RETOUR PERSONNALITÉS LIÉES A L’INDUSTRIE
22 janvier 2012
RENAULT Louis (1877 – 24 octobre 1944)
Cimetière d'Herqueville (Eure)
L’aventure commença en 1898 dans un petit atelier aménagé dans la maison de ses parents à Billancourt où il construisit sa première voiture : la voiturette Type A.
 
Sur les conseils de son frère Marcel il continua la fabrication de ces voiturettes et fit breveter en 1899 la boîte de vitesse à prise directe et le changement de vitesse par baladeurs. La même année, avec ses frères Marcel et Fernand, il fonda la société « Renault Frères ».
Les frères Renault
La voiturette Type A
Travailleur acharné, Louis apporta le même soin à ses voitures que s’il s’agissait d’engins plus puissants. En récompense de ses efforts, elles gagnèrent toutes les courses de l’époque.
Malheureusement l’une d’entre elles provoqua la mort de Marcel en 1903.
En 1908, pour des raisons de santé, Fernand céda ses parts de l'entreprise Louis, qui la rebaptisa Société des Automobiles Louis Renault
Et le bricoleur de génie de se transformer en industriel. Comme son concurrent André Citroën, il se rendit aux Etats-Unis pour visiter les usines d’Henry Ford.
 
La Première Guerre mondiale fut l’occasion de participer intensivement à l'effort de la guerre : voitures, camions, tracteurs, obus et fusées, éléments de fusils et de canons, des moteurs d'avion et même des appareils de reconnaissance et surtout le premier char mitrailleur léger Renault FT 17 dont les qualités remarquables contribuèrent à la victoire finale de 1918, sortirent de l’usine.
Char mitrailleur léger Renault FT 17
L'île Seguin à Boulogne-Billancourt
Merci à Roger Duchemin pour la photo
Merci à Roger Duchemin pour la photo
Marcel Renault (1872 - 1903)
Cimetière de Passy (Paris)
Le complice des débuts de l’aventure trouva la mort lors de course automobile Paris-Madrid. Suite à cet accident, Louis renonça aux courses.
 
1903. Il faut imaginer les courses de l’époque avec des routes sans revêtement, dans des nuages de poussière soulevés par les bolides, le tout au milieu d'un public déraisonnable qui ne réalisait pas le danger. C’est ce type d’imprudence qui coûta la vie à plusieurs pilotes dont Marcel au volant de la voiture n° 63.
Marcel Renault quelques kilomètres avant l'accident  fatal.
Après l'accident
Le monument commémoratif
Sur la RN10, une stèle rappelle l'accident tragique. On peut lire, sur la plaque, les mots suivants :
"A la mémoire de Marcel Renault, mort le 26/05/1903" et "Commémoration de la course Paris-Madrid en 1972, 1983, 1993 par Renault SA et le club des amateurs d'anciennes Renault".
 
Marcel Renault fut inhumé au cimetière de Passy où lui fut érigé un monument aujourd'hui disparu. Seule une dalle marque l'emplacement de sa tombe où il repose toujours.
Après l'accident
La tombe de Marcel Renault. MCP
(*) commentaire(s)
Devant l’extrême pénibilité des conditions de travail, il se fit paternaliste. A la fin de la guerre il imagina plusieurs projets sociaux, notamment l'accession à la propriété de la classe ouvrière, le développement des transports périurbains, la création de cités-jardins ou encore l'institution de commissions régionales paritaires, patronales et ouvrières. Sa contribution exceptionnelle à la victoire des Alliés fit de lui un héros international et décupla l'image de l’entreprise dans le monde.
 
En 1929, la symbolique île Seguin de Boulogne-Billancourt devint un véritable empire où s’activaient des milliers de personnes. Sa gestion prudente et la solidité de son assise industrielle et financière lui permirent de passer outre la crise de 1929.
Pour les amateurs, le lien qui suit mène à un Reportage Pathé-Journal de Jean Loubignac de 1934 (extrait du site Louis Renault). Une plongée dans l'usine de l'époque. Bien qu'un peu long (n'hésitez pas à accéler le mouvement), il ne manque vraiment pas d'intérêt, rien que pour la façon de traiter un documentaire (toute une époque !) à la gloire  de Renault. (Merci à Roger Duchemin pour l'indication de ce lien).
http://www.louisrenault.com/index.php/films
La faillite d’André Citroën, son plus rude adversaire avec lequel il se livra à un duel acharné, lui laissa le champ libre. Par crainte des difficultés de fusion au profit de l'industriel Michelin, Louis Renault avait refusé de reprendre son concurrent.
1936 : Voir à nationalisation.
 

La nationalisation
 
En 1935, pacifiste convaincu mais fasciné par la modernisation de l'Allemagne nazie, il tenta de convaincre Adolf Hitler  que le seul moyen de préserver la paix en Europe est une entente économique entre les deux pays dans le cadre d'un accord franco-allemand.
En mai 1940, alors qu’il se trouvait aux Etats-Unis, la Wehrmacht réquisitionna ses usines qui passèrent sous le contrôle de l’administration  allemande et  sous la tutelle de Daimler-Benz.
 
A la libération, la presse écrite se déchaîna contre Louis Renault accusé de collaboration avec les Allemands. Incarcéré à la prison de Fresnes, mis au secret et battu à maintes reprises par des FTP qui l'incriminaient de « commerce avec l'ennemi », sa santé, déjà fragile, n’y résista pas. Il mourut un mois plus tard à la clinique Saint-Jean-de-Dieu (Paris) avant son procès.
Le 16 janvier 1945, trois mois après sa mort, l’entreprise fut nationalisée sous le nom de « Régie nationale des usines Renault ».
 
Mais pour d’autres, les véritables raisons sont plus anciennes. Patron absolu, très dur avec les syndicats et notamment avec les membres du parti communiste, l’année 1936 avait été l’occasion de violents affrontements à Billancourt où les deux tiers des ouvriers étaient communistes. Inacceptable pour Louis Renault qui, en 1938, licencia 1800 personnes appartenant aux syndicats et/ou au parti. Non content de les renvoyer, en prévenant des employeurs potentiels, le travail était plus difficile à trouver.
Après cette lutte sans mercie et la victoire du Front populaire aux législatives de 1936 les ouvriers de Renault devinrent les leaders de l'amélioration des conditions de travail et de la lutte ouvrière syndicale en France.
 
A la libération, le vent avait tourné et l’heure de la revanche sonné. Le « seigneur de Billancourt » était à abattre.
Dans une France où le mythe fondateur de la République sauvée était la Résistance et ses héros, ceux considérés comme collaborateurs et traîtres n’avaient pas leur place. Le cas de Louis Renault n’est en fait pas si simple.
 
Le 29 juillet 1967 une loi a reconnu le droit à l'indemnisation partielle de Jean-Louis Renault, unique héritier direct de Louis Renault vis-à-vis de biens personnels non industriels.
En 2011 et 2012 Le Tribunal de grande instance de Paris puis la cour d'appel de Paris se déclarèrent incompétentes pour répondre à la demande d’indemnisation de ses petits-enfants.
L’usine de l’île Seguin ferma en 1992.
 
Louis Renault fut inhumé dans le petit cimetière  d'Herqueville où il possédait une propriété. Sa tombe est très simple.
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par Marie-Christine Pénin
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