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SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE :  LES ROIS DE CASTILLE
Les Asturies, réunies au royaume de Léon, formèrent le royaume des Asturies et de León.
En 1230, la Castille réunissait définitivement ce royaume au sien. Les rois de Castille portèrent dorénavant le titre de rois des Asturies, de León et de Castille pour se simplifier avec le temps en simple rois de Castille.
Les souverains de Castille
 
Né de la réunion de plusieurs châteaux (castillos d’où le nom de Castille), le comté de Castille fit son apparition à la fin 9ème siècle. La capitale de cette « vieille Castille » était Burgos fondée en 884 par le comte Diego Rodríguez. Mais c’est sous l’impulsion de son fils et successeur, Fernán González que la Castille devint un état pratiquement indépendant.
Quand Garcia II Sánchez fut assassiné vers 1028, la branche masculine de Fernán González s’éteignit. La Castille passa alors sous la coupe du puissant royaume de Navarre alors dirigé par le Sanche III le Grand.
 
Son fils Ferdinand Ier annexa le León (regroupant la Galice et les Asturies) en 1037. A sa mort, les états furent divisés entre ses différents enfants dont Sanche II qui hérita la Castille et le León. Mort prématurément assassiné, c’est son fils cadet, Alphonse VI qui maintint non seulement l’héritage paternel mais qui reconquit Tolède tenue par les musulmans. La « nouvelle Castille » était née.
Guerres, unions et héritages rythmeront ainsi le royaume jusqu’à ce que, en 1516,  Charles Quint en dépossède sa mère Jeanne la Folle, qui en était souveraine pour ainsi constituer définitivement le royaume d’Espagne.
Jusqu'à cette date, au gré de l’histoire enchevêtrée des royaumes de la péninsule ibérique, plusieurs lieux de sépultures des rois de Castille sont considérés comme des nécropoles. Souvent choisis pour affirmer une nouvelle capitale, pour marquer une victoire sur un royaume ou simplement par autonomie, ils se déplacèrent au fur-et-à-mesure des héritages, des partages, des réunifications, mais aussi pour symboliser l'avancée de la Reconquête. Ce qui explique pourquoi, certaines "nécropoles" familiales n'abritent la sépulture que de deux ou trois rois.  
 
Néanmoins, dans l’histoire des nécropoles castillanes, parmi les souverains qui n’y furent pas inhumés, on notera Ferdinand Ier qui choisit la basilique San Isidoro de León, royaume qu’il annexa à la Castille, et la reine Urraque qui repose au même endroit.  
Photo : Zarateman (Wikipedia)
Situé à environ 60 kilomètres à l’est de León, le monastère doit sa renommée aux reliques des saints Facundo et Primitivo. Nommé Domnos Sanctos, Sanctus Facundus déformé en saintfagunt, puis en en Safagun, il devint Sahagún.
Bien que origines remontent au début du 8ème siècle, on le considère comme fondé au 9ème siècle par Alphonse III, roi des Asturies.
 
Alphonse VI, dans sa reconquête sur les Maures, décida utiliser le chemin de Saint-Jacques comme axe de pénétration majeur dans la péninsule ibérique.
Sous l’impulsion de son épouse, Constance de Bourgogne, il fit reconstruire le monastère wisigothique détruit par les Arabes. Voulant faire de ce lieu le « Cluny espagnol », il fit venir Bernard de Sédirac, moine de l’abbaye clunisienne d’Auch, qui deviendra archevêque de Tolède. Entre temps, l’abbaye avait été placée sous la dépendance directe du pape.
Elle resta clunisienne jusqu'en 1496, date de son annexion à l'abbaye bénédictine de Valladolid.
Le monastère souffrit des incendies de 1812 et 1835. Sa communauté fut exclue provisoirement de 1820 à 1823 puis définitivement en 1836. Mais avant de partir, les frères bénédictins cachèrent les restes d’Alphonse et de ses épouses. Bien qu’abandonné, le monastère continue d’appartenir aux grands sites clunisiens européens qui se visite sur le chemin de Compostelle.
 
Excepté Alphonse VI, ses femmes et quelques infants, aucun autre monarque n’est reconnu être inhumé dans cet endroit qui, malgré cela, continua durant des siècles à bénéficier des bienfaits royaux. En fait, malgré la présence royale, Sahagun tient davantage d’un panthéon des nobles, très nombreux à y reposer, qu’à une nécropole royale stricto sensu.
 

Y furent inhumés
Alphonse VI le Brave (v. 1040 – 1109) roi de León (1065 – 1109) de Castille (1072 – 1109) et de Galice (1073 – 1109)
Tombe d'Alphonse VI. http://lucreganimedes.blogspot.fr/
Fils de Ferdinand Ier, d’abord battu, emprisonné et exilé par son frère aîné Sanche II, après la la mort de ce dernier, Alphonse après avoir juré qu’il était innocent de ce meurtre, non seulement récupéra son royaume mais aussi la Castille du défunt Sanche II. Dans la foulée, il attaqua son autre frère Garcia roi de Galice et s’empara de ce royaume. Au point il en était, il reprit la Navarre et plusieurs villes. Assis sur ses possessions, Alphonse, qui avait bien mérité son sobriquet, estimant qu’un titre plus adapté lui siérait mieux que celui de roi se fit donc appeler « empereur ». Et l’empereur Alphonse partit conquérir Tolède en 1085 ce qui lui valut l’hommage des rois musulmans et des monarques chrétiens de la péninsule.
Mais devant cette puissance montante, Abul-Kasim Motamid III, roi de Séville, appela à son secours les Almoravides qui infligèrent une cuisante défaite à Alphonse en 1086. « L’empereur » perdit une partie de ses conquêtes et l’expansion chrétienne s’arrêta net. Du coup, il rappela plusieurs chevaliers parmi lesquel le célèbre Cid Campeador et ses troupes dont il s’était pourtant séparé de manière inique quelques années auparavant.
Par la suite,  Alphonse VI connut plusieurs revers dont le plus triste fut celui de la bataille d’Ucles en 1108 où périt son fils unique, le jeune Sanche. Rongé par le chagrin, Alphonse s’éteignit l’année suivante. Il eut cinq femmes, dont trois Françaises. Ayant survécu à toutes, il alla se faire inhumer au milieu d’elles : Agnès d’Aquitaine (1051 – 1078), Constance de Bourgogne (1046 - 1092/1093), Berta de Bourgogne et Isabelle (Zaida). Son fils Sanche y repose aussi.
MONASTERE SAN SALVADOR DE OÑA, PROVINCE DE BURGOS
Photo:  Lancastermerrin88 (Wikipedia)
En 1011, le troisième comte de Castille, Don Sanche Garcia, fonda pour sa fille le monastère clunisien de San Salvador dans la ville comtale bénédictin. Dès son origine, le monastère, élément clé des origines de la « Vieille Castille », bénéficia de nombreux privilèges et donations que continuèrent les rois de Castille et d’Aragon. Passé dans la congrégation des bénédictins de Valladolid.
 
Victime des troupe napoléoniennes, il fut abandonné. À partir de 1835 son église se convertit en paroisse de la localité et la dépendance monacale fut par la suite restaurée et occupée par les Jésuites qui y restèrent jusqu’en 1968. Depuis, le monastère a été transformé en hôpital psychiatrique.
 
L'église et le cloître servirent de lieux de sépultures à des personnalités royales mais aussi de la noblesse castillane. Leurs restes mortels reposent actuellement dans deux ensembles composés de coffres sépulcraux en bois de noyer richement taillés, couvertes par des baldaquins en bois. Les sépulcres, la couverture, et les murs sont ornés de différentes scènes de la Passion et la Résurrection de Christ, et constituent une œuvre unique en Espagne.
Y furent inhumés
Sanche II le Fort (v. 1038 – 1072) roi de Castille (1065 – 1072)
Fils de Ferdinand Ier, son père à peine enterré, il se lança vainement dans la conquête de la Vieille-Castille. Défait dans cette opération, il se tourna contre ses frères dans l’espoir de reconstituer les états paternels. Vainqueur d’Alphonse VI en 1071, grâce à l’aide du Cid, Sanche ne profita pas longtemps de sa victoire. Attaquant la cité de Zamora quelques mois plus tard, il fut assassiné peu après par un chevalier léonais.
Et ce fut Alphonse qui lui succéda…
Le Cid transporta lui-même le corps de Sanche, son roi et ami, jusqu’à sa dernière demeure.
Photo: Tiberioclaudio99
Pierre tombale de Sánche III Garcés (Musée de  León) Photo: Valdavia
Fils de Garcia III Sanchez, il cumula plusieurs titres, même celui d’empereur des Espagnes, et fut le monarque le plus puissant des royaumes chrétiens de la péninsule ibérique du 11ème siècle. Son règne coïncida avec la crise du monde « califéen» qui début à la mort de Al-Mansour et finissant avec le début du royaume de taïfa. Il chercha à unifier les états chrétiens aussi bien par des vassaux que sous son propre commandement.
En 1016, il fixa les frontières entre la Navarre et le comté de Castille et entame une période de relations cordiales entre les deux états.
A sa mort, ses possessions furent partagées entre ses quatre fils : Garcia IV devint roi de Navarre, Ferdinand Ier hérita du León et de la Castille, et Ramire devint roi d’Aragon et Gonzalo de Sobrarbe et Ribagorza.
Sánche III Garcés, dit le Grand ( 990/992 -1035), roi de Pampelune,  roi de Navarre (1000- 1035) puis de Castille
Son lieu d'inhumation est aujourd'hui l'objet de controverses, car le monastère de San Salvador de Oña ainsi que la basilique San Isidoro de León possèdent des tombes qui sont réputées contenir ses restes, des sources écrites confirmant les deux emplacements...Cependant,  la majorité des historiens considèrent qu'il fut enterré à Oña.
CATHÉDRALE SAINTE-MARIE DE TOLÈDE
© Turespaña
Tombée aux mains des Musulmans en 712, la ville fut reconquise par le roi Alphonse VI, en 1085 qui, deux ans plus tard, la choisit comme capitale au détriment de León.
Décision fut prise de restaurer le siège ecclésiastique de Tolède, avec le rang d'archevêché.
Le premier archevêque élu fut Bernard de Sédirac moine venu du monastère clunisien de Sahagún. En 1088, la mosquée fut très officiellement convertie en église cathédrale avec la bénédiction du pape Urbain II qui confirme la Primatie de Tolède sur l'Église des Espagnes dans la bulle Cunctis Sanctorum.
 
Commença alors une époque de splendeur pour l'archevêché de Tolède, organisé autour de la cathédrale. Auréolés de leurs titres de Primats d'Espagne (titre en réalité honorifique, mais conférant de considérables avantages), les titulaires du siège métropolitain menèrent une politique volontariste, très étroitement liée au pouvoir royal, que les archevêques épaulèrent très largement durant la Reconquête.
 
En 1212, suite à l'éclatante bataille de Las Navas de Tolosa, l'archevêque décida qu'il était temps de bâtir un nouvel édifice à l'emplacement du temple d'origine musulmane.
La première pierre fut posée en 1226.Il semble que le premier d'œuvre, de 1227 à 1234, ait été un maître français, Maître Martin.
S’inspirant des plans de Notre-Dame de Paris ou de Saint-Étienne de Bourges, sa construction se prolongea jusqu’à la fin du 15ème siècle.
 

Y furent inhumés
Alphonse VII le Bon ou l’Empereur (1105-1157), roi de Galice et de León (1112 – 1157) roi de Castille  (1126-1157)
A sa mort, ses états furent partagés entre ses deux fils : Ferdinand II (León et Galice) et Sanche (Castille et Tolède)
Fils de la reine Urraque et de Raymond de Bourgogne, c’est après une longue lutte contre sa mère qu’il obtint la couronne. Il devint Empereur d’Espagne en 1135 après avoir soumis les rois de Portugal (qui obtint son indépendance en 1143), d’Aragon, de Navarre, le comte de Barcelone et plusieurs grands seigneurs français. Son règne se termina par une campagne sans succès contre le pouvoir grandissant des Almohades. Bien qu'il ne fût pas battu, sa mort dans la passe de Muradel dans la Sierra Morena pendant son retour à Tolède intervint dans des circonstances qui montraient qu'il n'était pas l'homme qu'il prétendait -- le roi de deux religions. Bien qu'il fût un grand roi, le personnage est dans une certaine mesure la victime des confusions de son époque - chrétien en croyance et ambition, mais plus qu'à moitié oriental dans sa famille.
Richilde ou Rita de Pologne (1134 – 1185)  y repose aussi.
Sépuiture d'Alphonse VII sous celle de l'infant Pedro de Aguilar, bâtard du roi Alphonse X.
Photo: http://retratosdelahistoria.blogspot.fr/
Sanche III le Désiré (v. 1133 – 1158) roi de Castille (1157 – 1158)
Sanche IV le Brave (1257/1258 – 1295) roi (1284 – 1295)
Fils d’Alphonse VII et de Bérengère, il fut titré par son père « roi de Castille et de Tolède ».
Il lutta contre son beau-frère, le roi de Navarre, Sanche VI le Sage, qui avait tenté de s'emparer de la Castille. Après la mort de son père, en 1157, il renonça au León, qu'il laissa à son frère cadet Ferdinand II.
Une fois la menace navarraise écartée, il entreprit de contenir la poussée des Almohades contre la ville de Calatrava, ce qui donnera l'occasion de fonder l'ordre de Calatrava, après que l'abbé Raymond de Fitero se soit chargé d'assurer victorieusement la défense de la cité menacée, défense que les Templiers espagnols avaient auparavant estimée impossible.
Fils d’Alphonse X. En 1275, à la mort de son frère aîné Ferdinand de la Cerda, qui laissait deux héritiers mâles en bas âge – Alphonse, âge de 4 ans, et Ferdinand, âgé de quelques mois –, il profita de l'absence de son père pour réunir les Cortès à Ségovie et se faire reconnaître héritier, en lieu et place de l'aîné de ses neveux, au mépris de la loi de primogéniture qui réglait habituellement la succession de la couronne de Castille.
La mort d’Alphonse X ouvrit la voie à une reconnaissance de son usurpation, puis à son couronnement à Tolède en 1284.
Il s'allia à la France contre l'Aragon et se consacra aux guerres de la Reconquête contre les Maures du Maroc. En 1292, appuyé par les Génois, il fut victorieux à la bataille de Tarifa, en Andalousie. Après avoir lui-même créé le désordre, il réussit à faire régner la paix en Castille et en León.
Henri II le Magnifique (1334 – 1379) comte de Trastamare puis roi de castille (1369 – 1379)
Tiberioclaudio99
Un grand allié des Français.
Bâtard d'Alphonse XI de Castille et de sa maîtresse Éléonore de Guzman, il était le demi-frère de Pierre Ier le Cruel.
En 1366, à la tête d'un groupe de soldats de fortune, les Grandes Compagnies, et avec l'aide de Bertrand du Guesclin et d'Olivier de Mauny, il envahit la Castille et se fit couronner à Burgos le 5 avril 1366. Battu à Nájera l'année suivante, il se replia en Aquitaine puis repassa les Pyrénées avec une armée. La plupart des villes de Vieille-Castille lui ouvrirent leurs portes.
Ayant capturé Pierre Ier le Cruel le 14 mars 1369, durant le siège du château de Montiel, le 23, les deux hommes s'affrontèrent dans un corps à corps dont Henri sortit victorieux en poignardant mortellement son adversaire.
Il  commença alors la pacification de ses états. Fidèle à la France et au roi Charles V, il lui  assura un soutien militaire durant la guerre de Cent Ans. En 1371, sa flotte remporta une brillante victoire à La Rochelle, qui enleva aux Anglais la maîtrise des mers et accéléra considérablement la reconquête par Charles V du territoire laissé aux Anglais au traité de Brétigny. Il fit la guerre au Portugal allié de l'Angleterre. En revanche, sur le plan intérieur,  il mena une politique de rigueur religieuse  annonciatrice de l'Inquisition.
Henri II le Magnifique mourut  empoisonné par les Navarrais du roi de Navarre Charles II le Mauvais, alors allié des Anglais.
D’abord inhumé à San Domingo de la Calzada, son fils, Jean, qui lui succéda, fit transférer sa dépouille à Tolède.
J.Labrado
Jean Ier (1358 – 1390) roi (1379 – 1390)
Fils d’Henri II. Parmi les grandes affaires de son règne, on notera surtout le conflit qui l’opposa aux prétentions de Jean de Gand, fils d’Edouard III d’Angleterre, qui faisait valoir des droits au trône de Castille trône sous prétexte qu'il avait épousé la fille aînée de Pierre le Cruel, il avait des droits.
Jean Ier mit fin aux revendications de Jean de Gand en mariant son fils, Henri, à la fille du prince anglais.
De son côté, Jean Ier, marié à Béatrice de Portugal, fille unique de Ferdinand Ier de Portugal, réclama le trône de ce royaume à la mort de son beau-père. Portugais de surcroît alliés à Jean de Gand. Après une période d’anarchie, Jean Ier dut faire face au sentiment national du peuple portugais et fut sévèrement défait à la bataille d'Aljubarrota en 1385. Jean Ier mourut d'une chute de cheval à Alcalá.
Bernard Gagnon
Henri III le Maladif ou l’Infirme (1379 – 1406) roi (1390 – 1406)
Succédant à son père, Henri II le Magnifique, il accéda au trône à l'âge de onze ans, mais n'exerça pas d'influence sur les affaires du royaume avant ses quatorze ans. Il parvint à soumettre la noblesse et à restaurer le pouvoir royal. Durant son règne, la flotte castillane remporta plusieurs victoires contre les Anglais. Poursuivant une politique d'expansion, en 1402, il entreprit la colonisation des îles Canaries en y envoyant l'explorateur français Jean de Béthencourt. Il envoya également une ambassade auprès de Tamerlan. Son règne fut abrégé par la maladie qui le rongeait depuis des années.
Tiberioclaudio99
http://galeon.com/
MONASTÈRE SANTA-MARIA LA ROYALE DE LAS HUELGAS (Burgos)
Photo: Félix Martin
Lancastermerrin88
Y furent inhumés
Alphonse VIII le Noble (1155-1214) roi de Castille (1158-1214)
Fils de Sanche III le Désiré, il accéda au trône à l'âge de trois ans. L'enfant-roi fut alors un enjeu entre les deux partis nobiliaires qui se disputèrent le pouvoir, les Lara et les Castro. Son oncle, le roi de León Ferdinand II réclamait également la régence, ce qui conduit à une quasi-guerre civile. Alphonse fut sauvé par un écuyer de la maison royale qui l'emmena dans les villes loyales du nord de la Castille. Il dut reconquérir son royaume par la force dès son adolescence. Ainsi reprit-il Tolède des mains du clan des Lara. Pour unifier la noblesse castillane derrière lui, il relança la Reconquête. Par le traité de Cazola, il obtint de l'Aragon une répartition à son avantage des terres à reconquérir dans le sud de la Péninsule Ibérique.
Il annexa la Rioja et, en 1212, mena une grande expédition des souverains hispaniques qui aboutit à la bataille de Las Navas de Tolosa qui brisa le pouvoir des Almohades. Fondateur du monastère, il en fut l'un des premiers résidents.
Sépultures d'Alphonse VIII et de sa femme Eléonore Plantegenêt avec les armes de León (le lion) et de Castille (les castillos = petits châteaux) qu'on trouve sur l'écusson des rois de Castille. Photo: Manuel Sagastibelza
Ecusson des rois de Castille
Henri Ier (1204 – 1217) roi (1214- 1217)
Fils d’Alphonse VIII, en attendant sa majorité, la régence fut confié à sa soeur aînée Bérangère. Henri mourut de manière accidentelle à l’âge de treize ans, alors qu’il jouait avec d’autres enfants dans le Palais épiscopal de Palencia.
Afin de cacher sa mort, sa dépouille fut sortie de Palencia avant de reposer à Las Huelgas. Bérangère devint alors reine de Castille.
Lancastermerrin88
Bérengère de Castille (1181 – 1244) régente puis reine de Castille (1217)
http://www.tortajadanieto.com
Fille aînée d’Alphonse VIII, les États de Castille l’ayant déclarée régente en 1211 pendant la minorité de son frère Henri Ier de Castille, elle dut faire face à la révolte nobiliaire et abdiquer de ses fonctions.
Bannit du royaume, elle y revint après la mort de son frère, auquel elle succéda en 1217, peu de temps après elle remit la couronne à son fils aîné Ferdinand III de Castille . Elle avait épousé Alphonse IX roi de León et de Galice qui la répudia, après plusieurs enfants, sous prétexte de parenté.Pourvue de talents diplomatiques, qu’elle mit au service de son fils, elle fut une précieuse conseillère et conserva une place prépondérante auprès de lui.  
Situé dans les grands faubourgs ouest de Burgos, il fut fondé en 1180 par Alphonse VIII et sa femme Eléonore Plantagenêt, fille d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henry II d’Angleterre, et bâti à l’emplacement d’une maison destinée aux loisirs (las huelgas) du roi.
Alphonse VIII souhaitait que sa fondation prenne la tête d'une congrégation dans laquelle entreraient les autres maisons de moniales cisterciennes de Castille.
Les travaux, commencés en 1187 se terminèrent terminer dans la deuxième moitié du 13ème siècle. Richement doté par ses fondateurs, le monastère finit par commander une véritable seigneurie, jouissant des juridictions temporelle et spirituelle, et empiétant sur celles des évêchés.
De nombreuses jeunes filles de la noblesse castillane y prononcèrent leurs vœux. D’abord réservé à des cisterciennes de haut lignage, le pouvoir spirituel et temporel du lieu ne tarda pas à s’étendre. La famille royale de Castille en fit un lieu de retraite et son panthéon par décision d'Alphonse VIII en 1199.
En 1809, le monastère, comme d'autres édifices religieux, souffrit aussi des profanations et du vandalisme dus aux troupes napoléoniennes.
 
Vrai panthéon royal, les reines et infant(es) et collatéraux royaux y reposant sont très nombreux auxquels se rajoutent quelques personnalités. En revanche, on y compte que deux rois et une reine.  
CATHÉDRALE NOTRE-DAME DU SIÈGE DE SÉVILLE
GFDL
Occupée par les Arabes depuis 712, la ville fut libérée par Ferdinand III de Castille en 1248.
Mais ce n’est qu’en 1401 que le chapitre de la cathédrale décida d’ériger une immense église à l’emplacement de la mosquée qu’on allait abattre dont fut conservé le minaret hispano-mauresque, la Giralda, transformé en clocher. "Bâtissons une église si grande que ceux qui la verront nous prendront pour des fous". Pari réalisé puisque la cathédrale de Séville est la plus grande d’Europe après celles de St-Pierre de Rome et de St Paul de Londres.
A tout seigneur tout honneur, Ferdinand III fut le premier à s’y faire inhumer.
Ferdinand III le Saint (v. 1200-1252) roi (1217-1230) (1230-1252)
Fils d’Alphonse IX et de Bérangère, il marqua profondément l'histoire de l'Espagne médiévale puisqu’il réunit définitivement le Léon à la Castille en1230. Dorénavant, les rois et reines portent la couronne de Castille, de Tolède et de Léon et Galice.
Militairement, il fit progresser la reconquête du sud de la péninsule ibérique en conquérant les royaumes de Cordoue en 1236 et de Séville en 1248, ce qui lui valut d’être canonisé en 1671.
Ses ossements sont conservés dans un reliquaire d'argent, point d'orgue de la chapelle royale de la cathédrale.
Sa femme, Béatrice de Souabe, y repose aussi dans un monument équivalent à celui de son fils, Alphonse X.
Chapelle royale. Lancastermerrin88
Reliquaire de Ferdinand III.Juan Laureano de Pina
Alphonse X le Sage ou l’Astronome ou le Philosophe (1221 – 1284) roi (1254 – 1284) roi de Castille et de Léon (1252-1284), empereur germanique (1257-1272).
Fils de Ferdinand III, personnalité hautement érudite, il fit travailler à Tolède des savants et traducteurs juifs, chrétiens et musulmans sur des sujets aussi variés que la législation, qui officialisa l'iusage du castillan  ; l’astronomie avec la composition des Tables alphonsines (outil d'usage commode pour calculer la position du Soleil, de la Lune et des planètes en accord avec le système de Ptolémée) ; l’astrologie ; l’histoire, avec le premier essai d’histoire de l’Espagne ; les jeux ; la poésie et la musique, avec les Cantigas de Santa Maria rédigés en galicien et richement illustrés, auxquels il contribua en composant  420 cantiques à la Vierge; les fables, etc.
Inhumé dans la chapelle royale primitive, Pierre Ier s’empara des pierres précieuses, de l’or et de l’argent du magnifique sarcophage. Quand la chapelle royale d’origine fut remplacée par la nouvelle (1579), son cercueil y fut déplacé. En 1948, à l’occasion du septième centenaire de la prise de Séville par son père (1248), ses restes furent placés dans le mausolée actuel.
Lancastermerrin88
Tombeau des entrailles d'Alphonse X en la cathédrale de Murcia. Tiberioclaudio99
Pierre Ier le Cruel ou le Justicier (1334 – 1369)  roi (1350 – 1369)
Seul fils légitime d’Alphonse XI et de Marie de Portugal, son surnom de Pierre le Cruel, donné par ses ennemis politiques, vient de la longue liste d'exécutions et d'assassinats ordonnés par ce roi, qui est constamment en butte à des rébellions et des guerres durant ses dix-neuf années de règne. Sa cruauté s'exerça essentiellement sur les nobles, révoltés ou juste gênants, et assez peu sur le peuple de Castille, auprès duquel sa réputation est moins sulfureuse. Il fut en particulier un protecteur très actif de ses sujets juifs et musulmans. Ses propres partisans l'appelaient « le Justicier », mais la victoire politique de ses ennemis fit que c'est son autre nom qui est resté le plus célèbre.
Il fut l’ un des protagonistes de la première guerre civile de Castille qui l'opposa à son demi-frère Henri de Trastamare et dont le dénouement s'inscrit dans la liste des conflits périphériques de la guerre de Cent Ans
Pierre comptait de nombreux demi-frères illégitimes qu’il fit exécuter. De ses meurtres fratricides, seul l’aîné, Henri de Trastamare, qui prétendait au trône de Castille, n’eut aucun mal à obtenir le soutien du roi de France. Devant les troupes ennemies, Pierre s’enfuit du royaume avant de trouver un soutien auprès du roi Edouard III d’Angleterre qui lui envoya son fils, le prince Noir. D’abord victorieux, Pierre retrouva son trône. Cependant, ne tenant aucun de ses engagements envers les Anglais et se montrant d’une telle ingratitude, le prince Noir l’abandonna à son sort. Pierre fut renversé pour la seconde fois par Henri de Trastamare, Du Guesclin et un corps de mercenaires franco-anglais.
Réfugié dans la forteresse de Montiel, après avoir perdu la bataille du même nom et pensant qu’il allait négocier sa libération, Pierre Ier se rendit sous la tente de Du Guesclin. Henri de Trastamare était là. Les frères ennemis en vinrent aux mains. Trastamare poignarda Pierre, le fit décapiter et expédia son sanglant trophée à Séville.
Le bâtard avait vaincu l’héritier légitime mettant un terme à quinze ans de guerre civile espagnole. Si personne ne pleura Pierre le Cruel, plus nombreux qu’on ne le croit furent ceux qui regrettèrent Pierre le Justicier.
 
Inhumé plusieurs années au château de Montiel, ses restes furent déplacés dans l’église Saint-Jacques d’Alcocer. En 1446, Jean II de Castille, ls fit transférer au couvent San Domingo  de Madrid. Quand il fut démoli, en 1869, ses restes furent portés au Musée archéologique de Madrid  qui a conservé son orant. Depuis, ils ont été déposés dans la crypte de la chapelle royale de la cathédrale de Séville auprès de ceux  de sa femme, Maria de Padillac, de leur fils, Alphonse et de Jean de Castille, fils qu’il eut avec sa maîtresse, Juana de Castro.  
Orant de Pierre le Cruel au Musée national d'archéologie de Madrid.
Photo: Luis García
Crypte de la chapelle royale.
► Collégiale San Hipólito de Cordoue
Ferdinand IV l’Ajourné (1285-1312) roi (1295-1312)
Y furent inhumés
Photo: Ferlancour
Fils de Sanche IV de Castille, en 1296 son oncle, Jean de Castille, se proclame roi de Castille sous le nom de Jean Ier mais fut rapidement relégué dans le León et contraint d'abdiquer en sa faveur en 1301, date à laquelle Ferdinand régna personnellement sous des auspices cléments surtout grâce à l'action, de sa régente mère qui aura su en cette période de troubles maintenir la légitimité de son fils en s'appuyant sur le peuple lorsque cela fut nécessaire. Il s'allia au Portugal puis avec l'Aragon et repoussa les Maures, qui avaient conquit ses États, et leur enleva provisoirement Gibraltar et Quesada.
On raconte qu'ayant fait jeter du haut d'un rocher deux gentilshommes, accusés d'assassinat, ceux-ci, avant d'être précipités, l'ajournèrent à comparaître devant Dieu dans 30 jours, et qu'en effet il mourut au bout de ce terme ; d'où viendrait son surnom.
 
D’abord inhumé dans la mosquée-cathédrale de Cordoue, en 1736, entre autres suite à la demande des chanoines de San Hipólito,fondée par Alphonse XI en 1343, ses restes y furent transférés en 1736.
Lancastermerrin88
Alphonse XI le Justicier (1311- 1350) roi (1312-1350)
Fils de Ferdinand IV, il devint roi à l’âge d’un an. Après plusieurs régences, Alphonse se révéla un des monarques les plus marquants du Moyen Âge ibérique par sa participation à la Reconquête et ses décisions touchant à l'organisation administrative du royaume. Menant à bien son objectif de contrôler le Détroit de Gibraltar afin de bloquer le passage à de nouvelles troupes musulmanes, en 1343, il remporta une nouvelle victoire sur les rives du fleuve Palmones qui lui ouvrit la route d'Algésiras; Après un long siège la ville lui revint. Gibraltar restait aux mains des Maures mais l'essentiel était acquis: le détroit était sous contrôle castillan. C'est précisément en tentant de prendre Gibraltar qu’il mourut de la peste.
D’abord inhumé dans la mosquée-cathédrale de Cordoue, en 1736, entre autres suite à la demande des chanoines de San Hipólito, qu'il fonda en 1343, ses restes y furent transférés en 1736.
www.artencordoba.com
► Chartreuse de Miraflores, près de Burgos
Jean II (1405 – 1454) roi (1406 – 1454)
Fils d’Henri III le Maladif, il n’avait pas deux ans lorsque la couronne lui échut. Après la régence, Jean II entièrement sous l'influence d'un de ses favoris, Alvaro de Luna, jusqu'à ce que sa seconde femme, Isabelle de Portugal, réussisse à le faire mettre à l'écart, semble avoir été l’un des souverains de castille les moins capables. Faible et dépendant, il n'avait aucun centre d’intérêt excepté pour les divertissements, comme l'écriture de vers la chasse et les tournois.
D’abord inhumé en l’église Saint-Paul de Valladolid, sa dépouille fut transférée dans la chartreuse par la suite auprès d’Isabelle de Portugal et de son fils. Il est le père d'Isabelle la Catholique.
► Monastère Santa Maria de Guadalupe, province de Cacérès,  (Espagne)
© Turespaña
Henri IV l’Impuissant (1425 – 1474) roi (1454 – 1474)
Et le bien surnommé ! Fils de Jean II, doté d’un physique ingrat, dès son plus jeune âge il était mélancolique et peu communicatif. Bref, on le pensait débile. En grandissant son environnement fut bien forcé de constater son peu d’empressement vers les femmes ainsi qu’une nette tendance à la masturbation intensive ! Politique obligeant, il épousa Blanche d’Aragon. Mais alléguant, (et dans quels termes !), qu’il ne pouvait copuler convenablement avec elle, il exigea la dissolution de leur union. Blanche, offusquée, se défendit mais divorça en 1453.
 
Jean II, de plus en plus inquiet pour l’avenir de la dynastie fit venir un spécialiste pour tester les capacités copulatives du futur monarque. Le spécialiste eut beau trouver des anomalies physiques, cela ne changeait rien au fait qu’Henri était homosexuel.
Tiberioclaudio99
20 février 2012
(*) commentaire(s)
En dépit de cette évidence, un second mariage fut arrangé avec Jeanne de Portugal. Jean II décéda. Henri devint Henri IV et son règne se distingua par une faiblesse encore plus grande que celle de son père. En 1461, miracle, Jeanne était enceinte. Malgré les rumeurs sans doute fondées sur l’origine adultérine de l’enfant,  Henri afficha une fierté toute paternelle quand sa femme accoucha d’une fille qu’il reconnut pour lui succéder. Devant la colère des grands qui contestaient la légitimité de la fillette, Henri désigna son demi-frère, Alphonse, qui mourut avant lui en 1468.
Henri désigna alors sa demi-sœur sœur Isabelle comme héritière. Mais quand elle épousa Ferdinand II d’Aragon, Henri changea encore d’avis et, en 1470, reconnut de nouveau la petite Jeanne. Quatre ans plus tard il mourait. Isabelle saisit cette opportunité pour se saisir du trône et quoique fasse Jeanne, Isabelle le conserva et entra dans l’Histoire sous le nom d’Isabelle la Catholique.  
Avant de conclure avec le dernier lieu de sépultures royales castillanes d’importance, Grenade, jetons un œil rapide sur collégiale royale San Hipólito de Cordoue, où furent inhumés Ferdinand IV et Alphonse XI ; la chartreuse Miraflores, où repose Jean II  et le monastère de la Guadalupe où se trouvent les restes d’Henri IV l’Impuissant.
CHAPELLE ROYALE DE GRENADE
 
En 1492, au terme de combats de plusieurs années et assiégé dans sa ville, le dernier émir Grenade se rendait. La prise de la cité marqua marqua définitivement la fin de la Reconquête.
La chapelle sera détaillée dans l'article sur les personanlités ci-après.
 

Y furent inhumés
 
► Isabelle de Castille, dite la Catholique
 
► Ferdinand II d'Aragon
 
► Jeanne Ière de Castille, dite Jeanne la Folle
 
► Philippe Ier  de Castille, dit le Beau
MONASTÈRE SANTA CRUZ DE SAHAGÚN
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-Abbaye St-Antoine-des-Champs (75) (disparue)
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-Abbaye St-Victor (75) (disparue)
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-Chapelle des Incurables (75)
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-Chartreuse de Gaillon-lez-Bourbon (27) (disparue)
 
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-Cimetière du Calvaire (75)
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(disparu)
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