► Tragédienne française
Charles Chevillet, dit Champmeslé (1642 - 22 août 1701)
Sa propriété d’Asnières sur Seine (Hauts-de-Seine)
Acteur il entra au théâtre du Marais en 1669, puis à l’hôtel de Bourgogne et enfin au théâtre Guénégaud et devint sociétaire de la Comédie Française à sa création.
Auteur de comédies de mœurs, parmi lesquelles le Parisien (1683) qui dépeint une famille de petits bourgeois, ce qui était une nouveauté dans le théâtre français, Charles survécut trois ans à sa femme.
Et un puis un jour en sortant d’un cabaret, Champmeslé s’affaissa raide mort.
 
Le curé de Saint-Sulpice lui ayant refusé le service funèbre, plutôt que d’être enterré dans le premier trou venu, il fut inhumé dans le jardin de sa propriété d’Asnières dont toute trace a disparu depuis bien longtemps.
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Par la suite elle intégra la troupe de Molière où elle reprit les rôles que Racine lui avait écrits et s’empara du répertoire tragique que Molière mettait à l’affiche ainsi que la plupart des tragédies de Corneille.
En 1680, elle devint la première et la plus illustre pensionnaire de la Comédie-Française où, forte de sa notoriété, elle exerçait une souveraineté sans partage.
 
Marquant fortement le rythme des vers en accentuant leur musique, elle fut l’une des plus des grandes tragédiennes du 17ème siècle : « Quel que soit le spectacle où elle se produit, elle attire les foules, faisant «passer plus de mauvaises pièces que tous les faux monnayeurs du royaume réunis»
 
Sa célébrité d'actrice fut égale à sa réputation sulfureuse de libertine. Amie de La Fontaine et proche un temps de Ninon de Lenclos, elle a ouvertement multiplié les aventures dans l'indifférence de son mari, lui-même débauché notoire ; le théâtre fut leur passion commune et leur seul vrai lien.
 
Atteinte vraisemblablement d’un cancer, la Champmeslé dut, la mort dans l’âme, abandonner les planches pour gagner la paix de l'Église.
Elle décéda à Auteuil dans la propriété de son ami Jean Favier, danseur à l'Opéra.
Elle avait souhaité être inhumée au cimetière d’Auteuil, paroisse de son décès mais aussi celle du curé qui avait montré tant de bonté lors de la mort de Molière ; son vœu ne fut pas exhaussé.
 
A sa mort, Racine, avec qui elle eut quelques démêlées, écrivit en ses termes à son fils Louis : « Je dois réparation à la mémoire de la Champmeslé qui mourut avec d’assez bons sentiments, après avoir renoncé à la comédie, très repentante de sa vie passée, mais surtout fort affligée de mourir. M. Despréaux me l’a dit ainsi, l’ayant appris du curé d’Auteuil qui l’assista à sa mort, car elle est morte à Auteuil, dans la maison d’un maître à danser où elle était venue prendre l’air ».
 
A priori, la Champmeslé fut inhumée dans l'église Saint-Sulpice et non dans l'un de ses cimetières. Il ne reste rien de sa tombe, pas même une inscription.
Epouse de l’acteur et auteur dramatique Charles Chevillet dit Champmeslé qui suit, la Champmeslé fut actrice au théâtre du Marais, puis à l’hôtel de Bourgogne.
 
Rivale de la Du Parc, elle lui succéda sur scène et dans le lit de Jean Racine dont elle interpréta ses nouvelles héroïnes comme Bérénice, Phèdre, etc., jusqu’à ce qu’elle quittât Racine pour un nouvel amant, le comte de Clermont-Tonnerre.
CHAMPMESLÉ Marie Desmares, dite la (1642-15 mai 1698)
Eglise Saint-Sulpice (Paris)
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par Marie-Christine Pénin
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