Prprité de Mme du Barry à Louveciennes
Portrait par François-Hubert Drouais - Musée du Prado - Madrid
RETOUR PERSONNALITES LIEES A LOUIS XV
Marie-Jeanne Bécu, comtesse du BARRY(1743 - 8 décembre 1793)
Cimetière de la Madeleine (Paris) puis les Catacombes (Paris)
Arrivée de nouveau au lieu de son supplice, on dut la traîner de force hors de la charrette. Par pitié, le bourreau Sanson voulut l’exécuter la première. Hurlant, sanglotant, suppliant, elle refusa. Quand l’inéluctable instant arriva, elle se débattit et quatre aide-bourreaux furent nécessaires pour la placer sur la bascule. Le cri de bête déchirant qu’on entendit à la chute du couperet bouleversa la foule silencieuse au point que certains se sauvèrent en courant.
Elle fut inhumée au cimetière de la Madeleine.
 
Quant à Jean du Barry, il connut le même sort que Jeanne mais à Toulouse.
Rentrée comme pensionnaire dans la célèbre maison de rendez-vous tenue par la Gourdan, elle prit comme nom de guerre Mlle Lange. Eclipsant par sa beauté les autres entraîneuses, elle fut remarquée par Jean du Barry, personnage roué, cynique et amoral qui avait l’habitude de « décrasser » certaines filles avant de les « vendre » à de grands personnages.
Avec Jeanne Bécu ce maquereau notoire tira le gros lot puisque qu’elle subjugua immédiatement un Louis XV vieillissant qui en fit son ultime favorite.
Arrêtée en juillet 1793, elle fut condamnée à mort pour « dissipation des trésors de l’Etat, conspiration contre la République et port du deuil du
tyran ». Le témoignage accablant de l'ingrat Zamor, son page, la poussa un peu plus vers l'échafaud. De la prison Sainte-Pélagie, où elle était enfermée, on la transféra à la Conciergerie dans la chambre qu’avait occupée Marie-Antoinette.
Mariée au frère de son souteneur, elle fit scandale à la Cour lorsqu’elle y fut présentée officiellement. Le roi mort et à peine froid, Louis XVI l’exila à l’abbaye de Pont-aux-Dames avant de l’autoriser à s’installer à Louveciennes grâce à l’intervention de Marie-Antoinette.
Les femmes qui montèrent à l’échafaud le firent en général avec dignité et courage. C’est peut-être la raison pour laquelle l’histoire a retenu la fin de la du Barry comme l’une des plus pitoyables de cette époque mais aussi l’une des plus bouleversantes.
Photo MCP
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Photo Office du Tourisme de Marly-le-Roi
Terrorisée à la vue du bourreau elle demanda à faire des révélations, puis à racheter sa vie quitte à dénoncer fébrilement un incroyable nombre de personnes ; elle n’arriva qu’à retarder un peu son destin et reprit pathétiquement le chemin de l’échafaud en suppliant la foule de la délivrer.
La foule, habituée à voir « si bien mourir avec bravade », nonobstant quelques insultes, fut tout à coup émue par cette femme qui allait mourir.
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par Marie-Christine Pénin
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