RETOUR CHARLES VIII
Emplacement du tombeau de Charles VIII à proximité du maître-autel
CHARLES VIII (1470- 7 avril 1498) Roi (1483-1498)
Basilique Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
Cœur : Notre-Dame de Cléry-Saint-André (Loiret)
Illustration par Gaignières. BnF
Autre illustration colorée. BnF
Véritable rupture avec les traditions monumentales médiévales des gisants sur dalle de marbre son originalité influença des réalisations postérieures.
 
A grille du choeur, proche du tombeau, était apposée une plaque de cuivre sur laquelle était inscrite son épitaphe.  
Les enfants
 
Les six enfants du couple royal moururent en bas-âge. Quatre (cinq ?) d'entre eux furent inhumés en la cathédrale Saint-Martin de Tours dont Charles-Orland et Charles qui furent successivement dauphins.
Le mausolée de ces deux petits princes se trouve de nos jours en la cathédrale Saint-Gratien de Tours.  
Charles-Orland (1492 – 16 décembre 1495)
Fils aîné et premier dauphin, malgré toutes les protections mises en place pour le protéger l'enfant contracta la rougeole et mourut au château d'Amboise.
Charles de France (8 septembre 1496 - 2 octobre 1496)
Second dauphin après la mort de son frère, il ne vécut pas un mois et rejoignit Charles-Orland dans la tombe.
Illustration de Gaignières. BnF
Sources principales.
- Coeur de Charles VIII : Article de  Patrice Georges dans une revue de la DRAC (2004) http://inrap.academia.edu/PatriceGeorges/
- Tombeau des dauphins à Tours: http://unregardsurtours.blogspot.fr/
(*) commentaire(s)
Illustration Gaignières. BnF
Dynastie des Valois
 
14 mai 2012
Il ne reste rien de ces splendeurs. A la Révolution toutes les parties en métal furent fondues et le soubassement fut brisé.
Quant aux restes du roi, ils furent jetés dans une fosse commune avant de retrouver leur place, en 1817, dans l'ossuaire de la basilique.
Tous deux furent inhumés en la cathédrale Saint-Martin de Tours dans un tombeau placé, en 1506, à la croisée de la basilique. Trois artistes travaillèrent sur ce chef-d’œuvre Michel Colombe, Guillaume Regnault et surtout Jérôme de Fiesole qui, au répertoire italianisant annonçait " la Renaissance
tourangelle ".
Miraculeusement, sa beauté lui valut d’être épargné à la Révolution. Démonté, il fut remonté en 1815 en la cathédrale Saint-Gratien et restauré en 1834.
 
A l'exception de la table en marbre noir, le mausolée est en marbre blanc de Carrare.
Les deux gisants sont vêtus de robes semées de fleurs de lis et de dauphins, accompagnés de quatre angelots dont deux (à l'avant) tiennent les armoiries des princes. Deux médaillons en marbre noir sont encastrés dans les petits côtés du soubassement et portent les inscriptions (en lettres gothiques) suivantes :
 
Charles huitiesme, roi pieux et excellent
Eut de Anne, reyne et duchesse en Bretagne
Son premier fils nommé Charles Orland
Lequel régna, sans mort que rien n'épargne
Trois ans, trois moys, Dauphin de Viennoys
Comte d'Yois et de Valentionois
Mais l'an cinq cens moins cinq il rendit l'âme
A Amboise, le seziesme du moys
De décembre, puis fut mis soubz la lame
 
Par Atropos, qui les cueurs humains fend
D'un dard mortel de cruelle souffrance
En dessoubz gist Charles, second enfant
Du roy Charles, et de Anne, reyne de France
Lequel vesquit Dauphin de Viennoys
Comte d'Yois et de Valentionois
Vingt et cinq jours, puis lès Tours du Plessis
En octobre mourut le deux du moys
Mil quatre cens avec nonante et six.
 
Deux statues des défunts entourent au fond de la chapelle une fresque de Saint Martin donnant la moitié de son manteau au pauvre.
Seul survivant des enfants mâles de Louis XI et de Charlotte de Savoie, son père se soucia davantage de la santé que de l’éducation de son héritier.
Avant de mourir, Louis XI avait nommé sa fille Anne de Beaujeu et son époux, Pierre de Beaujeu, comme régents durant la minorité de Charles.
 
Charles VIII, qui reçut de la postérité le surnom de « l’affable »,  était aussi laid que sympathique. Plusieurs anecdotes témoignent d’une gentillesse sans doute réelle. Homme influençable et léger, à la raison aussi chancelante que la santé, il laissa gouverner les régents jusqu’à ce qu’il trouvât cette tutelle trop encombrante. En 1491, il prit le pouvoir.
 
Son premier acte fut de libérer son cousin, Louis d’Orléans (futur Louis XII) qu’Anne de Beaujeu avait fait prisonnier. Le second fut son mariage qui concrétisait tout de même l'ambition de sa soeur.  
Instrument de la politique de son père, plusieurs projets d’union  avaient été envisagés qui n’avaient pas abouti. Finalement, en 1491, au terme d’âpres négociations et du siège de la ville de Rennes, il épousa Anne, héritière du duché de Bretagne dont le rattachement à la couronne de France se fit 1532 avant d’être effectif en 1547.
 
Ambitieux, la nature aventureuse de Charles lui faisait rêver d’expéditions lointaines, voire d’une croisade contre les Turcs qu’il envisageait de chasser de Constantinople. Pour l’heure, il décida de faire valoir des droits que les derniers princes de la maison d'Anjou avaient légués à sa famille. Cette hypothétique revendication sur la couronne de Naples fut à l’origine des campagnes d’Italie qui se poursuivirent durant des décennies.
 
Sans aucune résistance, les Français entrèrent à Florence, puis à Rome et enfin à Naples en février 1495. Cependant, face à la ligue de Venise, alliance  quasi générale contre la France, Charles dut battre retraite.  
Réchappant de peu à ses ennemis, après un parcours périlleux, il rejoignit la France. Se faisant, cette campagne avait permis aux Français de découvrir une civilisation brillante et raffinée.
Charmé par tant de beautés, le roi  engagea des travaux importants sur le château d'Amboise (la chapelle Saint-Hubert), et commanda à ses artistes italiens des jardins à l'image de ceux qu'il a pu admirer. Bientôt Château Gaillard vit les premiers orangers cultivés en France et la création des parterres à la française. Donc, contrairement à ce que des raccourcis de l’histoire peuvent laisser entendre, la séduction italienne avait déjà opéré avant François Ier y compris dans l’art de la poésie.
 
Charles VIII envisageait une nouvelle expédition en Italie, lorsqu’il trouva une mort absurde : il se heurta brutalement le front contre le linteau d’une porte basse au château d’Amboise. Il mourut d’une congestion cérébrale consécutive au choc reçu. Il avait régné quinze ans dont seulement sept de réel pouvoir.
 
Ses fils étant morts en bas-âge, la couronne échut entre les mains de Louis d’Orléans qui devint Louis XII.
 

Son cœur rejoignit la basilique Notre-Dame de Cléry où reposaient ses parents. Il fut retrouvé en 1873 sous le dallage de la collégiale. Une dalle offerte, en 1892, par la Société française d’Archéologie en marque depuis l’emplacement.
Boîte contenant le coeur
Merci à Stéphane Thomas pour ces photos
Le 1er mai 1498, Charles VIII fut inhumé en grande pompe en la basilique Saint-Denis.
Comme la place manquait dans la chapelle dite des « Charles » fondée par le Valois Charles V, sa dépouille fut déposée à la croisée du transept, au nord-ouest du maître-autel.
 
Anne de Bretagne confia l’exécution de son tombeau à Guido Paganino Mazzoni, "chevalier, painctre et enlumineur" que Charles VIII avait ramené de ses conquêtes italiennes.
L’artiste se surpassa. Non seulement le tombeau domina par sa taille les autres mausolées de la nécropole, mais il les surpassait par son ornementation somptueuse.
La statue monumentale en bronze doré représentait le roi en orant (priant), revêtu d’une robe bleue à fleurs de lys dorées réalisée en émail.
Rappelant le tombeau à Nantes de François II, duc de Bretagne, père d’Anne de Bretagne, le soubassement, de marbre noir,  était orné de figures féminines placées dans des médaillons entre lesquels se déroulaient, de façon symétrique, des rubans de double « K » (Karolus).
Aux quatre angles du socle, des anges en bronze polychrome portaient les armes de France, Naples, Sicile et Jérusalem.
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