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► Poète français
Fête à Quimper (1925)
La 44ème division du cimetière parisien d'Ivry. MCP
Max Jacob souhaitait être inhumé « religieusement, aussi humblement que possible, dans le cimetière de Saint-Benoît-sur-Loire ». Le 4 mars 1949, on procéda à son exhumation. Son identification certaine, il prit le chemin de sa dernière demeure en fourgon où il arriva le soir. Le cercueil fut déposé dans la crypte de la basilique pour la veillée funèbre.
Obsèques de Max Jacob
Ses obsèques eurent lieu le lendemain en présence de l’évêque d’Orléans et de ceux de ses amis qui avaient pu braver le froid intense, la neige et le verglas.
 
Puis le poète fut inhumé dans le petit cimetière de son village, près de l’abbatiale où il aimait aller prier. On y trouve d’ailleurs une plaque au sol : « Ici priait Max Jacob : 1921-1944. Magnificat »
Ici priait Max Jacob...Photo: Jaufré Rudel (Flickr)
Photo Farm9 (Flickr)
Sources principales :
- Article  de CHAUDEY MARIE - Publié le 4 août 1994 - La Vie n°2553
- Association des Amis de Max Jacob
(*) commentaire(s)
26 novembre 2012
JACOB Max (1876 – 5 mars 1944)
Cimetière de Saint-Benoît-sur-Loire (Loiret)
Jouant avec les mots, défiant la pensée cartésienne, sensible jusqu'à l'excès, pudique jusqu'à l'ascèse,  il était aussi peintre, pour le plaisir et pour survivre.
En 1917, avec la publication du Cornet à dés, poèmes en prose, Max Jacob jeta aussi les bases de l’art nouveau, en digne précurseur des surréalistes.
A la fois bon vivant et mystique, homme de chair et homme de foi, bouffon et un jour martyr, cette personnalité protéiforme et déroutante était vouée à agacer ou à séduire.
 
Sa conversion bruyante au catholicisme, suscita bien sûr l’ironie, mais elle était profonde et sincère. Il se dévergondait dans les "mauvais lieux" de Pigalle et, pour se faire pardonner, grimpait sur les genoux les escaliers qui conduisent au Sacré Coeur où il servait la messe du matin.Du bordel à l'autel il menait ainsi une vie de misère et de repentir.
Baptisé en 1915, avec Picasso comme parrain, il quitta Paris et ses tentations en 1921 pour Saint-Benoît-sur-Loire, afin de "sauver (son) âme". Il logeait au monastère, alors désaffecté, et vivait, dans la modeste compagnie de l’abbé local, une existence rythmée par le rituel quotidien de la pratique religieuse. Les offices, le catéchisme des enfants et les méditations, auxquelles le poète s’astreignait, jalonnaient le temps de l’écriture tout en entretenant une énorme correspondance avec ses anciens amis.
 
Pourtant en 1928, lassé de son chemin de croix de pénitent, Max Jacob renoua avec la vie parisienne glorieuse et agitée pour revenir en 1936 dans le silence et le mysticisme de Saint-Benoît qui fut le témoin de son martyr.
 
En février 1943, Gaston, son frère aîné fut déporté à Auschwitz Birkenau et gazé dès son arrivée au camp.
Bien que conscient de tous les dangers, il refusa toutes les offres nombreuses de le cacher, de le faire passer en zone libre  ou de lui procurer de faux papiers. Il travaillait toujours intensément : lettres, peintures, poèmes et son énorme correspondance le montre alors partagé entre la colère et le désespoir.
 
De retour à Saint-Benoît, où il se sentait connu, aimé, protégé en dépit du harcèlement des miliciens, des gendarmes et de la Gestapo, le poète ne le quitta plus le village.
En janvier 1944, ce fut au tour de sa plus jeune sœur d’être déportée et elle aussi de disparaitre dès son arrivée à Auschwitz.  
Obsédé par l’arrestation de sa sœur « préférée » sa correspondance poétique avait laissé place à l’angoisse et à la détresse. Il  tenta vainement de faire intervenir des amis pour la sauver.
 
Le 24 février Max était arrêté à son domicile par la gestapo d’Orléans.  Incarcéré dans des conditions sordides à la prison militaire d’Orléans,  il s’occupa des détenus et se dévoua auprès des malades, mettant son sens de la dérision au service de leur distraction.
 
Le 28, ce fut la déportation en train vers Drancy pendant laquelle il montra des signes de fatigue.  Dès son arrivée au camp, il fut inscrit pour le prochain convoi pour Auschwitz. Très malade, il fut admis à l’infirmerie où il mourut le 5 mars.
Le 6 son acte de décès était enregistré à la mairie de Drancy.  Pendant quelques jours on le crut vivant, on crut à sa libération au point qu’à Saint-Benoît on se préparait à l’accueillir.
 
Le 11 mars,  Max Jacob fut inhumé, par l’Union Général des Israélites de France chargé des décès à Drancy, dans une fosse du cimetière parisien d’Ivry (et non d’Ivry comme je le vois écrit presque partout), située dans la division 44.
Son portrait, œuvre de son ami René Iché réalisée en 1935, orne sa tombe.
 
La plaque qui indique sa sépulture à l’entrée du cimetière a repris un de ses poèmes :
Allons ! Découpez-moi un bon morceau de marbre
avec dessus mon nom en lettres d’or,
vous planterez auprès tel ou tel arbre
N’oubliez pas la date de ma mort
 
Jean Cocteau avait un jour écrit : « Je dirai de Max Jacob que c’est un grand poète si ce n’était un
pléonasme… ».
Max Jacob fait partie des personnalités honorées au Panthéon, même s'il n'y repose pas
Mais quel drôle de paroissien que ce peintre-poète à la fois breton, juif et converti après l’apparition d’un Christ de lumière sur le mur de sa chambre qui bouleversa l’âme de l’artiste en 1909.
 
Enfant fragile et nerveux, né à Quimper, adolescent tourmenté par une homosexualité cachée, Max Jacob fut l’homme de tous les contrastes.
A Paris, il découvrit la révolution cubiste, rencontra Picasso en 1901 et comptaient, entre autres, Apollinaire, Modigliani parmi ses amis. Rapidement, il devint l’animateur, le pitre mondain, le clown des légendaires nuits de Montmartre qui posa pour Dali. Il se lia aussi par la suite avec Jean Moulin, alors jeune sous-préfet, créateur et amateur d’art
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par Marie-Christine Pénin
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