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Maréchal de France
MURAT Joachim (1767 – 13 octobre 1815)
Eglise San Giorgio de Pizzo (Italie)
Une querelle avec un camarade lui ayant valu son renvoi du séminaire de Cahors, Murat échappa à une carrière ecclésiastique pour embrasser celle de militaire.
Engagé en 1787, la Révolution et la guerre lui offrirent l’occasion d’une rapide ascension. Lieutenant à la fin de 1792, manifestant des opinions extrémistes, dénonçant ses camarades plus modérés, il songea même à transformer son nom en Marat après l’assassinat de son idole.
Arrestation de Murat
Piégé entre les balles et la mer, plusieurs de ses amis morts, Murat fut traîné dans un cachot avec quelques compagnons. Persuadé de trouver un accommodement avec les Autrichiens et de l’humanité auprès de Ferdinand de Naples, replacé sur son trône perdu, il avait déjà les pieds dans la tombe mais ne le voyait pas.
 
Jugé le 13 octobre au matin par une commission militaire, condamné à mort, il fut exécuté une demi-heure après la sentence. Il fit face au peloton avec sang-froid demandant qu’on vise le cœur afin de lui épargner le visage, ce qui ne fut pas respecté. Déposé dans un cercueil en sapin, Il fut inhumé dans une fosse commune de l’église San Giorgio.
A la fin de 1837, une épidémie de choléra fit de nombreuses victimes dont les cadavres furent jetés dans la même fosse.
 
Avril 1899, en présence de personnalités, de savants et de sa petite-fille, la fosse fut ouverte afin d’y retrouver ses restes. Les difficultés présentées par l’état des ossements firent abandonner les travaux de déblaiements.
 
Novembre 1976. Nouvelle tentative pour arriver au même résultat.
On remplaça la pierre tombale abîmée par une nouvelle scellée dans le pavement de la nef.  
Gravure de Giuseppe Rava
Eglise San Giorgio ©  http://milleperche.myblog.it
© http://www.panoramio.com/
Eglise San Giorgio ©  http://www.panoramio.com/
Dans la 39ème division du cimetière du Père-Lachaise, on peut voir un monument, sépulture familiale et  servant de cénotaphe à  Joachim et à sa femme, orné d'un médaillon le représentant.
© MCP
© MCP
Source principale : Histoire et dictionnaire du consulat et de l'Empire -Ed. Robert Laffont
(*) commentaire(s)
21 octobre 2013
Après la chute de Robespierre, la protection de Cavaignac lui évita des poursuites et l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire le remit en selle : réussissant à ramener 40 canons de la plaine des Sablons (Neuilly-sur-Seine) aux Tuileries, Bonaparte le fit nommer chef de brigade. En devenant l’aide de camp du petit Corse, Murat trouvait une nouvelle idole à adorer et un moyen d'accélérer une carrière compromise.
Son courage à la limite du téméraire le distingua aussi bien en Italie qu’en Egypte notamment lors de la bataille d’Aboukir où il fut nommé général de division.
 
Embarquant pour la France avec Bonaparte, il prit une part considérable au coup d’Etat de Brumaire et fut nommé commandant de la garde consulaire. En épousant Caroline Bonaparte (1800), Murat entra officiellement dans le clan familial du Premier consul.
 
Encore distingué par un sabre d’honneur que lui valut son hardiesse à Marengo, l’Empire le couvrit de titres : maréchal (1804), grand amiral (1805) et prince comme membre de la famille impériale. Grand-duc de Berg et de Clèves après une brillante campagne en Allemagne, -sa charge, lors de la bataille d’Eylau (1807) fut décisive-, il devint lieutenant général du royaume d’Espagne au côté du roi Joseph Bonaparte et obtint de le remplacer comme roi de Naples en juillet 1808. Néanmoins, en lui octroyant cette couronne, Napoléon savait l’inconvénient à laisser Joachim livré à lui-même : si Murat avait de l’énergie et du courage auprès de lui, c’était un homme faible et de moindre caractère dès qu’il était abandonné à ses aspirations.
 
A partir de ce moment, son destin prit une nouvelle tournure. Pratiquant sa propre politique afin de sauver son trône lorsque l’Empire vacilla, s’il participa avec panache à la campagne de Russie, il abandonna l’armée en déroute au début de 1813 pour revenir à Naples et commencer les négociations avec l’Angleterre et l’Autriche.
Cependant, la même année, à l’appel de son beau-frère, il commanda la cavalerie en Saxe. Mais Napoléon ayant refusé de lui céder le royaume d’Italie, il s’allia à l’Autriche (janv. 1814) qui le confirma comme roi de Naples. Ah, si Murat était mort sur un champ de bataille, toute sa gloire acquise aurait continué à auréoler son nom. Mais Murat avait trahi l’Empereur.
 
Rebondissement ! Les Bourbons, lors de la première Restauration, exigeant de récupérer la trône de Naples, Murat se rallia à Napoléon durant les Cents-Jours avant même que celui-ci n'atteigne Paris, mais se fit battre à Tolentino le 2 mai 1815. C’était fini. Il pouvait aussi abandonner son rêve de devenir roi des Deux-Siciles. Il se réfugia en Provence espérant que l’Empereur l’appelle à l’armée.
Ce dernier refusa, ce qu’il regretta d’ailleurs par la suite. Mais comment imposer la figure d’un traître à l’armée ?
 
À l'annonce de la défaite de Waterloo, il s'enfuit en Corse où, vite entouré par près de mille partisans, il se prit à rêver d'une reconquête de Naples. En toute hâte, il monta une expédition qui arriva le 8 octobre 1815 devant le petit port calabrais du Pizzo. Mais alors qu’il croyait soulever l'enthousiasme de la population, celle-ci se montra hostile. Les Calabrais avaient bien en mémoire la sévère répression du brigandage sous son règne.
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