RETOUR BEAUX-ARTS
► Peintre, dessinateur et sculpteur espagnol.
PICASSO Pablo (1881 – 8 avril 1973)
Château de Vauvenargues (Bouches-du-Rhône)
Fils d’un peintre et professeur de dessin, Don José Ruiz y Blanco qui l’encouragea dans la voie artistique, après s’être formé à l’école des Beaux-Arts de Barcelone, il se rendit à Paris en 1900 où il découvrit les œuvres de Toulouse-Lautrec, Cézanne, Degas et Gauguin.
 
Rapidement, ses toiles se vendant, il abandonna le patronyme paternel pour celui de sa mère, Picasso.
Très touché par le suicide de son ami le peintre Carlos Casagemas (1880-1901), il réalisa plusieurs portraits de lui qui inaugurèrent la période Bleue (1901-1904), couleur qui dominait ses œuvres, mélange d’angoisse de la vieillesse, de la pauvreté et de la mort.
Le repas de l’aveugle (1904)
La période rose (1904/1905-1906), qui suivit, marqua son intérêt pour le monde du cirque avec des sujets comme des arlequins, des jongleurs et des acrobates.
Les Saltimbanques (1905)
(Washington, National Gallery)
A cette période succéda celle « africaine » qui annonçait la suivante quand il commença à créer des peintures reproduisant des sujets en formes géométriques simples. Le cubisme venait de voir le jour. Avec Les Demoiselles d’Avignon , ce nouveau style explosa en 1907. Cette même année, il fit la connaissance de Georges Braque avec lequel il développa ce courant et  travailla étroitement.
Pour répondre au problème de la représentation de ce qui existe en trois dimensions sur une surface à deux dimensions, il remplaça les codes habituels de couleurs, de volumes et de perspective par un système de signes géométriques auxquels se rajouta, par la suite, l’utilisation de morceaux de divers matériaux (cubisme synthétique), pour ne pas tomber dans l’art abstrait.
Les Demoiselles d'Avignon (1907)
(New York, Museum of Modern Art)
Retournant au classicisme (1916 – 1924), sur la demande de Cocteau, il créa les décors et costumes pour les Ballets russes de Diaghilev. Il rencontre la ballerine Olga Khokhlova, qu’il épousa et qui lui donna un fils.
 
Pour quelques portraits de famille, il retourna un temps à l’art figuratif et réaliste avant de tendre vers le surréalisme avec, par exemple, de grandes baigneuses aux corps disloqués.
En 1927, apparut une nouvelle femme dans les toiles de Picasso, sa maîtresse Marie-Thérèse Walter (1909-1977) dont il fit de nombreux portraits et sculptures.
Marie-Thérèse Walter (1937)
Et puis vint la guerre civile en Espagne et son cortège d’abominations. Bouleversé par le bombardement de la ville de Guernica, il choisit de représenter la tragédie de cette ville pour honorer la commande du gouvernement espagnol dans le cadre de l'Exposition Universelle de Paris de 1937.
Premier engagement politique de l’artiste, ce tableau monumental -symbole universel de l’horreur de la guerre, et probablement l’un de ses plus célèbres- exprime toute sa colère et sa révolte accentuées par l’absence de couleurs.
Dans cette lutte pour la paix, Picasso peignit, en 1949, la Colombe pour la paix.
Guernica (Madrid, Musée Reina Sofía)
La Colombe pour la paix (1949)
Malgré le climat austère de l’Occupation, sa créativité de ne faiblit pas. Auteur d’une pièce de théâtre, Le Désir attrapé par la queue  (1941), ses œuvres sombres, comme  Le Charnier (ou L'Ossuaire), témoignent alors de la déraison humaine .
 
Membre du parti communiste (1944), cette période s’illumina en 1946 lorsqu’il s’éprit de Françoise Gilot avec laquelle il eut deux enfants. Entre amour naissant et euphorie de la Libération, la gaité était de retour et donna Joie de vivre.
Le Charnier (ou L'Ossuaire) (1945)
Joie de vivre (Antibes, Musée Picasso)
Puis, se penchant sur une nouvelle expression artistique, il se lança dans la création à base de céramique.
Il s’attacha un temps à la réinterprétation d’œuvres de grands maîtres tels que plusieurs versions du Déjeuner sur l’herbe de Manet ou Les Femmes d’Alger de Delacroix.
Une version du Déjeuner sur l'herbe
En 1961, il partit s’installer à Mougins, en compagnie de sa seconde femme, Jacqueline Roque. C’est là qu’il s’éteignit victime d'une embolie pulmonaire.
 
Artiste protéiforme et prolifique (on estime qu’il a réalisé plus de 50 000 œuvres) au génie reconnut de son vivant, il appartient à la poignée des peintres les plus célèbres au monde et au moins une dizaine de musées sur la planète lui sont consacrés.
Sa demande de naturalisation lui ayant été refusée en 1940, Picasso était resté de ntionalité  espagnole.
 
Mort onze heures quarante-cinq, dès quinze heures, les programmes de télévision s’interrompaient pour annoncer la nouvelle.
 
La municipalité de Mougins n’ayant pas autorisé sa sépulture dans son mas Notre-Dame-de-Vie, ce fut celle de Vauvenargues qui signa l’indispensable dérogation pour qu’il puisse reposer dans la propriété qu’il y possédait.
 
Tristes funérailles sous la neige dans une ambiance familiale délétère, où sa veuve interdit la présence d’enfants et de petits-enfants du défunt. Des gendarmes mobiles bloquaient l’entrée de l’austère ancienne demeure des comtes de Provence transformée en véritable forteresse. Cela ne fut pas sans conséquences dramatiques ► Olga et Pablo.
 
Durant sa vie, Picasso avait « croqué » plusieurs  femmes dans tous  les sens du terme. Ce fut bien la dernière qui eut le mot de la fin.
Jacqueline Roque (1926-1986), épousée en 1961, elle avait incarné aux yeux de l'artiste vieillissant la beauté parfaite des femmes espagnoles et avait très jalousement veillé sur les dernières années de son mari, se suicida par arme à feu.
 
Grave et silencieuse, drapée dans une grande cape noire, elle avait accueilli la dépouille de son époux déposée dans une tombe creusée dans le roc, sur le tertre de la terrasse du château, du côté du couchant. Sa place était prévue. Tous deux reposent sous la Dame à l'offrande (ou La femme au vase), une sculpture de Picasso datant de 1933.
Château de Vauvenargues  © Gail Mooney/Corbis
© Pinterest.com
http://jomatri.canalblog.com/archives/2009/09/10/15016993.html
► Olga Khokhlova (1891-1955)
Cimetière du Grand Jas de Cannes (Alpes-Maritimes)
Ballerine, Picasso la rencontra en 1917 quand il fut chargé des décors et costumes d’un ballet des Ballets russes dirigés par Serge Diaghilev auxquels elle appartenait. Elle les quitta pour suivre l’artiste qu’elle épousa l’année suivante. Durant toutes leurs années de vie commune, elle fut un modèle important de Picasso, notamment pour le célèbre Olga Khokhlova à la mantille.
 
En 1927, alors que leur relation se dégradait depuis un moment, Picasso rencontra Marie-Thérèse Walter qui fut sa maîtresse pendant une dizaine d'années. Olga finit par partir dans le sud de la France avec leur fils, Paulo, et demander le divorce. Pour des raisons autant de partage des biens que de convenances, Picasso refusa et, bien que ne vivant plus ensemble depuis longtemps, ils restèrent officiellement mariés jusqu'à la mort d'Olga. Elle fut inhumée dans la partie « russe » du cimetière.
► Avec elle repose son petit-fils, Pablo, Pablito (1949 - 1973). Interdit d’assister aux funérailles de son grand-père, il avala du chlorate de potassium. Les dommages dans son  organisme dus à cette absorption provoquèrent  sa mort trois mois plus tard.
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25 juillet 2015
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par Marie-Christine Pénin
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