RETOUR RELIGION
RETOUR PERSONNALITES LIEES A LOUIS XIV
FÉNELON François de Salignac de la Mothe (1651 – 7 janvier 1715)
Cathédrale Notre-Dame-de-Grâce de Cambrai (Nord)
22 octobre 2012
Une piété plus amoureuse et plus libre...
 
Ordonné prêtre vers 1675, François abandonna ses rêves de missions lointaines pour diriger l’établissement des Nouvelles catholiques où l’on recevait les jeunes protestantes récemment converties. Pendant dix ans, il assura sa fonction qui lui permit de se lier avec des personnalités du monde parisien.
Ami de Bossuet, sous son inspiration il composa son Traité de l’éducation des filles (1689) dans lequel il établissait l’illégitimité des ministres protestants.
Grâce à cette amitié, Louis XIV, qui venait de révoquer l’Edit de Nantes, lui confia la direction d’une mission en Saintonge et en Poitou. Se refusant à tout emploi de la force et n’usant que de prudence et de charité, il obtint de grands résultats dans ces provinces troublées par le fanatisme religieux ce qui lui valut toute la confiance du roi qui le nomma précepteur de son petit-fils, le duc de Bourgogne.
En 1694, son préceptorat terminé, Louis XIV le nomma archevêque De Cambrai.
 
A la même époque, Mme Guyon, bien vue à la Cour, professait un mysticisme sentimental, le quiétisme, que l’Eglise avait condamné en 1691. Contrairement à la mystique traditionnelle, le quiétisme inclinait à dédaigner  l’étape de l’ascétisme et de la lutte contre les passions.
 
Gagné à la cause de Mme Guyon, Fénelon, qui voyait dans cette approche une religion présente au cœur, espérait rallier Bossuet. Grave erreur !
Bossuet, lui voyait surtout dans le quiétisme une primauté à l’expérience intérieure au détriment de la tradition de l’Eglise. Soupçonnant son protégé de déisme, il rompit avec lui et l’attaqua vivement jusqu’à l’obtention de la condamnation par Rome de son Explication des maximes des saints.
 
Après s’être soumis, Fénelon se lança dans la publication des Aventures de Télémaque dans lequel Louis XIV y lut une critique de son règne. Et bien que le souverain le considérât comme « le plus bel esprit et le plus chimérique du royaume », il fit arrêter l’édition et disgracia son auteur. Mais l'influence littéraire de ce roman fut considérable pendant plus de deux siècles.
En quelque sorte exilé dans son diocèse, Fénelon se montra désormais un pasteur irréprochable.
 
Elu à l’Académie française en 1693, plus encore que par sa doctrine, Fénelon séduisait par sa personne. Nerveux, sentimental, à la fois sévère et courtois, raffiné et gai, enfantin jusqu’à la sensiblerie guyonniste, et d’une extrême tolérance, il pécha néanmoins par dérobade en face de Bossuet. Considéré comme un précurseur des Lumières, sa religion voulait une piété plus amoureuse et plus libre aussi, poussant à se confier à l’instinct de la conscience à un abandon sentimental à Dieu.
 

Une dépouille baladeuse mais conservée
 
Fénelon décéda d’une pneumonie.  Embaumée immédiatement, sa dépouille fut exposée dans le grand salon du palais épiscopal et fut inhumée le lendemain, sans aucune pompe, avant les funérailles  solennelles organisées les 18 et 19 janvier suivants et prolongées jusqu’au 23.
 
En 1720, on le transféra dans le caveau des archevêques qu’on venait de construite sous le maître-autel. Il fut placé dans un four, fermé par une plaque indiquant en latin que la dépouille de l’archevêque de Cambrai s’y trouvait.
 
Quatre ans plus tard, le marquis de Fénelon, fit ériger un mausolée avec un buste en marbre, par Lemoyne, actuellement conservé au musée de Cambrai.
Buste de Fénelon par Lemoyne.
Durant la Révolution, à l’ouverture de son caveau, on découvrit un cercueil en plomb disjoint dont on prit les morceaux en laissant le squelette dans le four. Ainsi furent sauvés les restes de Fénelon.
Vendue en 1796, la cathédrale fut quasiment démontée pour ses pierres, ses fours et caveaux comblés.
Ancienne cathédrale de Cambrai
Merci à Antoine Roussel pour cette photo et toutes celles qui suivent.
De gauche à droite:
- Fénelon ramenant une vache à des paysans qui l'avaient perdue.
- Fénelon, pansant des pauvres et des blessés après la bataille de Malplaquet
- Fénelon, précepteur du dauphin de France
Madame Guyon, Jeanne-Marie Bouvier de la Motte-Guyon, dite (1648 – 9 juin 1717)
Couvent des Cordeliers de Blois (Loir-et-Cher)
Eveillée à la vie intérieure "sous l’influence de la grâce divine » dès ses dix-huit ans, la supérieure des bénédictines de sa ville natale, Montargis, la présenta, en 1671, à Jacques Bertot (1620-1681), un membre du cercle mystique normand de l'Ermitage de Caen.
Après la tourmente révolutionnaire, on se préoccupa des cendres de Fénelon. Demandée dès 1801, la réouverture des caveaux se fit le 4 juillet 1804 en présence de personnalités de tous ordres et de toutes professions afin d’éviter la moindre contestation ultérieure.
Compte tenu du déblaiement nécessaire, on retrouva ainsi le squelette de Fénelon en deux temps, d’abord la calotte crânienne bien conservée, presque tous les os ainsi que la pierre qui autrefois fermait l’extrémité du four. Manquaient la mâchoire inférieure, une omoplate, les rotules, une partie du sternum et certains os des mains et des pieds qui furent ensuite dégagés.
 
Le 29 octobre 1822, on amena les restes de Fénelon dans la nouvelle cathédrale (partie de l’ancienne chapelle de l’abbaye du Saint-Sépulcre) où un hommage  solennel lui fut rendu pendant 3 jours avant de descendre dans la crypte le cercueil du plus illustre évêque de la ville et ceux des autres. Le tout se fit en grande pompe avec tous les cambrésiens au grand complet, officiels et population.
 
Puis on s’interrogea sur un nouveau monument à la mémoire de notre évêque. Une succession de plans s’en suivit dont un qui suggérait de réutiliser la flèche du clocher qui avait survécu ! Un ouragan  renversa la susdite flèche en 1809, mettant un terme à cette curieuse idée.  
 
Sous la Restauration, une souscription fut lancée à laquelle participèrent de grandes personnalités à commencer par Louis XVIII qui offrit un bloc de marbre. David d’Angers réalisa la statue et les bas reliefs. On posa la première pierre du mausolée le 16 aout 1823 et les restes de Fénelon y prient place le 21 juillet 1824. Après deux ans de travaux, la tombe de Fénelon put enfin être inaugurée le 7 janvier 1826.
Dès 1890, le procès-verbal de 1824 du transfert des restes depuis le cercueil dans le sarcophage ayant été perdu, se posa la question de l’authenticité des cendres. Le 4 mars 1912, le sarcophage de Fénelon était ouvert et son squelette retrouvé. Reconstitué sur une grande table de la sacristie, la taille de 1m 80 correspondait aux descriptions du personnage et à sa statue par Bougron (musée de Cambrai). Après avoir dressé un nouveau procès-verbal, on enveloppa les ossements dans un suaire de soie violette qu’on déposa dans un cercueil scellé avec du plomb et replaça dans son mausolée.
Squelette de Fénelon
Sources principales:
- Fénelon: Dictionnaire encyclopédqiue de la littérature française - Ed. Robert Laffont (1999)
- Mme Guyon: Wikipedia
(*) commentaire(s)
Devenue veuve fortunée à vingt-huit ans, d’une piété ardente et d’une inépuisable charité elle chercha à servir son église. Elle voyagea et découvrit qu'une union spirituelle vécue sous la forme de prière silencieuse transmise de cœur à cœur était possible. En Italie, elle connut le milieu quiétiste. De retour en France, à Grenoble, elle reçut de nombreux laïcs, clercs et religieuses, à l'intention desquels elle composa son Moyen court et très facile pour l’oraison et ses Explications de la Bible.
 
En 1686, lorsqu’elle revint à Paris, pour reprendre la direction du cercle spirituel qui s’était formé autour de Bertot, c’était une femme pleine d’expérience convaincue que l’impulsion de la grâce est plus importante que toute autre doctrine. Le quiétisme condamné, Mme Guyon fut emprisonnée pour plusieurs mois en 1688. Libérée sur l’intervention de Mme de Maintenon, qui lui fut un temps favorable, la mystique s’attacha de nombreux disciples dont Fénelon.
Tous lui demeurent fidèles durant près de trente ans malgré les difficultés.
 
Tombée en défaveur, elle tenta de se réfugier dans l’isolement et le silence. De nouveau emprisonnée le 27 décembre 1695, sous motifs de mauvaises mœurs et d’avoir fondé une « petite Église » secrète », rien n’y fit. Les pressions violentes du pouvoir judiciaire royal, du confesseur imposé et de l’archevêque de Paris ne servirent à rien.
Lavée de tout soupçon, elle sortit de la Bastille en 1703, sur un brancard. Elle consacra le temps qui lui restait à vivre à former des disciples - catholiques et protestants - les ouvrant à la vie intérieure dans une discrétion totale. Elle mourut paisiblement, mais son esprit ne disparut pas avec elle.
 
Selon ses volontés, Mme Guyon fut inhumée au couvent des Cordeliers de Blois dont l'église fut détruite à la Révolution.
La plaque de cuivre portant son épitaphe  et son crâne furent préservés et confiés à l’abbé Desnoyers vicaire général d’Orléans et directeur du musée archéologique. Et depuis , allez savoir où ils sont...
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par Marie-Christine Pénin
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