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SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE :  LES ROIS DE NAVARRE
Cinq ans après le décès de son oncle, Thibaud, accomplissant le voeu de celui-ci, emprunta le chemin des Pyrénées avec les restes de Sanche pour les ensevelir en sa dernière demeure.
En 1912, à l'occasion du 700ème anniversaire de la bataille Las Navas de Tolosa, son mausolée fut installé dans la chapelle où il se trouve encore. Du tombeau d'origine, furent conservés le gisant et la dalle avec sa fine bordure à motif végétal. Le reste correpond au goût néogothique des années 1910.
9 mars 2013
Les souverains de Navarre
 
Si nous sommes concernés par l’ensemble de l’histoire espagnole, un lien particulier et intime nous relie avec le royaume de Navarre.
Fondé au 9ème siècle au cœur des Pyrénées, ce royaume fut sans cesse soumis aux pressions, souvent antagonistes, de ses voisins castillans, aragonais et français. De leur capitale, Pampelune (Iruñea), les rois de Navarre résistèrent longtemps avant que le petit royaume ne passe sous l’influence française.
 
Quelques événements pour suivre le fil :
Avec un changement de dynastie, celle de Champagne, la Navarre passe peu à peu dans le giron français avant qu'il ne lui reste que la Basse-Navarre, aujourd'hui intégrée dans le département des Pyrénées-Atlantiques.
 
1234. Thibaut de Champagne, neveu de Sanche VII, dernier roi de Navarre, hérita du royaume. Son fils, Henri Ier, épousa Blanche d’Artois qui, en 1276, fuyant une révolte, vint se réfugier en France auprès de Philippe III.
 
1276. Philippe III prit la régence de la Navarre et soumit ses vassaux révoltés.
1285. Jeanne, fille d’Henri Ier et de Blanche d’Artois, devenue reine de Navarre, épousa Philippe IV le Bel. Les royaumes de Navarre et France sont provisoirement réunis.
 
1328. Après la mort de Charles IV, Philippe VI se vit revendiquer par Jeanne II de Navarre, exclue du trône de France par la fameuse loi salique,  la couronne de Navarre que Philippe le Bel tenait de son épouse. N'étant pas lui-même descendant et héritier des rois de Navarre, comme l'étaient ses prédécesseurs, Philippe VI restitua donc la Navarre à son héritière légitime.
 
Devenue capétienne, la Navarre indépendante, passa successivement aux maisons d’Evreux (capétienne), d’Ivrée ou de Trastamare, de Foix et d’Albret. Et malgré les vicissitudes historiques du royaume, qui le laissèrent toujours proches de celles de la France,  c’est bien avec les Albret que le lien se fit  définitivement. Rappelez-vous:
 
1512. Ferdinand le Catholique envahit la Navarre sur laquelle règnaient Catherine de Navarre et Jean III d’Albret.
 
1516. La Navarre perdit son indépendance malgré l’aide française qui ne put rendre le trône à Henri II de Navarre, fils de Jean III d’Albret. Il installa sa capitale à Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques).  En 1527, il épousa Marguerite d’Angoulême, sœur de François Ier. La même année, une nouvelle tentative de reconquête de la Navarre, contre Charles Quint, ne réussit que partiellement en conservant la Basse-Navarre (partie en France).
 
1548. Jeanne d’Albret, fille des précédents, et  héritière du royaume, épousa Antoine de Bourbon.  Jeanne et Antoine….les parents d’Henri IV. Entre temps, craignant de nouvelles revendications sur la Haute-Navarre (partie espagnole), Charles Quint fit proclamer son fils Philippe, roi de Navarre par les États du royaume.
 
1589 : Henri III de Navarre devint Henri IV roi de France et de Navarre. Le titre exact aurait dû être « et de Basse-Navarre », ce qui sonne tout de même moins bien.  Ses successeurs continuèrent à l’ajouter jusqu’en 1789. Il fut repris de 1814 à 1830 par Louis XVIII et Charles X sans que la Basse-Navarre la Navarre ne retrouve son indépendance perdue lors de son incorporation dans le département français des Pyrénées-Atlantiques en 1790.  
Malgré son lot classique d'inhumations ailleurs que dans les nécropoles royales, la Navarre eut trois panthéons: le monastère San Salvador de Leyre,  le monastère Santa Maria la Royale de Nájera et la cathédrale Santa Maria de Pampelune.
MONASTÈRE SAN SALVADOR DE LEYRE, commune de Yesa
http://www.turismoporespana.com.ar/
Fondé au début du 9ème siècle et son église consacrée en 1057, le monastère fut le panthéon royal des rois de Pampelune ; précurseurs des rois de Navarre. La conquête de Nájera et l'établissement du pouvoir au 11ème siècle, avec l’établissement du second panthéon, Sainte-Marie de Nájera, ne fit pas perdre à Leyre son importance qui s’était affirmé comme grand centre spirituel de la Navarre et restait auréolé de la présence des dépouilles de ses premiers souverains.
Ce n’est qu’au 12ème siècle, avec la réunion de la Navarre à l'Aragon, que le monastère fut délaissé au profit de celui de San Juan de la Peña ou de la cathédrale de Pampelune. De cistercien, il devint bénédictin.
 
Le temps passant, on avait oublié l’emplacement précis des tombes. En 1613, se fiant à la tradition, lors d’une reconstruction, on effectua des recherches qui aboutirent à la découverte d’ossements qu’on plaça dans des coffrets préparés à l’avance.
La liste des noms de ces vieux résidents fut basée sur un codex des 11ème et 12ème siècles bien qu’on suppose que celui-ci ait été manipulé pour continuer à revendiquer le titre de panthéon royal, d’où de possibles erreurs.
 
Quand en 1836 fut décrété le Désamortissement de Mendizábal, le monastère fut abandonné et se transforma en refuge pour bergers et paysans. En 1845,  la commission des Monuments Historiques s'était intéressée aux restes royaux, mais n’avait pu empêcher les profanations.  En 1863, on recueillit les ossements qui furent déposés dans l’église paroissiale de Yesa.
L’église du monastère rouvrit en 1875 et les restes y furent replacés, malgré les nombreuses tentatives pour les placer, eux et tous ceux des souverains de Navarre, en la cathédrale de Pampelune.
Redescendus en 1888 à Yesa  le temps de leur construire un mausolée de marbre, ils trouvèrent enfin leur place en 1915 lors d’une grande cérémonie. En 1982, sans le mausolée de marbre, ils furent installés dans leur actuel sanctuaire protégé par une grille en fer forgé.
Devant le coffre contenat les cendres, une tablette résume ceux et celles à qui ils appartiennent.
Alejandro Blanco (Flickr)
Alejandro Blanco (Flickr)
Alejandro Blanco (Flickr)
Y furent inhumés:
Sur la tablette, dix noms de rois sont inscrits auxquels se rajoutent sept reines consort. Outre les doutes permis, il est avéré que certains de la liste ne furent pas inhumés en ce lieu.  Y furent-ils transférés par la suite ou s'agit d'une propagande pour la grandeur du monastère ?
Iñigo Íñiguez Arista (v. 790 - 851/852)
García Íñiguez Ier de Pampelune († v.870)
Considéré comme le premier roi de Pampelune, son règne serait consecutive à une victoure contre l’armée carolingienne en 824. Les chroniques le notent comme le premier rebelle contre l’émirat de Cordoue de 840 à sa mort. Le petit royaume naissant passa à son fils García Íñiguez Ier.
Fils du précédent. Confronté aux Maures, après une grande victoire, il fut battu et resta enfermé à Cordoue pendant de nombreuses années. Puis, grâce alliance avec un musulman rebelle, il regagna son royaume où il favorisa le pélerinage vers St-Jacques-de-Compostelle. Le manque d’informations le concernant après 870, laisse supposer qu’il mourut vers cette année là dans des circonstances toujours sujettes à controverses.
García Jiménez ou García II  de Pampelune († v. 882)
Par une reconstruction populaire, quand le roi García Ier mourut censément en 870 pendant que son fils et héritier Fortún Garcés était emprisonné à Cordoue, García Jiménez serait devenu le régent incontesté du royaume jusqu’à ce qu’il soit tué à Aibar  lors d’une bataille contre l’émir de Cordoue . En fait, il n’y a aucune preuve documentaire que García Jiménez ait joué un rôle dans le gouvernement du royaume de Pampelune.
Fortún Garcés le Moine ou le Borgne de Pampelune († 905)
Fils de García Ier, sa femme aurait été musulmane. Fait prisonnier avec son père lors d'une invasion menée par l'émir de Cordoue Muhammad Ier , il serait resté prisonnier pendant vingt ans.
Sánchez Ier Garcés le Grand, roi de Navarre et de Pampelune ( v. 865 – 925/926)
Ne fut pas enterré dans le monastère
Sancho Garcés II Abarca roi de Navarre et comte d'Aragon († 994)
Monastère Santa María de Nájera
Amire XIII († 991) ?????
Aussi appelé Sanche Ier Garcés, il était le fils de García Ximenes d’Aragon, régent de Pampelune. Durant son règne, il plaça sous son autorité de nombreux châteaux entre la Cantabrie et la ville de Nájera dont ceux de San Esteban de Deyo et de San Esteban de Resa.
Aucune nécropole n’ayant encore été fixée, il fut inhumé dans l’un ou l’autre de ces châteaux qui lui servaient de forteresses: église du château de San Esteban de Deyo à Villamoyor de Monjardin ou église du château San Esteban de Resa. Il n’empêche qu’il est cité comme présent à Leyre.
García Sánchez Ier  de Pampelune († 970)
Château de San Esteban de Deyo à Villamoyor de Monjardin
Fils du précédent, son très jeune âge amena une régence de 925 à 934. Il participa à la coalition formée par Ramire II de León et Fernán González avec lesquels il remporta une grande victoire contre Abderramán III à la bataille de Simancas.
S’il y a une polémique concernant le lieu de sépulture de son père, ce n’est pas le cas pour lui. A défaut de panthéon royal, il fut bien inhumé dans l’église de ce château, mais est cité à Leyre.
García II ou IV Sánchez, le Tremblant († 999/1000)
Leyre ou Monastère Santa María la Real à Nájera ?
Fils du précédent. Il tenta de revenir sur la soumission que son père avait offerte à Cordoue mais fut obligé de demander la paix. On suppose qu’il décéda autour de l’an mil, date de sa dernière apparition dans la documentation.
MONASTÈRE ROYAL SANTA MARIA DE NÁJERA
Dietmar Giljohann
Sánche II Garcés Abarca (935 - 994)
Y furent inhumés
Rafael Lafuente
Fernando Fornieles
Fils de García II Sánchez Ier, c’est lui qui changea le titre de roi de Pampelune pour celui de roi de Navarre.
Ses épouses Toda et Urraca Fernández de Castille († v. 1006) reposent aussi en cet endroit.
García Sánchez II, le Tremblant.  Roi (994 – 1000)
Fils Sánche II Garcés Abarca. Il tenta de revenir sur la soumission que son père avait offerte à Cordoue mais fut obligé de demander la paix. On suppose qu’il décéda autour de l’an mil, date de sa dernière apparition dans la documentation.
Ré-inhumé avec ses deux épouses Jimena Fernández de Léon et Stéphanie (Estafania) de Foix.
García Sánchez III (v. 1020 – 1054) roi (1035 – 1054)
Fils de Sánche III le Grand, appelé aussi García de Nájera, il fut vainqueur de son frère Ramire Ier d’Aragon, ce qui lui permit de fixer la frontière orientale de son royaume qu’il agrandit aussi au sud. Fondateur du monastère de Nájera, il le fit consacrer en 1052 et continua à l’enrichir jusqu’à sa mort intervenue à la bataille d'Atapuerca.
Sanche Garcés IV Peñalén ou le Noble (v. 1039 – 1076) roi (1054 – 1076)
Fils García Sánchez III, jusqu’à ses dix-huit ans il fut guidé par sa mère Estefanía de Foix. Son règne se résuma principalement à maintenir les frontières de son royaume en but à de nombreux conflits avec la Castille. Il fut assassiné à Peñalén, victime d'une conjuration ourdie par ses frères. Alors qu’il participait à une partie de chasse, il fut précipité dans un ravin. Sa mort provoqua l'invasion de la Navarre par Alphonse VI de León qui occupa la Rioja, et par Sanche Ramire d'Aragon qui devint roi de Navarre.
En 1044, García Sánchez III, attiré par le vol d’un vautour et d’une perdrix ou une colombe, aurait découvert une statue de la Vierge dans une grotte. Il n’en fallut pas davantage pour qu’il fonde un monastère en 1052 à l’emplacement de la sainte grotte qui devint, entre autres, la nécropole des infants de Navarre de Léon et de Castille des 11ème et 12ème siècles. De cet ensemble primitif roman il ne reste que des vestiges, l’actuel a été construit entre les années 1422 et 1453.
On trouve le tombeau des ducs de Nájera, construit par le premier duc de Nájera, Pedro Manrique de Lara.
Le panthéon royal se trouve sous le chœur. Creusé dans la roche, c'est la grotte dans laquelle la légende situe la découverte de l'image de la Vierge par le roi García où l’on vénère une image assise de la Vierge de l'Alcazar en bois de la fin du 13ème siècle ou du début du 14ème siècle.
Datant du 16ème siècle, on y transféra par la suite les restes de souverains appartenant au royaume de Nájera-Pampelune, sauf ceux, s'ils sont là, de Bermude III de León dont la sépulture reste controversée.
On y notera aussi la présence de Blanche de Navarre, petite-fille du Cid Campeador et mère d’Alphonse VIII de Navarre.
Au moins une cinquante de personnes y furent inhumées dont de nombreux infant(e)s et reines consort.
Blanche de Navarre (1137 – 1156)
Petite-fille du Cid Campeador, elle épousa Sanche III de Castille co-roi de Castille avec son père avec Alphonse VII l'Empereur. De cette union naquit le futur Alphonse VIII de Castille.  
Son sarcophage est considéré comme l’un des premiers exemples d’habileté à exprimer artistiquement les sentiments humains au 12ème siècle.
Lancastermerrin88
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Fils de Sanche VI. Après le traité de paix le réconcilaint avec la Castille et l’Aragon qui à l’origine voulaient se partager ses domaines, Sanche VII , en 1212, joignit ses efforts à ceux de ses anciens adversaires pour vaincre le calife Muhammad ibn Ya’qūb al-Nāşir lors de la bataille de las Navas de Tolosa où il se conduisit en véritable héros.
Sans héritier direct, il avait légué son royaume à Jacques Ier d'Aragon. Mais sa volonté ne fut pas respectée par les navarrais qui lui préférèrent son neveu Thibaud IV de Champagne. Il mourut à Tudela et sa dépouille fut provisoirement déposée dans l’église Saint-Nicolas de Tudela.
Bien des années auparavant, il avait fait édifier une collégiale à Roncevaux, consacrée en 1219, où il souhaitait être inhumé.
Sanche VII de Navarre le Fort (1154 – 1234) roi (1194 – 1234)
Collégiale Sainte-Marie de Roncevaux/Orreaga (Espagne)
Après l'assassinat de Sanche Garcés IV Peñalén et ses conséquences,  l'inhumation des rois de Navarre se fit dans d'autres nécropoles, en Aragon.
La Navarre ne retrouva son indépendance qu'avec García Ramírez (†1150) inhumé en la cathédrale Sainte-Marie de Pampelune, dernier panthéon royal navarrais.
 
Un seul roi de Navarre, dont la dépouille ou le nom ne sont liés à aucune des nécropoles navarraises de sa dynastie ou de celle qui le précéda repose indépendemment. Il s'agit de Sanche VII, fils Sanche VI le Sage, dernier roi de la dynastie dite de Navarre qui fit suivie par la dynastie dite de Champagne.
Avec son épouse, Constance de Toulouse, qui y fut transférée par la suite, il repose à Ronceveaux en la collégiale Sainte-Marie qu'il avait fait édifier.
http://www.cuentatuviaje.net/
Sanche VI, Le Sage ou le Savant.  Roi (1150 – 1194)
García Ramírez ou García IV,V, VI or VII  de Navarre, le Restaurateur  (†1150)
Petit-fils du Cid Campeador , il doit son surnom au fait d’avoir  restauré l’indépendance de la Navarre, en sortant le royaume de son union avec l’Aragon.
Thibaut Ier le Troubadour roi (1201 - 1253) roi (1234 – 1254)
CATHÉDRALE SANTA MARIA DE PAMPELUNE/IRUÑEA
Yiorsito
Sanche VII avait choisi Jacques Ier d'Aragon comme héritier. Mais les navarrais lui préférèrent, Thibaud comte de Champagne, fils de Blanche de Navarre, et neveu du défunt.
En se présentant à Pampelune et en jurant fidélité aux Fueros du royaume, il fournissait ainsi à la couronne de Navarre une dynastie bien installée de puissants vassaux dans le nord du royaume de France. En scellant des pactes avec l’Aragon, la Castille et l’Angleterre, il consolida sa couronne. Il gouverna avec l'aide de nobles venus de Champagne qui reçurent des charges importantes.
Il réduisit l'importance des fiefs non héréditaires, les tenencias, comme divisions territoriales et créa quatre grands districts confiés à des merinos, à qui il attribua des fonctions fiscales et relevant de l'ordre public. Il fut le premier à mettre par écrit les droits et les libertés du royaume dans ce qu'on a appelé le fuero antiguo, et au cours de son règne il les compila tous, les traditionnels comme les nouveaux. En 1238 il dirigea une expédition de croisés en Terre Sainte. Malgré sa défaite, les querelles entre les musulmans lui permirent de signer la paix et d'obtenir pour les chrétiens Jérusalem, Bethléem et Ashkelon. Il revint de la croisade à la fin de 1240 et passa une grande partie de son règne à des voyages continuels entre Navarre et Champagne. Le surnom de « troubadour » provient de sa grande réputation de poète de qualité.
Fils de García Ramírez le Restaurateur , son règne se caractérisa par les affrontements avec l’Aragon et la Castille. Sa principale réussite fut de stabiliser son royaume et de consolider sa dynastie sur le trône navarrais. Il fut aussi à l’origine de nombreuses fondations de monastères cisterciens.
Henri Ier de Navarre, le Gros ( ? – 1274) roi (1270 – 1274)
Fils de Thibaut Ier, il succéda à son frère Thibaud II. Après un règne de quatre ans, il mourut laissant comme seule héritière, Jeanne,  une fillette âgée d’à peine un an.
Sa veuve, Blanche d’Artois, pour se protéger de la convoitise des Espagnols, se réfugia avec Jeanne auprès de son cousin le roi de France Philippe III. Voulant que la Navarre restât aux mains des Capétiens, Philippe III, rejetant l’idée d’un mariage entre la petite Jeanne avec un prince aragonais, décida qu’elle épouserait son second fils, Philippe, en échange de quoi un traité fut signé en 1275 assurant la protection de la Navarre contre les Espagnols. A terme, le roi de France envisageait la réunion de la Navarre, de  la Champagne et de la Brie au royaume de France.
Louis, le fils aîné de Philippe III, étant mort, ce fut Philippe, futur Philippe IV le Bel qui hérita de la couronne. La petite Jeanne, devenant future reine de France, fut éduquée à la cour avec son fiancé. Philippe III s’autoproclama régent de la Navarre. Il envoya sur place des gouverneurs français qui, de par leurs fâcheux comportements, provoquèrent des troubles puis une guerre civile entre anti et pro Français. Après un an de combats acharnés, la rébellion fut matée. Les Navarrais exigèrent alors que leurs traditions et droits coutumiers soient d’une part enfin respectés et que, d’autre part, Jeanne, leur reine légitime et son fiancé reçoivent le sacre à Pampelune et qu’ils y restent. Jeanne ne se rendit jamais dans son royaume qu’elle se contenta d’offrir en dot, avec la Champagne et la Brie, à son mari qui, faute de temps, n’ira pas davantage en Navarre mais dont il respecta les sujets.  
Voilà comment, Philippe IV le Bel fut le premier roi de France à signer « roi de France et de Navarre » le jour de son couronnement.
 
Comme déjà résumé en début de l'article, le royaume de Navarre étant passé sous la couronne de France, les nouveaux rois de Navarre furent les rois de France :
-  Philippe IV de France (Philippe Ier de Navarre)
-  Louis X de France (Louis Ier de Navarre)
-  Jean Ier le Posthume qui ne vécut que quelques jours
-  Philippe V de France (Philippe II de Navarre)
-  Charles IV de France (Charles Ier de Navarre)
 
Après la mort de Charles IV, son successeur Philippe VI se vit revendiquer par Jeanne II de Navarre, exclue du trône de France par la fameuse loi salique,  la couronne de Navarre que Philippe le Bel tenait de son épouse. N'étant pas lui-même descendant et héritier des rois de Navarre, comme l'étaient ses prédécesseurs, Philippe VI restitua donc la Navarre à son héritière légitime.
Jeanne avait épousé Philippe III d'Evreux qui retouva le chemin de la cathédrale de Pampelune soixante-neuf ans après Henri Ier.
Thibaud II le Jeune (1239 - 1270) roi (1253 – 1270) ne fut pas inhumé à Pampelune mais à Provins
Eglise des Cordelières du Mont-Sainte-Catherine-lès-Provins (Seine-et-Marne)
 
Fils de Thibaut Ier, il hérita du trône sous la régence de sa mère et la tutelle de Jacques Ier d’Aragon et dut faire face dès le début à des problèmes d'État. Il  imposa une limitation au pouvoir des grands seigneurs, poursuivit l'amélioration de l'administration du Trésor royal amorcée par son prédécesseur, et organisa le premier recensement de la population du royaume. Il trouva un appui auprès de saint Louis qui lui accorda sa fille Isabelle de France. Dès lors, Saint Louis joua le rôle d'arbitre dans les relations extérieures de son gendre. En juillet 1270, il accompagna son beau-père lors de la croisade où le roi de France trouva la mort.  Lui-même mourut sur le chemin du retour à Trapani en Sicile. Son épouse le suivit quatre mois plus tard dans la tombe. Son frère Henri lui succéda.
 
Par testament Thibaud souhaitait que son corps soit inhumé dans son comté de Champagne en l'église des Cordelières du Mont-Sainte-Catherine-lès-Provins et son cœur au couvent des Jacobins de la même ville.
Entre la guerre de cent Ans et les profanations révolutionnaires, il ne reste rien de sa sépulture.
En revanche, le cœur déposé aux Jacobins y fut conservé jusqu’en 1791 date à laquelle on le transféra aux Cordelières. Sauvé durant les profanations de 1794, il y est toujours, contenu dans un carditaphe de forme hexagonale, dont les faces sont sculptées de moines assis tenant un livre de prières. Chaque moine est représenté dans une attitude différente et il est surmonté d'un globe de cristal renfermant une pierre rosée, symbole du cœur.
Cordelières de Provins. MCP
Carditaphe de Thibaut. Camille Enlart (RMN)
Jeanne II et Philippe III d’Evreux, le Bon (1301 - 1343) roi (1328 – 1343)
Cousin germain de Philippe VI, il avait épousé en 1317 Jeanne de France, fille de Louis X et héritière de la Navarre. A condition de renoncer au trône de France, il obtint la reconnaissance des droits de sa femme et de la royauté de Navarre, conjointement avec elle.
A la mort de son époux, Jeanne, sous le nom de Jeanne II continua à être reine de Navarre jusqu’à sa mort. Restée en France, elle fut inhumée en la basilique Saint-Denis.
Leur fils Charles II, le Mauvais leur succéda.
Charles II le Mauvais
 

Charles III le Noble (1361 - 1425) roi (1387 – 1425)
Il succéda à son père, Charles II, en 1387, et s'appliqua à vivre en paix avec ses voisins et renonça aux prétentions de son père sur plusieurs provinces de France lors du traité de Paris (1404). Il eut soin de nommer des Navarrais aux postes principaux de gouvernement.
Dans un contexte de crise économique, de pacifisme extérieur et d’aristocratisation croissante de la société (parallèlement à ce qui se passait en Aragon), Charles III inaugura une politique plus conforme aux possibilités et aux ressources de la Navarre. Parmi ses réformes politiques on doit retenir la création la « Cort » ou tribunal suprême (1413).
Il protégea les arts, fit achever la cathédrale de Pampelune  et construire les palais royaux de Tafalla et d'Olite, où il mourut.
Alors que les ossements des autres souverains inhumés dans la cathédrale reposent répartis dans des petites caisses dans une crypte, au-dessus d’elle se dresse le tombeau de Charles III et de sa femme Eléonore de Trastamare.
Commandée en 1416 par Charles III, cette œuvre superbe en albâtre est signée Johan Lomme de Tournai. Le sculpteur, instruit de l’art funéraire de Dijon, a su personnaliser les visages des gisants et varier les attitudes et les costumes des vingt-huit pleurants représentant de personnages nobles et du haut clergé.
sa fille, Blanche de Navarre
Yiorsito
Yiorsito
Yiorsito
Charles III fut le dernier souverain de Navarre à être inhumé dans un panthéon royal situé en Espagne.
Marc DeArmey
Osado
Eléonore de Navarre (1425 – 1479) « reine légitime de Navarre » de 1464 à 1479 puis reine de Navarre en 1479.
Eglise du couvent des Franciscains de Tafalla (Espagne)
 
Par testament, Blanche de Navarre avait nommé son fils, le prince Charles, comme son successeur. A la mort de Blanche, Jean II alléguant que celle-ci avait en fait soumis le règne de Charles à l’approbation de son père, usurpa la couronne navarraise au détriment de Charles et de sa fille Blanche qui se contentèrent d’être roi et reine titulaires et non de fait. Il n’avait pas hésité non plus à les déshériter au profit de leur sœur cadette, Eléonore, mariée depuis 1436 à Gaston IV comte de Foix. Cette situation engendra des guerres civiles entre le père et fils, dont Jean II sortit vainqueur.
Ses aînés lésés et trépassés, Eléonore, après avoir été reine de Navarre sous la férule de son père devint enfin reine à part entière à la mort de celui-ci en 1479. Mais à peine un mois plus tard, Eléonore rendait l’âme à son tour. Etant veuve, elle laissa le trône de Navarre à son petit-fils, François Phébus (inhumé en la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Lescar)
Catherine de Navarre ou de Foix  (1468 – 1517) reine (1487 – 1517)
Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Lescar (Pyrénées-Atlantiques)
 
François Phébus, petit-fils d’Eléonore de Navarre, trop jeune pour régner, ce fut sa mère Madeleine de France qui se chargea de la Régence jusqu’à la mort du petit François en 1483. Le relais fut repris par sa sœur Catherine qui devint reine de Navarre sous le nom de Catherine Ière. Mais les luttes internes ayant fourni à Ferdinand le Catholique, roi de Castille, l’occasion d’intervenir en 1512 avec l’armée du duc d’Albe, il expulsa Catherine et son mari Jean III d’Albret et se fit proclamé roi de Navarre. La Haute-Navarre fut rattachée à la Castille tandis que la Basse-Navarre restait indépendante côté français.
 
Catherine mourut à Mont-de-Marsan et fut inhumée dans ce qui allait devenir une nécropole des rois de la Basse-Navarre : la cathédrale Notre-Dame-de- l’Assomption de Lescar (Hautes-Pyrénées).  
 

Y reposent:
 
► François Phébus (1467 - 1489)
► Catherine de Navarre
► Jean III d'Albret  (1469 - 1516), époux de Catherine de Navarre
► François d'Albret († 1512),  fils de Catherine de Navarre
► Anne d'Albret († 1532) , fille de Catherine de Navarre
Marguerite d'Angoulême soeur de François Ier
Henri II d'Albret époux de Marguerite d'Angoulême
 
Des fouilles entreprises en 1928-1929 ont permis de retrouver le caveau royal et les restes de ses occupants regroupés sous une même pierre tombale.
Laurent Bodet
Jibi44
Depuis la fondation romaine de Pampelune, le site de la Cathédrale a toujours été occupé par la principale église chrétienne de la ville.
Entre 1100 et 1127, une cathédrale fut édifiée puis reconstruite au 14ème siècle, sur ordre de Charles III de Navarre, dans le plus pur style gothique, en s'inspirant de modèles fabuleux comme la Cathédrale de Bayonne. L'emplacement, sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, a voulu que l'édifice présente une abside polygonale avec un déambulatoire, caractéristique des églises de pèlerinage.
 
La cathédrale comprend un échantillon varié de spéultures gothiques. Mais le tombeau qui retient l’attention est celui de Charles III et de son épouse Eléonore de Trastamare placé sur une crypte où sont conservés les restes des monarques et personnages princiers du royaume enfermés dans une série de caisses. Une plaque insérée au sol dans le chevet de l’église, détaille en latin la liste des membres de la royauté navarraise qui y reposent ainsi que la date de leur décès.
 
L’édifice fut l’objet de nombreuses fouilles. Ainsi, dans les années 1990, lors d’excavations a-t-on retrouvé une caisse en plomb contenant une autre en bois dans laquelle se trouvaient les restes de Madeleine de Valois (1443 - 1495), fille de Charles VII et mère de la dernière reine de la Navarre, Catherine de Foix.
 
La cathédrale de Pampelune fut le dernier des panthéons royaux de Navarre avant l'éclatement du royaume.
 
Y furent inhumés
(*) commentaire(s)
Blanche Ière de Navarre ou d’Evreux (v. 1385 – 1441) reine (1425 – 1441)
Monastère de Santa Maria de Nieva près de Ségovie (Espagne)
 
Fille de Charles III, elle avait épousé en premières noces Martin le Jeune, fils du roi Martin l’Humain. Puis pour son malheur, elle épousa Jean II d’Aragon qui usurpa la couronne de Navarre, au détriment des enfants qu’il avait eu avec Blanche, dès que celle-ci fut morte. Victime du caractère avilissant de Jean II, elle lui fut complètement soumise faisant de lui le vrai souverain de la Navarre. Et la dynastie bascula pour devenir celle d'Aragon et de la Maison de Foix.
 
Depuis longtemps, le monastère d’Ujué,  proche d’Olite où son père avait ordonné la construction de son château,  bénéficiait de la dévotion de la maison d’Evreux. A ce titre, par testament, Blanche voulait y être enterrée. Mais alors qu’elle était en voyage, elle tomba malade et mourut dans le monastère Santa Maria de Nieva près de Ségovie fondé par Catherine de Lancastre épouse d’Henri III le Maladif, roi de Castille et Léon.  Peut-être à cause de l’insécurité due aux guerres civiles, le dernier vœu de la reine ne fut pas respecté.  
 
Depuis des siècles, à défaut de preuves, la croyance voulait que la reine de Navarre reposât dans son lieu de décès. En 1994, à l’occasion de travaux, on trouva des restes qui, après plusieurs analyses scientifiques, furent confirmés comme ceux de Blanche. Le 6 avril 1997, lors d’une cérémonie officielle toute simple, l’urne dans laquelle avaient été placés les restes récupérés fut déposée dans l’église avec la copie des documents attestant de l’identité de la reine.  
C’est donc par Catherine et son mari Jean III d’Albret que la France continua à avoir des titulaires de rois et reine de Navarre au travers de leur descendance jusqu’à en arriver au plus célèbres d’entre eux, Henri III de Navarre.
Celui-ci, fils d’Antoine de Bourbon devenant roi de France sous le nom d’Henri IV, sa descendance continua à profiter du titre qui disparut définitivement avec la révolution de 1830 et Louis-Philippe qui devint non plus roi de France mais des Français.
 
Quant à la Basse-Navarre, réunie à la couronne de France à partir de 1607, ses rois furent successivement Louis II (Louis XIII de France) Louis III (Louis XIV de France) Louis IV (Louis XV de France) et Louis V (Louis XVI de France)
Suite à la réorganisation administrative émanant de Révolution de 1789, la Basse-Navarre, ultime reliquat du royaume de Navarre, fut intégrée au département français des Basses-Pyrénées aujourd’hui Pyrénées-Atlantiques.
 
Mais en Espagne,  depuis l’annexion de la Haute-Navarre en 1512 par le royaume de Castille, le monarque espagnol porte encore  le titre de roi de Navarre.
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