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► Maréchal de France
Imprimeur et journaliste à Paris au début de la Révolution, ami de Danton, grâce à ses soutiens politiques et son talent, il connut une carrière militaire foudroyante. Il avait déjà glané des lauriers et était déjà général de division lorsqu’il fut chargé de réprimer l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire An IV (5 oct. 1795) avec Barras et Bonaparte.
Suivant ce dernier en Italie, présent à Arcole et Rivoli, promu général de division (1797), il commanda les armées d’Italie puis d’Helvétie avant de prendre la tête des forces françaises en Batavie (dans l’act. Pays-Bas), et de refouler une armée anglo-russe  à la bataille de Bergen (déc. 1799).
Devenu l’un des principaux collaborateurs de Bonaparte, conseiller d’Etat, le Premier consul lui confia l’armée de l’Ouest pour en terminer avec les insurrections vendéennes et chouannes qui finirent par déposer les armes.
En août 1800, remplaçant Masséna à la tête de l’armée d’Italie, il s’empara de Vérone, de Vincence, signa l’armistice de Trévise et remporta, sur les Autrichiens, la « victoire de Monzambano » lors de la bataille de Pozzolo.
 
Néanmoins, resté très Républicain, ses faits d’armes remarquables mettaient mal à l’aise Bonaparte, dorénavant nommé consul à vie, qui l’éloigna en le nommant ambassadeur à Constantinople de 1802 à 1804. Toutefois, dès qu’il fut érigé à la dignité impériale par le Sénat (18 mai 1804), Napoléon le désigna le lendemain parmi ses premiers maréchaux et le fit grand aigle de la Légion d'honneur.
 
De retour en France, nommé général en chef du camp de Boulogne, gouverneur des villes hanséatiques (1806), commandant du corps d’observation de la Grande Armée, il n’en continuait pas moins à inquiéter l’Empereur par ses opinions politiques. Un Républicain affirmé au fait de sa carrière, et de cette réputation, dans le décor de l’Empire faisant désordre, une solution s’imposait.
En 1807, alors qu’il était chargé de conquérir la Poméranie, qu’il se dirigeait vers la Baltique et qu’il avait pris Stralsund et l’île de Rügen, la disgrâce impériale vint le frapper brutalement sous le prétexte que, lors d’une convention avec la Suède, il mentionna « l’armée française » au lieu de « l’armée de Sa Majesté impériale ».
Resté sans emploi jusqu’en 1814, il se rallia aux Bourbons qui rechignèrent à l’accueillir. Mais, lors des Cent-Jours, ses sympathies allant toujours à la République, il accepta sans hésiter le commandement du camp d’observation du Var, chargé de protéger la frontière avec le Piémont, que lui confia Napoléon. Après Waterloo, ne pouvant se résigner à hisser le drapeau blanc, il laissa flotter le drapeau tricolore à Toulon jusqu’au 31 juillet 1815. Cet acte de bravade allait lui coûter la vie.
Sous la menace d’une inculpation, il se rendait à Paris quand, arrivé Avignon, il fut lâchement assassiné par la population ameutée par les royalistes. Malgré l’intervention du maire qui tenta le sauver, un portefaix et un taffetassier, suivis de trois ou quatre individus, réussirent à pénétrer dans l’auberge où il se trouvait et à le tuer.
L'assassinat  du maréchal Brune
© D.Timmermans
Sources principales :
-Histoire et dictionnaire du consulat et de l’Empire-Ed. Robert Laffont (1995)
-Dictionnaire des maréchaux de France –Ed. Perrin (2000)
(*) commentaire(s)
BRUNE Guillaume Marie Anne (1763 – 2 août 1815)
Cimetière de Saint-Just-Sauvage (Marne)
6 mai 2017
© D.Timmermans
© D.Timmermans
Saluée par des huées d'une foule en délire, sa dépouille fut traînée par les pieds, rouée de coups et percée de cent coups de poignard. Arrivée à un pont de bois, on la précipita dans le Rhône le long duquel certains la suivirent lui tirant dessus dès qu’elle refaisait surface.
Sur le parapet du pont d’où elle fut jetée, une main anonyme inscrivit: « Ici est le cimetière du Maréchal Brune, II août MDCCCXV ».
Le cadavre continua ainsi à flotter plusieurs jours avec interdiction de le titer du fleuve. Un matin, un jardinier retrouva le corps méconnaissable et l’enterra sur les terres du baron de Chartrouse, près de Tarascon.
 
Durant deux ans, la maréchale Brune multiplia les enquêtes pour localiser la sépulture de son époux. Le 5 décembre 1817, le baron de Chartrouse retrouva le corps et lui fit parvenir.
Ne croyant pas à la version officielle du suicide, avec une détermination sans faille, elle entreprit de défendre sa mémoire, et obtint de Louis XVIII le droit de poursuivre les assassins.
Elle avait juré de conserver le corps tant qu’elle n’obtiendrait pas justice. Et elle le fit. Le cercueil resta dans le salon du château de Saint-Just-Sauvage acheté par le maréchal au cours de sa carrière.
Moyennant une apparence de justice rendue par la cour de Riom (1821), Guillaume Brune bénéficia enfin d’une tombe digne de ce nom. En 1822 ou 1824 selon les sources, il fut inhumé dans le cimetière de Saint-Just-Sauvage où le rejoignit son épouse décédée le 1er Janvier 1829.
Leur modeste monument fut élevé par François Legros, ex-capitaine de la Garde impériale, et son épouse, Marguerite Antoinette Laumond, petite cousine du défunt.
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par Marie-Christine Pénin
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au 19 juillet 2017
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