RETOUR DIRECTOIRE, CONSULAT ET EMPIRE
LARREY Dominique-Jean (1766 – 25 juillet 1842)
Cimetière du Père-Lachaise, 37ème division / puis  la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides (Paris)
Chirurgien de marine au début de la Révolution, affecté à l’armée du Rhin (1792), inspecteur des camps et des hôpitaux de l'armée d'Italie (1796), puis chirurgien en chef à l'armée d’Egypte, où il utilisa l'asticothérapie, se fit remarquer par Bonaparte.
 
Devenu l’ami de ce dernier, chirurgien en chef de la Garde des consuls, il le suivit dans toutes ses campagnes comme chirurgien en chef de la Garde impériale, et fut créé baron d'Empire (1809) sur le champ de la bataille de Wagram.
 
Blessé à la bataille de Waterloo, prisonnier des Prussiens, il était sur le point d'être fusillé quand serait intervenu le feld-maréchal Blücher dont il avait soigné le fils. D'autres versions existent sur le motif de sa non exécution.  
Habile chirurgien, désarticulant adroitement les membres, on lui reprocha par la suite d’avoir amputé outre mesure sans hésitation. Et ce ne fut pas le seul reproche qu’on lui adressa. Car celui dont la postérité fit non seulement l’incarnation de la chirurgie militaire sous l’Empire mais aussi le symbole de la chirurgie de guerre, était desservi par son côté hâbleur. Selon des notes de témoins qu'on peu taxer d'afféterie ou parti pris, Larrey  parlait haut « avec une singulière assurance des choses qu’il ignorait, audace qui passait pour du mérite.»
 
Insupportable vantardise qui agaça Napoléon au point de le tancer pour être « incapable d’administrer sa partie », ou de le rabrouer à Moscou pour s’être laissé emporté par sa vanité.
Aimant rappeler qu’on lui devait la paternité des fameuses ambulances volantes créées pour évacuer d’urgence les blessés sans distinction de drapeau et de grade, ses contemporains marquèrent à peine leurs réserves sur le sujet. Il n’empêche qu’il est pourtant bien considéré comme le père de la médecine d’urgence.
Blog : http://bienvenue-chez-costin.over-blog.com/tag/histoire/
Cénotaphe au Père-Lachaise © MCP
© MCP
Caveau des Gouverneurs © MCP
© MCP
► Hyppolite Larrey (1808-1895)
Suivant les traces paternelles, il devint médecin militaire de 1re classe, puis chirurgien au Val-de-Grâce et professeur de pathologie chirurgicale à l'École de médecine et de chirurgie militaire. Membre de l'Académie de médecine, dont il fut le président (1863), il fut nommé chirurgien de Napoléon III (1853), médecin-inspecteur de l'armée (1858), puis médecin en chef de l'armée d'Italie l’année suivante.
En 1870, alors médecin en chef à l'armée du Rhin, il arriva à regagner Paris où il participa aux services sanitaires de la capitale. Membre du conseil de l'ordre.
S’étant lancé en politique, il fut conseiller général de Bagnères-de-Bigorre (1860). Battu aux législatives de 1876, mais vainqueur l’année suivante, il siégea avec le groupe bonapartiste l'Appel au peuple, et s'opposa aux différents gouvernements républicains qui se succèdent avant de se retirer pour se consacrer à ses travaux de médecine
Sources principales :
- La médecine napoléonienne par Jean-François Lemaire –Ed Nouveau monde/Fondation Napoléon (2013)
- La tombe oubliée du baron Larrey […] par Pierre Lefebvre, André Cornet et André Sicard
(*) commentaire(s)
18 mars 2016
Victime de ses célèbres gasconnades, ces mêmes contemporains se montrèrent sévères à son égard.Tenu à l’écart sous la Restauration, cinq fois candidat à des chaires diverses, il fut systématiquement repoussé. Rappelé par Charles X, à force d’obstination, il finit par se glisser à l’Institut, mais plus de vingt-cinq ans après sa première candidature.
Il signa de nombreux mémoires, recueils, etc., abordant différents domaines médicaux.
 
A Sainte-Hélène, Napoléon, claquemuré à Longwood et refaisant défiler son épopée, malgré ses remontrances, le qualifia : « de plus vertueux des hommes que j'aie rencontré. Il a laissé dans mon esprit l'idée d'un véritable homme de bien.»
S’il existe une disproportion entre l’homme et sa réputation, aux portes de l’Histoire son rôle n’en fut pas moins précieux. Ignorant la couleur du drapeau ou le grade du blessé sur lequel il se penchait, seule comptait l’urgence de l’intervention. Sans doute que l’ennemi, se rappelant les soins qu’il apportait sans distinction à tous les soldats, eût aimé l’avoir de son côté. Et ce fut bien à ses qualités que Wellington, principal vainqueur de l’Empereur à Waterloo, aurait rendu hommage.
 
Membre du Conseil de santé des armées,  en 1842, sur ordre de Louis-Philippe, en compagnie de son fils, Hyppolite, il partit inspecter les hôpitaux en Algérie où son âge et sa fatigue eurent raison de sa robuste constitution. En regagnant la France,  une mauvaise fluxion de poitrine ayant aggravé sa santé, il mourut dans l’hôtel où il était descendu.
Transporté à l’hôpital militaire de Lyon, des médecins procédèrent à l’autopsie et à l’embaumement. Son cœur fut déposé au Val-de-Grâce en 1854, et ses entrailles suivirent le même chemin en 1945.
 
Après les honneurs militaires rendus à Lyon, sa dépouille fut transportée à Paris et déposée en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, sa paroisse, en attendant le lieu de sa sépulture.
Par testament, il souhaitait reposer « dans un petit coin du jardin de l’infirmerie des Invalides » où il avait déployé une activité considérable, et dont il avait fait une école réputée de chirurgie de guerre. Malheureusement, le ministre de la Guerre, à qui revenait cette autorisation, n’était autre que le maréchal Soult auquel le défunt s’était souvent opposé, notamment  lors de l’affaire des mutilés où Larrey avait soutenu les soldats se mutilant pour fuir les combats.
 
La Ville de paris se montra plus généreuse en lui offrant gratuitement  une concession à perpétuité  au cimetière du Père-Lachaise où il fut inhumé, le 12 août 1842, en présence des vétérans de la Grande Armée  et des grognards survivants de la Garde.
Sa tombe en forme de pyramide, devenue depuis simple cénotaphe,  ne porte aucun ornement particulier. Seule une inscription toute spartiate rappelle sa présence jusqu’en 1992.
 
A Larrey
L’homme le plus vertueux que j’aie connu.
Testament de Napoléon
Concession à perpétuité de la Ville de Paris.
Hyppolite Larrey
Digne de son père
(1808-1895)
 

Pendant un temps, par une fente, on pouvait y apercevoir son buste et celui de son fils, Hyppolite qui y fut également inhumé.
 
Entretenue jusqu’en 1931 par la Ville de Paris, le monument sombrait dans l’oubli comme son occupant quand, en 1992, à l’occasion du 150ème anniversaire de sa mort, on s’avisa d’apporter réparation à l’illustre Larrey en transférant ses cendres à Saint-Louis-des-Invalides, non pas dans le jardin de l’infirmerie, mais dans le caveau des Gouverneurs.  Celui que les soldats surnommaient leur
« Providence » ne pouvait rêver plus grand honneur, non loin de son Empereur.
Son nom figure sur l’arc de Triomphe.
ACCUEIL
THEMES 
Chercher
CONTACT
DE A à Z 
FACEBOOK
TOMBES ET SEPULTURES DANS LES CIMETIERES ET AUTRES LIEUX
Pour s'abonner à la Newsletter : l'inscription se fait en cliquant sur "Contact" en précisant bien le sujet et votre adresse E.mail.
par Marie-Christine Pénin
NOUVEAUX ARTICLES
LIEUX D'INHUMATIONS
 
-Abbaye royale de Chelles (77)
-Abbaye de Maubuisson (95)
-Abbaye de Montmartre (75)
-Abbaye de Port-Royal (75)
- Abbaye de Port-Royal-des-Champs (78)
-Abbaye St-Antoine-des-Champs (75) (disparue)
-Abbaye et église St-Germain-des-Prés (75)
-Abbaye St-Victor (75) (disparue)
-Abbaye St-Yved de Braine (02)
-Abbaye Ste-Geneviève (75)
-Abbaye du Val-de-Grâce (75)
 
-Basilique St-Denis (93)
-Basilique St-Pierre de Rome
-Basilique St-Remi de Reims (51)
-Basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem (Israël)
 
-Catacombes de Paris
-Catacombes de Rome
 
-Cathédrale Notre-Dame (75)
 
-Chapelle Royale de Dreux (28)
-Chapelle de la Sorbonne (75)
-Chapelle des Incurables (75)
-Chapelle St-Aignan (75)
-Chapelle St Peter-ad-Vincula, (Tour de Londres)
 
-Chartreuse de Gaillon-lez-Bourbon (27) (disparue)
 
-Cimetière de Bonsecours (76)
-Cimetière du Calvaire (75)
-Cimetière de Clamart (75)
(disparu)
-Cimetière des chiens d'Asnières (92)
-Cimetière des enfants de Pen-Bron (44)
-Cimetière des Errancis (75)
-Cimetière "des fous" d'Evreux (27)
-Cimetière des Innocents (75) (disparu)
-Cimetière des Invalides (Invalidenfriedhof) Berlin
-Cimetière de la Madeleine
(ancien cimetière révolutionnaire)
-Cimetière du Mont Herzl à Jérusalem (Israël)
-Cimetières parisiens (subtilités)
-Cimetière parisien d'Ivry (94)
-Cimetière parisien de Vaugirard (disparu)
-Cimetière de Picpus (75)
-Cimetières protestants
-Cimetière St-André-des-Arts (75) (disparu)
-Cimetières St-Benoît (75) (disparus)
-Cimetière St-Denis-du-Pas (75) (disparu)
-Cimetière St-Etienne-du-Mont (75) (disparu)
-Cimetières de St-Eustache (75) (disparus)
-Cimetière St-Germain-l'Auxerrois (75) (disparu)
-Cimetière St-Gervais (75)
(disparu)
- Cimetière St-Jacques-du-Pas (75) (disparu)
-Cimetière St-Jean-en-Grève (75) (disparu)
-Cimetière St-Landry (75) (disparu)
-Cimetière St-Laurent (75) (disparu)
-Cimetière St-Marcel (75)
(disparu)
-Cimetière St-Médard (75)
(disparu)
-Cimetière St-Nicolas-des-Champs (75) (disparu)
-Cimetière St-Nicolas-du-Chardonnet (75) (disparu)
-Cimetière St-Paul-des-Champs (75) (disparu)
-Cimetières St-Roch (75) (disparus)
-Cimetière St-Sulpice (75)
(disparu)
-Cimetière de la Salpêtrière (75) (disparu)
-Cimetière de Sapanta (Roumanie)
-Cimetière St-Sauveur (75) (disparu)
Cimetière et charniers St-Séverin (75)
Cimetière Ste-Catherine (75)
(disparu)
-Cimetière Ste-Marguerite (75)
 
-Collège de Beauvais ou de Dormans (75)
 
-Collégiale St-Georges de Vendôme (41) (disparue)
-Collégiale St-Laurent de Joinville (52) (disparue)
 
-Colonne de Juillet (75)
 
-Couvent de l'Ave Maria (75) (disparu)
-Couvent des Augustins-Déchaussés (75) (disparu)
-Couvent des Blancs-Manteaux (75) (disparu)
-Couvent des Capucins de la rue St-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des Capucines (75)
(disparu)
-Couvent des Carmélites de la rue St-Jacques (75) (disparu)
-Couvent des Carmes-Billettes (75)
-Couvent des Carmes-Déchaussés (75)
-Couvent des Célestins (75) (disparu)
-Couvent des Cordeliers de Nancy (54)
-Couvent des Cordeliers (75)
(disparu)
-Couvent des Chartreux de Vauvert  (75) (disparu)
-Couvent des Feuillants du Fg St-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des Grands-Augustins (75) (disparu)
-Couvent des Grands Carmes ou Carmes Barrés ou Carmes Maubert (75)  (disparu)
- Couvent des Jacobins réformés de la rue Saint-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des  Jacobins de la rue Saint-Jacques (75) (disparu)
-Couvent des Minimes de Chaillot (75) (disparu)
-Couvent des Minimes de la place Royale (75) (disparu)
-Couvent des Pénitents du Tiers-Ordre de St-François ou Pénitents de Picpus (75)
(disparu)
-Couvent des Petits-Augustins (75)
-Couvent des Récollets (75)
-Couvent des Théatins (Paris) (disparu)
-Couvent de la Visitation Ste-Marie (75)
-Crypte impériale des Capucins de Vienne (Autriche)
 
-Eglise du Dôme des Invalides (75)
-Eglise de La Madeleine (75)
-Eglise La Madeleine-de-la-Cité (75) (disparue)
-Eglise Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux (75)
-Eglise St-Barthélemy (75) (disparue)
-Eglise St-Benoît, la bien tournée (75) (disparue)
-Eglise St-Christophe (75) (disparue)
-Eglise et cimetière St-Côme-et-St-Damien (75) (disparus)
-Eglise St-Denis-de-la-Chartre (75) (disparue)
-Eglise St-Denis-du-Pas (75) (disparue)
-Eglise St-Eloi (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne-du-Mont (75)
-Eglise St-Eustache (75)
-Eglise St-Germain-l'Auxerrois (75)
-Eglise St-Germain-le-Vieux (75) (disparue)
-Eglise St-Gervais-St-Protais (75)
-Eglise St-Hippolyte (75) (disparue)
-Eglise St-Jacques-de-la-Boucherie (75)
- Eglise St-Jacques-du-Haut-Pas (75)
-Eglise St-Jean-en-Grève (75)
(disparue)
-Eglise St-Jean-le-Rond (75) (disparue)
-Eglise St-Julien-le-Pauvre (75)
-Eglise St-Landry (75) (disparue)
-Eglise St-Laurent (75)
-Eglise St-Leu-St-Gilles (75)
-Eglise (cathédrale) St-Louis-des-Invalides (75)
-Eglise St-Louis-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise et cimetière (disparu) St-Louis-en-l'Île (75)
-Eglise St-Marcel (75) (disparue)
-Eglise St-Martial (75) (disparue)
-Eglise St-Médard (75)
-Eglise St-Merry (75)
-Eglise St-Nicolas-des-Champs (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Chardonnet (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-des-Champs (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-St-Louis (75)
(ancien couvent des Jésuites)
-Eglise St-Pierre-aux-Arcis (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-aux-Boeufs (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-de-Montmartre
-Eglise St-Roch (75)
-Eglise St-Sauveur (75) disparue
-Eglise St-Séverin (75)
-Eglise St-Sulpice (75)
-Eglise St-Symphorien et St-Luc (75) (disparue)
-Eglise St-Thomas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise Ste-Croix (75) (disparue)
-Eglise Ste-Geneviève-des-Ardents (75) (disparue)
-Eglise Ste-Marine (75) (disparue)
-Eglises et cimetières de l'île de la Cité (75) (disparus)
 
-Grottes vaticanes
 
-Hospice des Enfants-Trouvés (75) (disparu)
 
-Mausolée d'Auguste à Rome
-Mausolée de Mausole à
Halicarnasse (Bodrum) Turquie (disparu)
-Mémorial du Mt-Valérien (92)
 

-Panthéon de Paris
-Panthéon de Rome (Italie)
-POMPES FUNÈBRES, AUTREFOIS et leurs métiers disparus
-Prieuré St-Martin-des-Champs (actuel CNAM) (75)
-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
Dernière mise à jour
au 30 juillet 2019
COPYRIGHT 2010 - 2019 - TOUS DROITS RÉSERVÉS - Ce site est propriétaire exclusif de sa structure, de son contenu textuel et des photos signées MCP.  Sauf accord du propriétaire du site, toute reproduction, même partielle, à titre commercial est interdite. Les reproductions à titre privé sont soumises à l'autorisation du propriétaire du site. A défaut, le nom du site et de son auteur doivent obligatoirement être mentionnés. Tous les droits des auteurs des oeuvres protégées reproduites et communiquées sur ce site sont réservés.