…une jambe, ayant la réputation de posséder « une finesse et un ensemble de lignes admirables », fut récupérée par le sieur Bruley, receveur des domaines à Saint-Denis qui ne put s’empêcher de s’emparer de ce souvenir macabre. On s’en doute, le souvenir avait perdu de son attrait d’antan.
C’est ainsi que quelques temps plus tard,  la relique momifiée trouva son ultime refuge dans les vitrines du musée Tavet Delacour de Pontoise. Des vitrines, elle passa à la réserve d’où, elle n’est dorénavant sortie que lors d’exceptionnelles occasions comme une exposition des collections (très rares) ou sur demande écrite
Merci à E. Le Marchand pour la photo
Merci à E. Le Marchand pour la photo
Effigies du roi et de la reine à Saint-Denis. Merci à E. Le Marchand pour la photo
(*) commentaire(s)
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CATHERINE DE MEDICIS (1519 - 5 janvier 1589) Reine de France: épouse d'Henri II
Basilique Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
Cœur : Couvent des Célestins (Paris)
C’est à Blois, lors d’une tournée de propagande pour affermir le trône de son fils Henri III, que mourut la reine mère. L’histoire est célèbre. Enfermée dans ses croyances en les horoscopes, Catherine, à qui l’on avait prédit qu’elle mourait en face de Saint-Germain avait tout fait pour fuir un face à face avec tout monument portant ce nom. Mais, fin 1588, lorsque malade à Blois elle reçut les derniers sacrements d’un prêtre de cette ville, s’inquiétant du nom de l’ecclésiastique, celui-ci répondit : « Madame, je m’appelle Julien de Saint-Germain » la reine mère, sans doute tétanisée par la véracité de la prédiction s’éteignit quelques jours plus tard.
 
L’autopsie n’ayant révélé aucune trace de poison, Brantôme en conclut qu’elle était « crevée de dépit ». En l’occurrence le dépit avait le poumon attaqué ainsi qu’un abcès et du sang répandu dans la cervelle.
 
Le corps fut embaumé et placé dans des cercueils de plomb et de bois. Puis, son effigie de parade fut exposée au peuple qui accourait de partout pour la voir. Après quatre semaines de ce simulacre, le roi fit célébrer les obsèques le 4 février en l’église Saint-Sauveur de Blois qui fut totalement détruite en 1793.
 
Restait maintenant à s’occuper de son inhumation officielle à la basilique Saint-Denis dans la magnifique chapelle des Valois qu’elle avait fait édifier de son vivant. S’inspirant du panthéon et du Tempietto de Bramante à Rome et des baptistères de Pise et de Florence, cette œuvre toute simple ne mesurait pas moins de 30 mètres de diamètre !
 
Mais les parisiens ne l’entendaient pas de cette oreille. Rendant Catherine responsable de l’assassinat d’Henri et de Louis de Guise, ils menaçaient de jeter son corps à la voirie ou à la rivière si celui-ci s’arrêtait à Paris, passage pourtant obligatoire lors des cérémonies funèbres royales. On préféra attendre que le peuple soit en de meilleures dispositions qui, à défaut de pouvoir s’en prendre au cadavre de Catherine, s’attaqua aux sépultures des mignons d’Henri III. La ville de Blois n’ayant pas d’embaumeurs, l’odeur devenant vite insoutenable, Catherine fut inhumée presque à la sauvette, en l’église Saint-Sauveur sans qu’aucune épitaphe spécifique ne signalât son emplacement ce qui fit dire à Pierre de l’Estoile :
« Adorée et révérée de son vivant comme la Junon de la Cour, elle n’eut pas plutôt rendu l’âme, qu’on n’en fit pas plus de compte que d’une chèvre morte ».
 
On attendit ainsi vingt et un ans. Ce n’est qu’en 1610 que la duchesse Diane de France, bâtarde dHenri II et de Filippa Duci sa maîtresse piémontaise, fit transférer les restes de l’épouse légitime de son père vers la rotonde des Valois à Saint-Denis.
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par Marie-Christine Pénin
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au 10 juin 2017
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