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► Actrice, danseuse et courtisane  française
Dites « Grandes Horizontales », cocottes, demi-mondaines, ou plus sobrement courtisanes, elles surent avec intelligence tirer profit de leur beauté et de leur expertise en libertinage en essorant sans limite les fortunes de leurs nombreux amants avec lesquels elles s’affichaient de façon aussi ostentatoire que scandaleuse. Majoritairement issues de milieux très modestes, si quelques unes réussirent à prendre de magnifiques revanches sur la misère de leur enfance en tenant leur destin d’une main ferme, d’autres, la vieillesse venue, y retournèrent brisées et ruinées.
Piliers incontournables du Second Empire puis des mœurs parisiennes de la Belle-Epoque, reines incontestées de ses nuits, rivales ou amies, la Première Guerre mondiale les fit disparaître pour ne laisser d’elles que des clichés du temps de leur splendeur insolente.
La postérité ne garda en mémoire que les plus célèbres de ces femmes d’exception : Emilienne d’Alençon, Marguerite Steinheil, Valtesse de La Bigne, La Castiglione, Méry Laurent, Athalie Manvoy, Marthe de Florian, Cora Pearl, Caroline Otero, La Païva, et bien sûr l’une des plus célèbres et plus belles d’entre elles, Liane de Pougy.
LIANE DE POUGY, Anne-Marie Chassaigne, dite  (1869 – 26 décembre 1950)
Cimetière de Saint-Martin-le-Vinoux (Isère)
Fait plutôt rare dans le métier, elle était issue d’une famille de notables bretons, reçut une relative bonne éducation, mais créa son premier scandale en divorçant, à l’âge de dix-neuf ans, d’un militaire qui, plus hussard que romantique au déduit, la mena à rêver d’aventures galantes après l’avoir engrossée de façon fort inopportune. Elle le trompa, il lui tira dessus, elle s’enfuit à Paris en laissant derrière elle mari, enfant et son ennui provincial à la Emma Bovary.
Remarquée par l’auteur dramatique Henri Meilhac, elle rentra comme danseuse aux Folies Bergère avant de se lancer sur les scènes de cabarets et d’entamer sa carrière de courtisane sous le nom de Liane de Pougy. Elle se lia d'amitié avec Sarah Bernhardt qui lui donna quelques cours d'art dramatique tout en lui faisant  comprendre qu'elle n'avait aucun talent dans ce domaine. Bien que jouant « mieux couchée que debout », elle persévéra encore dans sa carrière d’actrice. Outre sa grande beauté et sa silhouette longiligne, elle maniait avec virtuosité l’art de la conversation, qualité souvent absente chez bon nombre de cocottes écervelées.
© Ph. Landru/Cimetières de France et d’ailleurs
© Ph. Landru/Cimetières de France et d’ailleurs
Source principale :
-http://www.misspandora.fr/miss-pandora-louise-ebel/liane-de-pougy-un-chef-doeuvre-libertin/
(*) commentaire(s)
6 mars 2017
Avec pour mentor Valtesse de la Bigne, qui en fit un chef-d’œuvre libertin, puis parrainée par Charles Desteuque, après des débuts difficiles dans des pensions minables, elle grimpa les échelons et, à vingt ans, sa liste de protecteurs ne cessait de gonfler jusqu’à rafler les plus gros lots possibles y compris de la noblesse d’Europe.
Couverte de bijoux, riche, n’oubliant pas de ponctuer son existence de quelques tentatives de suicides aussi médiatiques qu’inoffensives largement approuvées par la presse : « qu’elle se suicide quelque fois, c’est bien » put-on lire en 1897, la Belle Epoque fit de la divine hétaïre sa reine,  et tous de se passionner pour le moindre de ses faits et gestes.
 
Scandaleuse avec les hommes mais aussi avec les femmes, elle  affichait sans retenue sa bisexualité notamment avec Nathalie Barney, son  grand amour, son « grand péché » jusqu’à sa rencontre, en 1908, avec Georges Ghika, un prince roumain de quinze ans son cadet. Elle l’épousa en 1910 et la courtisane devint princesse.
Dorénavant  protégée contre la lamentable chute inhérente à son activité, elle se rangea confortablement dans le charme bourgeois d’une existence tranquille d’épouse modèle et gagna un à un ses galons de respectabilité.  
Artiste polyvalente, elle écrivit plusieurs romans semi ou totalement autobiographiques dont  Mes Cahiers bleus à la plume vitriolée. Mais l’ennui la prit  de nouveau avec  son lot de désillusions. Son fils, pilote, mourut  au début de la guerre, puis son mari l’abandonna un temps pour  une femme plus jeune avant de revenir vers elle. Désabusé par la vie, le couple Ghika se maintint comme il put jusqu’au décès de Georges (1945).
 
En 1928, elle avait rencontré la mère supérieure de l’asile d’aliénés Sainte-Agnès à Saint-Martin-le-Vinoux.  Sa foi, qui ne l’avait jamais quittée, en fut ravivée. Veuve, elle fit ses adieux à la vie terrestre,  vendit tous ses bijoux et s’enferma dans le dévouement sacrificiel et la pénitence dans un couvent suisse de dominicaines, sous le nom Anne-Marie-Madeleine de la Pénitence. Courtisane, princesse et sainte, quel destin !
 
A sa mort, comme elle l’avait souhaitée, elle fut inhumée dans la tombe de la communauté religieuse Sainte-Agnès  au cimetière de Saint-Martin -le-Vinoux.  
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par Marie-Christine Pénin
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