RETOUR IIIe REPUBLIQUE
FAURE Félix (1841 – 16 février 1899)
Cimetière du Père-Lachaise, 4ème division (Paris)
► 7ème président de la République française du 17 janvier 1895 au 16 février 1899
- Succède à Jean Casimir-Périer
- Suivi de Emile Loubet
Négociant en cuir au Havre où il fonda la société, « Félix Faure et Cie », intégré dans une loge maçonnique, la vie de Félix Faure s’enracina de façon remarquable dans sa ville d’adoption.
En pleine guerre franco-prussienne, il fit pour la première fois acte de candidature aux élections municipales des 6 et 7 août 1870 et fut chargé de la défense du Havre.
 
Opposant à Napoléon III, à la chute de ce celui-ci il fut un ardent défenseur du nouveau régime, la IIIème République.
Funérailles de Félix Faure
Arrivée du corps au Père-Lachaise. Cliché Chambroy
MCP
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19 octobre 2012
Marguerite Steinheil (1869 – 17 juillet 1954)
Crématisée et cendres dispersées dans le jardin du souvenir du crématorim de Downes à Brighton, Sussex (Angleterre)
Félix Faure avait rencontré Marguerite Steinheil en 1897. Issue de la famille des industriels Japy, elle avait épousé Adolphe Steinheil, peintre très académique, au succès confidentiel bien que neveu de Meissonier, et auquel Félix Faure confia la commande officielle d'une toile monumentale intitulée
« La remise des décorations par le président de la République aux survivants de la redoute brûlée. »  
C’est ainsi que le président se rendit souvent à la villa « Le vert logis », au no 6 bis de l'impasse Ronsin dans le 15ème arr. de Paris où résidait le couple et où « Meg » tenait un salon fréquenté par le Tout Paris. Femme volage et du monde, après la mort de Félix Faure, elle cumula les amants généreux sous le nez de son mari  complaisant puisqu’ils faisaient bouillir la marmite. Meg détestait Adolphe et aspirait à autre vie.
 
Le  scandale de l’Elysée était  demeuré caché à l'opinion publique mais refit surface en 1908 lorsqu'une autre affaire touche Marguerite. Le 31 mai, une domestique découvrit le corps d’Adolphe Steinheil étranglé, celui de la mère de Marguerite, morte d’une crise cardiaque, et Marguerite bâillonnée et ligotée à un lit.
L’ancien salon mondain du « Vert logis » venait de se transformer en scène de crime suite à un cambriolage qui aurait mal tourné selon le témoignage peu convainquant de Marguerite. Si peu convainquant, si incohérent et tellement emmêlé de versions différentes que de victime elle devint suspecte et fut arrêtée.
 
Le 3 novembre 1909, le procès s'ouvrit devant les assises de la Seine où Marguerite, « Veuve rouge drapée de noir », fit son apparition.  Ravissante, vedette incontestée d’un procès très médiatisé qui passionnait, Marguerite, véritable Sarah Bernhardt des assises, brouilla les pistes à merveille. Des raisons de se débarrasser de son mari, elle en avait au moins pour épouser son amant du moment, un riche industriel.  L’opposition l’accusa d’avoir empoisonné Félix Faure.
Mais, malgré ses mensonges, faute de preuves tangibles, Marguerite fut acquittée.
Elle partit vivre à Londres sous le nom de Mme de Serignac. Après avoir rédigé ses mémoires en 1912, en 1917, elle épousa Robert Brooke Campbell Scarlett, 6e baron Abinger. Veuve en 1927, Lady Abinger mourut dans une maison de repos à Hove.
Crématisée au crématorium de Downes à Brighton, ses cendres furent dispersées dans le jardin du souvenir.
Jardin du souvenir du crématorium. Photo hurk http://www.panoramio.com/
Photo hurk http://www.panoramio.com/
Merci à Marie Beleyme pour ses informations sur le lieu de sépulture de Marguerite Steinheil.
(*) commentaire(s)
Et Adolphe Steinheil ? Il fut inhumé près de son père dans le cimetière L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne)
La rumeur populaire colporta qu’il tomba victime d’une gâterie ayant provoqué un orgasme fatal. Et Marguerite de devenir « la pompe funèbre »…
Les circonstances croustillantes du décès prirent rapidement le pas sur la tragédie d'une mort subite. On rapporta que l'abbé qui fut mandé par son entourage pour lui administrer les derniers sacrements, demandant à son arrivée : « Le président a-t-il toujours sa connaissance ? » se serait entendu répondre : « Non, elle est sortie par l'escalier de service ! ».
On attribue aussi à Georges Clemenceau ce mot d'esprit : « Il voulut être César, mais il ne fut que Pompée. » et jusqu’au directeur de l’Aurore qui déclara : « En entrant dans le néant, il a dû se sentir chez lui »…
Comme hommage politique on a fait mieux !
La presse, les chansonniers s’en donnèrent à cœur joie : le quolibet fut à l’honneur sans qu’aucun ne soit retenu comme épitaphe…Dommage, car certains étaient des plus savoureux.
 
Des obsèques nationales furent décrétées pour le 23 février. C’est ce jour là que choisit la Ligue des patriotes pour une tentative de coup d’État fomenté par Paul Déroulède, qui essaya en vain de faire prendre d'assaut le palais présidentiel.
Une foule innombrable assista au passage du convoi funèbre.   Après un office en la cathédrale Notre-Dame de Paris, Félix Faure fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Sa tombe est ornée d’un gisant en bronze de René-Félix de Saint-Marceaux le représentant recouvert en partie par le drapeau français.
 
Avec lui repose :
 
Berthe Faure (1842 – 1920)
Femme effacée, elle vouait une véritable adoration à son cavaleur de mari qui pourtant lui imposait de marcher vingt pas derrière lui lorsqu'elle l'accompagnait dans ses déplacements pendant qu'il paradait. Elle fermait pudiquement les yeux sur sa faiblesse charnelle, comme elle ferma ceux de Félix qu’elle rejoignit dans la tombe après avoir terminé sa vie dans une grande indifférence.  
Elu député de la Seine-Inférieure de 1881 à 1885, de 1885 à 1889, de 1889 à 1893 et enfin de 1893 à 1895, il fut nommé sous-secrétaire d'État aux Colonies dans plusieurs cabinets successifs, puis sous-secrétaire d'État à la Marine et enfin ministre de la Marine.
Elu président de la République, à la suite de la démission de Casimir-Perier, sa présidence fut surtout marquée par le rapprochement avec la Russie de Nicolas II dans le cadre de l’Alliance franco-russe,  l'expansion coloniale, notamment avec la conquête de Madagascar, tandis que la crise de Fachoda tendait les relations diplomatiques avec le Royaume-Uni (1898),  et l’affaire Dreyfus. Bien que progressivement convaincu de l’innocence du capitaine, il resta hostile à une révision du procès.
 
Félix aurait aimé marquer son temps. Ce fut surtout par son amour du faste qu'il le fit. Réduit à une fonction de représentation, dont il s'accommodait fort bien, l’une de ses grandes préoccupations se concentrait sur son apparence ce qui lui valut le surnom de "Président Soleil", par certains de ses contemporains. Rien n'était trop beau : redingote, haut de forme, habit à toute heure, mais aussi calèche à six chevaux, précédée et suivie de pelotons de cuirassiers.
 
Mais, plus que tout autre évènement, celui qui marqua sa vie dans la mémoire collective, fut sa mort.
 
Coureur de jupons notable, Félix s’était jeté sur ceux de Marguerite Steinheil, épouse volage du peintre Adolphe Steinheil. Le 16 février 1899, en fin d’après-midi, elle vint le visiter dans un salon de l'Elysée comme elle en avait l'habitude. Quelques instants après,  les domestiques se précipitèrent pour répondre à des coups de sonnette et découvrirent le président râlant, allongé sur un divan, tandis que sa maîtresse réajustait ses vêtements en désordre. On dit même qu'elle en oublia son corset.
Le souci de la performance étant vieux comme le monde, à défaut de Viagra les petites pastilles aphrodisiaques à base de cantharide et autres mélanges toniques avaient la réputation d'être efficaces.  Et Félix en usait. A-t-il au moins connu l’extase avant de mourir quelques heures plus tard d'une congestion cérébrale ?
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par Marie-Christine Pénin
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au 10 juin 2017
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