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Ramire Ier (v. 1000 - 1063)  "roi" d’Aragon (1035 – 1063)
MONASTÈRE ROYAL SAN JUAN DE LA PEÑA
Si la cathédrale de Barcelone, ou l’église San Pedro de Huesca reçurent des dépouilles royales, on distingue surtout trois nécropoles des souverains aragonais : le monastère royal de San Juan de la Peña, celui de Santes Creus mais surtout l’abbaye de Poblet.
Y furent inhumés
Sépultures des nobles
Sépultures des rois: église supérieure
Sépultures des nobles: église inférieure
Panthéon royal. Alejandro Blanco
Photos: Alejandro Blanco
Sanche Ier Ramire (v. 1043 – 1094) roi d’Aragon (1063 – 1094) et de Navarre
Fils du précédent, son règne fut marqué l'expansion croissante de la jeune monarchie aragonaise, qui s'étendait vers le sud, le long des vallées de l'Èbre, du Cinca et du Gállego , aux dépens des royaumes de taïfas, auxquels il impose le paiement de tributs. Il réorganisa aussi religieusement son royaume, qu'il plaça comme vassal du pape par la rénovation des monastères et l'adoption du rite romain.Sa dépouille fut d’abord déposée au monastère forteresse de Monte-Aragon avant de rejoindre sa dernière demeure.
Pierre Ier (v. 1070 – 22/9/1104) roi d’Aragon et de Navarre (1094 – 1104)
Fils aîné du précédent, il combattit les Arabes, prit Huesca en 1096 mais fut surtout connu pour avoir apporté son aide au Cid à Valence. A sa mort, son demi-frère Alphonse Ier lui succéda.
► Eglise San Pedro el Viejo de Huesca
Escarlati
Construite vers 1117 sur un ancien un temple chrétien wisigothique, l’abbaye bénédictine fut terminée à la fin du 12ème siècle durant le règne d'Alphonse Ier le Batailleur. A défaut d'être une nécropole, l’église et le cloître forment l´un des ensembles les plus importants de l´art roman aragonais.
 
Y furent ihnumés
Alphonse Ier le Batailleur (v. 1073-1134) (1104- 1134) aussi roi de Navarre
Second fils de Sanche Ier Ramire et demi-frère de Pierre Ier, il avait épousé Urraque , reine de Castille. Mais les différends opposant le couple et l’hostilité d’une partie de la noblesse, lui firent abandonner la Castille et annuler son mariage.
Après plusieurs victoires sur les musulmans, qui lui permirent d'agrandir considérablement son royaume et qui le menèrent jusque devant Valence, Cordoue et Grenade, Alphonse connut une cuisante défaite devant Fraga. Ce fut sa dernière bataille. Agé, blessé et humilié il mourut quelques jours plus tard, à Poleñino.
Excepté son désastreux mariage avec Urraque, Alphonse n’avait pas contracté d’autres unions et n’avait aucun héritier légitime ni d’illégitime. Il légua donc son royaume aux ordres militaires. Les Aragonais et les Navarrais ne l’entendant pas ainsi, les premiers proclamèrent roi son frère cadet Ramire II pendant que les seconds optaient pour son cousin Garcia IV (V).
D’abord inhumé au monastère de Monte Aragon, Ramire II le fit transporter à Huesca où il fut enseveli dans l’ancien capitulaire aujourd’hui la chapelle St-Bartholomé. Deux fois exhumés,  les restes identifiés du roi furent solennellemen ré-inhumés en 2011.
Ramire II le Moine (v. 1094 - 1137) roi (1134 – 1137)
Troisième fils du Sanche Ier Ramirez, il vivait tranquillement dans son monastère de Huesca quand les Aragonais vinrent l’en sortir pour le faire roi à la mort d’Alphonse Ier. De leur côté les Navarrais ayant élu Garcia V Ramirez, ce fut la guerre entre les deux royaumes. Pendant que ces deux là en décousaient, Alphonse VII de Castille en profita pour occuper l’Aragon. Avec beaucoup de difficultés, Ramire récupéra ses états. Il épousa Agnès de Poitiers dont il eut une fille Pétronille. Puis, estimant peut-être que les voies de Dieu lui convenaient mieux que celles de la royauté, il abdiqua en faveur de Pétronille et se retira de nouveau dans le monastère San Pedro el Viejo où il décéda.
Sa dépouille, déposée dans un sarcophage romain du IIe siècle ou IIIe siècle, fut placée dans la chapelle St Bartholomé. Ses restes identifiés furent solennellemen ré-inhumés en 2011.
► Cathédrale Sainte-Eulalie de Barcelone
Dédiée à sainte Eulalie, dont les reliques se trouvent dans une crypte, et à la Sainte Croix, la cathédrale gothique actuelle fut édifiée à l’emplacement de l’ancienne église romane où furent inhumés Pétronille et Alphonse III. Sa construction commencée à la toute fin du 13ème siècle se termina en 1450.
Lieu de résidence de quelques souverains aragonais, Barcelone accueillit dans sa cathédrale deux monarques, au moins trois reines, des comtes de Barcelone, etc. La cathédrale aurait peut-être pu devenir un panthéon royal si le monastère du Poblet ne lui avait pas ravi la vedette.
Pétronille (1135 – 1173) reine d’Aragon (1137 – 1162)
Elle n’avait que deux ans quand son père, Ramire II la fiança à Raimond Bérenger IV comte de Barcelone qu’elle épousa en 1151. Ce mariage qui avait permis à Ramire II de se retirer du pouvoir en scellait une autre d’importance: celle de l’Aragon et du comté de Barcelone, c’est à dire de la Catalogne, faisant de l’Aragon une puissance méditerranéenne. Veuve, Pétronille exerça la régence au nom de son fils, Alphonse II, avant d’abdiquer en sa faveur en 1164. Après la mort de son mari en 1162, Pétronille conserva le pouvoir deux années. Elle ne se remaria pas et finit sa vie simplement.
Le lieu de sa sépulture symbolise parfaitement l’union de l’Aragon et de la Catalogne.  Mais où fut-elle inhumée ? Ses restes furent-ils déposés dans un des sarcophages présents dans l'édifice ? Rien jusqu’à présent n’a permis de le savoir.
Alphonse III le Libéral ou le Franc ou le Bienfaisant    (1264-1291) roi (1285-1291) aussi roi de Sicile
Fils aîné de Pierre III le Grand, il conquiert Minorque (1287). La même année, pour calmer la révolte de la noblesse aragonaise, il fut contraint de signer les « Privilèges de l'Union » qui accordaient à l'aristocratie le droit d'insurrection face aux abus du souverain.
La seule fois où il faillit convoler ce fut avec Eléonore d’Angleterre. Il était sur le point de l’épouser quand une maladie foudroyante l’emporta en quelques jours. Mort sans descendance, son frère Jacques II lui succéda.
Photo: Pere prlpz
MONASTÈRE ROYAL SANTA MARIA DE POBLET  
Photo: ?
Situé dans un site splendide, à l’ouest de Tarragone, pour remercier Dieu de lui avoir permis de reprendre la Catalogne aux Maures, Raymond Béranger IV, comte de Barcelone et époux de la reine Pétronille d'Aragon,  décida de fonder ce monastère dont le nom rappelle les peupliers (populetum en latin) qui se dressent le long du ruisseau coulant à proximité. Pour cela, il fit venir de l’abbaye de Fontfroide en France, douze moines cisterciens qui bâtirent le monastère après avoir défriché et mis en valeur les terres de la communauté.
Etape favorite des souverains d’Aragon entre leurs deux capitales, Saragosse et Barcelone, ils ne cessèrent de combler le monastère de leurs bienfaits. De la simple retraite auprès de l’abbé qui avait aussi la charge d’aumônier royal, Poblet fut choisi comme panthéon royal de 1196 à 1479.
 
En dehors des monarques et de nombreux membres de leurs familles, beaucoup de comtes de Barcelone reposent dans l’abbaye qui leur servait également de panthéon.
Après avoir perdu de son importance au 16ème siècle, le monastère subit les affres des guerres napoléoniennes, de la suppression des ordres religieux à l’époque constitutionnelle et de loi de 1835 occasionnant la vente des biens ecclésiastiques. Cette même année, et au cours  de celles qui suivirent, à cause du Désamortissement  les dépouilles royales furent transportées en la cathédrale de Tarragone. Elles ne devaient retrouver le Poblet qu'en 1952.
Abandonné et offert au pillage, le monastère renaquit de ses cendres en 1940 quand les moines revinrent l’occuper.
Inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1991, il est l'un des plus importants et mieux conservés du monde cistercien.
Huit souverains y reposent.
Martin Ier l’Humain ou le Vieux (v. 1356 – 1410) roi d’Aragon (1395 – 1410)
Sa sépulture et son gisant (en haut) côté sud. A ses côtés, Yolande Bar. Monestirs Puntcat
Avant la reconstruction. A. Bacells
Après la reconstruction (côté nord). Monestirs Puntcat
Monestirs Puntcat
Après la reconstruction (côté sud). Monestirs Puntcat
Transfert des dépoulles de la cathédrale de Tarragone au monastère de Poblet en 1952.
Alphonse II le Chaste (1152-1196) roi (1162- 1196)
Y furent inhumés
A ne pas confondre avec un autre Alphonse II le chaste (759-842) roi des Asturies. Fils de de Pétronille, reine d’Aragon, et de Raimond Béranger IV, comte de Barcelone, il fut le premier souverain de la nouvelle union catalano-aragonaise. S’attachant à son indépendance et à unifier son royaume, à partir de la fin du 13ème siècle ses domaines, par leur extension exceptionnelle, commencèrent à recevoir le nom de terres de la Maison d'Aragon (« Casal d'Aragó ») ou « Couronne d'Aragon ». Lui-même troubadour, il fut un protecteur des poètes.
Part en croisade en 1195, il mourut à Perpignan sur le chemin du retour. Son fils, Pierre II, lui succéda.
Jacques Ier le Conquérant (v. 1207 – 1276) roi (1213 – 1276)
Bouleversé par cette défaite, il tomba malade et mourut un an plus tard à Alcira. Inhumé en la cathédrale Sainte-Marie de Valence, il y resta jusqu’en 1278, date de son transfert au monastère de Poblet d’où on l’exhuma (conséquences du Désamortissement) en 1835/1843 pour le confier à la cathédrale de Tarragone. Un mausolée, inauguré en 1856, fut construit derrière la cathédrale pour accueillir ses restes. Finalement, il réintégra le Poblet en 1952. Entre temps, l'ouverture de sa tombe avait permis de découvrir et d'étudier sa momie.
Tombeau de Jacques Ier en la cathédrale de Tarragone.
Tête momifiée de Jacques Ier
Transfert  de sa dépouille au Poblet en 1952
Sa sépulture et son gisant côté sud. PMRMaeyaert
Pierre IV le Cérémonieux (1319 – 1387) roi d’Aragon (1336 – 1387)
Fils d’Alphonse IV, souverain énergique, il eut à cœur la défense et l'agrandissement de son royaume. Sous son règne, la couronne d'Aragon absorba le royaume de Majorque et naquit la première Généralité de Catalogne. En plus des guerres menées pour Majorque, le Roussillon, etc., en 1356, il s'engagea avec Pierre Ier de Castille, dit le Cruel, dans ce qui sera appelé la « Guerre des Deux Pierre ». Pierre le Cruel mourut et son rival Henri de Trastamare fut alors reconnu roi de Castille. C'est dans ces conditions que fut conclu, entre Aragon et Castille, le Traité d'Almazán (1375), sans vainqueur ni vaincu, à cause de la peste et de plusieurs catastrophes naturelles.
Son fils, Jean, lui succéda.
Sa sépulture et son gisant (en haut) côté nord. Monestirs Puntcat
Fils de Pierre IV et frère du précédent, son règne fut marqué par le schisme de l'Église. Martin poursuivit d’autant plus le traditionnel soutien aragonais de l'anti-pape d'Avignon Benoît XIII, que ce dernier, né Pedro de Luna, était un cousin de sa première femme, Maria de Luna. Il intervint militairement en Avignon en 1403, Benoît XIII n'étant plus à cette date supporté par l'Église française.
Bien que ses fils aient disparu avant lui, Martin n’avait pas désigné d’héritier. Les uns soutenaient Jacques II, comte d’Urgell, plus proche descendant du roi par les mâles, les autres le Français Louis d’Anjou, petit-fils par sa mère du roi Jean Ier d’Aragon, les autres enfin le roi de Castille Jean II, au nom des droits de sa famille. Au bout de deux ans de guerre civile, où Urgell, vaincu, fut tué, et après des tractations, le vainqueur fut Ferdinand.
Jean Ier le Chasseur (1350 – 1395) roi d’Aragon (1387 – 1395)
Fils de Pierre IV, il abandonna la politique anglophile de son père au profit d’une alliance avec le roi de France Charles VI qui fut scellée par son mariage avec Yolande de Bar (†1431), petite-fille du souverain français. Protecteur de la culture de Barcelone, avec un certain goût pour la poésie contrefaite, il instaura les Jeux floraux pour imiter ceux de Toulouse. Regardé comme une personnalité faible, son règne se caractérisa par administration financière détestable.
N'ayant que deux filles survivantes à sa mort, les états d'Aragon, confrontés à une législation imprécise, choisirent de donner la couronne à son frère, Martin, plutôt qu'à une de ses filles.
Inhumé à Poblet, après les mêmes vicissitudes post-mortem que les autres résidents du lieu, il réintégra son tombeau à part de l’arche.
Monestirs Puntcat
Ferdinand Ier le Juste (1380 – 1416) roi d’Aragon puis de Sicile (1412 – 1416)
Fils du roi Jean Ier de Castille, il fut couronné après deux ans de conflits provoqués à lamort de Martin Ier. Malgré son règne d’un peu moins de quatre ans, il assainit l'économie et l'administration, travailla à la sécurité citadine, essaya d'empêcher les persécutions contre les Juifs et de lutter contre la corruption. Il régularisa aussi la situation en Sicile.
En 1952, il fut ré-inhumé dasn l'arche côté nord.
Alphonse V le Magnanime (1396-1458) roi (1416-1458) et roi des deux Siciles sous le nom d’Alphonse Ier (1442-1458)  
Il mourut à Naples.Sa dépouille fut transférée au monastère de Poblet en 1671 où il ne reste que le piédestal restauré de son tombeau.
Jean II (1397 – 1479) roi de Navarre (1425) d’Aragon et de Sicile (1458)  
D’abord roi de Navarre par mariage et usurpation, il succéda à son frère Alphonse V comme souverain de l'ensemble des territoires de la couronne d'Aragon.
Entre 1462 et 1472, il dut faire face à une révolte de la Catalogne et de l’Aragon qui reconnurent des rois concurrents, qui descendaient tous, à des degrés plus ou moins divers, du roi Pierre IV le Cérémonieux. Dans ce contexte, Jean II se rapprocha de Louis XI de France avec lequel il signa le traité de Bayonne (1462). En échange d’ un prêt financier important, Louis XI était supposé récupérer tous les revenus du Roussillon, du Conflent et de la Cerdagne.
Fort de ce nouvel accord, la France envoya une armée pour assiéger Barcelone. Le 10 juillet 1462, elle traverse le Roussillon sous le commandement de Gaston IV, comte de Foix et gendre de Jean II. Le siège dura du 8 septembre au
3 octobre, mais prit fin brutalement grâce à l'intervention d'une deuxième armée, celle de Henri IV de Castille, voisin du royaume d'Aragon et allié temporaire des catalans.
Louis XI se vengea de la défaite en occupant militairement la Catalogne Nord. Le Roussillon passa alors sous domination française. Poursuivant sa conquête de la Catalogne, Jean II finit par soumettre les villes son autorité, dont Barcelone qui lui ouvrit ses portes en 1472 et retourna dans le giron aragonais après de longues négociations. Il s'attacha alors vainement à récupérer le Roussillon. Jean II était devenu un vieillard faible. Au terme d’un des règnes les plus longs du 15ème siècle, il mourut à Barcelone et fut inhumé à Poblet.
Monestirs Puntcat
MONASTÈRE DE SANTES CREUS
Wikipedia
Situé en bordure de la commune d’Aiguamurcia (province de Tarragone), bien que n’étant pas le panthéon royal qu’est son frère, le monastère du Poblet, Santes Creus, fondé peu après celui-ci, fut confié à des cisterciens de Toulouse. Protégé par les grandes familles catalanes, il bénéficia également des faveurs des rois d’Aragon qui prenaient comme chapelain son abbé. Après les splendeurs du Moye Age vinrent, comme à Poblet, les ravages du 19ème siècle dus à la première guerre carliste. C’est dans l’église, commencée en 1174 que reposent beaucoup de nobles et deux  rois d’Aragon.
® Pepo Segura
Diario ABC
Borjaanimal
Jacques II le Juste (vers 1260 ­ - 1327), roi d’Aragon (1291-1327) et de Sicile (1285-1295)
Mausolées de Pierre III (premier plan) et de Jacques II. Lancastermerrin88
Tombeau de Jacques II et de Blanche d'Anjou. PMRMaeyaert
Fils de Pierre III, il succéda à son frère Alphonse III. Il dut céder la Sicile à la maison d’Anjou (1295) dont il épousa la « fille » Blanche d’Anjou.
Désireux de reposer à Santes Cruz, il avait commandé son tombeau sur le modèle de celui de son père à la différence près que lui et sa femme, Blanche, étaient représentés vêtus d’habits cisterciens. En décembre 1835, durant la Première Guerre le Carliste, le monastère fut sérieusement dégradé par l’occupation de troupes. Alors qu’elles n’osèrent violer la tombe de Pierre III, elles profanèrent celles de Jacques II, dont ils brûlèrent la dépouille, et de Blanche, dont ils jetèrent la momie dans un puits. Elle en fut retirée 1851 et replacée dans la sépulture du couple avec quelques ossements de Jacques II oubliés des profanateurs.
Intérieur de la tombe de Jacques II et de Blanche d'Anjou. http://www.heraldo.es
Avant que la boucle ne se referme sur le royaume d'Aragon avec un destin commun à la Castille,  reste encore deux rois rois d'Aragon qui ne reposent dans aucun de ces lieux : Philippe II le Catholique et Alphonse IV, le Débonnaire.
► Monastère Santa María de Villanueva Sigena, près de Huesca
Fondé en 1188 par la reine Doña Sancha de Castille, épouse d’Alphonse II d’Aragon, ce monastère féminin fut le principal de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. En plus de sa vocation de monastère hospitalier, sa situation géographique en fit une place forte pour les rois aragonais qui l’entourèrent d’une muraille.
Canduela (Flickr)
Pierre II le Catholique (v. 1174-1213) roi d’Aragon (1196-1213)
Fils d’Alphonse II, il poursuivit l'œuvre d'expansion de ses domaines vers le sud, en luttant contre les musulmans et repoussa la frontière au sud de l'Aragon en s'emparant de plusieurs villes. Fortement implanté dans le Midi de la France, le royaume d’Aragon devait faire avec la politique comtale barcelonaise qui, depuis le milieu du 11ème siècle, s'était étendu au-delà des Pyrénées, contre les ambitions des comtes de Toulouse. Travaillant à son lien avec la Provence par des alliances matrimoniales, tout fut bouleversé en 1208 par le déclenchement de la croisade albigeoise menée par Simon de Montfort.
Il participa glorieusement à la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212. Alors qu’il se portait au secours de son allié le comte de Toulouse, il fut défait et tué par Simon de Montfort lors de la bataille de Muret. Excommunié, le corps du roi fut ramené par les hospitaliers à Toulouse, où il resta jusqu'en 1217 où sa dépouille fut autorisée à être enterrée en terre consacrée. Il fut inhumé au monastère Santa-Maria. Après avoir connu des avatars le peu qui restai de ses ossements fut enterré dans le cimetière du monastère.
Cénotaphe de Pierre II
► Cathédrale Vieille de Lérida
Alphonse IV le Débonnaire ou le Bénin (1299-1336) roi (1327-1336)
Second fils de Jacques II d'Aragon, il continua la politique de soumission de la Sardaigne entreprise par son père. Il mena une guerre contre Gênes qui lui permit de prendre Sassari, position-clé pour le contrôle de la Sardaigne. Il tenta à cette période de conquérir le royaume de Grenade et celui d'Almeria mais ces tentatives se soldèrent par un échec. Mort à Barcelone, il y fut d’abord inhumé dans le monastère franciscain avant d’être transféré à Lérida. Il était le père de Pierre IV.
Fils naturel de Sanche III de Navarre, quoiqu’il n’en portât jamais le titre, il est considéré comme le premier roi d’Aragon quand, à la mort de son père, lui et ses frères se partagèrent l’héritage. Insatisfait, Ramire convoita les terres de Navarre que possédait son frère Garcia IV Sanchez III, monarque de ce royaume. Ce que la guerre n’avait pu lui apporter, la mort de Garcia le fera. En lutte contre les Arabes, il connut de nombreux succès jusqu’à ce qu’il soit tué lors du siège de Graus.
23 février 2013
SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE :  LES ROIS D'ARAGON
Dans son testament, Pierre III avait ordonné d’être inhumé au monastère de Santes Creus où sa dépouille fut placée dans un sarcophage en porphyre. Son fils, Jacques II, lui fit ériger un tombeau tout en prévoyant la création de sa propre tombe et celle de sa seconde épouse, Blanche de Naples. Réalisé entre 1291 et 1307 par Bartomeu de Gérone. En 1835, lors de la première guerre carliste, sa tombe, contrairement à celle de Jacques II, ne fut pas profanée. Elle est la seule sépulture médiévale espagnole à  être restée intacte. Après son étude, elle fut replacée dans son cercueil.
Fils de Jacques Ier, le Conquérant, son règne se caractérisa par sa lutte contre Charles d’Anjou, fils cadet de Louis VIII de France pour la possession du royaume de Sicile. Un temps vainqueurs, le gouvernement des Français fut si odieux qu’il se termina par une révolte et un bain de sang, les Vêpres siciliennes (1282), soutenu par Pierre III. Charles d’Anjou perdit la Sicile qui revint à Pierre III qui s’en fit couronner roi. Puis, il lutta avec succès contre Philippe III le Hardi, venu porter secours à la maison d’Anjou. Malgré ce succès, Pierre III, miné par les guerres continuelles de son règne, mourut quelques mois après. Après sa mort, il laissa l'Aragon, Valence et Barcelone à son fils aîné Alphonse III qui ne régna que six ans et auquel succéda son frère, Jacques II.
Pierre III le Grand (vers 1239-1285), roi d’Aragon (1276-1285) et de Sicile (sous le nom de Pierre Ier, 1282-1285)
Y furent inhumés
Les souverains d’Aragon
 
Bien que conquise en 714 par les Musulmans, ces derniers ne réussirent pas à contrôler toute la région. C’est dans une de ses vallées, l’Aragon, au début du 9ème siècle, que furent mentionnés les premiers comtes d'Aragon dont les descendants maintinrent l’unité de leur territoire, face aux Francs et aux Musulmans, en s’appuyant sur leurs relations de plus en plus étroites avec la Navarre.
Incorporé à la Navarre, le comté d’Aragon fit partie intégrante de ce royaume jusqu’à la mort de Sanche III de Navarre en 1035. Les rois aragonais, tout en portant leur titre, n’en étaient pas moins subordonnés à la Navarre. Situation insupportable pour Sanche Ier Ramire qui préféra se déclarer vassal du Saint-Siège avant de devenir à son tour roi de Navarre. Avec le temps, le royaume s’agrandit considérablement. Cependant, la mort sans enfant d’Alphonse Ier en 1134, entraîna une succession épineuse qui se conclut par une unité politique appelée la couronne d’Aragon. Il s’agissait d’une confédération d’Etats, sous des rois communs, regroupant le royaume d’Aragon et le comté de Barcelone auxquels se rajoutèrent d’autres royaumes comme celui de Valence, de Majorque, etc. En 1479, les couronnes de Castille et d’Aragon furent réunies.
Ferdinand II d'Aragon, fils et héritier de Jean II, épousa Isabelle Ière reine de Castille. Le couple allait écrire une nouvelle page de l’histoire du pays, celle de la fin de la Reconquête et leur petit-fils, Charles Quint, celle de l’unification des royaumes pour former le royaume d’Espagne…
Tantarantana
(*) commentaire(s)
Fondé au 9ème siècle et situé au sud-ouest de Jaca, San Juan de la Peña est un monastère qui fut non seulement l’un des plus importants du haut Moyen Age mais aussi le symbole de la foi chrétienne dans les Pyrénées au temps de l’occupation musulmane.
 
Selon la légende, un jeune noble, nommé Voto, chassait quand il aperçut un cerf. Il poursuivit sa proie  jusqu’au mont Pano mais chuta dans un précipice.  Miraculeusement, son cheval retomba doucement. Sain et sauf, Voto aperçut au fond du précipice une petite grotte dans laquelle il découvrit un ermitage dédié à St-Jean-Baptiste. A l’intérieur, il trouva le cadavre d’un ermite appelé Juan de Atarés. Bouleversé par sa découverte, il se rendit à Saragosse, vendit tous ses biens et retourna dans la grotte pour y vivre en ermite.
On peut considérer cette légende comme une association aux Bénédictins qui occupèrent le monastère et qui, comme Voto, étaient mi-ermites, mi-guerriers.
 
Peu après l’invasion musulmane, les montagnards de la région construisirent le château de Pano détruit en 734. Les rois de Pampelune, Garcia Iñiguez et Galindo Aznarez Ier commencèrent à favoriser le monastère établit là. Le roi Garcia Sanchez concéda aux moines les droits de juridiction que confirma son successeur, Garcia el Mayor, en continuant une politique de protection. Puis vint Sanche Ier Ramire qui choisit le monastère comme panthéon royal où déjà des nobles aragonais se faisaient enterrer.
Après les incendies de 1494 et de 1675 ayant dévasté le vieux monastère, on en construisit un nouveau, voisin de l’ancien. Les deux édifices ont été respectivement déclaré monuments nationaux en 1889 et 1923.
Fils de Ferdinand Ier, il est connu pour son implication dans les affaires italiennes. Roi héréditaire de Sicile, il était fasciné par la civilisation de la Péninsule ; il disputa la Sardaigne aux Gênois, puis se lança à la conquête du royaume de Naples et prit possession de la ville après avoir triompher de René d'Anjou, notre Bon roi René, fils de Yolande d'Aragon, infante, et belle-mère de Charles VII.
Regardé comme la parfaite illustration du souverain de la première Renaissance, il favorisa les arts et les lettres. Il passa le reste de sa vie en Italie, notamment à Tivoli, laissant la direction de la couronne d'Aragon à son frère l'infant Jean qui lui succéda.
Fils de Pierre II le Catholique et de Maria de Montpellier, il est considéré comme le plus grand roi d’Aragon. Il fut élevé par Simon de Montfort celui-là même qui avait défait et tué son père lors de la croisade des Albigeois. Libéré, il fut confié à des Templiers durant sa minorité.En but à des révoltes nobiliaires, il triompha de la noblesse et contribua au renforcement du pouvoir royal. Il conquit Majorque, Ibiza et Valence dont il fit un royaume en 1238. Il mit aussi la main sur Murcie. Il fallait bien un revers à toutes ces victoires : en 1275, il fut battu par les Maures de Grenade.
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-Cimetière St-Gervais (75)
(disparu)
- Cimetière St-Jacques-du-Pas (75) (disparu)
-Cimetière St-Jean-en-Grève (75) (disparu)
-Cimetière St-Landry (75) (disparu)
-Cimetière St-Laurent (75) (disparu)
-Cimetière St-Marcel (75)
(disparu)
-Cimetière St-Médard (75)
(disparu)
-Cimetière St-Nicolas-du-Chardonnet (75) (disparu)
-Cimetière St-Paul-des-Champs (75) (disparu)
-Cimetières St-Roch (75) (disparus)
-Cimetière St-Sulpice (75)
(disparu)
-Cimetière de Sapanta (Roumanie)
-Cimetière St-Sauveur (75) (disparu)
Cimetière et charniers St-Séverin (75)
Cimetière Ste-Catherine (75)
(disparu)
-Cimetière Ste-Marguerite (75)
 
-Collégiale St-Georges de Vendôme (41) (disparue)
-Collégiale St-Laurent de Joinville (52) (disparue)
 
-Colonne de Juillet (75)
 
-Couvent de l'Ave Maria (75) (disparu)
-Couvent des Augustins-Déchaussés (75) (disparu)
-Couvent des Blancs-Manteaux (75) (disparu)
-Couvent des Capucins de la rue St-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des Capucines (75)
(disparu)
-Couvent des Carmélites de la rue St-Jacques (75) (disparu)
-Couvent des Carmes-Billettes (75)
-Couvent des Carmes-Déchaussés (75)
-Couvent des Célestins (75) (disparu)
-Couvent des Cordeliers de Nancy (54)
-Couvent des Cordeliers (75)
(disparu)
-Couvent des Chartreux de Vauvert  (75) (disparu)
-Couvent des Feuillants du Fg St-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des Grands-Augustins (75) (disparu)
-Couvent des grands Carmes ou Carmes Barrés ou Carmes barrés (75) (disparu)
- Couvent des Jacobins réformés de la rue Saint-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des  Jacobins de la rue Saint-Jacques (75) (disparu)
-Couvent des Minimes de Chaillot (75) (disparu)
-Couvent des Minimes de la place Royale (75) (disparu)
-Couvent des Pénitents du Tiers-Ordre de St-François ou Pénitents de Picpus (75)
(disparu)
Couvent des Petits-Augustins (75)
-Couvent des Théatins (Paris) (disparu)
-Couvent de la Visitation Ste-Marie (75)
-Crypte impériale des Capucins de Vienne (Autriche)
 
-Eglise du Dôme des Invalides (75)
-Eglise de La Madeleine (75)
-Eglise La Madeleine-de-la-Cité (75) (disparue)
-Eglise Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux (75)
-Eglise St-Barthélemy (75) (disparue)
-Eglise St-Benoît, la bien tournée (75) (disparue)
-Eglise St-Christophe (75) (disparue)
-Eglise St-Denis-de-la-Chartre (75) (disparue)
-Eglise St-Denis-du-Pas (75) (disparue)
-Eglise St-Eloi (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne-du-Mont (75)
-Eglise St-Eustache (75)
-Eglise St-Germain-l'Auxerrois (75)
-Eglise St-Germain-le-Vieux (75) (disparue)
-Eglise St-Gervais-St-Protais (75)
-Eglise St-Hippolyte (75) (disparue)
-Eglise St-Jacques-de-la-Boucherie (75)
- Eglise St-Jacques-du-Haut-Pas (75)
-Eglise St-Jean-en-Grève (75)
(disparue)
-Eglise St-Jean-le-Rond (75) (disparue)
-Eglise St-Julien-le-Pauvre (75)
-Eglise St-Landry (75) (disparue)
-Eglise St-Laurent (75)
-Eglise (cathédrale) St-Louis-des-Invalides (75)
-Eglise St-Louis-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise et cimetière (disparu) St-Louis-en-l'Île (75)
-Eglise St-Marcel (75) (disparue)
-Eglise St-Martial (75) (disparue)
-Eglise St-Médard (75)
-Eglise St-Merry (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Chardonnet (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-des-Champs (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-St-Louis (75)
(ancien couvent des Jésuites)
-Eglise St-Pierre-aux-Arcis (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-aux-Boeufs (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-de-Montmartre
-Eglise St-Roch (75)
-Eglise St-Sauveur (75) disparue
-Eglise St-Séverin (75)
-Eglise St-Sulpice (75)
-Eglise St-Symphorien et St-Luc (75) (disparue)
-Eglise St-Thomas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise Ste-Croix (75) (disparue)
-Eglise Ste-Geneviève-des-Ardents (75) (disparue)
-Eglise Ste-Marine (75) (disparue)
-Eglises et cimetières de l'île de la Cité (75) (disparus)
 
-Grottes vaticanes
 
-Mausolée d'Auguste à Rome
-Mausolée de Mausole à
Halicarnasse (Bodrum) Turquie (disparu)
-Mémorial du Mt-Valérien (92)
 

-Panthéon
-POMPES FUNÈBRES, AUTREFOIS et leurs métiers disparus
-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
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