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CLÉSINGER Auguste (1814 – 5 janvier 1883)
Cimetière du Père-Lachaise, 10ème division (Paris)
► Sculpteur français
Femme piquée par un serpent (version pile). Musée d'Orsay. Jules T. (Flickr)
Femme piquée par un serpent (version face). Musée d'Orsay. Rama
Cette même année, il offrit à George Sand de sculpter son buste et celui de sa fille Solange. Les séances de pose lui permirent de séduire la jeune femme qu’il épousa trois mois plus tard. Couvert de dettes, il comptait bien sur la dot de solange pour les éponger. La dot n’étant pas à la hauteur de ses espérances, ayant surestimé la fortune de sa belle-mère, furieux, accompagné de Solange, il exigea que l’écrivaine hypothèque sa propriété de Nohant pour les payer. Le refus indigné de Georges provoqua scène familiale d’une telle violence que : " Les scènes qui m’ont forcée non pas à les mettre, mais à les jeter à la porte ne sont pas croyables, pas racontables. Elles se résument en peu de mots. C’est qu’on a failli s’égorger ici, que mon gendre a levé un marteau sur Maurice et l’aurait tué peut-être si je ne m’étais mise entre eux, frappant mon gendre à la figure, et recevant de lui un coup de poing dans la poitrine. " écrivait George Sand en juillet 1847. Le couple se sépara en 1855.
 
1864 marqua la dernière exposition de Clésinger.
Parmi ses œuvres on lui doit de nombreux bustes, dont celui de l’actrice Rachel, des sculptures religieuses conservées dans les chapelles annexes de l'église de la Madeleine de Besançon, la statue de Louise de Savoie de la série des Reines de France et Femmes illustres du Jardin du Luxembourg à Paris, etc. Mais l’une de ses plus célèbres sculptures reste le monument qui orne la sépulture de Frédéric Chopin dont il avait déjà sculpté la main gauche.
Auguste Clésinger fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise où le rejoignirent Remy de Gourmont et Berthe de Courrière, son modèle et légataire universel. Sur la tombe très simple,  les inscriptions s'effacent prêtes à disparaître aux yeux du visiteur.
MCP
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► GOURMONT Remy de (1858 - 1915)
Cimetière du Père-Lachaise, 10ème division (Paris)
A la fois romancier, journaliste et critique d'art proche des symbolistes, en 1889, il fut au nombre des fondateurs du Mercure de France, auquel il collaborera pendant vingt-cinq ans. Cette collaboration marquera profondément la personnalité de la revue, à laquelle le nom de Gourmont reste lié indissolublement.
En 1891, il y publia un article intitulé « Le joujou patriotisme » dans lequel il soutenait que les affinités artistiques et culturelles profondes entre la France et l'Allemagne, qui devraient amener un rapprochement des deux pays, étaient contrariées par les passions nationalistes ; le ton dédaigneux de l'article — davantage sans doute que la thèse elle-même — suscita une polémique qui lui valut d'être révoqué de la Bibliothèque nationale, où il travaillait, et lui ferma les colonnes de la majeure partie de la grande presse.
Un malheur n’arrivant jamais seul, vers la même époque, il fut atteint par une forme de lupus (lésion dermatologique de la région faciale) dont la progression ne put être enrayée que par des cautérisations qui le défigurèrent. Longtemps cloîtré chez lui, désormais il n’existait plus pour lui que le travail et les livres. Il publia, quasi exclusivement au Mercure de France, une œuvre vaste et abondante, composée de romans, de pièces de théâtre, de recueils de poésie et surtout d'essais qui témoignaient d'une profonde érudition. Egalement critique littéraire, il fit partie des grands admirateurs d'Honoré de Balzac.
Après le lupus, il fut victime d’une ataxie locomotrice qui, empirant, rendait la marche de plus en plus difficile. La Première Guerre mondiale le plongea dans un profond abattement : pour la plupart ses amis étaient partis pour le Front et Le Mercure fut fermé pendant un an. Il publia encore quelques articles dans des journaux comme La France et La Dépêche de Toulouse avant de s’éteindre d’une congestion cérébrale, enfin libéré de ses souffrances.
 
Bien avant tous ses problèmes de santé, il avait fait la connaissance de Berthe de Courrière qui lui avait commandé  une étude sur Auguste Clésinger. Ils devinrent amants et Berthe lui resta toujours dévouée en l'accuaillant chez elle jusqu'à sa mort.
Au décès de l’écrivain, elle hérita de tous ses manuscrits et de sa bibliothèque qu'elle transmit au frère de celui-ci, Jean de Gourmont, lorsqu'elle mourut à son tour moins d'un an plus tard. Celui-ci s'attacha, pendant près de dix ans, à publier de nombreux inédits. Mais qui connaît encore Rémy de Gourmont ?
 
Quoiqu'il en soit, il sembla tout naturel que Remy de Gourmont soit inhumé dans la même sépulture que Clésinger.
MCP
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► COURRIÈRE Berthe de  (1852 – 1916)
Cimetière du Père-Lachaise, 10ème division (Paris)
Caroline Louise Victoire Courrière, dite Berthe de Courrière, était une demi-mondaine partie à vingt ans à la conquête de Paris où elle devint la maîtresse du général Boulanger et de plusieurs ministres.
 
Remarquée par Auguste Clésinger pour ses formes opulentes, il en fit sa maîtresse et son modèle pour le buste de Marianne qui se trouve au Sénat ainsi que pour la statue colossale de la République de l'Exposition universelle de 1878.
Instituée sa légataire universelle à la mort du sculpteur,  Berthe se retrouva pourvue d'une belle fortune.
En 1886, elle rencontra Remy de Gourmont, qui débutait en littérature, et lui commanda une étude sur Clésinger.
Devenue sa maîtresse et son égérie, Berthe l’accueillit chez elle jusqu’à sa mort. En 1889, Gourmont lui présenta Joris-Karl Huysmans qui la prit comme modèle pour son personnage de Mme Hyacinthe Chantelouve dans son roman Là-Bas (1891) dans lequel il prétendait étudier le phénomène du satanisme. Car  Berthe s'intéressait à l'occultisme et s’était trouvée mêlée à une affaire de messe noire qui faillit mal tourner et lui valut un séjour d'un mois dans un hôpital psychiatrique.
En  1890, la police l'avait retrouvée à Bruges, presque nue, à proximité de la maison d’un chanoine et exorciste bien connu. Elle était en outre en relation avec l'ex-abbé Joseph-Antoine Boullan, interdit comme hérétique. Car Berthe avait aussi une passion morbide pour les ecclésiastiques qu'elle s'efforçait de séduire par tous les moyens.
Passablement déséquilibrée, elle fut internée une seconde fois à Bruxelles en 1906.
Elle s’éteignit moins d’un an après Remy de Gourmont  qu’elle rejoignit dans la tombe d’Auguste Clésinger. Si son nom fut jamais gravé sur la pierre tombe, il a disparu.
Fils du sculpteur Georges-Philippe Clésinger, il étudia dans l’atelier de son père à Besançon, continua ses études à Florence et participa au Salon de Paris en 1843. Artiste puissant, âpre et sensuel, improvisateur doué, il possédait une excellente technique.
 
En 1847,  au  Salon de peinture et de sculpture, le scandale que provoqua la présentation de sa Femme piquée par un serpent, réalisée d’après un moulage à vif pris sur Appolonie Sabatier, lui apporta un certain succès.
MCP
Berthe en Marianne par Clésinger
Sources principales: Wikipedia
(*) commentaire(s)
6 mars 2013
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par Marie-Christine Pénin
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